03/10/2021

Air2030 : Attention aux « Fake News « !

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La bataille en vue de seconde votation sur l’achat du futur avion de combat a déjà commencé, de fausses informations circulent dans les médias à ce sujet. Il s’agit pour les opposants aux avions de combat, peu importe le modèle, de maintenir une suspicion sur le sujet et de gagner un peu plus de signataires pour le référendum. Pour ce faire, des parlementaires approchent les journalistes en tentant de donner des « scoops ». Sans remettre en cause le professionnalisme des journalistes, certains se laissent prendre dans les filets, tout comme certains internautes.

Décryptage des dernières Fake News :

 

Le 21 septembre, journal Le Temps : « L’Inflation pourrait rendre le F-35 américain plus coûteux »

Cette affirmation est trompeuse, Le DDPS acquiert les avions par l’entremise du programme américain Foreign Military Sales (FMS) aux conditions qui s’appliquent à l’État américain. Ce dernier gère l’acquisition à travers ses propres contrats avec les entreprises. Les prix et les conditions contractuelles y sont fixés de manière contraignante et soumis à un contrôle strict. En cas de dépassements des coûts, l’État américain interviendrait auprès du constructeur au profit de la Suisse afin de faire respecter le caractère contraignant des prix. Les coûts calculés prennent en compte une possible inflation ainsi que la taxe sur la valeur ajoutée et les frais de vieillissement. Cette manière de faire a été exécutée pour l’achat F/A-18 Hornet.  

Les 25 & 30 septembre, le journal la Liberté et la radio  SRF ont avancé que les données sur les essais seront détruites prématurément et ceci avant que puissent avoir lieu les débats politiques et les examens éventuels sur l’achat de l’avion aux Chambres Fédérales.

Le DDPS ne restituera pas les données classifiées du point de vue militaire avant la signature du contrat pour l’acquisition du F-35A, ce qui signifie que cela n’interviendra qu’après les délibérations parlementaires et après une votation populaire éventuelle.

Il s’agit en outre exclusivement de données classifiées du point de vue militaire. armasuisse doit traiter et protéger ces données conformément aux accords relatifs à la protection des informations en vigueur passés avec les pays producteurs ou l’OTAN. Selon les termes de ces accords, les données classifiées du point de vue militaire ne peuvent en principe être utilisées que dans le but convenu, et en l’occurrence, pour l’évaluation et l’acquisition d’un prochain avion de combat. C’est pourquoi le DDPS est tenu de clarifier avec les pays producteurs des candidats écartés la manière dont il convient de continuer à gérer les données classifiées du point de vue militaire.

Pour l’ensemble des autres dossiers et données non classifiés du point de vue militaire comme les offres financières, il n’y a pas de restitution. Leur conservation et leur archivage se font selon les principes et prescriptions en vigueur. Il en va de même pour tous les autres dossiers et données ayant été établis par le DDPS dans le cadre de l’évaluation relative au prochain avion de combat.

Les délégations parlementaires et organes de contrôle compétents auront d’ici là accès à tout moment aux données, naturellement dans le respect des accords déterminants en matière de protection des informations.

Lettre déclassifiée envoyée aux quatre avionneurs sur le sujet :

 

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Concernant les questions sur différences de coûts du F-35  (article du 30.08.21) :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2021/08/30/les-couts-...

Photo : F-35A dans les alpes suisse @ DDPS

 

 

 

 

 

 

 

 

15/08/2021

Le déploiement d’ODIN sur le F-35 est positif !

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Le Bureau du programme conjoint (JPO) du F-35 Lightning II, en partenariat avec Lockheed Martin, a franchi une étape importante dans la transition vers la logistique du F-35 modernisée du réseau intégré de données opérationnelles (ODIN) système d'information en déployant du matériel ODIN dans deux escadrons de F-35. Cette intégration devait montrer l’efficacité du nouveau système de support logistique avant son déploiement à grande échelle.

Rappel 

A l’origine, le système d’information logistique autonome (ALIS) a été conçu pour soutenir les opérations quotidiennes de la flotte de F-35, allant de la planification des missions et de la planification des vols aux réparations et à la maintenance programmée, ainsi que le suivi et la commande de pièces. Mais ce dernier avait très vite montré de graves lacunes en termes de transport, d’efficacité et de cybersécurité.

En janvier 2020, Le Pentagone a déclaré que ALIS serait remplacé par le réseau intégré de données opérationnelles (ODIN) de Lockheed Martin, qui sera rationalisé pour plus d'efficacité. Lockheed Martin, le maître d'œuvre du F-35, travaille sur ODIN (Operational Data Integrated Network) dans le cadre du profil de financement actuel d'ALIS sans frais supplémentaires pour le contribuable. Selon LM, le système ODIN aura remplacé ALIS dans tous les F-35 en décembre 2022, à l'exception de ceux déployés à distance ou sur des navires. ODIN est conçu pour fournir des données en temps quasi réel sur les performances des avions et des systèmes dans le cadre de dispositions de cyber sécurités renforcées.


Déploiement d’ODIN

Le personnel du JPO, Lockheed Martin et les équipes de maintenance ont terminé l'installation d’ODIN Base Kit (OBK) le 16 juillet à la Naval Air Station Lemoore, en Californie avec l'appui de Strike Fighter Squadron (VFA) 125, et le 6 août à Nellis Air Force Base, Nevada, à l'appui du 422e Escadron d'essai et d'évaluation (TES). Il s'agit du premier des 14 déploiements OBK programmés entre juillet 2021 et début 2022. 

Avec les installations de Lemoore et Nellis, il y a trois OBK installés avec des escadronsde  F-35. En septembre 2020, l'escadron d'essais VMX-1 du Corps des Marines des États-Unis à la Marine Corps Air Station (MCAS) de Yuma, en Arizona, a évalué avec succès le matériel ODIN sur 30 jours de tests, et le matériel OBK y est resté en service depuis son installation. Un OBK supplémentaire est installé à la base aéronavale de Patuxent River, dans le Maryland, où il est un élément clé des opérations d'essais en vol du F-35 Integrated Test Force. 

Conçu par Lockheed Martin, l'OBK remplace l'ancien matériel informatique ALIS appelé serveur standard d'unité d'exploitation non classé (SOU-U). Le nouveau matériel ODIN est 75 % plus petit et plus léger, a un coût presque 30 % inférieur et est conçu pour exécuter à la fois le logiciel ALIS actuel, ainsi que ses futures applications logicielles et environnement de données ODIN de remplacement. 

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"La réduction de la taille et du poids [de l'OBK], sans parler de l'augmentation massive des performances, offrira une flexibilité maximale dans la capacité de l'Air Force à projeter la puissance aérienne", a déclaré le sergent-chef de l'Air Force. James Ferrell, surintendant principal de la production des F-35, unité de maintenance des aéronefs Bolt, 57e Escadron de maintenance des aéronefs (AMXS), Nellis AFB, Nevada. Le 57e AMXS possède et exploite les équipements de maintenance du 422e TES. 

Les installations de Lemoore et Nellis ont toutes deux été réalisées par du personnel de maintenance militaire assisté d'experts de JPO et de Lockheed Martin. Sur chaque site, l'installation et la configuration du matériel étaient terminées et les systèmes prêts à fonctionner en quelques jours, démontrant ainsi la pertinence et la facilité d'utilisation pour les administrateurs de ce nouveau matériel. 

La planification est en cours pour remplacer tous les serveurs SOU-U ALIS restants à partir de 2022. Le calendrier pour terminer les mises à niveau dépendra du financement disponible et des contraintes opérationnelles de l'escadron. 

"Avec ce nouveau matériel de serveur, le JPO dispose désormais d'un successeur viable au matériel du système ALIS vieillissant qui offre une mise à niveau significative des performances des unités F-35, à moindre coût et dans un package facilement supportable", a déclaré le colonel de l'Air Force Dan. Smith, directeur des systèmes de maintenance JEA chargé de superviser ALIS et ODIN. « OBK nous permet de remplacer le matériel avant que les problèmes d'obsolescence ne deviennent critiques et fournit un service plus rapide aux responsables de la maintenance. » 

De nouvelles possibilités

La nouvelle conception matérielle offre de nombreuses améliorations par rapport aux serveurs ALIS existants. Sa taille réduite est immédiatement évidente, avec deux boîtiers transportables de la taille d'une valise remplaçant un rack complet d'électronique, réduisant ainsi le poids de plus de 800 livres à seulement deux modules pesant moins de 100 livres chacun. Ses performances informatiques de nouvelle génération améliorent l'expérience utilisateur en démontrant des temps de traitement réduits jusqu'à 50 %, des interactions système avec des temps d'attente également réduits et une efficacité améliorée dans l'administration du système. Et parce que les serveurs sont basés sur des composants commerciaux actuellement disponibles, ils sont intrinsèquement plus faciles à entretenir et à prendre en charge. 

Pour l'avenir, le JPO et Lockheed Martin travaillent ensemble pour étendre davantage les avantages d'abordabilité de l'OBK, notamment en évaluant le potentiel d'héberger plusieurs escadrons d'exploitation sur un seul serveur, en concevant et en évaluant du matériel amélioré de la même manière pour d'autres fonctions classifiées, et en réduisant encore la charge de travail de administrateurs système sur les sites installés. Ces avantages seront réalisés à mesure que l'OBK sera étendu à l'ensemble de la flotte de F-35. 

Un changement très attendu

L'arrivée d'ODIN est très attendu chez les utilisateurs du F-35, car ALIS n'a jamais satisfait aux besoins. Les critiques ont débutés très tôt à juste titre. ODIN lui, semble faire une certaine unanimité, ce système tire les expériences de son prédecesseur. Lors de la présentation du F-35 à Payerne, des questions particulièrement rudes avaitent ponctués   le fonctionnement d'ALIS. L'arrivée d'ODIN est vécu pour beaucoup comme un véritable soulagement. 

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Photos : 1 & 3 F-35 2 Maintenance via ODIN @ LM

 

 

10/08/2021

Le Canada continue d’investir sur le F-35 !

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Il y un paradoxe au pays de la feuille d’érable, ce dernier est engagé au sein d’une compétition pour le remplacement de sa flotte d’avions de combat Boeing CF-18 A/B « Hornet » et trois concurrents sont actuellement en course pour le choix final. Il s’agit du Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet », du Saab JAS-39 Gripen E et du Lockheed Martin F-35A « Lightning II ».

Versement en faveur du F-35A

Pour autant, Otawa vient une nouvelle fois d’effectuer discrètement paiement de plusieurs millions de dollars pour le développement du chasseur furtif F-35 dans le cadre du programme ACI.  Ce versement annuel de 71,1 millions de dollars permet au Canada de faire partie des un pays partenaire du projet F-35. Chaque partenaire se doit de couvrir une partie des coûts de développement de plusieurs milliards de dollars de l'avion pour rester membre du projet. Pour le Canada, cette solution lui permet de bénéficier d'une remise en cas d’achat de l’avion et de maintenir les entreprises canadiennes au sein du système de compensation économique. Selon la presse canadienne, le montant total versé par Ottawa pour le F-35A est aujourd’hui de 613 millions de dollars américains. De son côté le gouvernement affirme que les entreprises canadiennes ont également obtenu plus de 2 milliards de dollars américains en contrats de production et de maintenance liés au programme F-35.  

Une situation étrange pour le gouvernement Trudeau qui avait martelé lors de la campagne électorale qu’il ne voulait pas du F-35 américain et ferait tout pour se détacher de ce dernier.

Ce même gouvernement d’affirmer par l’intermédiaire du porte-parole du ministère de la Défense nationale, Daniel Le Bouthillier : "La participation du Canada au programme F-35 permet aux entreprises au Canada de bénéficier de contrats". « Notre dernier paiement continuera de fournir au Canada la possibilité d'acheter l'avion à moindre coût et avec un accès prioritaire à la chaîne de production, si le F-35 réussissait dans le processus concurrentiel pour la future flotte de chasseurs ».

Lointaines sont les promesses électorales de l’époque ! Car l'actuel gouvernement canadien pouvait se retirer du programme ACI F-35, mais il ne l'a pas fait, bien au contraire. 

Le programme ACI

Le programme d'avions de combat interarmées de modèle F-35 englobe la conception, la production et l'entretien d'un chasseur furtif polyvalent. Le programme d'ACI est le programme d'avions de combat le plus important au monde. Le Canada est l'un des huit pays partenaires du programme d'ACI, aux côtés des États-Unis, du Royaume-Uni, de l'Italie, des Pays-Bas, de la Norvège, du Danemark et de l'Australie. D'autres pays, comme le Japon, la Corée du Sud et Israël, achètent également l'avion par l'entremise du programme de vente de matériel militaire des États-Unis (É.-U.) à l'étranger (Foreign Military Sales). 

Le Canada participe au programme d'ACI depuis 1997. Cette participation affirmée très tôt dans le processus a permis à l'industrie canadienne de s'installer solidement dans la chaîne d'approvisionnement des ACI F-35.

En 2006, Innovation, Sciences et Développement économique Canada a signé un protocole d'entente, qui comprenait les plans de participation industrielle, avec chaque entrepreneur principal, soit Lockheed Martin et Pratt & Whitney. Ces ententes permettent aux entreprises canadiennes de concurrencer les autres entreprises pour obtenir des travaux dans le cadre du programme d'ACI, notamment pour la cellule, les systèmes, les moteurs et les services connexes. Ces possibilités incluent d'offrir un large éventail d'activités de fabrication et de services au chapitre des grands assemblages structuraux, des systèmes électroniques, des composites de pointe, de l'usinage haute vitesse, de la simulation et de la formation, de l'outillage, et du soutien.

Le Canada est l'un des neuf pays qui ont accepté de couvrir chaque année une partie des coûts de recherche et développement, de plusieurs milliards de dollars, du chasseur furtif, en échange de la possibilité d'en acheter éventuellement à moindre coût. Ces pays se positionnent aussi pour soumissionner sur les travaux de construction et d'entretien de cet appareil conçu par le géant américain de la défense Lockheed Martin. 

Les trois candidats : 

Lockheed-Martin F-35A/F4

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Le F-35A/F4 est un avion de combat de la 5ème génération doté de capacités furtives. Avion monoplace ne nécessitant pas l’obligation d’une version biplace pour la transition, le F-35 a été conçu spécifiquement autour d’une architecture informatique très puissante pour permettre une totale fusion de l’ensemble des capteurs multispectraux. Il est le premier avion entièrement conçu pour fonctionner dans ce que l’on appelle la guerre en réseau (Network Centric Warfare). Le F-35A peut ainsi effectuer des missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance et menés directement des opérations de guerre électronique, ainsi que la supériorité aérienne sans oublier l’attaque au sol. Doté d’un cockpit de nouvelle génération avec un écran géant central tactile couleurs qui ne nécessite plus le besoin de boutons de sélection. A noter que le traditionnel viseur tête haute (HUD) est supprimé, l’ensemble des informations sont ainsi partagées entre l’écran et le viseur de casque Rockwell Collins ESA Vision Systems LLC, « Helmet Mounted Display System ». Le pilote dispose de la liaison de données TADIL-J (Tactical Digital Information Link) soit une version améliorée de la Link16 de l’Otan. Le TADIL-J a été conçu comme une liaison de données améliorée utilisée pour échanger des informations en temps quasi-réel (NRT). Il s’agit d’un système de communication, de navigation et d’identification qui facilite l’échange d’informations entre les systèmes de commandement, de contrôle, de communication, d’informatique et de renseignement (C4I) tactiques. Le composant d’émission et de réception radio de TADIL-J est le système commun de distribution d’informations tactiques (JTIDS). L’avion est également le premier à disposer d’un système de mise à jour et de logistique en ligne qui répond ODIN (en remplacement d’ALIS). Le système intègre les fonctionnalités suivantes : la maintenance, les pronostics de pannes, la chaîne d’approvisionnement, les services d’assistance aux clients. Actionneurs électro-hydrostatique, le F-35 dispose pour la première fois des actionneurs électro-hydrostatiques (EHA) agissant en tant que commandes de vol principale, ce qui inclut le gouvernail, les empennages horizontaux et la surface de contrôle du flaperon. Les actionneurs des commandes de vol, bien qu’ils possèdent des systèmes hydrauliques internes à boucle fermée, sont contrôlés et alimentés par électricité et non de manière hydraulique, ce qui permet une capacité de survie accrue et un risque réduit. 

Radar AESA : 

Le F-35A est équipé du radar à balayage électronique AESA conçu AN/APG-81conçu par Northrop-Grumman. Le système dispose des modes air-air et air-sol, suivi de terrain, cartographie à haute résolution, détection de véhicules terrestres, de l’écoute passive et des capacités de brouillage.

L’EOTS : 

Le système de ciblage électro-optique de poursuite infrarouge (EOTS) AN/AAQ-40 produit par Lockheed Martin est un système de localisation et désignation de cible air-air et air-sol comprenant un FLIR, une caméra TV à haute définition et un système laser (télémétrie, désignation de cible). Le système est composé d’une fenêtre en saphir durable et est relié à l’ordinateur central intégré de l’avion via une interface à fibre optique à haute vitesse. Le système EOTS améliore la connaissance de la situation des pilotes de F-35 et permet aux équipages d’aéronefs d’identifier les zones d’intérêt, d’effectuer des reconnaissances et de livrer avec précision des armes à guidage laser et GPS. 

AN/ASQ-239 Barracuda :

Le système AN/ASQ-239 conçu par BAe Systems protège le F-35 grâce à une technologie avancée afin de contrer les menaces actuelles et émergentes. La suite offre une alerte radar entièrement intégrée, une aide au ciblage et une autoprotection, pour détecter et contrer les menaces aériennes et terrestres.

Le système fournit au pilote une connaissance maximale de la situation, aidant à identifier, surveiller, analyser et répondre aux menaces potentielles. Une avionique et des capteurs avancés fournissent une vue en temps réel et à 360 degrés de l’espace de combat, aidant à maximiser les distances de détection et offrant au pilote des options pour échapper, engager, contrer ou bloquer les menaces.

AN/AAQ-37 (DAS) :

Le système d’alerte missile de Northrop Grumman Electronic System DAS (Distributed Aperture System) AN/AAQ-37 comprend 6 détecteurs infrarouges répartis en différents points de façon à fournir une vision à 360° autour de l’avion. Le système est combiné à un brouilleur Sanders/ITT ALQ-214.

Radios & IFF :  

Le F-35A est doté système de navigation et de combat Northrop Grumman AN/ASQ-242, qui inclut : le système de communication Harris Corporation Multifunction Advanced Data link (MADL) avec une radio SINCGARS, une radio cryptée HAVE QUICK et un interrogateur/ transpondeur IFF Mode5. 

Données techniques & armement du F-35A :

Un moteur Pratt & Whitney F135 de 125kN et 178kN avec postcombustion. Masse à vide 13’170kg, maximale 25’600kg. Vitesse Mach 1,6. Plafond pratique 18’500m. Vitesse ascensionnelle plus de 180 m/s. Rayon d’action 2’200km.

Armement : 

10 points d’emport : 4 internes et 6 externes. 1 canon General Dynamics GAU-22 de 25mm. Air-air : AIM-9X Sidewinder, IRIS-T, ASRAAM, AIM-120 AMRAAM, METEOR, Raytheon Peregrine, LM AIM-620. Air-sol : AGM-AARGM, AGM-158 JASSM Brimstone, AGM-169 JCM. Antinavire : JSM, LRASM. Bombes : Mark 82, Mark 84, Small Diameter Bombe, JDAM, AGM-154 JSOW. 

Le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » BlockIII  

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Le « Super Hornet » BlockIII  (ou Advanced Super Hornet) est un avion de combat de génération 4++ doté d’une avionique numérique avec système HOTAS. Issus de son petit frère le « Hornet », et le Super Hornet BlockII. L’avion dispose d’une amélioration en ce qui concerne la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La cellule est optimisée pour 10'000 heures de vol. Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous les ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. L’avionique comprend un écran géant couleur d’Elbit Systems. L’avion est doté d’un capteur IRST longue portée sous le nez de l'avion fonctionnant directement avec les DTP-N et TTNT. En matière de motorisation, l’appareil est doté de deux General Electric F414-440 qui augmentent la puissance de 20%, certifié bio-kérosène. Le mode Super Croisière est dès lors disponible. Le système permet l’emploi d’un aillié autonome tel un drone. 

Le Boeing « Super Hornet Block III » peut ainsi effectuer la plupart des missions imaginées pour le F-35 de la Navy à l’exception de la pénétration furtive. Avion multirôle, le Super Hornet peut effectuer les missions suivantes simultanément : supériorité aérienne, interdiction aérienne, suppression de la défense aérienne ennemie (SEAD), soutien aérien rapproché (CAS) et attaque maritime. L’avionique comprend trois écrans couleurs, dont un est tactile ainsi que des éléments numériques additionnels comme la radio et données moteurs. Les améliorations du poste de pilotage permettent de simplifier le travail du pilote. Un système anticollision équipe l'avion. La pilote dispose du viseur de casque Boeing JHMCS. Liaison de données tactique Link16 de l’Otan. 

Les systèmes du Super Hornet :

Radar AESA :

Le « Super Hornet » est doté du radar Raytheon à balayage électronique (AESA) AN/APG-79 qui augmente la portée de détection et de poursuite de cible air-air et fournit une cartographie air-sol à haute résolution et à longue portée. L'AN/APG-79 dispose d'un diagnostic de surveillance interne qui peut être interprété sur le terrain et sur les lignes de front, ce qui permet de réduire les coûts et d'améliorer l'état de préparation en temps de guerre 

IRST21 :

L’IRST (Infrared Search-and-Track) AN/ASG-34 destiné au « Super Hornet » est développé en commun par Lockheed-Martin, Boeing et General Electric. Contrairement aux systèmes IRST montés sur les nez des aéronefs, celui-ci, est installé dans un réservoir ventral de type General-Electric FPU-13. Selon ses concepteurs, il est capable malgré sa position particulière sur l’aéronef, de suivre des cibles en hauteur et ceci jusqu’à 16’000 mètres d’altitudes. Les données du capteur de IRST21 sont fusionnées avec les autres informations acquises par les différents capteurs qui équipent le F/A-18E/F « Super Hornet » et augmente ainsi, la conscience de la situation du pilote. Le système permet un partage d'information avec d'autres aéronefs non équipés de l'IRST. Le client peut choisir la version montée sur bidon ventral ou le capteur fixe sous le nez. 

Contre-mesure IDECM :

Le système intégré de contre-mesures défensives AN/ALQ-214 (IDECM) assure une prise de conscience coordonnée de la situation et gère les contre-mesures de tromperie embarquées et non embarquées, les leurres consommables et le contrôle du signal et de la fréquence des émissions. Le système a été développé conjointement par les systèmes de guerre électronique et d'information de BAE Systems.

Le système IDECM comprend le distributeur de contre-mesures ALE-47, le leurre remorqué AN/ALE-55 à fibre optique et le récepteur d’avertisseurs radar AN/ALR-67 (V) 3. Ce dernier intercepte, identifie et hiérarchise les signaux de menace, qui se caractérisent par la fréquence, l'amplitude, la direction et la largeur d'impulsion.

Nacelles :

ATFLIR/Reco :

L’appareil est équipé du module de ciblage de précision Raytheon AN/ASQ-228 ATFLIR (infrarouge à visée avancée de ciblage avancé). L’ATFLIR consiste en un réseau de plans focaux fixes de 3 à 5 microns ciblant en mode FLIR, et qui comprend un suiveur laser à haute puissance pompé par diode de BAE Systems Avionics, une caméra de navigation FLIR et de télévision CCD de BAE Systems Avionics.

Nacelles de désignation :

Les avions de l’US Marine Corps sont équipés du module de ciblage avancé Northrop Grumman Litening AT, avec FLIR de 540 x 512 pixels, téléviseur CCD, système de suivi de point laser, marqueur laser infrarouge et télémètre / indicateur laser infrarouge. La nacelle AN/AAQ-33 « Sniper Advanced Targeting Pod » est également disponible. L’avion est doté du module de reconnaissance multifonction Raytheon SHARP qui est capable de la reconnaissance simultanée aéroportée et terrestre. 

Radios & IFF :

L’avion dispose de radios cryptées numériques Rockwell-Collins AN/ARC-210 Gen 5.2, MIDS-JTRS, SATCOM-DAMA, et du système de reconnaissance ami/ennemi IFF AN/APX-111 (V) de Bae Systems.

Données techniques & armement du Super Hornet BlockII :

Deux moteurs Général-Electric F414-400 de 62,3kN et 97,9 kN avec postcombustion. Masse à vide 14’552kg, maximale 29’937kg. Vitesse Mach 1,8. Plafond pratique 18’500m. vitesse ascensionnelle plus de 250m/s, rayon d’action 2’346km.

Armement : (12 points d’emport) : 1 canon Vulcan M61A2 de 20mm. Air-air : AIM-9X-2, AIM-120C7, BAe Meteor (demande allemande ainsi que la nouvelle gamme de missile hypersonique US AIM-620 de LM et Raytheon Peregrine. Air-sol : JASSM, AGM-84 SLAM, Maverick.  Anti-radar : HARM.  Anti-navire : Harpoon. Bombes guidées : MK-76, MK-82LD, MK-82HD, MK-84, JDAM, JSOW.

Le Saab JAS Gripen E MS21

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Le Gripen E, le dernier né de Saab est un véritable combattant multi-rôle avec des capacités à large spectre. Il est le les plus avancées des avions de la famille « Gripen » et permet d’évoluer dans un espace de combat moderne et pour évoluer continuellement afin de faire face aux nouveaux défis. 

Gripen E / F fait partie de la série Gripen E et d'un nouveau système d'avion de combat. Développée pour contrer et vaincre les menaces futures avancées, la série E est destinée aux clients avec des menaces plus prononcées ou des territoires plus larges à sécuriser. La série E a un nouveau moteur plus puissant, des performances de gamme améliorées et la capacité de transporter de plus grandes charges utiles. Il dispose également d'un nouveau radar AESA, d'un système de recherche et de suivi infrarouge, de systèmes de guerre et de communication électroniques très avancés ainsi que d'une meilleure connaissance de la situation. La série E redéfinit la puissance aérienne pour le 21e siècle en étendant les capacités.

Radar AESA : le radar AESA (Active Electronically Scanned Array) ES05 « Raven » offre une ouverture exceptionnelle et unique au monde sur 200°, l'avion suédois peut voir là oú les autres sont aveugles et ceci grâce au système SWASHPLATE, alors que les radars concurrents ouvrent sur 140°. L'antenne radar produite par Selex-ES est de même conception que celle de l'Eurofighter. 

IRST: (Infra-Red Seach and Track) le système de capteur passif/actif infrarouge Skyward-G produit par Selex-ES  est synchronisé (transmission de données d’acquisition entre les appareils) et offre également la capacité d’accrocher des missiles en rapprochement pour les combattre.

Electronique : le Gripen E dispose d’une nouvelle architecture électronique (Net Centric Warfare - NCW). Jugée dix fois plus rapide que ses concurrents. Le nouveau système central PPLI (Precise Participant Location and Identification) et relie l’ensemble aux pistes des capteurs internes et externes (RAVEN, IRST, EW39, pod ATFLIR) pour ensuite offrir les meilleures réponses aux menaces.

Large palette d’équipement : la famille « Gripen » est optimisée pour un choix d’armement et d’équipements connexes particulièrement large. Un utilisateur peut donc choisir, entre différents systèmes d’armes européens, américains, israéliens et brésiliens et sudafricain. Il en va de même pour les nacelles « recco » et de désignation laser.

Mode Super Cruise & bio kérosène : le Gripen E dispose du nouveau moteur General-Electric F-414G avec mode « Super Cruise » qui permet de décoller sans postcombustion à pleine charge et d’atteindre Mach1,2. Avec ce mode, les décibels chutent à 99 contre 123 avec la postcombustion. De plus, le moteur F414G est le seul pour l’instant à être validé avec du bio kérosène. 

Optimisé pour les drones : les suédois ont anticipé l’usage d’ici 10 ans l’usage de drones tactiques en binôme avec des avions de combat, de ce fait le Gripen E dispose d’une architecture permettant le chargement de logiciel en vue d’un tel emploi.

 Un leurre actif nouvelle génération : le Gripen sera le premier avion à disposer du leurre actif anti-missiles de nouvelle génération « BriteCloud ». Une fois largué, le « BriteCloud » recherche les menacent prioritaires en utilisant la technologie de mémoire numérique autonome (DRFM). Les impulsions radars sont captées dans l'ordinateur de bord du « BriteCloud », puis copiées en utilisant les fréquences de répétitions pour ensuite simuler une fausse cible. Cette fausse cible, est si convaincante que le système de menace ne peut pas détecter la supercherie. Le « BriteCloud » pourra séduire même les menaces les plus modernes, loin de la plate-forme de tir.

 Protection de guerre électronique nouvelle génération : 

Ce système s’intègre dans une architecture complète de guerre électronique (Warfare System) qui comprend les derniers développements avec la détection des missiles en approche de type électro-optique EW39 (ultra-violet) qui fonctionne avec les lances-leurres Saab BOH/BOL de dernière génération (ADIS) couplés avec le système d'alerte aéroporté passif (PAWS-2) d'Elbit Systems. Le PAWS-2 est systèmes d'avertissement de missiles IR (Infrarouge). Il fournit une alerte au personnel navigant de la présence de missiles hostiles et actifs.

Données techniques & armement : 

Un moteur Général-Electric F414G de 62,3 kN et 97,9 kN avec postcombustion. Masse à vide 8'000 kg, maximale 16'500 kg. Vitesse mach 2. Plafond pratique 18'000 m. Vitesse ascensionnelle plus de 250m/s, rayon d’action 1’500km.

Armement : (10 points d’emport) 1 canon Mauser de 27mm BK-27. Air-air : AIM-9 Sidewinder, IRIS-T, A-Darter, MBDA Meteor, AIM-120 AMRAAM, MBDA MICA, Air-sol : AGM-65 Maverick, KEPD-350, RBS15F, Brimstone. Bombes : GBU-12, Bk.90, GBU-39 SDB, JSOW.

Le choix

Ottawa devrait décider du choix de son futur avion de combat avant la fin de l’année, l’objectif et l’achat de 88 appareils. Le contrat devrait être signé l’année prochaine, le premier avion devrait rejoindre la Royal Canadian Air Force (RCAF) en 2025 et le dernier en 2032. Alors quel choix pour le Canada ?

Photos : 1 F-35 aux couleurs du canada 2 F-35A @ LM 3 F/A-18 E/F Super Hornet BlockIII @ Boeing 4 Gripen E @ Saab

11/06/2021

L’Indonésie opte également pour le Rafale !

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Le Rafale est-il enfin sur les traces du Mirage III qui avait été en son temps l’avion que tous les pays s’arrachaient ? Possible, quoi qu’il en soit, Jakarta vient de prendre une sérieuse option avec la signature d’un contrat initial pour un lot de 36 appareils.

Selon plusieurs sources concordantes, le ministère indonésien de la Défense et Dassault Aviation avaient signé un contrat initial « Come Into Force » pour l'achat de 36 avions de combat polyvalents le 7 juin dernier et prendra effet en décembre 2021. 

Des points à résoudre

Pour autant, il reste du travail, jusqu’à ce qu’un premier Rafale vole avec les cocardes indonésiennes. En effet, l'Indonésie et la France n'ont pas trouvé de points d'accord pour les retours commerciaux, le contenu local et/ou les compensations (IDKLO) concernant l'achat prévu. Selon Jakarta, la loi no. 16 de 2012 concernant l'industrie de la défense stipule que l'achat d'alpalhankam (équipement de défense et de sécurité) à l'étranger doit être accompagné d'un IDKLO.

Le F-16 coiffé au poteau

Pour autant l’avionneur américain Lockheed-Martin n’avait pas l’intention de voir le marché indonésien lui passer sous le nez. Une forte offensive en direction des médias locaux, avec un entretien en ligne donné le 27 mai par Mike Kelley, responsable du programme F-16 chez le constructeur américain avait été organisé. De plus, l’avionneur pouvait compter sur l’appuis de l’administration Biden qui ne s’opposerait pas à la vente de F-16 Block 70/72 « Viper » à l’Indonésie.

L’Indonésie a eu aussi son feuilleton

Rien n’a été simple pour Jakarta dans le choix de son nouvel avion de combat, en janvier 2018 Jakarta avait annoncé la finalisation d’une commande portant sur 11 avions de combat Sukhoi Su-35 « Flanker-E ». Mais les pressions américaines dans le cadre la législation américaine CAATSA avait finalement fait capoter la vente. Le pays s’est ensuite tourné vers l’Autriche pour un éventuel rachat des Eurofighter T1 autrichiens. Trop chers, difficiles à modernisés, cette option a très vite été abandonnée. Le pays a alors relancé son appel d’offre en décembre dernier.  

Photo : Rafale @ Dassault Aviation

21/05/2021

Le Rafale F4 est une réalité !

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Le futur standard de l’avion de combat Rafale est déjà en partie une réalité. Un premier appareil F4-1 a effectué une campagne d’essais à Istres sous la direction de la DGA.

Selon le site de la DGA,huit missions complexes représentant 50 sorties d’aéronefs ont été réalisées par des équipages d’essais de la Direction générale de l’armement (DGA), de la Marine nationale, de l’armée de l’Air et de l’Espace et de Dassault Aviation. Ils ont permis d’insérer deux Rafale dans l’état courant de développement du standard F4-1 au sein d’un dispositif aérien de grande ampleur, comptant jusqu’à 8 appareils en zone de combat pour les phases tactiques, ainsi que des créneaux de ravitaillement en vol. Le Rafale F4-1 a ainsi pu être éprouvé, dans un cadre technico-opérationnel réaliste : les équipages, dotés de viseurs de casque SCORPION, ont pu mettre en œuvre les nouvelles fonctionnalités de combat collaboratif, notamment la localisation précise d’autres aéronefs par des moyens passifs au sein d’une patrouille.

Cette campagne de revue d’aptitude à l’utilisation (RAU) a mobilisé de nombreux moyens aériens du ministère des Armées : 8 Rafale dont 2 Rafale Marine, 2 Mirage 2000 et 2 Alphajet, auxquels se sont ajoutés la mise à disposition journalière de la zone d’entraînement Méditerranée par la Marine, et par d’importants moyens sol de DGA Essais en vol : contrôle aérien spécifique d’essais, salles d’écoute et systèmes de trajectographie. Des contributeurs de Dassault Aviation, Thales et MBDA étaient également présents afin de suivre en temps réel la réalisation des vols d’essais, d’apporter leur expertise et de bénéficier en direct du retour des équipages, riche en enseignements pour orienter les développements en cours.

La prochaine campagne de RAU du Rafale F4-1 ciblera, de façon complémentaire, l’évaluation des capacités de ce nouveau standard dans le domaine des missions Air-Surface. Elle sera de nouveau organisée par les équipes de DGA Essais en vol avec le concours des Forces depuis la base aérienne 125 « Charles Monnier » d’Istres. « Ce standard repose sur quatre piliers : la connectivité, l’engagement, la disponibilité ainsi que la détection et la lutte contre les menaces, a souligné la ministre des armées. Ce standard F4 est un saut technologique, un saut industriel, un saut stratégique. » Le Rafale F4 vise en premier lieu l’amélioration de la connectivité du Rafale et des modes de travail en réseau associés, aussi bien dans un contexte national qu’interallié. Le Rafale F4 constituera une première étape pour le combat collaboratif connecté multiplateformes et donc vers le système de combat aérien du futur (SCAF). La capacité du Rafale à opérer face aux nouvelles menaces sera renforcée grâce à l’amélioration du système de protection et d'évitement des conduites de tir (SPECTRA), de l’optronique secteur frontal (OSF), de la nacelle de désignation TALIOS et du radar à balayage électronique RBE2. Ce nouveau standard prévoit également la prise en compte des futures évolutions des missiles ASMP-A, SCALP, de l’AASM 1000 kg modulaire et MICA NG, sans oublier les évolution du Meteor. Enfin, des développements faciliteront la préparation opérationnelle et le soutien en service avec l’introduction de fonctions d’aide au diagnostic de pannes, de maintenance préventive et la modernisation du calculateur du moteur M88. 

Certes, le Rafale F4 n'est pas encore au stade définitif, mais l'avion est une réalité et son développement suit selon le calendrier du programme prévu par l'avionneur Dassault Aviation. 

Un développement à long termes :

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Le standard F4 est le fruit de travaux conduits en plateau collaboratif par la Direction générale de l’armement (DGA), les états-majors des armées et la Direction de la maintenance aéronautique (DMAé). Lancé moins d’un mois après la qualification du standard F3-R, ce nouveau standard s’inscrit dans la logique de développement du Rafale, lui permettant ainsi de rester au meilleur niveau face à l’évolution des besoins nationaux et à l’export.

Par la même occasion, il est important de rappeler deux éléments : le premier concerne un développement à long termes du Rafale au moins jusqu’au standard F6. Cette information avait été confirmée notamment lors de la présentation de l’avion à Payerne en 2019, lors des essais dans notre pays. Le second élément concerne le fait que le Rafale va faire partie intégrante du « système SCaf » et doit assurer une transition en douceur d’ici 2060, soit un gage de modernité et de longévité.

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Que va apporter ce nouveau standard : 

Cette évolution de l’avion français doit permettre d’amener celui-ci pleinement dans le combat en réseau avec de nouvelles liaisons satellite et intra-patrouille, serveur de communication, radio logicielle. De nouvelles fonctions seront également développées pour améliorer les capacités de l’avion comme l’évolutions des capteurs et du radar, de l’optronique secteur frontal (IRST), capacités viseur de casque et de nouveaux armements seront intégrés.  

Enfin, en termes de disponibilité, Dassault travaille dans le cadre d’un MCO (Maintien en Condition Opérationnelle) qui sera davantage verticalisé sous l’autorité de l’avionneur. Le F4 comprendra un nouveau Système de Pronostic et d’Aide au Diagnostic introduisant des capacités de maintenance prédictive. D’autres optimisations de la maintenance sont également programmées, avec notamment des solutions basées sur le « Big Data » et l’intelligence artificielle. Enfin, le Rafale sera doté d’un nouveau calculateur. La validation du standard F4 est prévue pour 2024, avec certaines fonctions disponibles dès 2022. 

A noter que la Finlande et la Suisse sont directement concernés par ce nouveaux standard, qui pourrait venir équiper les deux Force aériennes en cas de choix cette année !

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Photos : Rafale F3-R @ Dassault Aviation / Antony Pecchi