22/12/2019

Avions de combat, le PS s’enfonce dans la désinformation !

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Dans un communiqué de presse datant du 20 décembre 2019, le PS lance sa campagne contre l’achat d’un nouvel avion de combat avec des arguments mensongers. L’occasion de revenir sur une action irresponsable d’un parti membre de notre gouvernement. Décryptage :  

Le communiqué du PS :

La Suisse n’a pas besoin d’avions de combat luxueux, dont la facture s’élève à 6 milliards de francs suisses. Le PS est convaincu que des avions de chasse surdimensionnés sont inutiles pour la majorité des tâches incombant à l’armée de l’air suisse, soit la formation de ses pilotes et les missions de police aérienne. S’équiper d’avions de combat légers permettrait donc de garantir la sécurité de l’espace aérien suisse, tout en protégeant les intérêts des contribuables. C’est pourquoi le PS, aux côtés d’autres organisations, lance un référendum contre ce fastueux achat, aussi inutile qu’excessif. Aucune alternative n’a été examinée par le Parlement et le Conseil fédéral, ce qui indique un refus inacceptable d’étudier toutes les pistes existantes. 

« La droite bourgeoise refuse de s’engager dans un débat critique, alors que d’innombrables questions sont encore ouvertes », déclare Roger Nordmann, président du Groupe socialiste aux Chambres fédérales. « Cela révèle une réelle faiblesse d’argumentation. La droite craint que sa politique opaque de subventions échoue dans les urnes, et tente maintenant d’appâter des entreprises avec la perspective de contrats lucratifs, afin d’obtenir un soutien financier pour leur campagne de votation. »

Dans aucun autre domaine politique que la défense, on n’ose parler de six milliards de francs sans avoir examiné sérieusementà quoi serait consacrée une telle somme. Sur toute la durée de service des avions de combat en question, les coûts sont encore multipliés pour atteindre le montant astronomique de 24 milliards de francs. Cette facture exorbitante n’a été abordée sérieusement ni par le Parlement ni par le Conseil fédéral. « Ce manque de transparence est dangereux », déclare Pierre-Alain Fridez, conseiller national (JU). « La droite désire accorder une subvention industrielle d’un milliard de francs à un fournisseur d’armes étranger, qui décidera ensuite comme bon lui semble de la gestion de cet argent pourtant public. Inévitablement, ce ne sera pas dans les meilleurs intérêts de la Suisse. »

En jaune, les nombreuses affirmations mensongères que je vous propose de reprendre ci-dessous :

Avions de combat « luxueux » :

Ce qualificatif est propre au PS puisqu’il n’existe pas d’avion de combat de « luxe » ni de « Low Cost ». Les avions à l’essais pour notre pays correspondent à la norme « multirôle » qui répond aux besoins établis par le cahier de charges du DDPS. Celui-ci, se base sur les menaces actuelles et futures confirmées par le récent rapport de Mme l’Ambassadrice Pälvi Pulli datant de mai 2019.

Les avions testés sont les mêmes que ceux à l’essais ou en cours d’intégration dans de nombreux pays comme : l’Allemagne, la Belgique, le Brésil, le Canada, le Danemark, la Finlande, France, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Bulgarie, Suède et bien d’autres…

L’avion du PS : un doublon inadapté et prohibitif :

Le PS propose d’acheter à la place le Leonardo M346FA « Light Attack ». D’une part, cet avion serait un doublon, étant donné que nos pilotes sont formés grâce aux Pilatus PC-21, moins cher à l’achat comme à l’heure de vol. De l’autre, en ce qui concerne la Police du ciel le M346FA n’est pas adapté, car il est spécialisé dans « l’attaque au sol de type antiguérillas ». Par ailleurs, cet avion n’est pas à la norme QRA15 (décollage en moins de 15 minutes) son plafond pratique de 12'000 mètres sans armement ne permet pas de rejoindre un avion de ligne à haute altitude. Trop lent, pas de postcombustion, il ne peut pas rejoindre non plus un jet rapidement. (Avec armement, le plafond pratique, la vitesse serait ainsi diminuée de 30%). Radar inadapté en montagne, car trop faible puissance d’émission (apparition de faux échos).

Choix judicieux et réfléchi :

Selon le PS, aucune alternative n’a été examinées ; ce qui est faux ! La prolongation des F-5 obsolètes ainsi que les actuels F/A-18, l’achat d’avions d’occasions ainsi que l’achat en commun avec un pays voisin, tout comme la sous-traitance de la Police du ciel par nos voisins, font partie de l’étude préliminaire au projet « air2030 ». Les conclusions sont sans appel, la Suisse a besoin d’un nouvel avion de combat multirôle pour assurer l’avenir des Forces aériennes et de sa souveraineté.

Consultations et débats, le PS est amnésique : 

Le PS affirme que la droite refuse de s’engager dans un débat critique, ce qui est encore faux ! Avant même le lancement du projet « air2030 », le Conseil Fédéral a mis en place une discussion préparatoire à laquelle tous les présidents de partis ont été invités à s’exprimer sur le sujet au sein des discussions de Wattewille. Du 23 mai au 22 septembre 2018, les cantons, les partis, les associations ainsi que d’autres organisations ou cercles intéressés ont pu s’exprimer dans le cadre de la consultation. Puis, lors de la constitution du groupe d’accompagnement pour l’évaluation du nouvel avion, le PS était représenté par Mme la conseillère aux Etats Géraldine Savary ! Depuis, tous les partis ont eu l’occasion de s’exprimer, notamment lors des derniers débats aux Chambres Fédérales.

Affaires compensatoires et transparence :

Le PS parle « de politique opaque de subventions » à propos des affaires compensatoires. Affirmation encore fausse, puisque le débat vient d’avoir lieu aux Chambres Fédérales sur le pourcentage, ainsi que sur le processus de mise en place des affaires compensatoires. Le PS était-il absent lors des débats ?

Mme Amherd, cheffe du DDPS se base d’ailleurs sur un second rapport effectué par M. Kurt Grüter pour justifier son choix qui vient d’être accepté par les deux Chambres, la transparence y a été évoquée. Le travail effectué jusqu’ici par SWISSMEM lors des rencontres B2B avec les avionneurs et l’industrie suisse a été salué de toute part.

Il n’y a pas de manque de transparence et il n’y aura pas de subvention industrielle attribuée au hasard comme le prétend le communiqué. Les contrats d’affaires compensatoires sont soumis à la loi du marché et les entreprises sont mises en concurrence. Le tout est surveillé à l’aide d’un registre public dans lequel toutes les affaires compensatoires seront répertoriées.

Les Offsets permettront un retour sur investissement en terme de compétences, de places de travail, d’apprentissages et donc de cotisations AVS, chômage et d’impôts.

Les chiffres erronés du PS :

Les 6 milliards destinés aux avions de combat font partie du budget ordinaire de l’armée. Cette somme comprendra les avions, les simulateurs, l’armement, les pièces détachées et la formation sur une période de 30 ans.

Le PS évoque une somme de 24 milliards de francs ? D’où sort ce chiffre ? Le PS est incapable de le justifier ! A plus forte raison, que les avions en compétitions auront un coût à l'heure pour la plupart inférieur aux Hornet actuellement en activité.

Combien coûterait (finance/politique) la sous-traitance de notre sécurité aérienne auprès de l’Otan (comme la Lituanie, l’Estonie et la Lettonie) en cas d’incapacité de nos Forces aériennes ?

Propagande et rapport douteux du PS :

Le PS n’ayant pas le courage de ses opinons, soit la suppression des Forces aériennes et de l’armée (inscription dans ses statuts), il tente de tromper les électrices et électeurs avec de fausses informations. Le PS est d’ailleurs allié avec le Groupe pour Suisse Sans Armée (GSsA) ainsi que les Verts qui se montrent moins hypocrites, malgré une prise de position irresponsable dans le cadre de la récolte de signatures pour le référendum contre l’achat d’avions.

La stratégie du PS est de faire croire que le Parti aurait une meilleure solution au projet « air2030 » et se base sur un pseudo rapport payé. Le rapport de la société ACAMAR est particulièrement douteux. D’une part, il explique que la Suisse peut être protégée entièrement avec des systèmes sol-air, ce qui est faux ! Seul un volume de 15’000 km² est possible. Il semble que ces « experts » ne connaissent pas notre pays ou pensent que les ondes radars traversent les montagnes ? Mais il y a pire ! Ces personnes ayant toutes été actives en tant que militaires américains sur le système PATRIOT, concluent leur rapport sur le fait que notre pays doit choisir ce système au détriment du SAMP/T européen ! Y a-t-il collusion entre ACAMAR et la proposition du PATRIOT pour notre pays ? Une chose est sûre, la déontologie de ces « pseudos » experts est mise à mal avec une telle conclusion et c’est le fond de l’argumentation du PS et de la gauche qui s’effondre irrémédiablement.

Notes : Le rapport « air2030 » ne fait état d’aucune réelle critique. Les éléments clefs ont bénéficié à la demande de la conseillère fédérale Viola Amherd de rapports complémentaires : à savoir un avis supplémentaire de Claude Nicollier sur le rapport d’experts Avenir de la défense aérienne, une évaluation des affaires compensatoires (offsets) rédigée par Kurt Grüter, ainsi qu’une analyse de la menace effectuée par Mme Pulli. A contrario le rapport ACAMAR du PS est sévèrement critiqué par des spécialistes comme : Méta-Défense, OPEX360, ainsi que de divers pilotes et ingénieurs spécialistes de défense non liés à notre pays et au projet « air2030 ».  Et voici que l'on apprend que la société ACAMAR n'existe pas vraiment :https://blogs.letemps.ch/alexis-pfefferle/2020/01/13/air2030-acamar-la-mysterieuse-societe-americaine-de-consulting-du-parti-socialiste-suisse/

26/09/2019

La Croatie a reçu les offres des avionneurs !

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La commission interministérielle croate pour l'acquisition d'avions de combat polyvalents a confirmé avoir reçu cinq lettres d'intérêt pour fournir au pays de nouveaux avions de combat  neufs et huit lettres d'intérêt pour des avions de seconde main.

Rappel :

Début août, la commission interministérielle créée par le gouvernement le 4 juillet a adressé à 26 candidats potentiels des demandes concernant l'acquisition d'appareils de combat polyvalents.

Depuis lors, la commission a examiné les propositions formulées par les soumissionnaires ayant manifesté leur intérêt pour ce projet.

Cette demande fait suite à la décision de Washington de janvier dernier en ce qui concerne son opposition au transfert de technologies sensibles concernant la vente de F-16 israéliens d’occasions à la Croatie.  Le pays a donc dû se résigner à relancer un nouveau concours.

La suite du projet :

Au cours de la procédure de sélection à venir, la commission vérifiera la validité de toutes les offres potentielles et verra si elles sont conformes aux exigences tactiques et techniques imposées par l'armée de l'air croate.

Les offres :

Selon diverses sources, les offres proviendraient de l'Italie, la France, la Suède, les États-Unis, la Norvège, le Danemark et Israël. Pour l’instant, le gouvernement croate n’a pas divulgué officiellement le nom des avionneurs ni des modèles proposés.

Mais aux vues des pays fournisseurs potentiels on peut aisément penser qu’Israël offre à nouveau ses avions d'occasion F-16 « Barak », la France semble proposer des Mirage 2000 d'occasions et/ou le Rafale. L'Italie propose l’Eurofighter d’occasion,  soit la version T1 que le pays cherche à revendre. Du côté américain Lockheed-Martin proposerait le F-16 « Viper » Block70/72 et le F-35A, tandis que la Suède offrirait le JAS-39 Gripen C/D et le E/F. De leurs côtés, la Norvège et le Danemark proposent leurs avions à réaction F-16 de seconde main.

Remplacer les MIG-21 :

En 2015 et dans l’attente d’une décision sur un nouvel avion de combat qui tarde à venir, la Croatie a reçu douze MiG-21L qui ont subi une remise à niveau en attendant mieux. L’avionique et les communications et l’augmentation de la sécurité du pilote sont au menu. Ukspecexport a installé son système de navigation GLONASS (GPS russe) qui permet la navigation autonome et le ciblage. Les appareils ont également reçu un système de communication crypté de nouvelle génération. L’avionique comprend un écran EFIS en remplacement des instruments de vol de base de type analogiques. Des améliorations ont été apportées en ce qui concerne le siège éjectable.

Pour autant, les vieux MiG-21L ne peuvent aujourd’hui assurer que le strict minimum en matière de police du ciel et seraient incapables de survivre à une attaque aérienne face à des avions modernes. 

Il s’agit de la troisième fois que le pays se lance dans une compétition en vue d’un nouvel avion et selon les responsables de l’aviation, il a y urgence cette fois-ci.  

Photo : MiG-21L croate@ FAC

 

 

01/09/2019

Canada, Airbus se retire de la compétition !

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L’avionneur Airbus DS a annoncé ce vendredi se retirer de la compétition au Canada en vue du remplacement de la flotte d’avions de combat Boeing CF-18 « Hornet ».  La décision a été transmise au gouvernement canadien que l’Eurofighter « Typhoon II » n’est plus candidat.  Il s’agit du second retrait après celui de l’avionneur français Dassault et du Rafale.

Les raisons du retrait :

Deux raisons ont motivés la décision d’Airbus DS :

La première a été l’élément déclencheur du retrait du Rafale, il s’agit de la question concernant l'intégration au réseau NORAD de renseignements ultra-secret du Canada et des États-Unis appelé «Two Eyes», utilisé pour coordonner la défense de l'Amérique du Nord. En effet, les soumissionnaires ne peuvent connaître les détails techniques du système. De plus, pour Airbus une intégration du système imposerait des coûts additionnels aux entreprises situées à l'extérieur de l'Amérique du Nord.

La seconde raison concerne la décision du gouvernement de modifier une politique qui obligeait traditionnellement les soumissionnaires à s’engager légalement à investir autant d’argent dans des produits et activités au Canada que ce qu’ils tirent des contrats militaires décrochés. En vertu du nouveau mécanisme, les soumissionnaires peuvent plutôt établir des « objectifs industriels » et signer des accords non contraignants promettant de tout mettre en œuvre pour les atteindre. Ces soumissionnaires perdent des points dans l’appel d’offres, mais ils ne sont plus écartés d’emblée de la course. Les États-Unis soutenaient que la politique précédente violait un accord signé par le Canada en 2006 pour devenir l’un des neuf pays partenaires dans le développement du F-35 de Lockheed Martin. Or, cet accord prévoit que les entreprises des pays partenaires se feront toutes concurrences pour obtenir des contrats en sous-traitance.

Dans sa déclaration, Airbus a déclaré que la nouvelle approche "ne valorise pas suffisamment les engagements contraignants que le paquet Typhoon Canada était prêt à prendre et qui constituaient l'un de ses principaux points de mire".

Des craintes chez Boeing & Saab :

Boeing et Saab ont déjà fait part de leurs préoccupations concernant la nouvelle politique en matière d’exigences industrielles. Les modifications apportées au processus d'évaluation ont agacé certains concurrents. En vertu d'une politique d'approvisionnement militaire établie de longue date, le gouvernement fédéral demande aux entreprises de dépenser l'équivalent de la valeur d'un contrat au Canada afin de renforcer l'industrie canadienne.

De fait, pour l’avionneur américain Boeing, si l’intégration au système «Two Eyes» n’est pas un problème, les nouvelles règles imposées le deviennent.

Saab est désormais le seul candidat européen. Pour autant, la question est également problématique pour l’avionneur Suédois, compte tenu du fait que la Grande-Bretagne, qui a soutenu l'offre d'Eurofighter, estime qu'elle ne peut pas respecter les strictes mesures de partage du renseignement du NORAD sans coûts importants, on peut se demander comment Saab va pouvoir faire mieux ?

Boeing n’est pas certain de rester :  

Le maintien en dans la compétition de l’américain Boeing n’est pas assurée à ce jour, car celui-ci estime toujours que la compétition avantage beaucoup trop le F-35 de Lockheed-Martin. Un comble pour le gouvernement Trudeau qui avait comme promesse de campagne un refus de l’achat du F-35, justement. Si d’aventure Boeing et Saab devaient se retirer également de la compétition, cela signerait un véritable camouflet politique pour l’actuel gouvernement.

La réaction :

Au Canada, le retrait d’Airbus a fait bondir l’opposition : "Justin Trudeau a passé les quatre dernières années à retarder et à retarder la construction de nouveaux avions de combat pour le Canada, uniquement pour mal gérer le processus de concurrence", a déclaré James Bezan porte-parole conservateur en matière de défensedans une interview. 

Photo :Image d’un Typhoon aux couleurs du Canada @Clyveworks Design

30/04/2019

Air2030 : Essais du Super Hornet !

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Nous voici entré dans la seconde phase des essais en vol avec le deuxième avion en test, soit le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » BlockII :

Les deux avions biplaces « F » sont arrivés en fin de journée le 25 avril en compagnie d’un DC-10 Tanker de la société Omega sur la base aérienne de Payerne. Ces avions appartiennent au VFA-106 « Gladiators » basé à Océana en Virginie. Le VFA-106 est une unité spécialisée dans la formation des pilotes et les démonstrations (TAC DEMO). Pour les essais en Suisse, les marquages spécifiques de l’unité ont été retirés.

Le Super Hornet BlockII est un avion de combat de génération 4++ doté d’une avionique numérique avec système HOTAS. Issus de son petit frère le « Hornet », le Super Hornet dispose d’une structure agrandie qui permet une augmentation de carburant de l’ordre de 33%. La structure et le train d’atterrissage sont renforcés, pour permettre d’augmenter la masse maximale au décollage et à l’atterrissage.

Avion multirôle, le Super Hornet peut effectuer les missions suivantes simultanément : supériorité aérienne, interdiction aérienne, suppression de la défense aérienne ennemie (SEAD), soutien aérien rapproché (CAS) et attaque maritime. L’avionique comprend trois écrans couleurs, dont un est tactile ainsi que des éléments numériques additionnels comme la radio et données moteurs. Les améliorations du poste de pilotage permettent de simplifier le travail du pilote. Un système anticollision équipe l'avion. La pilote dispose du viseur de casque Boeing JHMCS. Liaison de données tactique Link16 de l’Otan.

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Les systèmes du Super Hornet :

Radar AESA :

Le Super Hornet est doté du radar Raytheon à balayage électronique (AESA) AN/APG-79 qui augmente la portée de détection et de poursuite de cible air-air et fournit une cartographie air-sol à haute résolution et à longue portée.  L'AN/APG-79 dispose d'un diagnostic de surveillance interne qui peut être interprété sur le terrain et sur les lignes de front, ce qui permet de réduire les coûts et d'améliorer l'état de préparation en temps de guerre 

IRST21 :

L’IRST (Infrared Search-and-Track) AN/ASG-34  destiné au « Super Hornet » est  développé en commun par Lockheed-Martin, Boeing et General Electric. Contrairement aux systèmes IRST montés sur les nez des aéronefs, celui-ci, est installé dans un réservoir ventral de type General-Electric FPU-13. Selon ses concepteurs, il est capable malgré sa position particulière sur l’aéronef, de suivre des cibles en hauteur et ceci jusqu’à 16’000 mètres d’altitudes. Les données du capteur de IRST21 sont fusionnées avec les autres informations acquises par les différents capteurs qui équipent le F/A-18E/F « Super Hornet » et augmente ainsi, la conscience de la situation du pilote. Le système permet un partage d'information avec avec d'autres aéronefs non équipés de l'IRST.

Contre-mesure IDECM :

Le système intégré de contre-mesures défensives AN/ALQ-214 (IDECM) assure une prise de conscience coordonnée de la situation et gère les contre-mesures de tromperie embarquées et non embarquées, les leurres consommables et le contrôle du signal et de la fréquence des émissions. Le système a été développé conjointement par les systèmes de guerre électronique et d'information de BAE Systems.

Le système IDECM comprend le distributeur de contre-mesures ALE-47, le leurre remorqué AN/ALE-55 à fibre optique et le récepteur d’avertisseurs radar AN/ALR-67 (V) 3. Ce dernier intercepte, identifie et hiérarchise les signaux de menace, qui se caractérisent par la fréquence, l'amplitude, la direction et la largeur d'impulsion.

Nacelles :

ATFLIR/Reco :

L’appareil est équipé du module de ciblage de précision Raytheon AN/ASQ-228 ATFLIR (infrarouge à visée avancée de ciblage avancé). L’ATFLIR consiste en un réseau de plans focaux fixes de 3 à 5 microns ciblant en mode FLIR, et qui comprend un suiveur laser à haute puissance pompé par diode de BAE Systems Avionics, une caméra de navigation FLIR et de télévision CCD de BAE Systems Avionics.

SNIPER:

Les avions de l’US Marine Corps sont équipés du module de ciblage avancé Northening Grumman Litening AT, avec FLIR de 540 x 512 pixels, téléviseur CCD, système de suivi de point laser, marqueur laser infrarouge et télémètre / indicateur laser infrarouge. La nacelle AN/AAQ-33 « Sniper Advanced Targeting Pod » est également disponible. L’avion est doté du module de reconnaissance multifonction Raytheon SHARP qui est capable de la reconnaissance simultanée aéroportée et terrestre. 


Radios & IFF :

L’avion dispose de radios cryptées numériques Rockwell-Collins AN/ARC-210 Gen 5.2, MIDS-JTRS, SATCOM-DAMA, et du système de reconnaissance ami/ennemi IFF AN/APX-111 (V) de Bae Systems.

Données techniques & armement du Super Hornet BlockII :

Deux moteurs Général-Electric F414-400 de 62,3kN et 97,9 kN avec postcombustion. Masse à vide 14’552kg, maximale 29’937kg. Vitesse Mach 1,8. Plafond pratique 15’000m. vitesse ascensionnelle plus de 250m/s, rayon d’action 2’346km.

Armement : (12 points d’emport) : 1 canon Vulcan M61A2 de 20mm. Air-air : AIM-9X-2, AIM-120C7. Air-sol : JASSM, AGM-84 SLAM,  Maverick.  Anti-radar : HARM.  Anti-navire : Harpoon. Bombes guidées : MK-76, MK-82LD, MK-82HD, MK-84, JDAM, JSOW.

La version disponible en 2025 :

F/A-18 E/F « Advanced Super Hornet » BlockIII :

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Si notre pays devait opter pour cet avion, le standard livré en 2025 serait l’Advanced Super Hornet BlockIII. L’avion disposera d’une amélioration en ce qui concerne la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel. Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la  cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous les ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. L’avionique comprend un écran géant couleur d’Elbit Systems. L’avion est doté d’un capteur IRST. En matière de motorisation, l’appareil est doté de deux General Electric F414-440 qui augmentent la puissance de 20%. Le mode SuperCroisière sera dès lors disponible.

Le Boeing « Super Hornet Block III » peut ainsi effectuer la plupart des missions imaginées pour le F-35 de la Navy à l’exception de la pénétration furtive.

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Liens de l'essai précédent de l'Eurofighter:

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2019/04/12/air3020-l-...

Photos : 1 F/A-18 F « Super Hornet » @DDPS 2 De face @ Neo Falcon Cockpit Advanced Super Hornet @ Boeing

 

17/01/2019

De nouvelles versions du J-20 devraient voir le jour !

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L’avion furtif chinois Chengdu J-20 »Weilong », ou puissant dragon devrait donner naissance à de nouvelles versions selon une déclaration faite hier par des experts militaires chinois à la télévision centrale chinoise (CCTV).. Trois versions seraient actuellement à l’étude, l’une serait spécialisée dans le domaine de la guerre-électronique à la manière de l’EF-18G « Growler » de la marine américaine et le second serait un bombardier tactique et la troisième serait une variante pour l’aéronavale chinoise pour venir équiper ses porte-avions.

Une version biplace :

Si la variante actuelle du J-20 est un monoplace, il semble bien qu’un nouveau modèle biplace soit prévu notamment pour la version de guerre-électronique (EW). Ce qui en ferait le premier avion de chasse furtif biplace au monde. En effet, dans le cadre d’un conflit futur hautement numérisé, de grandes quantités d’informations seront disponibles. L’ajout d’un navigateur de combat s’avère important dans le cadre de missions dédiées au traitement des détecteurs adverses et de leur neutralisation. Dans le cadre de l’attaque au sol, le second pilote peut s’avérer une aide précieuse. Toujours selon le reportage de la télévision chinoise, le J-20 sera constamment adapté aux besoins  et constamment amélioré. Reste à voir comment la PLAAF va intégrer le J-20 avec le J-31, lui aussi furtif, mais de taille plus réduite.

 

Le J-20 « Weilong » :

Le Chengdu J-20 « Weilong » (puissant dragon) est l'un des avions de combat les plus perfectionnés selon les dires de l’avionneur chinois. L’avion est censé pouvoir répondre au F-22 américain.

Doté d’une aile de type delta et des plans canards à l'avant, le J-20 dispose de deux empennages verticaux en diagonale mobiles d'un seul bloc. Cependant, Il n'y a pas d'empennage horizontal mobile, les plans canards, les parties mobiles de l'aile delta et les deux empennages diagonaux suffisent à un contrôle optimum. L’avion est doté de la poussée vectorielle, permettant d'augmenter la maniabilité de celui-ci.

Pour l’instant, on ne connaît pas encore le modèle exact du moteur WS-10 qui équipe le J-20. Certains avancent en Chine, qu’il pourrait s’agit du WS-10-T2. Il semble par contre que la version du WS-10 est une dérivée du WS-10B qui incorpore les améliorations portées du WS-10G (14 200 kg), notamment au niveau de la structure de la soufflante et du compresseur. On estime la poussée à 14 tonnes avec postcombustion.

L’avion dispose d’une baie ventrale pour l’armement d’une longueur estimée à 4,5 mètres pour 3 mètres de largeur, l’avion semble pouvoir emporter quatre missiles air-air de moyenne portée PL-15 des missiles air-air à courte portée PL21. Par contre, les missiles air-air de courte portée sont localisés aux niveau des petites soutes latérales de chaque côté du fuselage à proximité des entrées d’air pouvant chacune recevoir un missile air-air PL-10.

Le J-20 mesure 20,3 mètres de long et a une envergure de 12,9 mètres. Il est fabriqués à partir d’alliages avancés, avec un poids à vide d’environ 19 000 kg pour une masse maximum de 32 000 kg. L’avion affiche un plafond de 20 km et une vitesse maximale supérieure à Mach 2 (2 470 km / heure),

Les coûts de recherche et développement du J-20 ont été estimés à plus de 30 milliards de yuans (4,4 milliards de dollars), avec un coût par avion de 100 à 110 millions de dollars.

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Photos : J-20 au Salon de Zuhai 2018 @ Taohang Zhou