26/09/2019

La Croatie a reçu les offres des avionneurs !

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La commission interministérielle croate pour l'acquisition d'avions de combat polyvalents a confirmé avoir reçu cinq lettres d'intérêt pour fournir au pays de nouveaux avions de combat  neufs et huit lettres d'intérêt pour des avions de seconde main.

Rappel :

Début août, la commission interministérielle créée par le gouvernement le 4 juillet a adressé à 26 candidats potentiels des demandes concernant l'acquisition d'appareils de combat polyvalents.

Depuis lors, la commission a examiné les propositions formulées par les soumissionnaires ayant manifesté leur intérêt pour ce projet.

Cette demande fait suite à la décision de Washington de janvier dernier en ce qui concerne son opposition au transfert de technologies sensibles concernant la vente de F-16 israéliens d’occasions à la Croatie.  Le pays a donc dû se résigner à relancer un nouveau concours.

La suite du projet :

Au cours de la procédure de sélection à venir, la commission vérifiera la validité de toutes les offres potentielles et verra si elles sont conformes aux exigences tactiques et techniques imposées par l'armée de l'air croate.

Les offres :

Selon diverses sources, les offres proviendraient de l'Italie, la France, la Suède, les États-Unis, la Norvège, le Danemark et Israël. Pour l’instant, le gouvernement croate n’a pas divulgué officiellement le nom des avionneurs ni des modèles proposés.

Mais aux vues des pays fournisseurs potentiels on peut aisément penser qu’Israël offre à nouveau ses avions d'occasion F-16 « Barak », la France semble proposer des Mirage 2000 d'occasions et/ou le Rafale. L'Italie propose l’Eurofighter d’occasion,  soit la version T1 que le pays cherche à revendre. Du côté américain Lockheed-Martin proposerait le F-16 « Viper » Block70/72 et le F-35A, tandis que la Suède offrirait le JAS-39 Gripen C/D et le E/F. De leurs côtés, la Norvège et le Danemark proposent leurs avions à réaction F-16 de seconde main.

Remplacer les MIG-21 :

En 2015 et dans l’attente d’une décision sur un nouvel avion de combat qui tarde à venir, la Croatie a reçu douze MiG-21L qui ont subi une remise à niveau en attendant mieux. L’avionique et les communications et l’augmentation de la sécurité du pilote sont au menu. Ukspecexport a installé son système de navigation GLONASS (GPS russe) qui permet la navigation autonome et le ciblage. Les appareils ont également reçu un système de communication crypté de nouvelle génération. L’avionique comprend un écran EFIS en remplacement des instruments de vol de base de type analogiques. Des améliorations ont été apportées en ce qui concerne le siège éjectable.

Pour autant, les vieux MiG-21L ne peuvent aujourd’hui assurer que le strict minimum en matière de police du ciel et seraient incapables de survivre à une attaque aérienne face à des avions modernes. 

Il s’agit de la troisième fois que le pays se lance dans une compétition en vue d’un nouvel avion et selon les responsables de l’aviation, il a y urgence cette fois-ci.  

Photo : MiG-21L croate@ FAC

 

 

01/09/2019

Canada, Airbus se retire de la compétition !

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L’avionneur Airbus DS a annoncé ce vendredi se retirer de la compétition au Canada en vue du remplacement de la flotte d’avions de combat Boeing CF-18 « Hornet ».  La décision a été transmise au gouvernement canadien que l’Eurofighter « Typhoon II » n’est plus candidat.  Il s’agit du second retrait après celui de l’avionneur français Dassault et du Rafale.

Les raisons du retrait :

Deux raisons ont motivés la décision d’Airbus DS :

La première a été l’élément déclencheur du retrait du Rafale, il s’agit de la question concernant l'intégration au réseau NORAD de renseignements ultra-secret du Canada et des États-Unis appelé «Two Eyes», utilisé pour coordonner la défense de l'Amérique du Nord. En effet, les soumissionnaires ne peuvent connaître les détails techniques du système. De plus, pour Airbus une intégration du système imposerait des coûts additionnels aux entreprises situées à l'extérieur de l'Amérique du Nord.

La seconde raison concerne la décision du gouvernement de modifier une politique qui obligeait traditionnellement les soumissionnaires à s’engager légalement à investir autant d’argent dans des produits et activités au Canada que ce qu’ils tirent des contrats militaires décrochés. En vertu du nouveau mécanisme, les soumissionnaires peuvent plutôt établir des « objectifs industriels » et signer des accords non contraignants promettant de tout mettre en œuvre pour les atteindre. Ces soumissionnaires perdent des points dans l’appel d’offres, mais ils ne sont plus écartés d’emblée de la course. Les États-Unis soutenaient que la politique précédente violait un accord signé par le Canada en 2006 pour devenir l’un des neuf pays partenaires dans le développement du F-35 de Lockheed Martin. Or, cet accord prévoit que les entreprises des pays partenaires se feront toutes concurrences pour obtenir des contrats en sous-traitance.

Dans sa déclaration, Airbus a déclaré que la nouvelle approche "ne valorise pas suffisamment les engagements contraignants que le paquet Typhoon Canada était prêt à prendre et qui constituaient l'un de ses principaux points de mire".

Des craintes chez Boeing & Saab :

Boeing et Saab ont déjà fait part de leurs préoccupations concernant la nouvelle politique en matière d’exigences industrielles. Les modifications apportées au processus d'évaluation ont agacé certains concurrents. En vertu d'une politique d'approvisionnement militaire établie de longue date, le gouvernement fédéral demande aux entreprises de dépenser l'équivalent de la valeur d'un contrat au Canada afin de renforcer l'industrie canadienne.

De fait, pour l’avionneur américain Boeing, si l’intégration au système «Two Eyes» n’est pas un problème, les nouvelles règles imposées le deviennent.

Saab est désormais le seul candidat européen. Pour autant, la question est également problématique pour l’avionneur Suédois, compte tenu du fait que la Grande-Bretagne, qui a soutenu l'offre d'Eurofighter, estime qu'elle ne peut pas respecter les strictes mesures de partage du renseignement du NORAD sans coûts importants, on peut se demander comment Saab va pouvoir faire mieux ?

Boeing n’est pas certain de rester :  

Le maintien en dans la compétition de l’américain Boeing n’est pas assurée à ce jour, car celui-ci estime toujours que la compétition avantage beaucoup trop le F-35 de Lockheed-Martin. Un comble pour le gouvernement Trudeau qui avait comme promesse de campagne un refus de l’achat du F-35, justement. Si d’aventure Boeing et Saab devaient se retirer également de la compétition, cela signerait un véritable camouflet politique pour l’actuel gouvernement.

La réaction :

Au Canada, le retrait d’Airbus a fait bondir l’opposition : "Justin Trudeau a passé les quatre dernières années à retarder et à retarder la construction de nouveaux avions de combat pour le Canada, uniquement pour mal gérer le processus de concurrence", a déclaré James Bezan porte-parole conservateur en matière de défensedans une interview. 

Photo :Image d’un Typhoon aux couleurs du Canada @Clyveworks Design

30/04/2019

Air2030 : Essais du Super Hornet !

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Nous voici entré dans la seconde phase des essais en vol avec le deuxième avion en test, soit le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » BlockII :

Les deux avions biplaces « F » sont arrivés en fin de journée le 25 avril en compagnie d’un DC-10 Tanker de la société Omega sur la base aérienne de Payerne. Ces avions appartiennent au VFA-106 « Gladiators » basé à Océana en Virginie. Le VFA-106 est une unité spécialisée dans la formation des pilotes et les démonstrations (TAC DEMO). Pour les essais en Suisse, les marquages spécifiques de l’unité ont été retirés.

Le Super Hornet BlockII est un avion de combat de génération 4++ doté d’une avionique numérique avec système HOTAS. Issus de son petit frère le « Hornet », le Super Hornet dispose d’une structure agrandie qui permet une augmentation de carburant de l’ordre de 33%. La structure et le train d’atterrissage sont renforcés, pour permettre d’augmenter la masse maximale au décollage et à l’atterrissage.

Avion multirôle, le Super Hornet peut effectuer les missions suivantes simultanément : supériorité aérienne, interdiction aérienne, suppression de la défense aérienne ennemie (SEAD), soutien aérien rapproché (CAS) et attaque maritime. L’avionique comprend trois écrans couleurs, dont un est tactile ainsi que des éléments numériques additionnels comme la radio et données moteurs. Les améliorations du poste de pilotage permettent de simplifier le travail du pilote. Un système anticollision équipe l'avion. La pilote dispose du viseur de casque Boeing JHMCS. Liaison de données tactique Link16 de l’Otan.

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Les systèmes du Super Hornet :

Radar AESA :

Le Super Hornet est doté du radar Raytheon à balayage électronique (AESA) AN/APG-79 qui augmente la portée de détection et de poursuite de cible air-air et fournit une cartographie air-sol à haute résolution et à longue portée.  L'AN/APG-79 dispose d'un diagnostic de surveillance interne qui peut être interprété sur le terrain et sur les lignes de front, ce qui permet de réduire les coûts et d'améliorer l'état de préparation en temps de guerre 

IRST21 :

L’IRST (Infrared Search-and-Track) AN/ASG-34  destiné au « Super Hornet » est  développé en commun par Lockheed-Martin, Boeing et General Electric. Contrairement aux systèmes IRST montés sur les nez des aéronefs, celui-ci, est installé dans un réservoir ventral de type General-Electric FPU-13. Selon ses concepteurs, il est capable malgré sa position particulière sur l’aéronef, de suivre des cibles en hauteur et ceci jusqu’à 16’000 mètres d’altitudes. Les données du capteur de IRST21 sont fusionnées avec les autres informations acquises par les différents capteurs qui équipent le F/A-18E/F « Super Hornet » et augmente ainsi, la conscience de la situation du pilote. Le système permet un partage d'information avec avec d'autres aéronefs non équipés de l'IRST.

Contre-mesure IDECM :

Le système intégré de contre-mesures défensives AN/ALQ-214 (IDECM) assure une prise de conscience coordonnée de la situation et gère les contre-mesures de tromperie embarquées et non embarquées, les leurres consommables et le contrôle du signal et de la fréquence des émissions. Le système a été développé conjointement par les systèmes de guerre électronique et d'information de BAE Systems.

Le système IDECM comprend le distributeur de contre-mesures ALE-47, le leurre remorqué AN/ALE-55 à fibre optique et le récepteur d’avertisseurs radar AN/ALR-67 (V) 3. Ce dernier intercepte, identifie et hiérarchise les signaux de menace, qui se caractérisent par la fréquence, l'amplitude, la direction et la largeur d'impulsion.

Nacelles :

ATFLIR/Reco :

L’appareil est équipé du module de ciblage de précision Raytheon AN/ASQ-228 ATFLIR (infrarouge à visée avancée de ciblage avancé). L’ATFLIR consiste en un réseau de plans focaux fixes de 3 à 5 microns ciblant en mode FLIR, et qui comprend un suiveur laser à haute puissance pompé par diode de BAE Systems Avionics, une caméra de navigation FLIR et de télévision CCD de BAE Systems Avionics.

SNIPER:

Les avions de l’US Marine Corps sont équipés du module de ciblage avancé Northening Grumman Litening AT, avec FLIR de 540 x 512 pixels, téléviseur CCD, système de suivi de point laser, marqueur laser infrarouge et télémètre / indicateur laser infrarouge. La nacelle AN/AAQ-33 « Sniper Advanced Targeting Pod » est également disponible. L’avion est doté du module de reconnaissance multifonction Raytheon SHARP qui est capable de la reconnaissance simultanée aéroportée et terrestre. 


Radios & IFF :

L’avion dispose de radios cryptées numériques Rockwell-Collins AN/ARC-210 Gen 5.2, MIDS-JTRS, SATCOM-DAMA, et du système de reconnaissance ami/ennemi IFF AN/APX-111 (V) de Bae Systems.

Données techniques & armement du Super Hornet BlockII :

Deux moteurs Général-Electric F414-400 de 62,3kN et 97,9 kN avec postcombustion. Masse à vide 14’552kg, maximale 29’937kg. Vitesse Mach 1,8. Plafond pratique 15’000m. vitesse ascensionnelle plus de 250m/s, rayon d’action 2’346km.

Armement : (12 points d’emport) : 1 canon Vulcan M61A2 de 20mm. Air-air : AIM-9X-2, AIM-120C7. Air-sol : JASSM, AGM-84 SLAM,  Maverick.  Anti-radar : HARM.  Anti-navire : Harpoon. Bombes guidées : MK-76, MK-82LD, MK-82HD, MK-84, JDAM, JSOW.

La version disponible en 2025 :

F/A-18 E/F « Advanced Super Hornet » BlockIII :

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Si notre pays devait opter pour cet avion, le standard livré en 2025 serait l’Advanced Super Hornet BlockIII. L’avion disposera d’une amélioration en ce qui concerne la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle. Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la  cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous les ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. L’avionique comprend un écran géant couleur d’Elbit Systems. L’avion est doté d’un capteur IRST. En matière de motorisation, l’appareil est doté de deux General Electric F414-440 qui augmentent la puissance de 20%. Le mode SuperCroisière sera dès lors disponible.

Le Boeing « Super Hornet Block III » peut ainsi effectuer la plupart des missions imaginées pour le F-35 de la Navy à l’exception de la pénétration furtive.

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Liens de l'essai précédent de l'Eurofighter:

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2019/04/12/air3020-l-...

Photos : 1 F/A-18 F « Super Hornet » @DDPS 2 De face @ Neo Falcon Cockpit Advanced Super Hornet @ Boeing

 

17/01/2019

De nouvelles versions du J-20 devraient voir le jour !

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L’avion furtif chinois Chengdu J-20 »Weilong », ou puissant dragon devrait donner naissance à de nouvelles versions selon une déclaration faite hier par des experts militaires chinois à la télévision centrale chinoise (CCTV).. Trois versions seraient actuellement à l’étude, l’une serait spécialisée dans le domaine de la guerre-électronique à la manière de l’EF-18G « Growler » de la marine américaine et le second serait un bombardier tactique et la troisième serait une variante pour l’aéronavale chinoise pour venir équiper ses porte-avions.

Une version biplace :

Si la variante actuelle du J-20 est un monoplace, il semble bien qu’un nouveau modèle biplace soit prévu notamment pour la version de guerre-électronique (EW). Ce qui en ferait le premier avion de chasse furtif biplace au monde. En effet, dans le cadre d’un conflit futur hautement numérisé, de grandes quantités d’informations seront disponibles. L’ajout d’un navigateur de combat s’avère important dans le cadre de missions dédiées au traitement des détecteurs adverses et de leur neutralisation. Dans le cadre de l’attaque au sol, le second pilote peut s’avérer une aide précieuse. Toujours selon le reportage de la télévision chinoise, le J-20 sera constamment adapté aux besoins  et constamment amélioré. Reste à voir comment la PLAAF va intégrer le J-20 avec le J-31, lui aussi furtif, mais de taille plus réduite.

 

Le J-20 « Weilong » :

Le Chengdu J-20 « Weilong » (puissant dragon) est l'un des avions de combat les plus perfectionnés selon les dires de l’avionneur chinois. L’avion est censé pouvoir répondre au F-22 américain.

Doté d’une aile de type delta et des plans canards à l'avant, le J-20 dispose de deux empennages verticaux en diagonale mobiles d'un seul bloc. Cependant, Il n'y a pas d'empennage horizontal mobile, les plans canards, les parties mobiles de l'aile delta et les deux empennages diagonaux suffisent à un contrôle optimum. L’avion est doté de la poussée vectorielle, permettant d'augmenter la maniabilité de celui-ci.

Pour l’instant, on ne connaît pas encore le modèle exact du moteur WS-10 qui équipe le J-20. Certains avancent en Chine, qu’il pourrait s’agit du WS-10-T2. Il semble par contre que la version du WS-10 est une dérivée du WS-10B qui incorpore les améliorations portées du WS-10G (14 200 kg), notamment au niveau de la structure de la soufflante et du compresseur. On estime la poussée à 14 tonnes avec postcombustion.

L’avion dispose d’une baie ventrale pour l’armement d’une longueur estimée à 4,5 mètres pour 3 mètres de largeur, l’avion semble pouvoir emporter quatre missiles air-air de moyenne portée PL-15 des missiles air-air à courte portée PL21. Par contre, les missiles air-air de courte portée sont localisés aux niveau des petites soutes latérales de chaque côté du fuselage à proximité des entrées d’air pouvant chacune recevoir un missile air-air PL-10.

Le J-20 mesure 20,3 mètres de long et a une envergure de 12,9 mètres. Il est fabriqués à partir d’alliages avancés, avec un poids à vide d’environ 19 000 kg pour une masse maximum de 32 000 kg. L’avion affiche un plafond de 20 km et une vitesse maximale supérieure à Mach 2 (2 470 km / heure),

Les coûts de recherche et développement du J-20 ont été estimés à plus de 30 milliards de yuans (4,4 milliards de dollars), avec un coût par avion de 100 à 110 millions de dollars.

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Photos : J-20 au Salon de Zuhai 2018 @ Taohang Zhou

06/01/2019

Air2030, la grande farce du Parti Socialiste !

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Le Parti Socialiste veut donner de la voix en ce qui concerne le projet Air2030. Pour lui, le modèle proposé par le DDPS est trop cher et ne correspond pas à une armée moderne. Pour cela, le PS propose son propre modèle et nous allons voir, que celui-ci est en soi une vaste fumisterie. Il semble donc bien que PS qui trouvait que la police du ciel était inutile, il y a peu, a retourné sa veste histoire de plaire en vue des prochaines élections Fédérales.

La proposition socialiste :

Pour le PS les avions proposés dans le cadre du projet Air2030 sont trop chers et surtout dépassés ! De fait, les socialistes proposent d’évaluer les avions suivants : le M-346 de l’italien Leonardo, l’Aerovodochody L-159 et le sud-coréen KAI T-50. Ces avions coûtent entre 10 et 20 millions d'euros chacun. À titre de comparaison: les jets que la Suisse souhaite acheter (Rafale, Eurofighter, Gripen, F-35, Super Hornet) coûtent 100 millions et plus chacun selon, le PS. On notera que le PS cherche également à faire patienter jusqu’à l’arrivée des futurs avions comme le Scaf et le Tempest. Le nombre de jets légers devant être achetés "dépend également du type acheté", explique le responsable de la sécurité du PS Zurich, Priska Seiler Graf. "L'ordre de grandeur est une douzaine visant à assurer la sécurité de l'espace aérien dans la force aérienne en attendant le départ à la retraite des F/A-18.

En ce qui concerne le système sol-air, le PS préconise un achat limité à 1,2 milliards de nos francs. Pour ce faire, le SP s’appuie sur une défense aérienne au sol bien plus grande que celle prévue par Parmelin. "Deux cloches de protection" doivent être installées: une pour 1,1 milliard d'euros et distribuée dans tout le pays, à courte et moyenne portée. En outre, une artillerie antimissile guidée d’une portée de 200 kilomètres et pour environ 1,2 milliard de dollars. Au total, le concept de SP coûterait 4 milliards.

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Rappel des besoins pour Air2030 :

L’ensemble de la flotte doit être mesure de réaliser les prestations suivantes : 

  • fournir les prestations journalières de police aérienne, 24 heures sur 24, et imposer les restrictions d’utilisation de l’espace aérien suisse.
  • lors de tensions accrues, intervenir dans un délai de quelques minutes (QRA) dans l’ensemble de l’espace aérien suisse avec des avions de combat en cas de violation de l’espace aérien par des avions civils non coopératifs, des avions militaires de transport, des drones et des avions de combat pénétrant dans l’espace aérien.
  • en situation de défense, en combinaison avec la défense sol-air, empêcher un adversaire, pendant une durée limitée, d’obtenir la supériorité aérienne et, dans le même temps, appuyer l’armée avec du feu opératif au-delà de la portée de notre propre artillerie et avec de la reconnaissance aérienne.

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Données servant de base de calcul pour le dimensionnement de la flotte : la taille de la flotte doit permettre :

  • en situation normale, d’assurer le service journalier de police aérienne ainsi que l’instruction et l’entraînement.
  • lors de tensions accrues, de maintenir une présence permanente dans les airs d'au moins quatre avions pendant au moins quatre semaines.
  • en cas d'attaque armée, d'engager, parallèlement à l’accomplissement des tâches de défenseaériennedes avions de combat pour la reconnaissance aérienne et pour frapper des objectifs au sol. 

Exigences relatives à l’acquisition du prochain avion de combat et d’un nouveau système de défense sol-air. Le paquet logistique doit être dimensionné au minimum pour : 

  • assurer en permanence le service de vol lorsque les frontières sont ouvertes et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger peut être garanti ; 
  • assurer la souveraineté sur l’espace aérien pendant approximativement six mois, de même que l’instruction et l’entraînement lorsque les frontières sont fermées et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger ne peut pas être garanti. 

Les deux systèmes (avions/système sol-air) doivent pouvoir communiquer à travers la fusion des données et permettre de contrer les aéronefs modernes, drones divers, appareils furtifs, missiles balistiques.

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La défense sol-air de grande portée doit être en mesure, seule ou en combinaison avec les avions de combat, de protéger des secteurs et, ce faisant, de combattre en premier lieu des objectifs dans l’espace aérien moyen ou supérieur. La surface à couvrir doit être de 15’000 km système doit disposer d’une grande portée, c’est-à-dire atteindre une altitude d’engagement de plus de 12’000 m (verticalement) et une portée supérieure à 50 km (horizontalement). 

L’affabulation socialiste :

Au vue des exigences du cahier des charges qui est en parfaite adéquation avec les nouvelles menaces, le modèle socialiste est une énorme farce. Pourquoi ?

Les aéronefs proposés par le PS sont issus d’avions formateurs et ne sont pas des intercepteurs multirôle. De plus, ces appareils en version combat  (light attack) sont spécialisés pour l’attaque au sol légère et dans certains cas l’interception à courte distance. Par ailleurs, ces appareils ne disposent pas de radars modernes AESA avec une portée suffisante. Pires, ces avions écoles ne possèdent pas la postcombustion et encore moins le nouveau mode « supercroisière ». Le manque de puissance électronique et de capteurs ne permet pas une une redondance adaptée en mode « Electronic Warfare » 

Incapable d’effectuer la police du ciel !

Les avions proposés par le PS sont incapables de faire la police du ciel en temps de paix, car trop lent, ils ne peuvent rejoindre un avion civil à haute altitude. Le KAI T-50 le pourrait, mais de manière limitée, car sont radar ancien, serait insuffisant dans des conditions climatiques hivernales par exemple.

Exemples concrèts :

Pour Leonardo le concepteur du M-346 LCA (Light Combat attack) l’avion ne peut effectuer la police du ciel que face à aéronefs lents comme des hélicoptères et des avions de tourismes.

Aux Philippines le FA-50, soit la version armée du T-50 de KAI n’est utilisée que pour la lutte antiguerrilas islamistes. Pour la police du ciel, Manille prévoit d’acquérir, des Gripen ou des F-16. 

En résumé :

Les avions proposés par le modèle socialiste sont incapables d’assurer :

Le police du ciel en temps de paix face à des avions civils à réaction.

Incapable de défendre l’espace aérien en temps de crise et de guerre, ils seraient détectés et abattus avant même que le pilote ne puisse voir l’ennemi.

Incapable d’assurer une sécurité aérienne en binôme avec le système sol-air, par manque de puissance électronique.

Ne peuvent assurer une protection en matière de cyberguerre en terme liaison.

Un vol en binôme avec des drones.

Les PS détourne la théorie McCain :

Selon le PS, feu le Sénateur McCain a posé la théorie qu’il faut  un "mélange intelligent" dans la Force aérienne: d'un côté, de gros avions de combat coûteux et de l’autre d’avions légers et peu coûteux.

Ce que le PS ne dit pas, vient du fait que McCain parlait de l’Armée américaine. Hors la Suisse n’a pas le budget militaire des USA et ne participent pas à des « opérations extérieurs ». La comparaison s’arrête là. Quant aux avions légers, le Sénateur McCain faisait allusion aux appareils de type turbopropulseurs spécialisés dans la lutte antiguérillas. Quel intérêt pour notre pays ? Aucun !

En ce qui concerne le système sol-air :

Le PS propose d’acquérir pour 1,2 milliards de nos francs un système sol-air proposé par le DDPS. Sauf que le PS semble ne pas connaître les prix. En effet, pour acheter un système minimal qui comprend 4 lanceurs de missiles et deux centrales radars, il faut compter entre 1,8 et 3 milliards  en fonction du système choisi. Même en choisissant le moins onéreux la facture sera sensiblement plus élevée que celle proposée par les socialistes 

Exemple : La Suède a choisi le plus cher,  soit le Raytheon Patriot PAC-3, soit une facture en Chf de 2,8 milliards.

Le Air2030 ne prend pas encore en compte la défense sol-air courte portée, soit le remplacement des missiles Stinger et radar «PSTAR ». Et pour cause ce remplacement est prévu à partir de 2025 pas avant. Mais les socialistes proposent 1,1 milliards pour ce remplacement, sauf que les systèmes de remplacement ne pourront être testés avant 2023, car ils ne sont pas encore disponibles sur le marché.

Le PS prétend offrir une plus grande protection aérienne sol-air que celle proposée par le DDPS. Mais c’est faux. D’une part, par le manque de moyens financiers et de l’autre un décalage technique par rapport aux systèmes de courte portée encore indisponibles. Le PS néglige également la topographie spécifique de la Suisse qui de part ses montagnes et collines réduisent les capacités de détection en profondeur des radars au sol des systèmes de DSA. Sans oublier que la DSA est une arme de guerre, elle ne peu remplacer la flexibilité d’un avion de combat multirôle.

Le « low cost » inefficace, donc trop cher :

Au total, le concept de parti Socialiste coûterait 4 milliards selon ses dires. Ce modèle « low cost » s’avère inapplicable, inefficace, car ne remplissant pas les exigences même minimales du cahier des charges. Pires, ce modèle serait voué à un échec en terme de fonctionnement et rimerait avec une perte financière.  

La leçon :

La proposition socialiste est doublement dangereuse, d’une part elle pourrait séduire des citoyennes et citoyens qui n’ont pas de connaissance suffisantes dans le domaine aérien, ni en ce qui concerne la culture militaire. Un double danger en vue du futur vote sur l’achat d’avion. De l’autre, il s’agit pour le PS de faire croire que celui-ci est un acteur fiable dans le domaine de la sécurité et ceci en vue des votations fédérales de 2019. Il n’en est rien, le PS a toujours comme but de supprimer l’armée, ce modèle est un trompe l’œil. Par contre, il renforce la conviction que le projet Air2030 est bon et doit être poursuivi sans délai, car celui-ci permet une réelle protection de l'espace aérien tout temps et répond aux besoins de la guerre hybride.

 

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Photos : 1 Hornet & F-5 @ Marc Wenger 2L-39NG, M-346FT, FA-50 du PS3Les avions proposés par le DDPS Rafale, Gripen E, Super Hornet, Eurofighter, F-35