01/05/2022

La Colombie opte pour les TA-50/FA-50 !

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L'armée de l'air colombienne a choisi un mélange de TA-50 et FA-50 « Golden Eagle » comme prochains avions d'entraînement à réaction et d’appuis au sol. L’avion va venir épauler le T-6 « Texan II » au sein de l’école des pilotes et remplacer les vieux Cessna A-37 « Dragonfly ».

L'Air Force prévoit d'acquérir au moins 20 avions d'entraînement avancés dotés de capacités de combat air-air et air-sol dans le cadre d'un projet estimé à 600 millions de dollars. 

TA-50 contre M-346 

Le gouvernement colombien avec l’armée de l’air a déclaré sa  préférence l'avion sud-coréen et avait insisté pour que les négociations avec KAI. Initialement le pays avait présélectionné deux concurrents, le KAI TA/FA-50 « Golden Eagle » coréen et le M-346 de l’italien Leonardo.

Rappel

La Colombie prévoit de remplacer deux types d’appareil soit son bimoteurs d'attaque légère Cessna A-37B « Dragonfly, » qui a été retiré en juin 2021. Ils ont été utilisés à la fois dans des missions de contre-insurrection et comme entraîneurs tactiques. Le nouvel avion devrait également combler temporairement un vide de capacité laissé par la flotte vieillissante d'avions à réaction Kfir de fabrication israélienne, le principal avion de combat colombien. L'Air Force doit commencer à retirer ses Kfirs en 2023, très probablement sans remplacement immédiat. En 2019, La Colombie à lancer un programme en vue de remplacer ses 20 avions de combat israéliens en IAI kfir C2, achetés il y a 30 ans. La Colombie examine actuellement trois propositions. Il s’agit de l’Eurofighter T3 d’Airbus DS via l’Espagne, le Gripen E MS21 suédois de Saab et le F-16 Viper Block70/72 américains de Lockheed-Martin.

Mais les contraintes budgétaires, actuelles péjorent un tel choix pour l’instant, le double choix TA/FA-50 semble être une solution intermédiaire pour palier au plus presser.

KAI T-50/FA-50 « Golden Eagle » 

Le T-50 est un appareil école non armé, alors que le modèle FA-50 dispose d’un radar de tir israélien Elta EL/M2032, mais fabriqué sous licence en Corée du Sud par Lignex. Le T-50 « Golden Eagle » et largement dérivé du Lockheed Martin F-16 Fighting Falcon et dispose de nombreuses similitudes, les ingénieurs de KAI se sont largement inspirés de la production sous licence des F-16 pour la ROKAF. La gamme T-50 dispose par contre d’une avionique entièrement coréenne, mais couplée à un certain nombre d’élément d’origine américaine comme le GPS fournit par Honeywell.

La version du FA-50 se différencie par une capacité d’armement étendue soit : un canon General-Dynamic A-50 de 20mm en interne, l’appareil peut être doté de missiles AIM-9 Sidewinder et AIM 120 AMRAAM ou des Python 5, d’AGM-65 « Maverick » et de lance-roquettes LOGIR. Il peut également emporter diverses bombes de types : GBU-58, MK-20, 82, 83, 84.

En ce qui concerne l’avionique, le FA-50 dispose de deux écrans multifonctions en couleurs, d'un HUD et d'un système de manette HOTAS, d'une centrale inertielle laser/GPS Honeywell H-764G de CDVE à triple redondance et il est doté pour l’instant d’un radar Israélien Elbit EL/M-2032 à antenne mécanique.

Le plafond pratique est de 14.600 mètres (48.000ft) et la cellule est prévue pour une de durée de 8000 heures de vol. Question motorisation les deux versions sont dotées d’un General Electric F404-102 à double flux-produit sous licence par Samsung Techwin. Le T-50 atteint la vitesse maximale de Mach 1,4.

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Photos : FA-50 « Golden Eagle » @KAI

 

 

02/12/2021

F-35, les coûts à l’heure de vol baissent drastiquement !

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Le département américain de la Défense vient de publier les coûts à l’heure de vol des différents appareils en service au sein de l’US Air Force, l’US Navy. Le nouveau document est particulièrement intéressant, car il montre une baisse significative des coûts à l’heure de vol du F-35, pourtant longtemps décrié.

Le F-35 moins cher que le Super Hornet

Pour la première fois la courbe des coûts à l’heure de vol du F-35 en service au sein de la Navy est plus basse que celle du F/A-18 E/F « Super Hornet » par exemple. Selon le document, les fourchettes des coûts sont :  

De 16’742 à 17’516 dollars US pour le F/A-18E « Super Hornet »

De 13’445 à 14’193 dollars pour le EA-18G « Growler »

De 13’185 à 13’806 dollars pour le F-35.

De fait, le F-35 est en passe de devenir 20% moins cher à l’heure de vol que le « Super Hornet » qui est considéré comme l'un des avions le plus économique des forces armées américaines.

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L’autre bonne nouvelle montre par exemple qu’au sein de l’US A Force, l’écart des coûts avec le F-16 tend à se réduire fortement et le F-35A rejoint presque la courbe du F-16. Cependant, il faut cependant tenir compte du vieillissement de ce dernier. En effet, la flotte de F-16 demande plus d’entretien que par le passé et les coûts sont en sensible augmentation. Pour autant la baisse des coûts du F-35 est plus importante que l’augmentation des frais du F-16. 

Augmentation des coûts pour le F-22

Le grand perdant est le F-22 « Raptor », économique à ses débuts, l’avion a vu ses frais fortement augmenter ces dernières années. La fin de la production de ce dernier, l'inconvénient du maintien d’un petit nombre d'avions (seulement environ 120 avions) sont les ingrédients pour une hausse des tarifs incontrôlés. A contrario, l’avionneur Lockheed Matin a pu tirer pleinement parti des enseignements du programme F-22 pour le F-35.

Pour mémoire les coûts variables et fixes du F-35A étaient de 33’000 à 38 ‘000 dollars en heures de vol ces dernières années. Ajoutons que la baisse des coûts à l’heure de vol signifie une meilleure disponibilité.

Heures de vol un calcul complexe

Autant ces nouvelles sont très intéressantes pour le programme F-35 et ses futurs utilisateurs, autant, il est difficile de reporter ceux-ci à chaque Force aérienne. Comme je le démontrais cet été, l’Armée américaine commande ses avions « nus » soit sans pièce détachée ni moteur de rechange. Ce matériel fait partie d’un programme annexe de commandes qui augmente les coûts de l’ordre de 20 à 30 %. A l’inverse, les pays qui achètent un appareil complet voient les coûts de fonctionnement se stabiliser plus vite vers le bas.  

Dans un calcul de coûts, on prend généralement en compte par année les frais de carburant sans oublier le taux de change, les salaires, les consommables (capteurs de température, ventilateurs, filtres à huile, vannes, interrupteurs, fusibles, détecteurs, liquides de refroidissement, dégivreurs, huiles, joints, condensateurs et condensateurs) ainsi que les pièces et composants remplaçables. La majorité de ces frais sont des frais dits variables, c'est-à-dire que leur montant dépend du nombre de vols. D’un pays à l’autre ceux-ci varient donc passablement. Par ailleurs, il faut différencier un même appareil (Super Hornet, F-35 ou Rafale) si ce dernier est basé à terre ou sur un porte-avions. Les variables de coûts augmentent en mer. Dans certaines Forces aériennes on calcule les coûts légèrement différemment, à savoir les coûts de personnel et d'exploitation des unités sont séparés de l’heure de vol effective de l’avion. Pour d’autres, les frais d’amortissement des infrastructures (bases aériennes) sont inclus dans le prix à l’heure de vol. Dans un cas comme dans l’autre il ne faut oublier  les coûts des opérations extérieurs (OpEx) qui doivent être pour certains directement cumulés, tandis que d’autres les facturent de manières indépendantes. Les comparaisons entre utilisateurs s’arrêtent là. ( Sources : Pentti Pertula (Teksti), GAO, Pentagon). 

 Photos : F-35, F-16, F-22, F/A-18 et F-15 @ USAF

 

26/11/2021

Canada, une short list avec le F-35 et le Gripen !

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Surprise à Ottawa, l’offre de l’avionneur Boeing avec le F/A-18 « Super Hornet » Block III ne répond pas aux exigences de la demande de la Royal Canadian Air Force ! L’avion est éliminé du choix. En soit, il s’agit d’une surprise. Particulièrement difficile à avaler pour Boeing.

De manière informel, le F/A-18 E/F « Super Hornet » ne répondait pas à un ou plusieurs exigences du cahier des charges canadiens. Surprenante affirmation, pour autant, cette manière de faire semble confirmer une saine concurrence dans ce dossier qui a été très souvent critiqué. 

Lié au F-35

On ne peut oublier que le Canada est lié depuis un certain temps avec le programme F-35. Le pays participe financièrement depuis 1997 à ce dernier. Ottawa a déjà dépensé 613 millions de dollars  en contrats pour rester dans le « Cercle de pays de l'ACI. A l’époque, le gouvernement conservateur de Stephen Harper s'était engagé à acheter 65 F-35 en 2010. Un retour en arrière serait désastreux pour les investisseurs canadiens dans ce dossier.

Une situation étrange pour le gouvernement Trudeau qui avait martelé lors de la campagne électorale qu’il ne voulait pas du F-35 américain et ferait tout pour se détacher de ce dernier. 

Ce même gouvernement d’affirmer par l’intermédiaire du porte-parole du ministère de la Défense nationale, Daniel Le Bouthillier : "La participation du Canada au programme F-35 permet aux entreprises au Canada de bénéficier de contrats". « Notre dernier paiement continuera de fournir au Canada la possibilité d'acheter l'avion à moindre coût et avec un accès prioritaire à la chaîne de production, si le F-35 réussissait dans le processus concurrentiel pour la future flotte de chasseurs ».

Lointaines sont les promesses électorales de l’époque ! Car l'actuel gouvernement canadien pouvait se retirer du programme ACI F-35, mais il ne l'a pas fait, bien au contraire. 

Le programme ACI

Le programme d'avions de combat interarmées de modèle F-35 englobe la conception, la production et l'entretien d'un chasseur furtif polyvalent. Le programme d'ACI est le programme d'avions de combat le plus important au monde. Le Canada est l'un des huit pays partenaires du programme d'ACI, aux côtés des États-Unis, du Royaume-Uni, de l'Italie, des Pays-Bas, de la Norvège, du Danemark et de l'Australie. D'autres pays, comme le Japon, la Corée du Sud et Israël, achètent également l'avion par l'entremise du programme de vente de matériel militaire des États-Unis (É.-U.) à l'étranger (Foreign Military Sales). 

Le Canada participe au programme d'ACI depuis 1997. Cette participation affirmée très tôt dans le processus a permis à l'industrie canadienne de s'installer solidement dans la chaîne d'approvisionnement des ACI F-35.

En 2006, Innovation, Sciences et Développement économique Canada a signé un protocole d'entente, qui comprenait les plans de participation industrielle, avec chaque entrepreneur principal, soit Lockheed Martin et Pratt & Whitney. Ces ententes permettent aux entreprises canadiennes de concurrencer les autres entreprises pour obtenir des travaux dans le cadre du programme d'ACI, notamment pour la cellule, les systèmes, les moteurs et les services connexes. Ces possibilités incluent d'offrir un large éventail d'activités de fabrication et de services au chapitre des grands assemblages structuraux, des systèmes électroniques, des composites de pointe, de l'usinage haute vitesse, de la simulation et de la formation, de l'outillage, et du soutien.

Le Canada est l'un des neuf pays qui ont accepté de couvrir chaque année une partie des coûts de recherche et développement, de plusieurs milliards de dollars, du chasseur furtif, en échange de la possibilité d'en acheter éventuellement à moindre coût. Ces pays se positionnent aussi pour soumissionner sur les travaux de construction et d'entretien de cet appareil conçu par le géant américain de la défense Lockheed Martin. 

Difficile pour le Gripen

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L’avion suédois Gripen E reste en course, l’avion est bon, mais il correspond à une génération 4++ qui n’aura bientôt plus sa place dans la révolution du combat aérien qui se prépare. Du moins, pour les nations de premier plan. Il faut ajouter que politiquement le dossier suédois n’a malheureusement pas la portée de son homologue américain.  

La voie royale pour le F-35 

Avec le programme ACI, le Canada verra ses investissements en direction du programme F-35 récompensés. Soit une acquisition plus rapide et avec des coûts diminués. Question technologies, le F-35 n’a pas de concurrence en Occident et Ottawa là compris. Un choix en direction du F-35 devient naturel.

Photos : 1 F-35 aux couleurs du Canada @ LM 2 Gripen E @ Saab

 

 

03/10/2021

Air2030 : Attention aux « Fake News « !

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La bataille en vue de seconde votation sur l’achat du futur avion de combat a déjà commencé, de fausses informations circulent dans les médias à ce sujet. Il s’agit pour les opposants aux avions de combat, peu importe le modèle, de maintenir une suspicion sur le sujet et de gagner un peu plus de signataires pour le référendum. Pour ce faire, des parlementaires approchent les journalistes en tentant de donner des « scoops ». Sans remettre en cause le professionnalisme des journalistes, certains se laissent prendre dans les filets, tout comme certains internautes.

Décryptage des dernières Fake News :

 

Le 21 septembre, journal Le Temps : « L’Inflation pourrait rendre le F-35 américain plus coûteux »

Cette affirmation est trompeuse, Le DDPS acquiert les avions par l’entremise du programme américain Foreign Military Sales (FMS) aux conditions qui s’appliquent à l’État américain. Ce dernier gère l’acquisition à travers ses propres contrats avec les entreprises. Les prix et les conditions contractuelles y sont fixés de manière contraignante et soumis à un contrôle strict. En cas de dépassements des coûts, l’État américain interviendrait auprès du constructeur au profit de la Suisse afin de faire respecter le caractère contraignant des prix. Les coûts calculés prennent en compte une possible inflation ainsi que la taxe sur la valeur ajoutée et les frais de vieillissement. Cette manière de faire a été exécutée pour l’achat F/A-18 Hornet.  

Les 25 & 30 septembre, le journal la Liberté et la radio  SRF ont avancé que les données sur les essais seront détruites prématurément et ceci avant que puissent avoir lieu les débats politiques et les examens éventuels sur l’achat de l’avion aux Chambres Fédérales.

Le DDPS ne restituera pas les données classifiées du point de vue militaire avant la signature du contrat pour l’acquisition du F-35A, ce qui signifie que cela n’interviendra qu’après les délibérations parlementaires et après une votation populaire éventuelle.

Il s’agit en outre exclusivement de données classifiées du point de vue militaire. armasuisse doit traiter et protéger ces données conformément aux accords relatifs à la protection des informations en vigueur passés avec les pays producteurs ou l’OTAN. Selon les termes de ces accords, les données classifiées du point de vue militaire ne peuvent en principe être utilisées que dans le but convenu, et en l’occurrence, pour l’évaluation et l’acquisition d’un prochain avion de combat. C’est pourquoi le DDPS est tenu de clarifier avec les pays producteurs des candidats écartés la manière dont il convient de continuer à gérer les données classifiées du point de vue militaire.

Pour l’ensemble des autres dossiers et données non classifiés du point de vue militaire comme les offres financières, il n’y a pas de restitution. Leur conservation et leur archivage se font selon les principes et prescriptions en vigueur. Il en va de même pour tous les autres dossiers et données ayant été établis par le DDPS dans le cadre de l’évaluation relative au prochain avion de combat.

Les délégations parlementaires et organes de contrôle compétents auront d’ici là accès à tout moment aux données, naturellement dans le respect des accords déterminants en matière de protection des informations.

Lettre déclassifiée envoyée aux quatre avionneurs sur le sujet :

 

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Concernant les questions sur différences de coûts du F-35  (article du 30.08.21) :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2021/08/30/les-couts-...

Photo : F-35A dans les alpes suisse @ DDPS

 

 

 

 

 

 

 

 

15/08/2021

Le déploiement d’ODIN sur le F-35 est positif !

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Le Bureau du programme conjoint (JPO) du F-35 Lightning II, en partenariat avec Lockheed Martin, a franchi une étape importante dans la transition vers la logistique du F-35 modernisée du réseau intégré de données opérationnelles (ODIN) système d'information en déployant du matériel ODIN dans deux escadrons de F-35. Cette intégration devait montrer l’efficacité du nouveau système de support logistique avant son déploiement à grande échelle.

Rappel 

A l’origine, le système d’information logistique autonome (ALIS) a été conçu pour soutenir les opérations quotidiennes de la flotte de F-35, allant de la planification des missions et de la planification des vols aux réparations et à la maintenance programmée, ainsi que le suivi et la commande de pièces. Mais ce dernier avait très vite montré de graves lacunes en termes de transport, d’efficacité et de cybersécurité.

En janvier 2020, Le Pentagone a déclaré que ALIS serait remplacé par le réseau intégré de données opérationnelles (ODIN) de Lockheed Martin, qui sera rationalisé pour plus d'efficacité. Lockheed Martin, le maître d'œuvre du F-35, travaille sur ODIN (Operational Data Integrated Network) dans le cadre du profil de financement actuel d'ALIS sans frais supplémentaires pour le contribuable. Selon LM, le système ODIN aura remplacé ALIS dans tous les F-35 en décembre 2022, à l'exception de ceux déployés à distance ou sur des navires. ODIN est conçu pour fournir des données en temps quasi réel sur les performances des avions et des systèmes dans le cadre de dispositions de cyber sécurités renforcées.


Déploiement d’ODIN

Le personnel du JPO, Lockheed Martin et les équipes de maintenance ont terminé l'installation d’ODIN Base Kit (OBK) le 16 juillet à la Naval Air Station Lemoore, en Californie avec l'appui de Strike Fighter Squadron (VFA) 125, et le 6 août à Nellis Air Force Base, Nevada, à l'appui du 422e Escadron d'essai et d'évaluation (TES). Il s'agit du premier des 14 déploiements OBK programmés entre juillet 2021 et début 2022. 

Avec les installations de Lemoore et Nellis, il y a trois OBK installés avec des escadronsde  F-35. En septembre 2020, l'escadron d'essais VMX-1 du Corps des Marines des États-Unis à la Marine Corps Air Station (MCAS) de Yuma, en Arizona, a évalué avec succès le matériel ODIN sur 30 jours de tests, et le matériel OBK y est resté en service depuis son installation. Un OBK supplémentaire est installé à la base aéronavale de Patuxent River, dans le Maryland, où il est un élément clé des opérations d'essais en vol du F-35 Integrated Test Force. 

Conçu par Lockheed Martin, l'OBK remplace l'ancien matériel informatique ALIS appelé serveur standard d'unité d'exploitation non classé (SOU-U). Le nouveau matériel ODIN est 75 % plus petit et plus léger, a un coût presque 30 % inférieur et est conçu pour exécuter à la fois le logiciel ALIS actuel, ainsi que ses futures applications logicielles et environnement de données ODIN de remplacement. 

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"La réduction de la taille et du poids [de l'OBK], sans parler de l'augmentation massive des performances, offrira une flexibilité maximale dans la capacité de l'Air Force à projeter la puissance aérienne", a déclaré le sergent-chef de l'Air Force. James Ferrell, surintendant principal de la production des F-35, unité de maintenance des aéronefs Bolt, 57e Escadron de maintenance des aéronefs (AMXS), Nellis AFB, Nevada. Le 57e AMXS possède et exploite les équipements de maintenance du 422e TES. 

Les installations de Lemoore et Nellis ont toutes deux été réalisées par du personnel de maintenance militaire assisté d'experts de JPO et de Lockheed Martin. Sur chaque site, l'installation et la configuration du matériel étaient terminées et les systèmes prêts à fonctionner en quelques jours, démontrant ainsi la pertinence et la facilité d'utilisation pour les administrateurs de ce nouveau matériel. 

La planification est en cours pour remplacer tous les serveurs SOU-U ALIS restants à partir de 2022. Le calendrier pour terminer les mises à niveau dépendra du financement disponible et des contraintes opérationnelles de l'escadron. 

"Avec ce nouveau matériel de serveur, le JPO dispose désormais d'un successeur viable au matériel du système ALIS vieillissant qui offre une mise à niveau significative des performances des unités F-35, à moindre coût et dans un package facilement supportable", a déclaré le colonel de l'Air Force Dan. Smith, directeur des systèmes de maintenance JEA chargé de superviser ALIS et ODIN. « OBK nous permet de remplacer le matériel avant que les problèmes d'obsolescence ne deviennent critiques et fournit un service plus rapide aux responsables de la maintenance. » 

De nouvelles possibilités

La nouvelle conception matérielle offre de nombreuses améliorations par rapport aux serveurs ALIS existants. Sa taille réduite est immédiatement évidente, avec deux boîtiers transportables de la taille d'une valise remplaçant un rack complet d'électronique, réduisant ainsi le poids de plus de 800 livres à seulement deux modules pesant moins de 100 livres chacun. Ses performances informatiques de nouvelle génération améliorent l'expérience utilisateur en démontrant des temps de traitement réduits jusqu'à 50 %, des interactions système avec des temps d'attente également réduits et une efficacité améliorée dans l'administration du système. Et parce que les serveurs sont basés sur des composants commerciaux actuellement disponibles, ils sont intrinsèquement plus faciles à entretenir et à prendre en charge. 

Pour l'avenir, le JPO et Lockheed Martin travaillent ensemble pour étendre davantage les avantages d'abordabilité de l'OBK, notamment en évaluant le potentiel d'héberger plusieurs escadrons d'exploitation sur un seul serveur, en concevant et en évaluant du matériel amélioré de la même manière pour d'autres fonctions classifiées, et en réduisant encore la charge de travail de administrateurs système sur les sites installés. Ces avantages seront réalisés à mesure que l'OBK sera étendu à l'ensemble de la flotte de F-35. 

Un changement très attendu

L'arrivée d'ODIN est très attendu chez les utilisateurs du F-35, car ALIS n'a jamais satisfait aux besoins. Les critiques ont débutés très tôt à juste titre. ODIN lui, semble faire une certaine unanimité, ce système tire les expériences de son prédecesseur. Lors de la présentation du F-35 à Payerne, des questions particulièrement rudes avaitent ponctués   le fonctionnement d'ALIS. L'arrivée d'ODIN est vécu pour beaucoup comme un véritable soulagement. 

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Photos : 1 & 3 F-35 2 Maintenance via ODIN @ LM