03.11.2011

Avions de combat : constructeurs sous pression !

 

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La Suisse choisira avant la fin de l’année son nouvel avion de combat, je vous propose un ultime volet sur l’avancée du dossier. Les prix ont baissé et les intérêts politico-industriels refont surfaces ! Les responsables politiques se succèdent à Berne pour expliquer les avantages des avions qu’ils défendent, le suédois suivit du ministre de la défense française Gérard Longuet suivit mardi prochain de  l’allemand Thomas de Maizière.

La concurrence à joué son rôle :

La stratégie mise en place par le DDPS et Armasuisse à très bien fonctionné et la crise de la monnaie européenne apporte la cerise sur le gâteau ! Rappelez-vous, on parlait d’un achat à 5 milliards, hors, La semaine dernière c’est un Ueli Maurer (Chef du DDPS) pas peu fier d’annoncer que les mises à jour des offres ne dépasseront pas 4 milliards pour la plus élevée (fourchette de prix) ! La baisse de l’euro, combinée à la stratégie de concurrence ont obligés les trois constructeurs à revoir leurs prix.

Saab Gripen, Dassault Aviation et Cassidian (EADS) doivent impérativement vendre et se devaient d’amener sur la table un projet dont le budget correspond aux finances de la Suisse,  sous peine d’être purement et simplement écarté.

L’avion le moins cher reste le Gripen avec une offre à environ 3 milliards, alors que  l’Eurofighter  ferme la marche à environ 4 milliards. Le Rafale est quant à lui entre les deux.

La situation des trois concurrents :

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Le Rafale de Dassault Aviation :

L’avion français reste sans nul doute le favori avec un prix qui se situe, donc, parfaitement dans la ligne de crédits imposé. Ayant réussi le mieux les tests avec 95% de réussite, le Rafale est également proposé avec un partenariat industriel complet qui touche l’avion lui-même mais également la gamme de jets d’affaires «Falcon», le motoriste SNECMA/CFM International et l’ensemble des équipementiers connexes.

Mais le meilleur avion a-t-il été rattrapé par ces concurrents ? La réponse est non, le Rafale est le seuil proposé immédiatement avec un radar à antenne à balayage électronique (AESA) et plusieurs éléments testés à l’époque seront de la seconde génération comme l’optique frontale (OSF) et l’architecture électronique.

Le point faible ? L’avion français n’a pas trouvé à ce jour preneur à l’étranger et certain y voie là, un risque pour notre pays de devenir entièrement dépendant des futurs choix français. Oui, sauf que le Rafale se vendra certainement au EAU et reste bien placé en Inde et leader au Brésil, cette situation va donc évoluer.

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Le Gripen de Saab :

L’avion suédois reste donc le moins cher et peut donc jouer sur l’effet du prix. Mais l’argumentation des suédois va jouer également sur le fait que le Gripen à évolué grâce au démonstrateur NG (Gripen Nouvelle Génération). La version proposée à la Suisse sera remotorisée (General-Electric F414) et donc plus puissante, l’architecture électronique sera plus récente et dès 2016 il sera possible d’installer le radar Ericsson RAVEN ES-05 à antenne à balayage électronique (AESA). Mais attention l’avion est le plus petit, l’expérience nous montre qu’il est toujours plus complexe de modernisé un appareil n’ayant que peu de place libre.

Saab propose un travail de collaboration pour la mise à jour de l’ensemble de la flotte  des Gripen en services dans le monde et ceci en pleine collaboration avec l’aviation suédoise. L’offre est donc intéressante à la condition, que l’ensemble des clients du Gripen, désirent une telle modernisation. Il existe cependant une inconnue, la viabilité du constructeur SAAB sur le long terme !

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L’Eurofighter de Cassidian (ex EADS) :

L’avion le plus cher mais qui rentre malgré tout dans les chiffres. Le consortium européen offre un Eurofighter amélioré avec un radar plus puissant  la version CAPTOR-M. Cette version du radar fait partie de la tranche 3A qui prépare l’arrivée en 2016 du CAPTOR-E à antenne à balayage électronique qui pourra être montée en rattrapage. Cassidian offre un partenariat industriel fort avec ses sociétés comme Airbus, Eurocopter, CASA ainsi que les équipementiers du groupe.

Pourtant un risque existe en matière de collaboration du fait de la complexité du consortium Cassidian dont les procédures sont ralenties du fait de l’externalisation des chaines de montage aux quatre pays producteurs.

 

Le choix du partenariat :

Comme je l’écrivais dans mon dernier article sur le sujet, le choix du nouvel avion de combat revêt une double importance, un partenariat militaire sur le développement de l’avion à long terme (30 ans) et sur l’activité du tissus industriel. L’enjeu n’est pas seulement sécuritaire, mais sera vital en matière de places de travail, alors que nous vivons une période difficile en matière d’emploi !

Liens :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/10/21/eurofighte...

Photos : 1 Les tests selon Nicolas PUG  2 Rafale @ Dassault Aviation 3 Gripen et Gripen NG @ Saab 4 Eurofighter @ Aeronautica Militare

 

21.10.2011

Eurofighter, Gripen, Rafale le choix avant Noël !

 

 

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Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) soumettra au Conseil fédéral, avant la fin de cette année, la proposition de décision relative au type des nouveaux avions de combat.

Réalisation finale :

La phase final du choix du nouvel avion de combat vient de commencer, sur demande du Département fédéral de la défense (DDPS) les constructeurs aéronautiques, EADS/CASSIDIAN (Eurofighter ), Dassault Aviation (Rafale) et SAAB (Gripen) doivent actualiser leurs propositions au gouvernement suisse d'ici fin octobre, afin que ce dernier puisse effectuer son choix pour l'achat de nouveaux avions de combat. Cette actualisation prévoit une mise à jour technologique ainsi que du prix demandé pour 22 avions de combat avec l’équipement connexe.

Puis, le choix du DDPS sera soumis à la fin de l’année au Conseil fédéral pour validation puis sera entériné par le parlement. L’avion choisi devrait être commandés dans le cadre du programme d'armement 2012 ou 2013.

 

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Le DDPS en position de force :

Les trois constructeurs européens doivent absolument vendre et se retrouve face à une demande claire de la Suisse : 22 avions pour un budget maximum de 5 milliards de francs suisses, des spécificités avancées en matière de technologie et un partenariat cadre en ce qui concerne l’industrialisation et l’entrainement !

Pas de discussion en parallèle comme cela se fait sur d’autres marchés en cours, les trois concurrents connaissent les besoins et les limites de notre offre. Pour eux, il s’agit donc de répondre en tout point au cahier des charges, soit un appareil moderne capable de supériorité aérienne, attaque au sol tactique et capacité de reconnaissance (avion omnirôle) jusqu’en 2040. Partenariat industriel complet dépassant la valeur d’achat et entrainement conjoint.

Partenariat industriel une chance :

Armasuisse, le centre de compétence de la confédération pour les achats d'armes, attend des fournisseurs étrangers qu'ils concluent des achat en Suisse pour le 100% de la valeur des contrats.

Les affaires compensatoires sont les participations industrielles de toutes sortes en relation avec des achats d'armes à l'étranger pour notre armée. On les appelle aussi affaires "offset". C'est par elles que les dépenses d'acquisition d'armes sont balancées. Les offsets ont un grande impact économique, elles permettent un maintien de la compétitivité internationale de l'industrie suisse et contribuent au maintient de la place industrielle Suisse et à la défense de places de travail.

Les offsets directes sont les affaires compensatoires qui sont liées à la participation des entreprisses suisses à la production de biens militaires commandés à l'étranger. Des compétences et du savoir faire sont ainsi acquis, ce qui permet d'assurer l'entretien autonome de ces biens d'équipement, de permettre de garder leur valeur ainsi que de permettre de futures améliorations et contribuer à garder le potentiel industriel essentiel à une défense nationale.

Les offsets indirectes sont les compensations du fournisseur étranger, des contrats à l'industrie civile suisse, accès à des technologies de pointe, développement communs en relation à des transferts de technologie, accès à des nouveaux marchés etc. Nos hautes écoles en profitent aussi, ainsi que leurs étudiants, avec le transfert de savoir-faire et les possibilités de stages.

Les affaires compensatoires sont possibles dans douze branches, parmi lesquelles l'industrie des machines, du métal, électronique, horlogère, automobile, aviation légère et moyenne, informatique ainsi que la coopération avec les hautes écoles et la recherche.

Dans la phase d'évaluation d'une acquisition d'armement, les premiers éléments des offsets sont apportés par l'offre du fournisseur étranger. Ces portefeuilles d'offsets sont ensuite transmis aux entreprises suisses, complétés par armasuisse en matière de prescriptions de sécurité et de politique d'acquisition.

 

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Les programmes d’Offsets concerne plus de 300 entreprises de tous les cantons. Il bénéficierait non seulement aux industries de la défense, de l’aéronautique et du secteur spatial, mais aussi à des entreprises d’un grand nombre d’autres secteurs notamment civil.

Ces perspectives s’adressent également aux acteurs incontournables du processus d’innovation qui se situent en amont de la phase d’industrialisation : les instituts suisses de recherche comme l’ETH Zurich, l’EPF Lausanne ainsi que les universités cantonales. L’approche proposée contribuera à renforcer le «Pôle d’Excellence Aéronautique», réseau d’entreprises industrielles et de centres de recherche avec nos voisins et permettra de renforcer les liens déjà existants en matière de coopération du développement aéronautique.

 

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L’importance du choix, la valeur de l’investissement :

Un avion de combat coûte cher, mais ne voir en cela, qu’une luxueuse dépense est en soi, une grave erreur de jugement ! Un avion de combat représente un investissement à plus d’un titre : la sécurité, pour combler le départ à la retraite des vénérables F-5, appuyer en binôme les F/A-18 et garantir l’avenir des Forces aériennes une fois ces derniers devenu obsolètes.

Mais c’est aussi l’occasion grâce au partenariat exceptionnel en matière d’industrialisation de développer notre industrie et ceci justement, car nous sommes en période d’incertitudes. Jamais notre pays n’a eu, comme c’est le cas aujourd’hui, l’opportunité d’un partenariat aussi large en matière de recherche et développement (R&D). L’informatique, l’optronique, la communication les matériaux composites et la mécanique ne sont que la pointe de l’iceberg qu’un tel contrat peut rapporter non seulement dans le domaine militaire mais civil. N’oublions pas que les brevets qui en découlerons ouvrirons la voie à de nouvelles technologies dans une large palette de domaines.

Le choix du type d’avion de combat sera déterminant en matière de sécurité à l’avenir, mais aussi en ce qui concerne notre industrie et ses places de travail. L’avion devra être le meilleur techniquement et l’offre du constructeur répondre de manière complète et diversifiée en matière d’Offsets.

Le DDPS et le Conseil Fédéral doivent mesurer la responsabilité de leur décision et donner les moyens à notre pays d’aller de l’avant !

 

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Lien récent sur le sujet :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/10/02/d8dc9d4367261c1f838bc8c963734780.html

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/09/14/suisse-le-rafale-en-grand-favori.html

 

 

Photos : 1 badge des pilotes d’essais, réalisation Aviapic.ch (Laurent Baudillon, Christophe Moduli) 2 Rafale @ Dassault Aviation 3 Gripen @ SAAB 4 Eurofighter @ EADS

 

14.09.2011

Suisse : Le Rafale en grand favori ?

 

 

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Le Conseil National a voté ce jour le crédit nécessaire à l’acquisition de 22 nouveaux avions de combat, ce qui relance le programme d’achat! Je vous propose ici un petit rappel des trois concurrents ainsi que des offres de ceux-ci ! Les informations datent d’une année et il est évident que chacun des constructeurs pourra mettre à jour celles-ci, notamment en matière de technologie proposée et nous aurons l’occasion d’y revenir. Cependant, l’évaluation de 2008 reste valable et l’on peut aisément se baser sur elle.

Rappel :

Le processus d'appel d'offres en deux phases a commencé en janvier 2008 avec le premier appel d'offres envoyé par Armasuisse aux quatre avionneurs Boeing, Dassault, EADS et Saab. En avril 2008, Boeing a renoncé à présenter une offre (impossibilité de répondre en matière de transfert de technologie). Les essais en vol et au sol des trois candidats restant ont commencé en juillet 2008.

Les essais comportaient  une trentaine de vols par candidat. A cet effet, chaque fabricant met à la disposition d'Armasuisse deux biplaces dans la configuration souhaitée. Ces avions ont été pilotés par des pilotes d'essai d'Armasuisse et des Forces Aériennes, en présence d'un pilote d'essai du fabricant. Les appareils ont décollé généralement de l'aérodrome militaire d'Emmen. Les appareils ont également atterris sur les aérodromes militaires de Meiringen, Sion et Payerne. Les scénarios de tests étaient identiques pour les trois candidats avec comme objectif de tester ceux-ci en mode air-air, air-sol et «reco». L’intégration sur les infrastructures ainsi que le domaine de la maintenance ont été testés.

A propos du processus d’offsets :

Dans la phase d’évaluation des offres des concurrents pour la vente d’avions de combat, chaque fournisseur doit apporter des offres concrètes concernant les offsets. Ces portefeuilles d’offsets sont ensuite transmis aux entreprises suisses, complétés par Armasuisse en matière de prescriptions de sécurité et de politique d’acquisition.

Dans la phase de décision, les contrats d’acquisition et les contrats d’offsets sont préparés afin d’analyser la valeur des différentes offres. Cela influe l’évaluation globale de l’acquisition. Les flux des offsets directs et indirects sont fixés lors de cette phase.

Un programme d’offsets de plus de 2 milliards génère du travail pour 2.500 personnes durant de longues années. En ce qui concerne le Rafale, les offsets atteignent près de 6 milliards et le Gripen E/F 5,5 milliards et l’Eurofighter près de 8 milliards soit dans les trois cas un retour bien supérieur à la facture du nouvel avion de combat.

Résultats de l’évaluation :

Selon les résultats officiels transmis par Armasuisse le résultat des tests est le suivant :

1 Rafale

2 Eurofighter

3 Gripen C/D (le Gripen NG est proposé depuis, mais n’a pu participer à l’évaluation).

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Le Rafale en Favori :

Le partenariat industriel :

Les industriels du consortium Rafale International – constitué des sociétés Dassault Aviation, Snecma (Groupe Safra ) et Thales, MBDA et leurs sous-traitants sont en mesure de proposer à la Suisse une coopération industrielle et scientifique au bénéfice de l’ensemble de ses cantons.  Cette offre touche l’ensemble de la gamme des fournisseurs soit : le secteur militaire avec le RAFALE, mais aussi le secteur civil qui comprend : les programmes d’avions d’affaires Falcon, les moteurs civil de type CFM56 ainsi que l’avionique pour avions et hélicoptères. Certains éléments du Rafale sont déjà produits en Suisse (vitre cockpit, réservoir de carburant additionnel et plus récemment des éléments du radar Thales RBE2).

L’offre prévoit la sous-traitance de nombreux éléments structuraux, l’assemblage final et la maintenance  en Suisse pour l’ensemble du programme Rafale ainsi que la recherche et le développement. La fabrication de l’armement (missiles MICA) est également proposée ainsi que le développement du viseur de casque GERFAUT, sont également concernés les systèmes tel le système d’auto-protection SPECTRA ainsi que l’OSF deuxième génération.

Selon Dassault, le Rafale est l’avion qui convient le mieux à notre pays, car en tant que voisin la collaboration à la fois militaire et industriel en sont  favorisées. De plus, il faut savoir que la version la plus récente (F3+) testée en Suisse a répondu à 95% au cahier des charges et offres les possibilités suivantes :

  • capacité de vol en mode « Supercruise».
  • Courte distance de décollage.
  • Rayon d’action et capacité de vol prolongé permettant de longues missions de surveillance.
  • Rapide mise en oeuvre notamment par des soldats de milice.
  • Facilité d’intégration sur les ouvrages déjà construits.

Système multisenseurs proposé :

La version du Rafale proposée à notre pays est la plus récente disponible soit le standard 04T avec le câblage pour le missile METEOR, le pod Damocles XF et la nouvelle architecture IDM. L’appareil disposera :

  • Radar Thales AESA RBE-2AA .
  • Système d’autopotection SPECTRA.
  • D’un OSF (Optique Secteur Frontal) nouvelle génération.
  • D’une liaison 16 (Link16) de dernière génération (MIDS).
  • Système de fusion des données NCW (Net Centric Warfare).

En matière de propulsion et en fonction des possibilités, il n’est pas exclut qu’une  version plus puissante du SNECMA M-88 soit disponible (a confirmer en rapport avec le contrat des EAU).

 

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L’offre pour l’Eurofighter :

La coopération industriel

La coopération industrielle repose sur le groupe formé par les sociétés partenaires du programme Eurofighter que sont Alenia Aeronautica (Italie), BAE Systems (Grande-Bretagne) et EADS (Allemagne et Espagne), responsables du développement et de la production de l'Eurofighter. La société responsable du développement du moteur de l’Eurofighter est EUROJET GmbH, dont les actionnaires sont Rolls-Royce (Grande-Bretagne), MTU Aero Engines (Allemagne) Avio SpA (Italie) et ITP Industria de Turbo Propulsores SA (Espagne). De plus le  consortium Eurofighter est complété par plus de 400 sous-traitants internationaux et par leurs sociétés mères ou affiliées.

Selon EADS, l’Eurofighter un avion particulièrement adapté pour les missions en montagne et dans l’espace aérien particulier de la Suisse en répondant aux besoins suivants :

  • fortes pentes d’approche et de décollage des bases aériennes en altitude
  • distance de décollage extrêmement courte sans post-combustion, y compris à pleine charge
  • moins de nuisances sonores et de gaz d’échappement
  • capacité « Supercruise » (faculté d’atteindre la vitesse supersonique sans allumer la réchauffe), y compris à pleine charge
  • durée de vol prolongée dans les missions de police de l’air et de surveillance de l’espace aérien, ce qui permet de réduire la flotte nécessaire
  • arrivée extrêmement rapide dans la zone de mission.

Equipements :

Le système intégré de gestion de la mission et de l’armement de l’Eurofighter fusionne les données fournies par tous les divers senseurs et l’arrivée du radar AESA «CAPTOR-E». L’interface homme-machine optimisée «Carefree Handling» le décharge de certaines tâches. De plus, les afficheurs multifonctions, différents modes de pilotage automatique et un système de commande vocale permettent au pilote de se concentrer entièrement sur sa mission.

Système multisenseurs proposés :

  • Radar AESA CAPTOR-E.
  • Système PIRATE (Passive Infrared Airborne Tracking Equipement).
  • MIDS/Liaison 16 (Multifunction-Information-Distribution-System).
  • DASS Chaff/Flares (Defensive Aids Sub-System).
  • Pod de contre-mesures électroniques tractées.

 

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L’offre du Gripen :

Caractéristiques techniques :

Optimisé pour la Suède pour permettre sa mise en oeuvre par des soldats de milice, l’avion correspond parfaitement à la situation Helvétique. Le Gripen est de conception multi-rôles  et permet l’ensemble des missions prévues dans le cahier des charges : police aérienne, opération air-air & air-sol ainsi que la reconnaissance. L’avion apporte un développement en continu, il est validé pour l’ensemble des types de missiles occidentaux et autorise, de ce fait, le montage du même armement que sur les F/A-18 et sert actuellement de plateforme de tests pour le missile METEOR de prochaine génération. L’appareil sera développé et maintenu au niveau le plus avancé jusqu’en 2040 en collaboration avec la Suède et proposera l’ajout de nouvelles fonctions opérationnelles ainsi que de maintenance.

Le système d’armement du Gripen inclut des munitions de précision «intelligentes», telles que les bombes guidées par laser (LGB), et l’équipement de système infrarouge de détection par l’avant/illuminateur infrarouge (FLIR/LDP) qui leur est associé. Ces capteurs de cible avancés complètent les modes radar air-air et air-sol et la liaison de données tactique, donnant au Gripen une capacité d’attaque à la fois précise et souple.

Le Gripen est conçu et constamment mis à niveau en vue d’évoluer dans l’environnement de combat du 21e siècle, la guerre en réseaux centrés (Net Centric Warfare- NCW). L’avion sera doté d'un nouveau  systèmes tactiques, tels que le radar à balayage électronique AESA le «RAVEN ES-05», un nouveau système de communication satellitaire et un système électro-optique de détection des missiles en approche.

Commentaires :

A ce jour, le Rafale part en grand favori non seulement grâces à ses excellents résultats aux tests mais également par les offres en matière industrielles.  L’avion correspond à l’enveloppe budgétaire et offre d’excellentes perspectives de modernisation.  L’Eurofighter quant à lui s’améliore techniquement, mais souffre en matière de coûts ! Il est en effet le plus cher à l’achat et dépassera visiblement (selon le prix catalogue) le budget suisse, sa maintenance est également la plus onéreuse ! Le Gripen semblait très bien placé, mais la version C/D testée s’avère dépassée et le «NG» souffre pour l’instant de retard quant à sa mise au point et risque donc d’arriver trop tard, de plus il semblerait que l’offre industriel manque de garantie, du moins en apparences, l'offre suédoise reste très intéressante notamment avec l'adjonction du radar AESA et les possibilités de modernisation des appareils déjà en service !

Il faut néanmoins attendre la mise à jour des offres, mais il est vrai, que Dassault Aviation pourrait bien remporter l’offre et offrir à nos deux pays une nouvelle ère en matière de coopération aéronautique ! à Suivre ...

 

LES TROIS CANDIDATS SERONT EN DEMONSTRATION AU MEETING DE SION CE WEEKEND :

L’Eurofighter : le samedi 17 septembre à 16h30 et le dimanche 18  à 15h05.

Le Dassault Rafale : le vendredi 16 septembre à 14h35 et le samedi 17 à 15h00.

Le Gripen : le vendredi 16 septembre à 16h45 et le dimanche 18 à 13h30.

 

Mise à jour :

Le 30/09/11 (10H10) L’achat devant être porté d’ici au plus tard à 2014, les offres des trois candidats seront dès lors  échues (valable jusqu’à la fin de l’année). De fait, le Chef du DDPS va demander des offres retravaillées !
Chaque concurrent connaissant maintenant l’enveloppe de financement pourra donc ajuster selon ses possibilités ! Rien n’est dit, la bataille continue … !

Photos : 1 & 2 Le Rafale au Bourget @ Paul Marais-Hayer 3 L’Eurofighter au Bourget @ Paul Marais-Hayer 4 Gripen C/D à Emmen @ Hermann Keist


 

05.07.2011

Les Philippines cherchent un nouvel avion de combat !

 

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L’aviation militaire des Philippines doit se doter d’un avion de combat moderne d’ici 2015 ! C’est en ces termes que les responsables de l’aviation militaire se sont exprimés en fin de semaine dernière ! Les Forces aériennes du pays ne peuvent plus assurer elles-mêmes la surveillance de l’espace aérien sans l’aide des bâtiments de projection de l’US Navy qui assure régulièrement cette tâche avec un porte-avions dans la région.

 

 

Plus aucune  compétence air-air :

 

 Les Philippines ont mis à la retraite les sept derniers chasseurs Northrop F-5 A/B, en 2005 après 40 ans de service, actuellement l’appareil le plus moderne dans l’arsenal philippin est le SIAI Marchetti S-211, soit un appareil d’entrainement !

 

Le reste de la Philippine Air Force (PAF), outre, des hélicoptères Bell Huey  UH-1 se compose de «bons vieux» Bronco OV-10A servant essentiellement à l’appuis au sol des troupes.

 

Une petite flotte d’avions de combat modernes :

 

Les Forces armées des Philippines (AFP) son à court de moyens financiers et n’ont  d’autre choix que de faire avec les ressources existantes, y compris des chasseurs à réaction, cependant 

cette annonce intervient alors que les différents protagonistes de la mer de Chine du sud augmentent tous leurs dépenses militaire dans la région. La Chine et les Philippines revendiquent tous deux les îles Spratly. Les forces armées des Philippines ont d’ailleurs déclaré que neuf incursions « étrangères » ont été relevées dans les Spratly depuis février 2011.

 

De fait, le besoin de pouvoir assurer un minimum la  police aérienne au moins dans cette région est devenu nécessaire. Pour ce faire un cahier des charges, qui prévoit l’acquisition de 6 chasseurs  a été concocté par le ministre de la Défense philippin Voltaire Gazmin.

 

L’avion devra être  multi-rôles devra posséder une capacité de surveillance maritime. Les Philippines ne peuvent se permettre un appareil dont le prix avoisinera une fourchette 

entre 23 et 40 millions de dollars US. Précisons que l’avion pourra être neuf ou d’occasion.

 

 

Pas encore de réels candidats annoncés :

 

A l’heure de la publication de ces lignes, il n’y pas  encore d’annonce de la part des constructeurs, les Etats-Unis ont signifié quelques intérêts avec des F-16 d’occasions modernisés, le Suédois SAAB semble tenté également une offre avec des Gripen A/B également d’occasions.

 

Cependant les Phillippines pourraient aiguiser l’appétit  de nouveaux venu comme les Chinois avec le J-10 ou encore les Indiens avec le TEJAS. Et n’oublions pas Dassault qui pourrait éventuellement tenter de placer quelques Mirage 2000-9 ex-EAU en cas de vente du Rafale à ce pays !

 

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Photos :  1 Northrop F-5A philippin au musée @ 2 SIAI Marchetti S-21 @ PAF

 

 

08.06.2011

La Malaisie va remplacer ses MiG-29N !

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La Malaisie s’apprête à lancer un appel d’offre pour le remplacement de sa flotte actuel de MiG-29N « Fulcrum ». Les autorités de Kuala Lumpur ont annoncé la mise en place d’un programme sous le nom de MRCA (Multi-Role Combat Aircraft), qui devra déboucher sur l’acquisition de 18 appareils à l’horizon 2015. L’appareil choisit viendra compléter les F/A-18D en cours de modernisation (voir lien) et ensuite pouvoir compenser le départ de ceux-ci et de la flotte de SU-35MkM à l’horizon 2030 !

 

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Les moyens de la Royal Malaysian Air Forces (RMAF) :

 

La Royal Malaysian Air Forces (RMAF) dispose aujourd’hui de 8 Boeing F/A-18D « Hornet » en cours de modernisation ainsi que de 18 Sukhoi SU-30MkM. Concernant les  18 MiG-29N acquis au début des années 90, la RMAF en comptabilise encore 16 en activité.

 

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Lancement du programme MRCA :

 

Le programme de remplacement des Mig-29N n’en est encore qu’à ses débuts, le Ministre de la Défense Datuk Seri Dr Ahmad Zahid Hamidi faisait remarquer hier que le financement de l’achat qui devrait se chiffrer en milliards de ringgit n’était pas encore bouclé. De plus, il restait encore à publier le cahier des charges (Request For Proposal) afin de pouvoir faire une pré-évaluation sur le papier des divers prétendants. Et d’ajouter que le choix ne sera pas seulement militaire, mais dépendrait également des possibilités de transfert en matière de technologie.

 

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Déjà des prétendants :

 

Si par le passé la Malaisie n’a pas toujours pu se doter des derniers systèmes et notamment des codes sources, car considérée comme moyennement «  sûre » ce pays compte bien aujourd’hui doter sa Force aérienne d’un  nouveau vecteur particulièrement moderne et complet. Si l’appel d’offre  n’est pas encore officialisé, les principaux constructeurs se mettent déjà en ordre de marche afin de se tenir prêt !

 

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Les Russes de Sukhoi mettent déjà en avant le SU-35 arguant que celui-ci reste moins cher  et supérieur aux aéronefs occidentaux et  offrant un complément  aux actuels SU-30 MkM. Du côté des occidentaux, Dassault se prépare avec le Rafale et annonce l’ouverture d’une représentation à Kuala Lumpur d’ici la fin de l’été. EADS se prépare également avec l’Eurofighter et SAAB avec le Gripen NG. Aux Etats-Unis, seul Boeing a manifesté de l’intérêt pour l’instant et proposera certainement le F/A-18 Super Hornet, Lockheed-Martin n’ayant pour l’instant pas encore réagit à l’éventualité d’offrir le F-16 Block 50. Reste une inconnue concernant la Chine, celle-ci se lancera-t-elle dans  la course avec le J-10 « Super Dragon Véloce » et ou une version clonée du SU-27 ?

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Lien sur la modernisation des Hornet malaisiens :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/05/18/la-malaisi...

 

Photos : 1 MiG-29N Malaisien@Peter de Jong 2 SU-35 @Sukhoi 3 Rafale @Dassault Aviation 4 Eurofighter @ Eurofighter/EADS  5 F/A-18 Super Hornet @Boeing 6 Gripen NG@ SAAB

 

 

 

28.04.2011

L’Inde choisira entre le Rafale et L’Eurofighter !

 

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Le Gouvernement indien a annoncé aujourd’hui la création d’une « short list » dans le cadre du programme MMRCA (Medium Multi-Role Combat Aircraft), celle-ci comprend deux avions soit : le Rafale de Dassault Aviation et l’Eurofighter du consortium européen, dont EADS Cassidian et BAE System. Annoncé par le ministère de la Défense indien aujourd’hui, ce contrat porte sur la fourniture de 126 appareils de combat pour l’Indian Air Force (IAF). Cependant ce nombre pourrait monter jusqu’à 220 avions.


Un gros contrat :


Le contrat est estimé à environ 11 milliards de dollars US. Les dix-huit premiers chasseurs devraient être construits dans le pays d’origine de l’appareil tandis que le reste sera produit par Hindustan Aeronautics Limited en Inde.


Le contrat se négocie désormais autant sur les capacités des appareils que sur la face politico-économique de la commande. En effet l’Inde espère aussi des contreparties économiques. Le marché devrait être conclu en juillet prochain mais les retards pourraient repousser la signature du contrat en mars 2012. Cela fait quatre ans que l’Inde attend son nouveau chasseur mais les retards n’ont fait que se succéder depuis la première compétition en 2007.

 

La politique s’en mêle :

 

Ce marché a mobilisé rien moins que le président Nicolas Sarkozy et ses homologues américain Barack Obama et russe Dmitri Medvedev.


Les perdants :


Les autres appareils de la compétition, le F/A-18 Super Hornet de Boeing, le F-16 Super Viper de Lockheed Martin, le MiG-35 de Russian United Corporation et le Gripen NG du suédois SAAB, n’ont pas satisfait les critères techniques du cahier des charges et n’ont donc pas été retenus pour la suite du contrat.

 

Le programme MMRCA :


Le programme MMRCA a été lancé en août 2007 après six années de longues  réflexions. Le cahier des charges détaillant les conditions de vente, le transfert de technologie, la maintenance et la production sous licence des appareils a été remis aux six constructeurs concurrents soit : le russe Mikoyan-Gourevitch avec le MIG-35, le français Dassault avec le Rafale, l’européen EADS avec l’Eurofighter Typhoon, le suédois SAAB avec le Gripen NG et les américains Boeing F/A-18 E/F Super Hornet et Lockheed Martin F-16  Super Viper.

 

L’avion choisit devra pouvoir assurer le lien de supériorité aérienne que couvre les Sukhoi Su-30 au niveau de la basse et de la moyenne altitude de manière sectoriel. L’avion devra être livré au  standard le plus haut disponible.

 

L'Inde compte déployer les appareils non loin de ses frontières de l'ouest et du nord-est, face au Pakistan et à la Chine. New Delhi redoute que Pékin ne tente de l'encercler stratégiquement, les deux nouvelles puissances économiques étant en concurrence aussi sur l'accès aux ressources de la planète.

 

A suivre donc, le dernier épisode entièrement européen  de ce feuilleton entre le Rafale et l’Eurofighter !!

 

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Liens sur le sujet : L’Inde va remplacer ses Mig-21 :

 

 http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/08/19/l-inde-va-...

 

Photos : Rafale @ Paul Marais-Hayer  2 Eurofighter @Eurofighter

 

 

20.04.2011

FA : Nouvel avion de combat et peut-être modernisation des F-5 ?

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Le DDPS examine la planification globale des Forces aériennes en vue de combler les lacunes dans la défense aérienne, le chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), le conseiller fédéral Ueli Maurer, a chargé l’armée et armasuisse de revoir dans son ensemble la planification de l’armement des Forces aériennes et d’examiner la faisabilité d’une modernisation des avions de combat de type Tiger F-5.

La décision du Conseil fédéral de reporter l'achat d'avions de combat destinés au remplacement partiel des Tiger F-5 crée une dangereuse lacune dans le domaine de la défense aérienne. Des interventions parlementaires pourraient éventuellement accélérer l'acquisition de nouveaux appareils. Indépendamment de cela, l'armée et armasuisse doivent élaborer, dans le cadre d'une planification prévisionnelle, des bases pour la prise de position au niveau politique.

Il s'agit de présenter une vue d'ensemble de la mission, des moyens et de l'engagement des Forces aériennes pour les 15 à 20 prochaines années ainsi que les acquisitions d'armement nécessaires en l'occurrence.

A cet égard, armasuisse doit présenter d'ici fin 2011 une étude établissant s'il est possible de moderniser les avions de combat de type Tiger F-5. Cette étude de faisabilité a été demandée par le chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), le conseiller fédéral Ueli Maurer.

L'objectif prioritaire est de garantir les capacités opérationnelles des Forces aériennes. L'armée ne peut pas se permettre de lacunes dans le cadre de l'accomplissement de sa mission dans la troisième dimension. Aujourd'hui, il n'est possible d'engager les F-5 Tiger que de jour et par bonne visibilité.

Des F-5 Tiger modernisés permettraient d'appuyer, et ainsi de décharger, la flotte des 33 F/A-18 Hornet dans l'exécution de ses tâches de police aérienne. Cette modernisation aiderait à combler les lacunes d'ici à un éventuel remplacement partiel des Tiger. Ce dernier aura vraisemblablement lieu au plus tôt en 2019 et les nouveaux appareils seraient alors disponibles vers l'horizon 2025.  

Le mandat de Conseil fédéral adressé en automne 2010 et demandant au DDPS et au Département fédéral des finances de sonder d'ici à la fin 2011 les possibilités de financement d'un remplacement partiel des Tiger est maintenu.

 

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Photos : 1 F5-E  2 F/A-18C @ David Studer

20.02.2011

F-35 & Super Hornet pour la Suisse ?

 

 

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Assisterons nous à un retour des avionneurs américains dans le cadre d’un futur achat d’avions de combat  en Suisse ? C’est du moins une des options possibles en fonction du calendrier, le Chef des Forces aériennes Markus Gygax ne l’exclut pas ! Analyse et vision :

Hier dans l’édition de la NZZ, notre Chef des Forces aériennes a exposé sa vision :

Pour le Patron de l’aviation militaire, les trois actuels candidats que sont le Rafale, le Gripen NG et l’Eurofighter sont d’actualité pour autant que le Conseil Fédéral lance l’acquisition d’une première tranche d’avions au plus tard d’ici 2015, passé ce délai, il faudra sérieusement envisager  d’ajouter deux autres appareils, soit le Lockheed-Martin F-35 et le F/A-18 E/F Super Hornet.

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Décision au plus tard en 2015 !

L’été, le Conseil fédéral a décidé que par  manque d'argent, il fallait retarder l'acquisition de nouveaux avions de combat. Une décision est attendue à l'automne 2015 au plus tard. A cette date,  L'évaluation préalable de trois fournisseurs ne devrait pas être obsolètes, déclare Markus Gygax, cependant une évaluation complémentaire devra être réalisé, celle-ci sera moins longue et moins coûteuse que la première. D’ailleurs, les crédits n’ayant été utilisé à ce sujet qu’à 50%, le problème ne se pose pas davantage.

Il faut noter que d’ici là, les trois fournisseurs européens auront l’occasion d’ajuster leurs offres, en tenant compte des évolutions technologiques du moment.

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Une nouvelle flotte opérationnelle d'ici 2021 :

À la fin de 2011, la Défense et le ministère des Finances ont présenté au Conseil fédéral un plan de financement, dans le but de pouvoir obtenir une nouvelle flotte à partir de 2020, dès lors les 54 avions de combat de type F-5 restant encore en service (110 au total) pourront être relevés de leurs fonctions. Les F/A-18 C/D Hornet continueront à être en service jusqu’en 2030, la nouvelle flotte prendra dès 2021 progressivement la relève en première ligne des Hornet et assureront au-delà de 2030 la suprématie aérienne pour notre pays.

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Prévoir les indécisions politiques :

Le Chef des Forces aériennes, anticipe donc un nouveau retard de choix éventuel de nos politiques et envisage donc, la possibilité d’ajouter de nouveaux candidats à l’évaluation en cas de  nouveau report. Le Lockheed F-35 arrivera alors à maturation et le Super Hornet disposera d’une modernisation avancée. Ces deux appareils pourraient donc devenir des concurrents sérieux !

Commentaires :

L’idée de notre Chef de l’aviation pourrait paraître paradoxale étant donné que Boeing s’était retirer de l’offre au printemps 2008. Pourtant, des signes montrent notamment avec le Brésil que les Etats-Unis semblent progressivement lâcher du lests en matière de transferts de technologies et surtout en matière de partenariat industriel.

Rappelons ici que notre pays à changer d’optique en matière d’achat militaire en remplaçant les compensations industrielles par des «Offsets» soit une entrée directe dans un partenariat de recherche & développement de l’appareil acheté. Ce système permet d’engranger un retour sur investissement nettement plus intéressant ! Pour exemple, l’achat de 22 avions de combat entre 3,5 et 4 milliards permet un retour de l’ordre de 5,5 à 8 milliards pour l’industrie suisse !

Le Patron de l’aviation anticipe donc non seulement le point de vue technologique mais politique et économique d’un tel achat ! Certes, reste encore à voir si les USA peuvent se montrer aussi généreux que nos voisins européens !

 

 

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Liens  nouvel avions de combat evaluations :

http://psk.blog.24heures.ch/tag/nouvel+avion+de+combat

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/01/16/nac-second...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/12/07/nac-les-en...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/08/26/avion-de-c...

 

Photos : 1 Lockheed-Martin F-35@ Lockheed-Martin 2 Boeing F/A-E/F Super Hornet@ Boeing 3 Rafale 4 Gripen 5 Eurofighter@ Hermann Keist.

 

23.06.2010

Rafale pour la Suisse, le programme de Dassault

 

 

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Troisième est dernier volet sur le sujet, je vous présente ici l’offre de Dassault concernant l’avion Rafale pour notre pays. Après les dernières informations sur l’offre du Gripen puis de l’Eurofighter, le tout agrémenté des régulières mises à jour sur le sujet politique il ne manquait plus que cet ultime opus. Retrouvez également en bas de sujet les différents liens triés sur ce copieux feuilleton.

Le partenariat industriel :

Les industriels du consortium Rafale International – constitué des sociétés Dassault Aviation, Snecma ( Groupe Safran ) et Thales –, MBDA et leurs sous-traitants sont en mesure de proposer à la Suisse une coopération industrielle et scientifique au bénéfice de l’ensemble de ses cantons.  Cette offre touche l’ensemble de la gamme des fournisseurs soit : le secteur militaire avec le RAFALE, mais aussi le secteur civil qui comprend : les programmes d’avions d’affaires Falcon, les moteurs civil de type CFM56 ainsi que l’avionique pour avions et hélicoptères.

Certains éléments du Rafale sont déjà produits en Suisse (vitre cockpit, réservoir de carburant additionnel et plus récemment des éléments du radar Thales RBE2).

L’offre prévoit la sous-traitance de nombreux éléments structuraux, l’assemblage final et la maintenance  en Suisse pour l’ensemble du programme Rafale ainsi que la recherche et le développement. La fabrication de l’armement (missiles MICA ) est également proposée ainsi que le développement du viseur de casque GERFAUT, sont également concernés les systèmes tel le système  d’auto-protection SPECTRA ainsi que l’OSF.

La France garantit à la Suisse un accès  à toutes les technologies mises en œuvre dans cet avion y compris les outils de développement, les codes sources et ainsi qu’aux données les plus sensibles.

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Optimisation pour la Suisse :

Selon Dassault le Rafale est l’avion qui convient le mieux à notre pays, car en tant que voisin la collaboration à la fois militaire et industriel en sont  favorisées. De plus, la version la plus récente (F3+) testée en Suisse a répondu à 95% au cahier des charges et offres les possibilités suivantes :

  • capacité de vol en mode « Supercruise».
  • Courte distance de décollage.
  • Rayon d’action et capacité de vol prolongé permettant de longues missions de surveillance.
  • Rapide mise en oeuvre notamment par de soldats de milice.
  • Facilité d’intégration sur les ouvrages déjà construits.

Système multisenseurs proposé :

La version du Rafale proposée à notre pays est la plus récente disponible soit le standard F3+ (parfois identifié F4) cette version n’est pas encore en service, mais a été commandée par l’Armée de l’air et la Marine fin décembre 2009 à 60 exemplaires. L’appareil dispose :

  • Radar Thales AESA RBE-2AA .
  • Système d’autopotection SPECTRA.
  • D’un OSF (Optique Secteur Frontal) nouvelle génération.
  • D’une liaison 16 (Link16) de dernière génération (MIDS).
  • Système de fusion des données NCW (Net Centric Warfare).

En matière de propulsion et en fonction des possibilités, il n’est pas exclut qu’une  version plus puissante du SNECMA M-88 soit disponible (a confirmer).

Coopération militaires pour l’entraînement :

La Suisse s’entraîne déjà régulièrement avec l’armée de l’Air française (ravitaillement en vol et exercice EPERVIER) dans le cas de l’acquisition du Rafale par notre pays, nos pilotes disposeraient également des simulateurs de vol ainsi que de plusieurs secteurs d’entraînement en territoire français. De plus, la base aérienne 113 de Saint-Dizier serait ouverte pour nos pilotes.

Commentaires :

Bien que n’étant pas favoris au début des essais, la version F3+ a su démontrer ses excellentes capacités et répondre de manière exemplaire au cahier des charges. De plus, les gens de Dassault ont su mener une remarquable campagne tant sur le plan technique que relationnel. Le Rafale dispose aujourd’hui de nombreux atouts qui pourraient très bien le faire remporter le marché Helvétique !

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Retrouvez les différents liens :

Liens offres Gripen & Eurofighter :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/01/25/gripen-pou...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/03/23/eurofighte...

Liens sur le sujet politique & industriel :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/06/06/avions-de-...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/10/26/avions-de-...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/05/17/avion-de-c...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/11/07/nouvel-avi...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/06/01/nac-remise...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/04/20/nac-second...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/06/17/nouvel-avi...

 

Les essais :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/11/18/nac-essais...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/11/06/arrivee-de...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/30/rafale-fin...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/09/nac-les-ra...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/08/19/fin-des-es...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/08/05/essais-du-...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/07/24/arrivee-de...

 

Photos : 1 Essais Rafale à Emmen ici en compagnie du Hornet. @Milan Rohrer. 2 De face  3 en duo @Dassault

 

17.05.2010

Avion de combat les enjeux économiques :

 

 

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Le programme de remplacement partiel de la flotte de F-5 (TTE) semble actuellement suspendu à la décision finale du Conseil Fédéral, qui pourraient tomber avant la fin de l’année. Deux options sont possibles, confirmation de l’achat dans les deux prochaines années ou report de l’acquisition et donc du choix d’ici 2015. Ce qui, dans cette configuration ne permettrait plus de parler de remplacement des F-5, mais bien de la préparation au départ progressif des F/A-18 d’ici 2025 ! Quoi qu’il en soit, voici le dernier volet de cette saga typiquement helvétique, consacrée aux enjeux économiques de ce futur contrat.

Avion de combat : un  moteur économique :

Si par le passé, le principe des compensations étaient de mise, cette fois-ci il s’agit de mettre en place un véritable partenariat industriel avec le constructeur et les nombreux équipementiers de l’avion choisit. De ce fait, les trois constructeurs ont dû étoffer leurs offres    d’un dossier complet à ce sujet et entreprendre, un travail de tissage de liens avec les divers industriels suisses. Car en effet, si la Confédération n’injectera pas directement le montant de la facture (probablement sensiblement supérieur aux 2,2 milliard) dans le secteur privé, les programmes visant le développement de l’avion ainsi que l’ensemble des possibilités offertes en parallèle dans le domaine de l’aéronautique seront largement supérieur à la facture. En effet, les montants garantit par les trois constructeurs sont très supérieurs, soit de 4,5 à 8 milliards !

En période de récession, ce marché important fait souffler un vent d’espoir sur l’industrie suisse, notamment aux PME de Suisse romande et du Tessin. Il est important de rappeler qu’il n’y aura pas de nouvel avion «Helvétisé», comme ce fut le cas pour le F/A-18. Le modèle qui sera retenu existera déjà et sera livré au niveau du standard technique le plus élevé et le même que  fournit  au pays constructeur.

C’est dans le domaine des participations industrielles indirectes que se situe l’enjeu. En effet, le cahier des charges transmis par Armasuisse aux trois avionneurs en lice (EADS, Gripen et Rafale) comprend une part de commandes de 45% devant être confiée à des entreprises de Suisse romande, le reste avec  la Suisse allemande  !

Un transfert technologique à haute valeur ajoutée :  matières métalliques, machines et mécaniques, électronique et électromécanique, optique, horlogerie (pour l’usinage de pièces non destinées aux montres, exemple), véhicules/ camions et chemin de fer, gomme et plastique, chimie et, cela va de soi, aéronautique.

De la recherche fondamentale à la production industrielle, on touche ici un vaste éventail de domaines: mécanique de précision, aérodynamique, simulations, robotique, électronique et optique, équipements industriels, machines-outils, automatismes, logiciels, composants spéciaux, etc. Ce programme permet d'utiliser le savoir-faire suisse afin de faire participer son industrie directement à la production, au soutien et aux développements futurs de l’avion choisit.

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Déjà des exemples concrets :

Les trois constructeurs ne livrent donc pas seulement une bataille aérienne, mais également en matière de partenariat commercial. Prenons par exemple, le cas de Dassault :  des accords de partenariat ont été signés avec les acteurs majeurs de l'aéronautique en Suisse (RUAG, PILATUS), mais aussi avec d'autres sociétés (PRECICAST, MECAPLEX, CONDOR, JEAN GALLAY, SAUTER BACHMANN ...), qui sont impliquées dès à présent dans les programmes du Rafale et de la gamme de jet privé  Falcon, ainsi que dans les programmes de moteurs d'avions et d'hélicoptères.

Ces perspectives s'adressent également aux acteurs incontournables du processus d'innovation qui se situent en amont de la phase d'industrialisation, à savoir : les instituts suisses de recherche comme l'ETH Zurich, l'EPF Lausanne. L'approche proposée contribue à renforcer le "Pôle d'Excellence Aéronautique", réseau d'entreprises industrielles et des centres de recherche franco-suisse, mis en place par les sociétés Dassault Aviation, Thales et Snecma.

 

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300 sociétés suisses concernées :

Au total, c’est plus de 300 sociétés suisses qui sont directement concernées par les programmes industriels qui découleront directement de l’achat de l’avion de combat. Sans oublier que chaque brevet pourra ensuite être utilisé dans d’autre programme aéronautique et spatial. On pense par exemple à des systèmes développés qui pourront ensuite trouver acquéreur chez d’autres constructeurs d’avions, sans oublier que des solutions trouveront également des débouchés dans l’automobile, les trains, la médecine et l’informatique de tous les jours. Notre pays a perdu beaucoup de places de travail dans les secteurs industriels comme le textile et la métallurgie, par contre les domaines de hautes technologies drainées par le développement de l’aéronautique et spatial dans notre pays sont en pleine expansion, ce projet donnera un sérieux coup-de-pouce pour l’avenir dans ce secteur très prometteur.

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Liens sur le nouvel avion de combat :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/01/25/gripen-pou...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/10/26/avions-de-...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/11/07/nouvel-avi...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/06/01/nac-remise...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/04/20/nac-second...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/20/nac-les-es...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/08/05/essais-du-...

 

Photos : 1 Les deux concurrents favoris (Gripen E/F, Rafale F3+) ici avec les couleurs suisses 2 Montage d’un Gripen 3 Carte des entreprises concernées 4 Travail sur  un réacteur.

 

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