25.01.2010
Gripen pour la Suisse, SAAB se dévoile un peu plus !
![RYKbBTwe[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/02/00/60637456.jpg)
Si la décision sur le choix du remplacement partiel de la flotte des F-5 (TTE) n’est pas encore connue, dans l’attente de celle-ci, le constructeur SAAB dévoile une série d’ infos complémentaires, sur son site web, concernant l’offre pour la Suisse. Pas moins de 9 pages sont consacrées à celle-ci depuis ce Week-end ! Je vous propose ici une synthèse des points les plus intéressants :
Les Coûts :
SAAB prévoit le coût de cycle de vie le plus faible pour une durée d’au moins 30 ans et ceci du fait que l’avion est un mono-réacteur. De plus, le coût d’achat de celui-ci reste inférieur à ses deux concurrents ce qui permettra d’acheter davantage d’appareils complètements équipés et de respecter l’enveloppe financière établie.
- les importants avantages en termes de coûts de maintenance et de consommation de carburant grâce à l’efficacité de la conception mono-réacteur,
- le personnel relativement réduit nécessaire à la maintenance,
- la taille du Gripen, qui correspond à celle du F-5 Tiger et permet d’utiliser les infrastructures existantes sans modifications onéreuses,
- le temps moyen comparativement long entre deux pannes,
- le temps moyen de réparation comparativement faible,
- les mises à niveau techniques qui s’effectuent, pour la plupart, sur une base logicielle, n’entraînant que peu de modifications matérielles.
Le coût des 22 avions de combat Gripen, calculé sur l’ensemble de leur durée de vie, serait inférieur d’environ deux milliards de francs à celui d’une flotte comparable fournie par les concurrents.
Caractéristiques techniques :
Optimisé pour la Suède pour permettre sa mise en oeuvre par des soldats de milice, l’avion correspond parfaitement à la situation Helvétique. Le Gripen est de conception multi-rôles, est permet l’ensemble de missions prévues dans le cahier des charges : police aérienne, opération air-air & air-sol ainsi que la reconnaissance. L’avion permet un développement en continu, il est validé pour l’ensemble des types de missiles occidentaux et permet de ce fait le montage du même armement que sur les F/A-18 et sert actuellement de plateforme de tests pour le missile METEOR de prochaine génération. L’appareil sera développé et maintenu au niveau le plus avancé jusqu’en 2040 en collaboration avec la Suède et permettra l’ajout de nouvelles fonctions opérationnelles ainsi que de maintenance.
Le système d’armement du Gripen inclut des munitions de précision «intelligentes», telles que les bombes guidées par laser (LGB), et l’équipement de système infrarouge de détection par l’avant/illuminateur infrarouge (FLIR/LDP) qui leur est associé. Ces capteurs de cible avancés complètent les modes radar air-air et air-sol et la liaison de données tactique, donnant au Gripen une capacité d’attaque à la fois précise et souple.
Le Gripen est conçu et constamment mis à niveau en vue d’évoluer dans l’environnement de combat du 21e siècle, la guerre en réseau centrée (Net Centric Warfare – NCW). L’avion sera doté de nouveau de systèmes tactiques, tels que le radar à balayage électronique AESA, un nouveau système de communication satellitaire et un système électro-optique de détection des missiles en approche.

Coopération Suisse/Suède :
La Suède fait les offres suivantes qui permettraient aux deux pays de réaliser des économies substantielles:
- Entraînement conjoint de pilotes.
- Maintenance conjointe des avions de combat.
- Utilisation partagée des simulateurs.
- Achats groupés d’armements.
L’armée de l’air suédoise met en outre à disposition une zone d’entraînement plus vaste que la Suisse dans le nord de la Suède, exempte de contraintes, notamment en ce qui concerne le bruit et les vols de nuit.
La Suède offre à la Suisse un partenariat dans le programme de mise en pool des pièces de rechange du Gripen qui se traduirait par de substantielles économies en termes de stockage et de maintenance.
Toutes ces opportunités de coopération qui s’ouvrent aux deux pays ne compromettent en rien leur neutralité et leur non-alignement.
Saab garantit des partenariats industriels et sauvegarde des emplois durables: Saab a présenté une offre de large partenariat avec l’industrie suisse et diverses institutions de recherche et de technologie. Si la Suisse optait pour le Gripen, Saab garantirait un volume d’affaires d’au moins 2,2 milliards de francs, ce qui correspond à la valeur du contrat d’acquisition de l’avion de combat. Ceci concerne, la recherche, le développement et l’industrialisation.
Ce programme de Saab, qui surpasse toutes les exigences d’armasuisse, permettrait de sauvegarder ou de créer des emplois dans plus de 300 entreprises dans tous les cantons. Il bénéficierait non seulement aux industries de la défense, de l’aéronautique civile et du secteur spatial, mais aussi à des entreprises d’un grand nombre d’autres secteurs.
Commentaires :
Ces lignes ne changeront rien au choix de l’avion, mais il est intéressant de constater que les suédois à quelques jours ou semaines de la décision choisissent de se montrer plus communicatif du point de vue du public. Mieux, si vous avez lu mes précédent billets sur le sujet (voir liens), ces informations confirment ce que j’avançais comme options sur cet avion en matière de proposition (équipements, radar, armements, développement) et qu’il s’agit bien pour SAAB de proposer une version très améliorée du Gripen actuel, qui fera référence en matière de modernisation.
Il serait intéressant que les deux autres constructeurs nous soumettent également de nouvelles infos.. !

Liens :
Les nouvelles pages SAAB Gripen pour la Suisse :
http://www.gripen.com/fr/GripenFighter/Gripen_for_Switzer...
Le dossier des essais concernant les trois concurrents :
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/10/26/avions-de-...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/11/07/nouvel-avi...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/10/23/avion-de-c...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/06/01/nac-remise...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/04/20/nac-second...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/01/16/nac-second...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/11/06/arrivee-de...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/30/rafale-fin...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/20/nac-les-es...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/08/05/essais-du-...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/07/24/arrivee-de...
Photos : 1 Gripen C à Emmen lors des essais. @ Hermann Keist 2 Gripen & F/A-18 lors des essais @ Forces aériennes suisses. 3 Gripen D @ SAAB Gripen - Stefan Kalm.
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07.11.2009
Nouvel avion de combat : actualisation des offres!

Le 6 novembre, les trois avionneurs Dassault, EADS et Saab ont remis dans les délais à armasuisse leur offre actualisée dans le cadre du projet de remplacement partiel de la flotte de Tiger (TTE).
L'actualisation des offres est nécessaire en raison de la prolongation des délais par rapport au calendrier initialement prévu. Outre le renchérissement, les éventuels développements techniques doivent aussi pouvoir être pris en compte dans la procédure d'évaluation, c'est pourquoi les fabricants ont été priés de mettre à jour leurs offres.

Le 21 octobre 2009, le Conseil fédéral a décidé le maintien du calendrier du projet de remplacement partiel de la flotte de Tiger ( TTE ). Le Rapport sur la politique de sécurité sera vraisemblablement prêt au printemps 2010. La réalisation du projet d'acquisition devrait être demandée avec le programme d'armement 2011. Le rapport d'évaluation, qui servira de base au choix du type, devrait exister comme prévu en décembre 2009.
Mesures du bruit
Les mesures du bruit réalisées dans le cadre des essais en vol en 2008 ont été analysées. Le DDPS informera sur les résultats dans le cadre d'une conférence de presse, à Berne. Des séances d'information régionale dans les communes des aéroports avec mouvements de jets sont également prévues. Une invitation à ces manifestations, au début décembre, sera encore envoyée.
Info DDPS

Liens déjà publiés :
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/10/26/avions-de-...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/10/23/avion-de-c...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/06/01/nac-remise...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/04/20/nac-second...
Photos lors des tests en Suisse : 1 SAAB Gripen, 2 Dassault Rafale, 3 EADS Eurofighter. @ Armasuisse.
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26.10.2009
Avions de combat : le complément d'information
En complément de mon derniers article sur le sujet du "Nouvel avion de combat", je vous transmets ici une série d'informations complémentaires avec notamment un tableau des coûts avec mise à jour :
Des quiproquos des milieux politiques au sujet de l’acquisition des avions de combats ainsi que les commentaires erronés dans les médias ont causé confusion et irritation dans le public. Nous informons ci-après sur les coûts de ce système d’arme pour la protection de la Suisse face à des menaces aériennes et rectifions les fausses informations.
Le financement du remplacement partiel du Tiger (TTE)
Selon la planification à long terme du financement de l’armée (Masterplan), la somme de 4 mia de CHF prévue en 2004 pour l’achat futur de 33 nouveaux avions de combat pour remplacer les 54 Tiger F-5 vieillissants était correcte. La planification 2006 indiquait le montant de 3 – 5 mia. En 2007, le montant a été réduit une première fois à 2.7 mia et en 2008 une nouvelle fois à 2.2 mia.
Le conseiller fédéral Ueli Maurer a donc hérité de l’enveloppe de 2.2 mia pour l’acquisition de nouveaux avions de combat. Cette somme ne permet tout simplement pas l’achat de 33 avions.

Le prix du remplacement partiel du Tiger (TTE)
Les fabricants ont eu la possibilité de faire en plus de l’offre pour 33 et 22 unités, une offre portant sur un nombre à définir par eux-mêmes pour le somme de 2.2 mia de CHF.
Ni la Confédération ni ses instances concernées n’ont parlé des coûts globaux d’utilisation de ce système d’arme pour toute sa durée de vie (env. 40 ans).
A propos du coût d’acquisition de 2.2 mia, il n’y a pas de « surprise » contrairement à ce qui est suggéré par les médias faisant référence à des déclarations de politiciens. Qui traite la thématique des systèmes d’armes fait la distinction entre le coût unique d’acquisition et les coûts d’exploitation générés durant toute la durée de vie du système d’arme. Ces derniers ont un rapport connu avec les premiers : coût d’acquisition x facteur trois.

Le coût global du TTE
Le coût global couvrant toute la durée d’utilisation ne figurait pas jusqu’ici dans les contraintes d’acquisition de la Confédération. D’ailleurs jamais une telle somme globale n’a fait l’objet d’une votation populaire (combien nous coûte une NLFA dont la durée de vie est de 100 ans ?).
Ainsi, comme on a pu le lire dans la presse, le fait d’opposer les chiffres de 7 mia pour 22 avions ou de 4 mia pour 12 au coût d’acquisition de 2.2 mia est faux.
Les estimations rudimentaires d’un « coût global » comprenant le montant unique d’acquisition augmenté des frais de maintenance, d’exploitation, d’engagement ainsi que des coûts prévisibles de modernisation et d’augmentation des performances d’engagement est une construction floue qui ne se justifie ni pour des motifs organisationnels d’acquisition, ni par des impératifs monétaires liés à ce processus.
Par contre, d’importants facteurs technologiques, économiques et financiers ne sont pas pris en compte comme, p. ex. les affaires compensatoires exigées du fabricant (portefeuille du programme industriel suisse) à hauteur du coût d’acquisition de 2.2 mia, mais aussi les amortissements sur toute la durée d’utilisation. Autre aspect qui est totalement ignoré : l’acquisition et le développement d’un avion de combat de la nouvelle génération vont de pair avec un transfert technologique vers l’industrie suisse.
Les frais d’exploitation d’un nouvel avion de combat
Les nouveaux avions de combat ne deviendront pas non plus un « gouffre financier » en raison de « coûts d’exploitation incontrôlables ». Les fabricants ont fourni à Armasuisse une offre partielle complémentaire portant sur les coûts d’exploitation de leur avion.
Les coûts d’exploitation des trois types d’avions offerts sont connus car déjà éprouvés à l’engagement depuis plusieurs années auprès de diverses forces aériennes. D’ailleurs, ces dernières attestent que les nouveaux avions de combat ont des coûts d’exploitation en diminution pour une disponibilité opérationnelle nettement améliorée. (C’est p. ex. le cas dans la Luftwaffe allemande en comparaison avec l’avion de combat Mig 29).
L’ajournement de l’acquisition
Une acquisition d’un avion de combat dure aujourd’hui de 7 à 10 ans. En cas d’un ajournement de trois ans, toute l’évaluation serait obsolète et les investissements consentis à ce jour perdus. On devrait recommencer à zéro.
Le transfert de savoir-faire technique et opérationnel déjà amorcé par l’évaluation serait interrompu. Les conséquences seraient une perte de temps dans la formation au sol et dans les airs, un surcoût causé par le non respect d’accords et une perte de main d’œuvre et de connaissances spécifiques dans l’économie, l’administration et l’armée/forces aériennes causée par un délai d’attente.

Une acquisition en 2 parties
Des réflexions en matière de politique de sécurité sont à la base de cette proposition issue des milieux politiques. La réduction de l’acquisition à seulement 12 nouveaux avions p. ex., 1 escadrille, améliorerait déjà notablement la capacité des forces aériennes à assurer la suprématie aérienne.
L’acquisition d’une 2ème tranche pourrait, le cas échéant, se faire dans la perspective d’un remplacement ultérieur des FA-18 et en guise de préparation d’ « une politique de flotte ».
| 22.10.2009 | ||||||
| Les valeurs indiquées représentent un ordre de grandeur et se basent sur des informations actuelles et publiques. Des adaptations sont possibles après la communication des résultats officiels de l’évaluation avec indications des coûts des fabricants. | ||||||
| Programme TTE – durée de vie de 40 ans (valeur CHF en mio, sources : la presse) | ||||||
| Nombre d’avions | Type | Coût d’acquisition | Coût d’exploitation pour la durée de vie 40 ans | Coût global pour la durée de vie 40 ans | Coût par avion et par année | |
| Total | par | |||||
| 22 | Eurofighter ou Rafale | 4'000 | 182 | 2'600 | 6'600 | 7.50 |
| 12 | Eurofighter ou Rafale | 2'200 | 183 | 1'800 | 4'000 | 8.33 |
| 22 | Gripen | 2'200 | 100 | 1'800 | 4'000 | 4.55 |
| A titre de comparaison: coût du FA-18* = durée de vie 30 ans (Valeur CHF en mio, div. sources) | ||||||
| Nombre d’avions | Type | Coût d’acquisition | Coût d’exploitation pour la durée de vie 30 ans | Coût global pour la durée de vie 30 ans | Coût par avion et par année | |
| Total | par | |||||
| 34 | F/A 18 | 3'300 | 97 | 6'400 | 9'700 | 9.51 |
|
| * 250 mio pour l’adaptation initial de l’infrastructure (constructions) non compris | |||||
|
| * Première livraison 1996 – durée de vie planifiée 30 ans, échéance du support par le fabricant 2020 | |||||
|
| * Modernisation jusqu’en 2008 = 1400 mio inclus dans l’entretien, autres modernisations pas calculées | |||||
|
| * Coûts effectifs par avion/année 9.80, calculés sur 33 avions (1 perte) | |||||
Lien complet :
http://www.pro-kampfflugzeuge.ch/f/kosten-f.php
Photos : Hornet avec Gripen, Rafale, Eurofighter. @ Forces aériennes suisse
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19.08.2009
L’Inde va remplacer ses Mig-21
Après la Suisse et le Brésil, je vous propose de revenir sur le plus gros appel d’offre d’avion de combat actuel, celui lancé par l’Inde pour le remplacement de ses vieux Mig-21. L'Inde a commencé, lundi, à procéder à des essais comparatifs d'avions de combats, dans le cadre d'un appel d'offres lancé auprès des six principaux fabricants mondiaux d'aéronautique, avec à la clef, un contrat de 12 milliards de dollars pour 126 avions !
Medium Multi-Role Combat Aircraft :
Le programme MMRCA a été lancé en août 2007 après six années de longues réflexions. Le cahier des charges détaillant les conditions de vente, le transfert de technologie, la maintenance et la production sous licence des appareils a été remis aux six constructeurs concurrents soit : le russe Mikoyan-Gourevitch avec le MIG-35, le français Dassault avec le Rafale, l’européen EADS avec l’Eurofighter Typhoon, le suédois SAAB avec le Gripen NG et les américains Boeing F/A-18 E/F Super Hornet et Lockheed Martin F-16 Super Viper.
L’avion choisit devra pouvoir assurer le lien de supériorité aérienne que couvre les Sukhoi Su-30 au niveau de la basse et de la moyenne altitude de manière sectoriel. L’avion devra être livré au standard le plus haut disponible. A noter, que pour cette offre le suédois Saab et les deux constructeurs américains Lockheed Martin et Boeing proposent une spécification particulière des équipements qui seront présentés spécialement pour l’aviation indienne.
![Rafale_06[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/00/00/26860234.jpg)
Une dure bagarre en perspective :
L'étude du contrat pourrait prendre des années, et les Indiens entendent désormais faire monter les enchères, le plus haut possible. Déjà, plusieurs candidats ont lancé des offres de coopération, sachant que pour chacun d'entre eux, le contrat est stratégique. EADS a récemment proposé à l'Inde de devenir partenaire du programme Eurofighter Typhoon au même titre que les autres industriels membres du consortium. De plus, Eurofighter propose comme alternative au moteur de l’avion de combat indien le LCA le moteur EUROJET EJ200.
Côté américain, la Cheffe de la Diplomatie Hillary Clinton a négocié il y quelques jours à New-Dehli, un accord de surveillance des exportations militaires à des fins de non réexportation, ce qui réjouit les deux constructeurs, dont les exportations ne risquent plus d’être bloquées vers l’Inde. Boeing vient d’ailleurs d’annoncer une coopération totale dans l’accès à la technologie du Super Hornet et signé un contrat de sous-traitance avec HAL (Hindustan Aeronautics Ltd), et laisse entendre qu'il pourrait sous-traiter la fabrication de certains composants.
Chez Dassault, on met également tout en œuvre pour décrocher le contrat du siècle ! Non seulement, la célèbre firme française propose le meilleur de sa production, mais a déjà annoncé qu’elle serait en mesure de livrer 40 à 50 Rafale d’ici les deux ans qui suivraient la conclusion du contrat !
Le suédois SAAB annonce également une livraison rapide du Gripen NG (Nouvel Génération) soit dès 2013 et la participation au développement futur de la gamme Gripen.
Le russe Mig met en avant les années de collaboration entre les deux pays avec la particularité que 70% du matériel indien est d’origine russe. Par ailleurs, quel avion serait le mieux placé pour venir épaulé les SU-30 que le tout nouveau Mig-35 ? Pour les Russes, la question ne se poserait même pas, la paire Sukhoi-Mig sera le meilleur choix pour l’Inde et ceci avec l’avantage que les Mig-35 sont moins chers que les avions occidentaux.
![fa18ef10[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/00/01/121554799.jpg)
Tous les coups sont permis ?
Contrairement à ce qui se passe au Brésil et en Suisse, ou les constructeurs optent pour le respect et la discrétion, le contrat indien semble déjà, être le jeu par presses interposées d’une guerre de l’information particulièrement incisive :
Le 16 avril un journal indien annonce que le Rafale français est exclus pour des raisons d’incompatibilité technique ! Faux, le Rafale n’a jamais quitté la course !
Dans un autre journal, on annonce que les Russes ne sont plus capables de livrer des systèmes d’armes performants, pires, leurs usines seraient incapables de livrer le matériel dans les temps !
Et dans un autre article, toujours dans la presse indienne, on a pu lire que les avions US seront dotés d’un virus informatique, qui pourrait le cas échéant, permettre au Pakistan de clouer la chasse indienne au sol !
On le voit très bien, ce contrat attise l’appétit des constructeurs et ceci d’autant plus que l’Inde compte également se doter d’hélicoptères de combat et d’un second porte-avions !
A suivre.. !
![f16_6[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/01/01/164218032.jpg)
Photos : 1 Actuel MiG-21-93 à Yelahanka. @ Fred Willemsen 2 MIG-35, @ Sergy, 3 Le Rafale ici à Valenciennes, @ Paul Marais-Hayer. 4 Eurofighter Typhoon RAF, @ Eurofighter Communication. 5 Gripen NG, Saab-Gripen Int..@ Katsuhiko Tokunaga 6 F/A-18 E/F Super Hornet, @ Boeing press center. 6 F-16 C/D Super Viper, @ Lockheed communication.
Liens billets sur l'aquisition d'avions de combat au Brésil et en Suisse :
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/06/15/le-bresil-...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/06/01/nac-remise...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/01/16/nac-second...
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17.08.2009
Ravitaillement réussi pour le F-35B
![f35b_first-refuel[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/02/00/670201205.jpg)
A Fort Worth au Texas, le premier Lockheed Martin F-35 B (variante STOVL = Décollage court, atterrissage vertical) vient d’effectuer les premiers essais de ravitaillement en vol avec une perche rétractable.
Le model F-35 B est le premier model avoir testé le système de ravitaillement avec perche rétractable utilisé par l’US Navy et le Corps des Marines ainsi que par la majorité des pays dans le monde. L’autre système de ravitaillement avec une perche guidée depuis l’avion ravitailleur jusque sur l’avion demandeur n’est quant à lui utiliser que par l’US Air Force.
Déroulement :
Le F-35B désigné BF a commencé une série de tests dans lesquels le carburant est transféré dans l’avion à 10'000, 15'000 et 20'000 pieds (3'048, 4'572, et 6'096 mètres) à des vitesses allant de 200 à 250 nœud (370khm, 463khm) .
Pour la première fois, c’est un KC-130J Hercules qui a été utilisé pour ces essais. Les précédentes missions de ravitaillement avec la version de l’US Air Force F-35A conventionnelle avait été réalisé à l’aide d’un KC-135.
Début des essais des vols grandes distances :
Il s’agit là en plus des tests de ravitaillement de pouvoir lancer la phase de vol grande distance du F-35 entre le site de Patuxent River et celui de Fort Worth. La version STOVL qui est destinée à remplacer les Harrier et Sea Harrier commence donc ses essais de vol longue distance qui comprendront également les divers tests de missions de combat.
![3480182853_b711c01b6b_b[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/02/02/1583904683.jpg)
Billet déjà publié sur le F-35 :
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/11/20/f-35-la-do...
Photos : 1 F35B lors du ravitaillement avec le KC-130J. 2 Gros plans sur le F - 35B STOVL. @ Lockheed Martin communication.
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15.06.2009
Le Brésil va remplacer ses F-5EM !
Tout comme la Suisse, la Force Aérienne Brésilienne (FAB) prévoit de remplacer ses avions de combat F-5EM/FM (version E/F modernisée) d’ici à 2014. Petit retour sur un choix où l’on retrouve quelques similitudes avec notre pays !
100 à 120 avions :
Lancée en 2001 déjà, cette compétition visant à remplacer en premier lieu les F-5EM/FM Tiger II puis dans un deuxième temps d’ici 2020 les AMX et Mirage 2000 d’occasions, et suspendue pour des raisons politiques, puis relancée en 2008. Plusieurs avions sont en compétition : Le Sukhoi SU-35, le F-16, le F35, le F/A-18 E/F Super Hornet, l’Eurofighter Typhoon, le Rafale et le Gripen. L’avion choisit sera commandé en trois tranches, 36 avions d’ici 2010, 50 avions en 2015 puis selon les réserves financières une dernière tranche d’une trentaine d’avions entre 2020 et 2025.
Des favoris rapidement écartés :
Si certains constructeurs semblaient faire figure de favori comme le russe Sukhoi et le Su-35 , l’américain Lockheed avec le F-16 modernisé et le nouveau F-35 et le consortium européen de l’Eurofighter, tous ont été assez rapidement écarté du choix.
Remise de la dernière offre :
Ce vendredi, les trois derniers constructeurs, l’américain Boeing avec le F/A-18 Super Hornet, le français Dassault avec le Rafale et le suédois SAAB avec le Gripen NG, on donc rendu leur dernière copie d’offre pour le choix définitif.
Ce contrat s'inscrit dans un vaste projet de renouvellement de la flotte aérienne de l'armée brésilienne dans les quinze prochaines années. Le Brésil, qui souhaite acquérir des appareils polyvalents de nouvelle génération capables d'effectuer plusieurs types de mission, réclame un transfert de technologie (avec éventuellement assemblage sur place) avec son futur fournisseur, afin de développer sa propre industrie de défense et gérer la maintenance des appareils achetés.
Boeing a déjà laissé entendre que le gouvernement américain pourrait donner son aval à ce transfert de technologie, mais pas d’entrée dans le programme de modernisation. Dassault et l'Etat français devraient en faire de même, étant donné la virginité du carnet de commandes du Rafale à l'étranger. Brasilia doit également conclure en décembre une alliance stratégique avec la France, comprenant la construction, au Brésil, d'un sous-marin à propulsion nucléaire.
Cette première tranche s’inscrit dans un cadre financier de près de 3 milliards de dollars et l’ensemble de cette acquisition devrait atteindre les 8 milliards de dollars (acquisition de 110 à 120 avions).
![rafale-7[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/01/02/868200179.2.jpg)
Les différences avec notre pays :
Vous l’aurez noté, le Brésil désir remplacer ses « bons vieux » F-5 tout comme nous, mais également à terme ses AMX et ses Mirage 2000. Deux concurrents se retrouvent en finale soit le Rafale et le Gripen NG (pour la Suisse il s’agit du Gripen +). Mais l’un des éléments fondamental qui diffère entre les deux demandes concerne la participation et le développement industriel. Le Brésil ne désire en fait qu’une autonomie de maintenance et la fabrication éventuelle des avions sous licence avec en retour, une possibilité d’obtenir des contrats de compensation. Bref, ce qui se faisait par le passé dans notre pays ! Là où les choses sont intéressantes et diffèrent, c’est la demande de participation suisse dans le programme de modernisation développement, chose qui ne s’était jamais faite par le passé et qui doit permettre un véritable retour sur investissement.
Au-delà des questions industrielles, il est intéressant de suivre cet achat du point de vue du choix final, car si l’avion choisit devait être le même que pour notre pays, nous deviendrions à moyen terme un fournisseur des éléments de modernisation de l’avion pour le Brésil !
Photos : 1 F-5 EM de la FAB noté la perche de ravitaillement fixe ! @ Mauros Lins De Barros. 2 F/A-18 Super Hornet de l’US Navy @ Phil Vabre. 3 Rafale ici à Emmen, @ Hermann Keist. 4 Gripen NG en vol, @ Katsuhiko Tokunaga.
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01.06.2009
Nouvel avions de combat : remise des modules « programme industriel et de coopération »
Remplacement partiel de la flotte de Tiger : remise des modules « portefeuille du programme industriel suisse » et « coopération stratégique ».
Les trois avionneurs EADS, Saab et Dassault ont remis dans les délais à armasuisse les deux derniers modules de leur offre. Ces modules complètent la deuxième offre en vue du remplacement partiel de la flotte de Tiger (programme TTE), qui a été présentée le 17 avril 2009.
Avec l'invitation à présenter une offre remaniée, en janvier 2009, armasuisse a prié les trois fabricants des candidats au remplacement partiel de la flotte de Tiger de présenter des propositions concrètes concernant le portefeuille du programme industriel suisse et la coopération stratégique entre le fabricant, RUAG Aerospace et armasuisse. Le portefeuille du programme industriel suisse sert à garantir le transfert technologique et l'institution d'une coopération industrielle durable. Quant à la coopération stratégique, elle doit permettre de réduire les coûts du cycle de vie et de garantir à long terme l'accès aux technologies du secteur aéronautique, comme soutien aux Forces aériennes suisses.
armasuisse avait accordé aux fabricants un délai supplémentaire pour les deux modules « portefeuille du programme industriel suisse » et « coopération stratégique ». Par ailleurs, des exigences plus sévères que dans le premier appel d'offres avaient été fixées au sujet de la qualité des propositions pour le module « portefeuille du programme industriel suisse ». Le module « coopération stratégique » ne figurait pas encore dans le premier appel d'offres.
Suite des activités
Le Conseil fédéral a fixé le 25 mars le calendrier de la suite des activités pour le remplacement partiel de la flotte de Tiger. Il a chargé le DDPS de présenter en décembre 2009 au Conseil fédéral le Rapport sur la politique de sécurité. Le type de l'appareil destiné au remplacement partiel de la flotte de Tiger devrait être choisi au début 2010. (Infos DDPS).
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A lire ou relire les billets sur le sujet :
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/04/20/nac-second...
Photos : 1 Les trois candidats représenté avec les couleurs suisse : Gripen, Rafale, Typhoon. (Photos montages) @armasuisse. 2 : le badge des pilotes d’essais réalisé par Laurent Baudillon de Airpic.net ! Retrouvez le travail de ces passionnés d’aviation et de photographie sur : http://www.airpic.net
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20.04.2009
Nouvel avion de combat: Deuxième offre des constructeurs
![jets_fondue[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/02/02/1551501454.jpg)
Le 17 avril 2009, les trois avionneurs EADS, Saab et Dassault ont remis dans les délais à armasuisse leur deuxième offre en vue du remplacement partiel de la flotte de F-5 Tiger.
Le 15 janvier 2009, armasuisse avait fait parvenir aux fabricants un appel d'offres remanié dans le cadre du projet de remplacement partiel de la flotte de Tiger.
Pour les deux derniers modules ( « coopération stratégique » et « portefeuille du programme industriel suisse » ), armasuisse a accordé aux fabricants un délai supplémentaire. Le module « coopération stratégique » ne figurait pas encore dans le premier appel d'offres envoyé aux fabricants en janvier 2008. Quant au module « portefeuille du programme industriel suisse », il contient des exigences plus sévères que dans le premier appel d'offres au sujet de la qualité des propositions. Pour ces raisons, les fabricants ont besoin de plus de temps pour élaborer leur offre pour ces deux modules. Le délai fixé pour la remise des deux derniers modules par les avionneurs est le 29 mai 2009.
Suite des activités
Le choix du type de l'appareil qui succédera au F-5 Tiger est prévu pour le début 2010. Le Conseil fédéral veut procéder auparavant à l'adoption du Rapport sur la politique de sécurité, vraisemblablement en décembre 2009. Le calendrier d'élaboration du rapport d'évaluation est adapté en conséquence ; il sera donc terminé d'ici à décembre 2009. Le temps supplémentaire à disposition sera utilisé pour l'analyse des offres et pour la poursuite des négociations avec les fabricants.
Mesures du bruit
Dans le cadre des essais en vol, en 2008, l'Empa a procédé à des mesures du bruit, sur mandat d'armasuisse. L'analyse des données est encore en cours. Le DDPS informera lorsque les résultats seront connus.
Quelques nouvelles précisions sur le contenu des premières offres :
Le Gripen :
Selon K.A. Koerfer, le responsable du programme Gripen pour la Suisse, la version du Gripen proposée à notre pays est basée sur la cellule du model C/D mais sera équipée des nouveautés actuellement mises au point sur le Gripen NG. Il s’agit notamment du nouveau radar (AESA) NORA III, l’avion disposera des nouveaux logiciels informatiques (Hardware & Software) dont la mise à jour sera garantie tous les trois ans. Gripen propose également le nouveau système de liaison électronique Link-16, dont la version actuelle a montré sa parfaite adaptation avec nos F/A-18, par ailleurs ce système étant entièrement Suédois aucun élément n’est dépendant des Etats-Unis. Le Gripen suisse disposera de la dernière génération de système de guerre électronique et pourra emporter à choix n’importe quels types d’armement selon la préférence Helvétique, de plus le cockpit disposera des dernières améliorations disponibles. Les essais en Suisse ont par ailleurs démontré la parfaite intégration de l’avion dans les infrastructures militaires et la mise en œuvre par des soldats de milice.
Côté industriel, la Suisse pourra participer au développement futur du Gripen en tant que partenaire avec la fabrication d’éléments qui serviront à la modernisation des Gripen déjà en services.
Question entraînement, les pilotes suisse auront accès au centre de formation suédois ainsi qu’au divers secteurs d’entraînements, il semblerait également que la Tchéquie offrirait sont espace aérien pour des entraînements !
Toujours selon K.A. Koerfer ce nouveau Gripen offert à notre pays deviendrait la vitrine de modernisation du Gripen pour les pays déjà utilisateurs et en serait un atout pour acquérir de nouveaux clients. Par ailleurs, l’avion correspond financièrement à la demande suisse.
![rafale-11[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/01/02/106632888.jpg)
Le Rafale :
Chez Dassault, on se félicite des essais effectués en Suisse, et qui ont démontré que le Rafale avait répondu à 95% aux objectifs fixés lors des tests ! En proposant lors des tests la version du Rafale avec le radar actuel (PESA) et le second avec un RBE-2 AA1 (AESA) de présérie qui pourra équipé le Rafale suisse en cas d’achat, Dassault a démontré l’évolution de son radar et la maîtrise de ses composants (le mode air-sol ne dispose pas encore de toutes les fonctions). Les différents tests on également montrés le bon fonctionnement général ainsi que la possibilité d’utilisé l’OSF (Optronic Secteur Frontal) vers le sol ! Dassault propose donc un Rafale amélioré à notre pays avec outre le nouveau radar un nouvel OSF et la gamme complète de missiles MICA IR & EM. Pour compenser le fait qu’il n’est pas possible de monter de l’armement autre que français, Dassault propose la fabrication des missiles MICA en Suisse et pas seulement la maintenance. L’accès et la modernisation des logiciels sont garantit.
Côté industriel, la Suisse pourra également participer au développement et à la fabrication du Rafale et un centre de maintenance sera construit dans notre pays.
La France offre un l’accès à l’ensemble de ses zones d’entraînements ainsi que l’emploi du centre de formation sur Rafale. La France offre un partenariat complet en terme de formation et de logistique.
L’Eurofighter :
Chez EADS on se montre un peu moins bavard, l’accent est mis sur le développement du nouveau radar CEASAR (AESA) et les bonnes performances de la version actuelle du CAPTOR. EADS met en avant les capacités de décollage sans post-combustion de l’Eurofighter ainsi que son développement en continu. Les essais ayant démontré que l’avion était capable d’emporter une charge supérieure à ses concurrents et permettait un vaste choix d’équipements et d’armements. On garantit également chez EADS l’accès à l’ensemble des logiciels et à la modernisation de ceux-ci.
Côté industriel, la Suisse pourra participer à part entière au développement futur de l’avion et intégrer les groupes de travail à cet effet. L’industrie suisse travaillant déjà avec des entreprises issues d’EADS comme Airbus et Eurocopter, l’achat du Typhoon permettrait selon le constructeur de renforcer encore plus les liens existants.
Question entraînement, la Suisse aurait accès au centre de formation en Allemagne ainsi qu’aux diverses zones des pays utilisateurs du Typhoon. EADS met en avant que si la Suisse achète son avion c’est toute la zone centre Europe (Allemagne, Italie, Autriche) qui aura comme fer de le lance l’Eurofighter !
Analyse :
On le constate une fois de plus, nous avons ici une véritable bataille pour nous vendre ce nouvel avion, et notre pays peu ici jouer en position de force ! Rappelons qu’il ne s’agit pas simplement d’un achat d’avion de combat, mais bien d’un investissement à long terme sur un partenariat industriel et de sécurité !
On peu même parler de « mariage en or » si l’on pense que du point de vue de l’emplois la fabrication de l’avion occupera du personnel durant 10 années et que le développement futur et la modernisation pour la Suisse et ses partenaires sera de 40 ans ! Il y a là un développement industriel (Recherche & Développement, fabrication, maintenance, transfert de technologie) particulièrement intéressant pour notre pays avec à la clef à court terme près de 500 nouveaux emplois et 3000 emplois futurs dérivés.
Choisir le meilleur avion, mais également choisir l’offre qui garantit un avenir économique viable et rentable, avec en perspective un partenariat de formation et d’entraînement pour nos pilotes sans précèdent jusqu’ici ! On peut parler ici d’un véritable challenge !
L’idée de reporter le choix de l’avion d’ici la fin de l’année, et peut-être pas avant le premier trimestre de 2010 par le nouveau chef du DDPS Ueli Maurer, est une action de prudence, car rien ne presse en réalité. Non pas, que nous n’ayons pas besoin des ces avions (tant pis pour la gauche et les écolos) mais parce que chacun des constructeurs va devoir donner et confirmer l’avancée des technologies proposées (et la fiabilité de celles-ci) et affiner les garanties de participation d’entrée dans le programme de l’avion.
D’un autre côté, la votation sur l’initiative du GSsA oblige un combat politique et l’arrivée en fin d’année du rapport de sécurité sera un élément déterminant !
Mais nous en reparlerons !
Billets antérieurs sur le sujet :
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/01/16/nac-second...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/12/07/nac-les-en...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/11/18/nac-essais...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/11/06/arrivee-de...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/30/rafale-fin...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/20/nac-les-es...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/09/nac-les-ra...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/08/19/fin-des-es...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/08/05/essais-du-...
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/07/24/arrivee-de...
Photos : 1 dessin sur l’évaluation de Nicolas PUG (en accord avec Airpic.net). 2
JAS39 Gripen lors des tests à Emmen, @ Hermann Keist. 3 Rafale lors des tests à Emmen, @Hermann Keist. 4 Eurofighter à Emmen, @ Hermann Keist.
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16.01.2009
Nouvel avion de combat: second appel d’offres !
![52841790348b3a5facbd61[1].png](http://psk.blog.24heures.ch/media/02/00/876521346.png)
Comme annoncé précédemment la remise du deuxième appel d’offres
adapté, aux trois fabricants Dassault, EADS et Saab a été transmise.
Je vous l’annonçait en substance lors de mon dernier billet sur le sujet (Nouvel avion de combat : les enjeux), en ce milieu de janvier 09, armasuisse vient de finaliser la seconde demande d’offres et je vous propose ici de découvrir de quoi il en retourne :
![1024_dsc_0290.thumbnail[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/01/01/1863261611.jpg)
Communiqué officiel :
Dans la version adaptée de l'appel d'offres, les fabricants sont invités à présenter une offre portant sur 22 appareils. De plus, armasuisse demande d'indiquer le nombre d'avions pouvant être fournis pour un budget de 2,2 milliards CHF.
L'appel d'offres adapté tient compte des résultats des essais en vol et au sol et de l'analyse de la première offre remise. Il s'agit notamment de fonctions et de performances qui ne remplissent pas les exigences militaires. Armasuisse veut donner aux fabricants la possibilité de proposer des améliorations à ce sujet. Des améliorations sont cependant visées dans d'autres domaines également.
L'importance accordée à la coopération militaire devra permettre de couvrir le pic de besoin de pilotes lors de l'introduction des nouveaux avions. Par ailleurs, il est demandé de pouvoir entraîner une escadrille de TTE en juin, juillet et août à partir d'une base du pays d'origine de l'appareil.
De nouvelles solutions sont également examinées pour la réduction au minimum des frais d'exploitation et pour garantir la compétence de l'industrie suisse dans la technologie aéronautique. Une coopération stratégique entre les avionneurs, armasuisse et l'industrie aéronautique suisse doit permettre à la Suisse de participer à la poursuite du développement du TTE. Des solutions sont aussi cherchées pour réduire les frais d'entretien.
![1024_5153_053.thumbnail[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/01/00/2007347718.jpg)
Offres et essais en vol et au sol
Le processus d'appel d'offres en deux phases a commencé en janvier 2008 avec le premier appel d'offres envoyé par armasuisse aux quatre avionneurs Boeing, Dassault, EADS et Saab. En avril 2008, Boeing a renoncé à présenter une offre. Les autres fabricants ont soumis leur offre en juillet 2008. Ces fabricants ont maintenant jusqu'à avril 2009 pour présenter une deuxième offre, adaptée.
Les essais en vol et au sol des trois candidats restant ont commencé en juillet 2008. A cet effet, deux biplaces des types « Rafale » ( Dassault ), « Eurofighter » ( EADS ) et « Gripen » ( Saab ) ont été stationnés sur l'aérodrome d'Emmen. Les essais se sont achevés au début décembre 2008.
Suite de la procédure
armasuisse rédigera d'ici la fin mai 2009, en étroite collaboration avec les Forces aériennes, le rapport d'évaluation qui marquera l'achèvement de l'analyse des résultats des essais et des offres adaptées. Le chef de l'armement proposera ensuite au chef du DDPS le candidat à retenir, d'entente avec le chef de l'armée. Calendrier des activités : le choix du type est prévu pour juillet 2009. Le Conseil fédéral proposera au Parlement l'acquisition de l'appareil retenu avec le programme d'armement 2010. Il est prévu que les Chambres fédérales débattront du remplacement du Tiger en 2010.
Précisions techniques :
Je vous livre ici un complément qui m’a été gracieusement donné par quelques contactes bien informés (mais rien de TOP SECRET non plus !) :
Technologique :
En effet, les tests on révélés non seulement des points forts mais aussi quelques points faibles chez chacun des concurrents ! De ce fait, armasuisse désir obtenir des compléments d’information sur les possibilités d’améliorations. Entre autre, un des protagonistes a réservé quelques mauvaises surprises en ce qui concerne de nombreux « bug » informatique ! Les trois avions ont chacun des systèmes nouvellements montés qui souffrent parfois de maladies de jeunesse qu'il faudra impérativement guérir! Et qui plus est, un des radars ASEA testé a une portée jugée trop courte (dans sa version actuelle)..!
Il faut savoir que, quelque soit l’avion choisit, il sera différent du model testé. Plusieurs systèmes auront évolués, notamment les radars ainsi que les systèmes de guerre électronique sans oublier les logiciels informatique qui auront progressés. La Suisse désire avoir des précisions sur le développement de ceux-ci et pouvoir les suivrent jusqu'à la livraison des avions.
Radar AESA, en effet, l’arrivée de cette nouvelle génération de radar offre divers possibilités futurs soit : non seulement la détection de cibles multiples et le suivit de celles-ci comme c’est le cas aujourd’hui, mais aussi le brouillage de l’ennemi et la communication électronique via l’antenne active. Hors, si les models de radar AESA en service ne permettent pas à ce jour ce genres de services, la seconde génération en cours de développement le pourra ! Dassault Aviation propose notamment la nouvelle antenne à balayage électronique actif, dite RBE2-AA qui sera opérationnel en 2012 (la Suisse serait le premier pays à bénéficier de cette technologie en cas du choix du RAFALE). Du côté du Gripen, il serait également possible de bénéficier de cette technologie adaptée sur le nouveau radar NORA III, mais sera-t-elle disponible pour cet avion d’ici 2015 ?
![demonstratorrbe2radar2tuw4[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/01/02/10003143.jpg)
Partenariat :
On le voit des questions subsistent encore en ce qui concerne le partenariat de développement futur du nouvel avion. La suisse et sont industrie désirent pouvoir être associé à la modernisation futur de l’avion en tant que partenaire.
Par soucis d’économie et d’interopérabilité la formation et l’entraînement des pilotes devra pouvoir être optimisée en parfaite collaboration avec un pays voisin utilisant le même avion en ce qui concerne non seulement les simulateurs mais l’utilisation de zones d’entraînement au vol à l’étranger (diminution du bruit pour la population).
Conclusions :
Comme je l’écrivais précédemment, il ne s’agit pas là d’acheter simplement un nouvel avion de combat, mais il s’agit bien de finaliser un partenariat économique et industriel qui satisfasse l’armée mais aussi les emplois et le transfert de technologie !
![1024_5153_059.thumbnail[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/00/01/1696626571.jpg)
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07.12.2008
Nouvel avion de combat : les enjeux !
![52841790348b3a5facbd61[1].png](http://psk.blog.24heures.ch/media/00/02/876521346.2.png)
Nous voici arrivé au seuil de la phase terminale de l’évaluation des trois prétendants au remplacement partiel de la flotte de F-5. C’est l’occasion de faire le point sur chacun des avions concurrents et de comprendre les enjeux tant du point de vue des constructeurs que de la Suisse. Car il ne s’agit pas là d’une simple vente, mais bien d’une stratégie économique.
Essais terminés et premières offres :
Les essais en vol et au sol sont donc terminés, en parallèle, chaque fabricant a remis une offre détaillée qui comprend : une liste de prix, des précisions sur l’ensembles des systèmes et sous systèmes de l’avion, des possibilités de développement à moyen et long terme. L’offre tient compte non seulement des compensations économiques (pas toujours tenues dans le passé sauf avec le F/A-18, +51%) mais, et c’est là l’important, les garanties de participations à l’évolution de l’appareil directement liées à l’industrie Suisse. Sans oublier les offres de formation et coopération technique et d’entraînement. La répartition du choix se faisant comme suit : les performances opérationnelles 60%, coopération industrielle 25%, servitude 15%. Concernant les radars de type AESA (antenne active), le nouvel avion devra en être équipé, donc, deux options s’offrent aujourd’hui : a) le modèle choisit utilise un radar à antenne classique (mécanique) et devra être modernisé avec une antenne active nouvelle génération d’ici à 2020. b) le modèle choisit reçoit en dotation une antenne active qui comprendra les amélioration en cours actuellement.
Deuxième chances :
Toutes ces offres sont évaluées et les données collectées serviront de base à un second appel d’offres, auprès des fabricants, qui aura lieu en janvier 2009, chacun des constructeurs devra alors rendre sa copie pour mi avril 2009. Il est prévu de procéder au choix définitif du type d’avion en juillet 2009, sur la base de ces offres et du rapport d'évaluation qui aura été élaboré. On le voit bien, les constructeurs ont ici l’opportunité de pouvoir affiné leurs propositions, tant du point de vue du prix que de la technologie et de la coopération industriel et militaire. Car il ne s’agit pas seulement de vendre le meilleur avion, mais bien de fournir le meilleur partenariat possible ! Notre pays se trouve donc dans une excellente position pour négocier, et nous allons voir pourquoi, pour mettre la pression et obtenir l’offre qui satisfera au mieux nos exigences.
Un enjeu économique pour les fabricants européens :
Bien que notre pays ne soit pas un client énorme, on estime l’achat à une vingtaine d’avions, les constructeurs jouent ici les dernières possibilités de vendre leurs fleurons ! En effet, les Américains de Lookheed Martin ont prit un sérieux avantage avec les F-16 modernisés (Pologne, Croatie, Maroc, Chili) et surtout avec le nouveau F-35 (Norvège, Danemark, Grèce, Turquie, Israël, Pays-Bas, Singapour et le Japon). D’un autre côté, les Russes proposent les nouvelles versions de Mig-35 et Sukhoi 30 au Moyen-Orient en Afrique du Nord et Amérique latine sans oublier l’Asie ! La Chine vient également jouer les troubles fêtes sur ces mêmes marchés ! Bref, pour les trois constructeurs européens, les chances de percer sur des marchés se réduisent de mois en mois ! On comprend mieux dès lors l’importance de cette vente !
Clin d’œil au public :
Il est toujours bon d’être les favoris du public, pour ce faire chacun des concurrents a lancé à sa manière des opérations de séduction, avec la présentation pour la première fois au meeting de Payerne 04. Depuis, les trois concurrents se sont essayé à diverses opérations tels que : distribution d’un pack Rafale (sac, casquette, autocollant, pins et DVD) au meeting de Bex07, démonstration d’un Gripen Tchèque et d’un Rafale au meeting de St Stefan 08, EADS ayant prit la peine de mettre en place une maquette de l’Eurofighter. Et dernier coup de maître, EADS a installé un simulateur au Musée suisse des Transports à Lucerne.
SAAB et le GRIPEN :
![gripen-11[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/01/02/1320646262.jpg)
Premier avion à être évalué, le Gripen C/D Suédois et considéré par certain comme le favori. En effet, Spécialement développé pour être mis en œuvre par des soldats de milices, totalement polyvalent et très compatible, et offrant le prix le plus bas (40 millions de dollars, prix de départ), le Gripen et certes bien placé, mais est-ce suffisant ? Avec 281 machines vendues à ce jour (Suède, Hongrie, Rép. Tchèque, Afrique du Sud et Thaïlande) SAAB à réussi là de jolies ventes, mais voilà à peine dévoilé le Gripen NG que la Norvège (très intéressée) se tourne définitivement vers le F-35, reste alors le Brésil et l’Inde. Le ciel s’obscurcit pour SAAB, et il n’est même pas sûr que le NG voie finalement le jour, sa technologie devant être rétrocédée pour moderniser les versions précédentes. La Suède joue donc gros, et l’on comprend que celle-ci travaille depuis déjà 4 ans ses contacts avec les industriels suisses. SAAB pourrait donc bien profiter de proposer un Gripen +, soit une version C/D modernisée (radar AESA NORA III et systèmes ECM du NG).
Le RAFALE de Dassault :
Le second avion à avoir été testé, le Rafale et sans nul doute peut-être l’outsider de la compétition ! Avec un design impeccable (un prix de départ d’environs 56 millions de dollars) l’avion franco français cherche toujours acquéreur à l’étranger ! Les chaînes de montage tournent au ralentit chez Dassault et une exportation et tout simplement devenu une question de survie pour ce programme et son développement futur ! La France joue gros et nous assistons depuis quelques mois à une montée en puissance du point de vue des contactes avec l’industrie et les possibilités de partenariat. Mais aussi avec une communication très soignée. Compatibilité de liaison électronique avec les F/A-18 et le système FLORAKO, partenariat franco suisse avec les exercices en commun et les échanges des écoles de pilotes, Dassault n’oublie rien et déclare : « la Suisse pourrait être le premier pays équipé avec la nouvelle version (nouvelle antenne) du radar AESA prévue pour le Rafale », pas même les possibilités d’entraînements en commun dans l’espace aérien français. Bref, les Français n’ont jamais autant choyé les Suisses, en rappelant les coopérations actuelles (réservoirs du Rafale produit à Emmen, collaboration au futur Drone NEURON et dans le cadre du Falcon) !
![rafale_cockpit_large[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/02/02/2093996932.jpg)
EADS et l’Eurofighter :
![_MG_5066a[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/02/00/1054356788.jpg)
Troisième et dernier avions testé, l’Eurofighter et sans nul doute le plus lourd et le plus cher (70 millions de dollars) et ceci bien que quatre pays le produisent en commun (Angleterre, Allemagne, Italie et Espagne). Commandé à ce jour à 707 exemplaires dont 72 pour l’Arabie Saoudite et 15 pour l’Autriche (anciennement pour l’Allemagne) EADS se retrouvent certes avec un tableau de commande non négligeable, mais avec seulement 72 machines en plus en exportation, ce qui n’est en soit pas très brillant et surtout ne permet pas de baisser les coûts exorbitants dû au développement décentralisé. Le consortium européen se trouve là aussi en fâcheuse posture, car le développement à terme, mis à part une modernisation à mi vie pour les utilisateurs, et pour l’instant la seule option envisageable. Dernier dans la prise de contact avec l’industrie suisse et on le comprend, l’ensemble des systèmes étant déjà répartit entre les quatre fabricants, seul des sous éléments pourraient être cédés à un usinage en Suisse. Pourtant EADS essaie également d’attirer l’attention notamment sur d’autre programme auquel la Suisse pourrait participer. Le 19 novembre dernier, des représentants d’EADS ont visité l’entreprise RUAG Aerospace à Emmen, car celle-ci deviendra le pôle de servitude d’entretien du futur avion de combat (quel que soit le choix).
![42282424[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/01/01/1776108375.jpg)
Conclusion :
Les trois fabricants ont-ils déjà abattus toutes leurs cartes dans cette bataille qui les opposent ? Pas sûr ! Gardent-ils chacun dans leur manche un dernier atout à faire valoir ce printemps ? C’est très possible, nous assistons là à une jolie partie de poker ouvert dont l’enjeu indus trio commercial peut s’avérer décisif, car notre pays offre l’opportunité de part son industrie de participer en tant que partenaire à part entière, non seulement à la modernisation, mais au développement futur de l’avion choisit. De plus le sérieux de l’évaluation suisse sera certainement exploité à des fins publicitaires auprès des quelques clients potentiels restants.
Notre pays, peu, ici non seulement faire une très bonne affaire du point de vue des emplois et du transfert de technologie, mais aussi renforcer son partenariat politique et de défense. Il sera donc intéressant, une fois le choix définitif officialisé, de comparer l’ensemble des données. N.B. les prix présenté ici ne sont qu’une estimation générale, ils peuvent variés du simple au double en fonction des options choisies et de la bonne volonté de remise faite par le constructeur ! Les liens web des trois constructeurs spécialement pour la Suisse :
http://www.gripen.com/NR/rdonlyres/2EB0A5A1-C191-4FB9-9C5...
http://www.eurofighter.ch/1024/fr/Homepage.html
Photos : Logo : Laurent Baudillon. Gripen, Rafale, Eurofighter : Milan Rohrer. Cockpit : Armasuisse.
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![1220703378[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/01/01/1506865218.2.jpg)