12/04/2018

Encore des revers pour le F-35 !

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La saga des problèmes du F-35 continue de plus belle. D’une part les livraisons sont stoppées au Pentagone pour des raisons contractuelles et de l’autre, le nouveau standard F-3 livré à la RAAF devait être pleinement opérationnel, mais il n’en est rien.

Litige sur la corrosion :

Le ministère américain de la Défense a interrompu la livraison des avions F-35 de Lockheed-Martin Corp à la suite d'un litige quant à la responsabilité des coûts engendrés par un défaut de production.

Le constructeur a confirmé mercredi l'arrêt des livraisons pour une question contractuelle, sans donner davantage de détails. Lockheed Martin se dit néanmoins confiant quant à son objectif de livraison de 91 appareils pour 2018.

Cette situation est due suite à la découverte de corrosion sur les panneaux extérieurs en fibre de carbone de l'avion. Le DOD et Lockheed-Martin ont trouvé une solution au problème de la corrosion, mais seraient dans une impasse sur qui devrait payer pour réparer les F-35 déjà stationnés dans le monde.

La bonne nouvelle qui tombe à l’eau :

En début de semaine Lockheed-Martin a annoncé la livraison de trois avions F-35 à la RAAF équipés du logiciel Block 3F, soit une version plus performante que le logiciel 3I installé dans les deux premiers exemplaires livrés à la Royal Australian Air Force, explique la ministre australienne de la Défense, Marise Payne.

Pour bien comprendre le développement des standards du F-35, voici un raccourci :

  • Block 1A / 1B - Le block 1 comprend 78% des plus de 8,3 millions de lignes de code source nécessaires à la capacité de combat complète du F-35. Le block 1A était prêt pour la configuration de l'entraînement alors que le bloc 1B fournissait une sécurité initiale à plusieurs niveaux.
  • Block 2A - Le block 2A est actuellement distribué à la flotte de F-35. Il offre une formation améliorée, y compris la fonctionnalité pour la fusion hors-carte, les liaisons de données initiales, l'attaque électronique et le débriefing de mission. Avec le block 2A, près de 86% du code requis pour une capacité de combat complète volent.
  • Block 2B - Le block 2B fournit des capacités initiales de combat, y compris, mais sans s'y limiter, des liaisons de données étendues, la fusion multi-navires et les armes vivantes initiales. Les Marines américains ont déclaré CIO en juillet 2015 avec le Block 2B. Avec le block 2B, plus de 87% du code requis pour une capacité de combat complète volent.
  • Block 3i - Le block 3i fournit les mêmes capacités tactiques que le block 2B. La principale différence entre 2B et 3i est la mise en œuvre d'un nouveau matériel, en particulier le processeur intégré intégré mis à jour. La Force aérienne a déclaré le CIO avec le bloc 3i en août 2016. Avec le bloc 3i, 89% du code requis pour une capacité de combat complète.
  • Block 3F - Le block 3F fournit 100% des logiciels requis pour une capacité de combat complète, y compris, mais sans s'y limiter, l'imagerie par liaison de données, les armes complètes et l'entraînement intégré.

Sauf que le nouveau Block 3F ne permet pas information détaillées sur les menaces, et ne sera pas disponible à 100% avant cet automne au plus tôt et ceci bien que le bureau du programme ait achevé tous les tests de précision des bombes et des missiles prévus pour 2017, il continue d'analyser ces événements. Le Bureau des essais opérationnels et de l'évaluation du Secrétaire à la Défense, ou DOT & E, craint que si des lacunes sont constatées et perdurent, le JPO devra prendre plus de temps pour développer et tester les corrections.

Alors que le rapport estime que les tests des systèmes de mission nécessaires pour terminer le développement devaient être terminer en février 2018, "le programme n’est pas en mesure d'atténuer complètement les nombreuses lacunes ouvertes à la fin de SDD, entraînant des déficits dans les capacités du Block 3F.

Des questions se posent désormais en ce qui concerne la façon dont le JPO pourrait exécuter la prochaine phase du développement des F-35, anciennement connue sous le nom de «modernisation du Block 4».

Photo : F-35 RAAF @ Lockheed-Martin

 

03/01/2018

Le Su-57 teste ses moteurs définitifs !

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Moscou, la Russie a commencé à tester son nouveau chasseur de cinquième génération Sukhoi Su-57 « PAK-FA » (ex-T-50) avec ses nouveaux moteurs Saturn izdeliye 30 de nouvelle génération. Les essais en vol avec les nouveaux moteurs dureront plusieurs années. Entre-temps, les Russes construiront une douzaine de Su-57 équipés de turboréacteurs à post-combustion Saturn AL-41F1 produisant une poussée de 32’500 livres chacun pour les essais opérationnels.

Peu d’information ont filtré en ce qui concerne les moteurs Saturn izdeliye 30, mais le nouveau groupe motopropulseur devrait fournir une poussée sèche de 24’054 lb et une poussée de post-combustion de 39’566 lb. Selon un porte-parole russe, ces moteurs seront opérationnels vers 2025. L'armée de l'air russe pourrait acheter jusqu'à 160 avions de combat Su-57, dotés de ces nouveaux moteurs.

Dans l’attente du nouveau moteur :

Moscou a pour l’instant passé une commande initiale de 12 avions Su-57, qui seront livrés en 2019. Il semble que les Russes sont peu enthousiastes à l'idée d'acheter la version initiale du Su-57 actuellement propulsé par des turboréacteurs hybrides Saturn AL-41F1 produisant une poussée de 32 500 livres chacun. C'est le même moteur que le Su-35S "Flanker-E" existant.

En effet, à l'exception de la furtivité, le Su-35 offre beaucoup des mêmes capacités que le nouveau chasseur de cinquième génération. Ainsi, les Russes ne sont pas disposés à dépenser de l'argent dans un système qui n'offre qu'une augmentation marginale des performances à leur avis. Pour les russes, la véritable nouveauté proviendra des nouveaux moteurs, ainsi que d’une architecture électronique améliorée à partir de 2025.

Nouveaux armements : 

L’avionneur Sukhoi travaille avec plusieurs sociétés d’armement russes en vue de l’adaptation de 12 types de missiles pour l'avion. Durant l’année prochaine, six d’entres eux vont pouvoir achevés les essais en vue de la qualification sur le Su-57, puis les six autres d’ici 2020. Ceux-ci incluent le nouveau missile air-air RVV-MD pour les combats rapprochés et le RVV-SD pour les engagements au-delà de la portée visuelle. Par rapport aux modèles de la génération précédente, ils sont dotés de nouveaux systèmes de guidage avec une plus grande sensibilité et une meilleure résistance au brouillage. Le RVV-MD emploie un nouveau capteur infrarouge à double bande avec récepteur photo multi-éléments et traitement de signal numérique. Ces innovations vont doubler la distance d'acquisition de la cible par rapport à la génération précédente du Vympel R-73E, tout en élargissant les angles de recherche du missile de 30%. Le RVV-SD, qui est une nouvelle évolution du RVV-AE en service. Il offre une aérodynamique améliorée, un émetteur de plus grande puissance et une tête de guidage radar plus sensible que son prédécesseur. Le logiciel du missile a été complètement retravaillé pour permettre une augmentation de 35% de la portée maximale de tir et des capacités de manœuvres avec facteur de charge sous 12g.

Les armes air-sol prévues pour le Su-57 comprennent la ligne de missiles Kh-38ME de conceptions modulaires qui permettent l'emploi de différents systèmes de guidage et ogives. La version Kh-38MLE est livrée avec un guidage laser. Le Kh-38MTE avec un imageur thermique et le Kh-38MAE avec un radar actif. Il y est également prévu d’intégrer le Kh-38MKE avec un guidage par satellite.

En matière de bombes, le Su-57 pourra emporter la bombe guidée KAB-500SE, qui a été testée en Syrie, ain1 Su-57 @ si que la KAB-250LG-E de 250kg, plus légère. 

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Photos : 1 Su-57 @ Vadim Savitsky 2 Su-57 @ Sergy

26/11/2017

La Finlande veut 64 nouveaux avions de combat !

 

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Helsinki, dans le cadre du programme de remplacement de la flotte actuelle de sa flotte de Boeing F/A-18C/D « Hornet », le ministère finlandais de la Défense prévoit l'achat de 64 nouveaux chasseurs à réaction pour un montant d'environ 7 à 10 milliards d'euros.

Pas question de restreindre les capacités :

La Force aérienne veut un minimum de 64 nouveaux avions de combat multirôle, soit la même dotation qu’actuellement. Pour la Finlande, il n’est pas question de sacrifier sa capacité d’action. La Finlande ne veut pas suivre les exemples de pays voisins, qui sacrifient la dotation et qui se retrouveront dans une limitation de capacités et d’engagement. Pour le pays il est primordial de garder une marge de manœuvre avec un nombre d’avions qui permet de tenir le ciel en cas de situation de tensions.

"Nous avons besoins de 64 avions de chasse, parce que les nouveaux avions ne sont pas plus rapides et ne peuvent rester plus longtemps en l'air que les avions actuels, nous aurons besoin du même nombre de jets pour maintenir la défense aérienne ", Lauri Puranen du ministère de la Défense finlandaise.

Appel d’offres :

Le ministère a annoncé qu'il enverrait des appels d'offres début 2018 à Boeing et Lockheed-Martin, Saab, Dassault Aviation et Airbus DS.

On retrouve une nouvelle fois les grands classiques du moment, avec le Lockheed-Martin F-35 «Lightning II», le Saab JAS-39 Gripen E MS21,  l’Eurofighter «Typhoon II» T3A/B Block20 et le Dassault Rafale F3-R, ainsi que le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Le Parlement finlandais a décidé qu'il dépenserait entre 7 et 10 milliards d'euros pour l’achat nouveaux avions, ce qui fera de cette acquisition le plus gros achat jamais effectué par la Finlande.

Essais et choix : 

Les essais des aéronefs proposés auront lieu à la fin de 2019 et au début de 2020 afin de démontrer la performance dans des conditions météorologiques difficiles. La sélection est prévue pour 2021, avec des livraisons en cours d'exécution entre 2025-2030.

Photo : F/A-18 C Hornet finlandais@ aviation finlandaise

20/10/2017

Et si l’Inde quittait le programme du Sukhoi T-50 ?

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New Dehli, allons-nous vivre prochainement un nouveau coup de théâtre indien ? La question est posée. En effet, dans les coulisses de l’Indian Air Force (IAF) circule une information comme quoi celle-ci, désire quitter le programme de collaboration avec l’avionneur russe Sukhoi sur le développement du Su-57 alias T-50 PAK-FA.

Des critiques et des problèmes de coûts :

Il semble qu’au sein de l’IAF, plusieurs critiquent ont été exprimées au ministère de la Défense, affirmant que le programme PAF-FA proposé avec la Russie ne répondait pas aux exigences souhaitées en terme de furtivité et de coûts.

Le programme du T-50 (Su-57) proposé ne répond pas aux caractéristiques de furtivité ce qui nécessite des changements structurels majeurs qui ne peuvent pas être satisfaits. Par ailleurs, toujours selon des membres de l’IAF le projet du T-50 n'a pas de concept de moteur modulaire, rendant la maintenance de la flotte coûteuse et gênante. Un responsable de service a déclaré que le concept de moteur modulaire est nécessaire pour la maintenance et la disponibilité des avions à court terme, car cela peut être fait par l'utilisateur lui-même. Selon lui, les Russes ont proposé des moteurs non modulaires et leur maintenance ne peuvent être traitées que par le constructeur.

Un autre son de cloche :

Mais selon Vaijinder K. Thakur, chef d'escadron à la retraite de l'IAF et analyste de la défense pour l’IAF, ces critiques non pas lieu d’être. Il affirme de son côté que les prototypes russes du PAK-FA sont équipés du moteur AL-41F1. Mais la variante de production sera équipée du moteur de type Product 30, soit 30% plus léger, doté d'une poussée améliorée, d'un meilleur rendement énergétique et de moins de pièces mobiles. Cela se traduit par une fiabilité améliorée et un coût de cycle de vie inférieur de 30%.

 

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Photos : T-50 PAK-FA/Su57@ Sukhoi

 

 

10/08/2017

L’Inde prévoit d’acheter 108 Sukhoi T-50 !

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New Dehli, l'Inde vient de faire un pas en avant dans l’acquisition du Sukhoi T-50 (PAK-FA). En effet, une commission interne du ministère de la Défense a recommandé l'achat de l'avion du T-50 via le plan initial de co-production avec la Russie.

Le comité interne, dirigé par le maréchal de l'armée de l'air indienne à la retraite, Simhakutty Varthaman, après avoir étudié les paramètres techniques, a recommandé à l'Inde d'acquérir le Sukhoi T-50 indo-russe", a déclaré le responsable du MoD. L’Inde prévoit d’engager plus de 5 milliards de dollars en faveur du développement conjoint du PAK-FA. Le rapport confirme également les bases de

l’accord de développement préliminaire qui avait été signé en 2010 entre la United Aircraft Corporation Russe et Hindustan Aeronautics Limited de l'Inde.

Par ailleurs, l’Inde prépare un ordre ferme de 108 avions de combat Sukhoi T-50 qui sera remis lors de l’acceptation de la version finale de l'accord en cours de préparation", a déclaré un responsable de l'Indian Air Force (IAF).

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Dernier préparatifs :

L'Inde et la Russie n'ont pas encore finalisé la part de travail pour la production et le transfert de technologie. Actuellement le Ministère indien de la Défense travaille avec la Russie au partage du travail et du transfert de technologie, alors que l'IAF est impliqué dans la finalisation des besoins opérationnels et du nombre de combattants, a déclaré Daljit Singh, ancien maréchal et analyste de la défense.

 

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Photos : 1 Le Sukhoi T-50 @ Sergei 2 En vol @ Sukhoi