03/02/2021

Le nouveau F-15EX « Advanced Eagle » effectue son vol inaugural !

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Le tout nouveau Boeing F-15EX « Advanced Eagle » a effectué son premier vol hier, ouvrant la voie à la livraison anticipée des deux premiers appareils à l'US Air Force au plus tard ce trimestre déjà. L’avion a décollé et atterri de l'aéroport international de Saint-Louis Lambert, effectuant un vol d'essai de 90 minutes avant de se poser.

Le pilote d'essai en chef du Boeing F-15EX, Matt Giese, a vérifié l'avionique, les systèmes avancés et les logiciels du biréacteur multirôle. Une équipe de test surveillant les données collectées pendant le vol en temps réel a confirmé que l'avion fonctionnait comme prévu.

« Le vol réussi d'aujourd'hui prouve la sécurité et la disponibilité de l'avion à rejoindre la flotte de chasseurs de notre pays », a déclaré Prat Kumar, vice-président de Boeing et directeur du programme F-15. « Notre personnel est ravi de construire un avion de combat moderne pour l'US Air Force. Notre client peut se sentir confiant dans sa décision d'investir dans cette plate-forme capable d'incorporer les derniers systèmes de gestion de combat avancés, capteurs et armes en raison de la conception de la cellule numérique du jet et de l'architecture des systèmes de mission ouverts.

Jusqu’à 144 appareils :

En juillet dernier, l’US Air Force a attribué à Boeing un contrat pour la construction du premier lot de huit appareils. Les plans prévoient des acquisitions jusqu'à 144 avions pour venir compléter la flotte actuelle de F-22.

Le F-15EX « Advanced Eagle »:

Sous la désignation de projet F-15EX, la nouvelle variante du jet offre des commandes de vol plus modernes, un grand écran unique et un radar amélioré. L'avion emportera également beaucoup plus d’armes avec plus de deux douzaines de missiles air-air, soit une capacité inégalée au sein de l’USAF.

Parfaitement conscient de la situation actuelle, l’avionneur Boeing travaille depuis plusieurs mois sur une solution basée sur des améliorations de l’actuel F-15.  Pour Boeing, il s’agissait de reprendre les travaux engagés sur le « Silent Eagle » mais avec une capacité d’emport d’armement élargie. Le concept de Boeing « F-15 2.040C » (F-15X). La version 2. 040C permettrait également, selon les études de Boeing, de doubler le nombre de missiles à par avions et donc combler une énorme faiblesse du F-35, sa capacité d’emport.

Boeing a doté le F-15EX d’une version améliorée du radar Raytheon APG-63 (V) 3 à balayage électronique actif (AESA), avec une nouvelle suite de guerre électronique dénommée EPAWSS « Eagle Passive/Active Warning Survivability », et un capteur IRST et une liaison de données améliorée permettant de travaillant en binôme avec le F-22 et le F-35.

Le F-15 ainsi modernisé, offre la possibilité de travailler directement avec le F-22 et le F-35 en appuis avec une forte capacité de tir grâce au transport de missiles accrut, mais il permettrait également de fonctionner de manière plus furtive avec l’armement monté dans les trappes. La particularité réside dans le fait, qu’il sera possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel, emport de carburant et armes en externes.

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Capacité d’emport phénoménale :

Avec la possibilité d’emporter jusqu’à 24 missiles air-air, le F-15EX « Advanced » sera bien supérieur à ses concurrents, mais il pourra également emporter une gamme complète d’armes avec : le JSOW, le Harpoon, le missile antiradar HARM. On parle également d’adapter progressivement des armes à énergie dirigée comme les lasers, une fois que ceux-ci seront disponibles. Par ailleurs, il peut lancer des armes hypersoniques jusqu'à 22 pieds de long et pesant jusqu'à 7 000 livres. La grande taille de l’avion en facilitera l’intégration. Dernier élément, le F-15EX pourra travailler en binôme avec des drones pour les actions de frappes en profondeur.

La plate-forme nécessite également une formation transitoire minimale sans main-d'œuvre supplémentaire et peu ou pas de changements d'infrastructure, assurant la poursuite de la mission.

L'architecture OMS permettra l'insertion rapide des dernières technologies aéronautiques. Pour soutenir davantage la cellule numérique et faire avancer l’insertion de technologique, le programme F-15EX utilise le précurseur à l’initiative DevSecOps du ministère de la Défense, visant à développer des logiciels sécurisés, flexibles et agiles. De plus, l'architecture des systèmes de mission ouverts garantit sa viabilité pendant des décennies. L'épine dorsale numérique du F-15EX, ses systèmes de mission ouverts et sa capacité de charge utile généreuse cadrent bien avec la nouvelle vision de l’USAF d'une future guerre en réseau.  Le F-15EX réunit les avantages de l'ingénierie numérique, des systèmes de mission ouverts et du développement de logiciels agiles rester abordable et évolutif pour les décennies à venir. 

Un nouveau moteur :

Le moteur F110-GE-129 de General Electric est le seul moteur testé, intégré et certifié pour le F-15EX fly-by-wire. En 2014, GE a commencé à investir des ressources et s'est engagé à long terme à soutenir le F-15EX. Grâce à des insertions de technologies clés éprouvées issues des programmes de moteurs commerciaux de GE, SLEP met à niveau les composants critiques, notamment la chambre de combustion, la turbine haute pression, le compresseur et l'augmentation. Ces améliorations se combinent pour prolonger la durée de vie. La version du F110 destinée au F-15EX va réduire les coûts d'exploitation, augmenter la fiabilité et améliorer la sécurité. Le programme est conçu pour fournir une augmentation significative avec une amélioration de 25% du coût par heure de vol et une extension de 50% des inspections de phase moteur. 

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Photos : Le premier vol du F-15EX & Cockpit @ Boeing

 

26/12/2020

La Force aérienne russe réceptionne son premier Su-57 de série !

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C’est un joli cadeau de Noël qui a été réalisé pour la Force aérienne et spatiale russe (VKS) avec la livraison du tout premier Sukhoi Su-57 « Felon » de série le 25 décembre. Cette livraison marque ainsi le début de la phase d’entrée en service du nouvel appareil.

L’appareil a été vu sur l’aéroport de Novosibirsk Tolmachevo après avoir décollé de l’usine de production de Komsomolsk-sur-l’amour. Ce premier exemplaire devrait commencer sa carrière au sein de la VKS comme avion test en vue de l’intégration des armements de bord. Le camouflage retenu est le modèle « pixels » identique utilisés sur les derniers avions de préséries.

2021 les livraisons vont s’accélérer :

La cadence des livraisons va s’accroître avec la nouvelle année, quatre appareils sont attendus ainsi qu’en 2022 puis une douzaine par année dès 2024. Si les premiers appareils sont encore dotés de l’ancien moteur, le Su-57 devrait recevoir son moteur définitif l’IZD-30 dès 2022. A ce jour, le contrat d'État porte sur 76 avions livrable d’ici 2028.

Ce premier Su-57 de série T-50S-2 numéro de série 51002 aurait dû être le second appareil de série, mais en 2019, celui qui à l’origine aurait été le « premier » s’est écrasé le 24 décembre 2019, soit le T-50S-2 n°51001.

Le Sukhoi Su-57 "Felon" :

Le nouvel avion dispose d’un nombre considérable de nouveauté, l’adjonction de la fusion des données et une signature radar réduite. Le Su-57 est doté d’une centrale de navigation inertielle BINS-SP2M à gyrolasers qui permet de gérer automatiquement les informations de navigation et ceci même si la réception GPS (Glonass) ne fonctionne plus. L’avion dispose de commandes de vol électriques et multiplexées avec un système mécanique en « back-up » permettant de ramener l’appareil à destination en cas de défaillance généralisée du système électrique. Un système de communication S111-N avec deux radios cryptées UHF/VHF, une liaison de données complète le tout.

On notera que le Su-57 dispose d’une extension mobile le LEVCON (Leading Edge Vortex Controllers) qui vient se positionner devant l’aile et permet de combiner l’effet des plans canards avec celui des extensions des bords d’attaques. Ce système permet à l’avion d'être moins sujet à des pertes de portances, lors d’angles d’attaques élévés.

Le Sukhoi Su-57 dispose de cinq radars intégrés développés par NIIP Tikhomirov MIRES (MultifunctionIntegrated Radio-Electronic System) ce dernier est composé de deux ensembles de capteurs principaux : soit le radar AESA en bande X N036 dans le nez, deux radar AESA en bande X N036B placés à côté du cockpit en amont, deux radars AESA en bande L N036L placés sur les bords d’attaques. De fait, le Su-57 peut "voir" sur une plage de 270° autour de l’appareil. Les performances précises des radars ne sont pas encore complètement estimées (données confidentielles). Les premiers chiffres parlent d’une capacité de détection montant jusqu’à 400 Km (donnée estimée) en air-air et en fonction de la taille de la cible avec la possibilité de détecter 62 cibles et d’en engager 16 simultanément en air-air tandis que le système peut assurer l’engagement de 4 cibles en air-sol simultanément.

En ce qui concerne la guerre-électronique, l’avion dispose du système de contremesures L402, soit un ensemble de nombreux capteurs qui assure une protection spécifique. De plus, l’avion est doté d’un système de contre-mesure infrarouge directionnelle, capables de perturber à la fois les systèmes de détection air-air et les missiles air-air infrarouge.

Question armement, l’avion emporte une vaste gamme de missiles air-air : K-74M2, K-77M et IZD80. Pour l’air-sol : le Kh-38M, Kh-58USK, Kh-59MK2 et KAB-250 sans oublier le BrahMos et le missile balistique hypersonique Kh-47M2 Kinzhal («Dagger») (ALBM). Un canon GDh-301 de 30mm vient compléter l’équipement. 

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Photos : Su-57 de série @ Svetlana Balaeva

 

 

26/10/2020

L’Italie réceptionne son dernier Eurofighter !

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L’Aeronautica militare a réceptionné son dernier exemplaire d’Eurofighter en commande. L’avion a décollé de l'usine de Caselle (TO) de Leonardo. Ce vendredi, lors d’une cérémonie l’avion a été reçu par le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Alberto Rosso et le PDG de Leonardo, Alessandro Profumo. La livraison de l’Eurofighter IS082 à l’armée de l’air italienne marque une étape importante dans le programme d’avions multi-rôles européen, considéré comme le plus grand partenariat industriel international de l’histoire du continent.

"La livraison de ce dernier avion, qui complète la flotte d'Eurofighter qui constituent l'instrument principal du système de défense aérienne articulé et complexe national et de l’OTAN, représente une étape importante pour le programme". Ce sont les propos du chef d'état-major de l'armée de l'air, le général de l'escouade aérienne Alberto Rosso, en marge de la cérémonie de remise de l'avion, destiné à la 51e Escadre d'Istrana.

L'Eurofighter est né comme une plateforme ouverte, avec un programme de mise à jour et d'amélioration technologique bien défini, qui garantit sa compétitivité tout au long de son cycle de vie. Des technologies en constante évolution, tant à bord de l'avion que dans le cadre du soutien logistique, augmentent son efficacité opérationnelle, ses capacités de survie et son économie de gestion.

Le programme Eurofighter constitue la plaque tournante de la technologie aérospatiale et de défense européenne et, en tant que tel, fournit aux industries concernées un leadership technologique qui garantira la compétitivité de nombreux futurs programmes de prochaine génération.

Leonardo, un partenaire important :

Leonardo avec ses activités, réalise environ 36% de la valeur de l'ensemble du programme, avec un rôle clé dans la composante aéronautique et dans celle de l'électronique embarquée, qui voit l'entreprise responsable de deux capteurs primaires (radar CAPTOR-E MK0 et IRST) et des éléments fondamentaux de l'avionique. Leonardo est également le protagoniste de l'évolution de l'Eurofighter, grâce au nouveau radar à balayage électronique AESA (Active Electronically Scanned Array) qui augmente les performances et la compétitivité de l'avion en vue de garantir un marché international significatif pour la prochaine décennie.

Les Eurofighter destinés à l'armée de l'air du Koweït sont actuellement en production à l'usine de Caselle, soit les premiers à être livrés dans une configuration très avancée. Le programme Eurofighter est géré par le consortium Eurofighter GmbH, une société basée à Munich (Allemagne) détenue par Leonardo, BAE Systems et Airbus Defence & Space pour l'Allemagne et l'Espagne. Du côté gouvernemental, il est géré par l'Agence de gestion de l’OTAN des Eurofighter & Tornado (NETMA), mise en place pour répondre aux besoins d'achat des forces aériennes des quatre pays participants : l'Italie, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Espagne.

Quelques chiffres :

Outre les quatre pays partenaires, qui ont déjà commandé 472 Typhoon, les clients internationaux comprennent désormais l'Arabie saoudite (72 appareils), l'Autriche (15), Oman (12), le Koweït (28) et le Qatar (24), pour un total de 623 avions commandés. En termes d'emplois, le programme Eurofighter concerne plus de 100’000 personnes en Europe, dont plus de 20’000 en Italie (entre emploi direct, indirect et induit), avec une répartition sur le territoire que l'on peut estimer à 50% au Nord et 50% au Centre / Sud. Plus de 400 fournisseurs travaillent dans la production du « Typhoon », dont 200 en Italie.

Et l’avenir ? 

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Les sites de Turin et Caselle restent le centre de développement et de production du programme Eurofighter en ce qui concerne la part italienne des travaux. La production des composants tels que l’aile gauche et fuselage arrière intervienne au terme d'un processus impliquant une chaîne de sous-traitance étendue, qui englobe l'Italie avec une contribution importante des sites de la Division Aérostructures et de dizaines de petites et moyennes entreprises. La continuité de production garantie par plusieurs commandes à l'export ces dernières années permet de disposer des compétences hautement qualifiées nécessaires pour sécuriser l'intégration finale et l'exploitation et le développement futur de l'Eurofighter.

L’Italie est maintenant pleinement engagée dans l'assemblage de l'avion pour l'armée de l'air du Koweït.  Plusieurs appareils sur la ligne d'assemblage final à divers stades de réalisation. Le premier biplace est déjà en Flight-line et subit actuellement des tests électromagnétiques en vue de certifier la nouvelle variante. La version de l’Eurofighter pour l’armée de l’air koweïtienne est la version la plus avancée à ce jour. Il présente en particulier une nouvelle configuration avionique du radar matriciel à balayage électronique Captor-E, entièrement développé et produit par le consortium Euroradar, dirigé par Leonardo et impliquant la division électronique de Leonardo. 

L’Italie travaille sur le programme LTE (Long Term Evolution) de l'Eurofighter, en cours de définition. Ce programme vise le développement sur une portée de 15 à 20 ans et doit assurer une croissance en termes de capacité supplémentaire et le développement et la mise en œuvre de nouvelles technologies à utiliser sur les prochaines versions de l’Eurofighter et les mises à jour des modèles en service.  

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Photos : 1 Le dernier Eurofighter italien ISO82 2 Chaîne d’assemblage en Italie 3 Eurofighter italiens en vole@ Leonardo

 

 

 

 

21/10/2020

Des F-16 Viper et peut-être même des F-35 pour le Maroc !

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Les tensions s’accentuent entre l’Algérie et le Maroc, pour ce dernier il n’est pas question de se laisser distancer par son voisin. En effet, l’Algérie a procédé à fin 2019 à l’achat d’avions de combat Sukhoi Su-34 « Fullback », de Su-35 « Flanker-E » et peut-être même de 14 nouveaux Su-57 E « Felon ».

Rappel des tensions :

Le Maroc réagit aux tensions avec son voisin l'Algérie, qui ont augmenté ces derniers mois, alors que le premier se prépare à son retour à l'Union africaine. L'agenda politique algérien, qui soutient la République démocratique arabe sahraouie (RASD) auto-déclarée, a dominé l'union continentale depuis le retrait du Maroc en 1984. Au cours de ces dernières semaines, l'Algérie a approuvé l'utilisation de drones pour la surveillance de sa frontière occidentale y compris à la frontière avec le Maroc. Selon le Stockholm International Peace Research Institute, l’Algérie a importé pour plus de 10 milliards de dollars d’armement. Le Maroc n’est pas en reste, avec des achats d’équipements pour près de 10,3 milliards de dollars en 2019. Cette course n’est de loin pas terminée.

Avions et hélicoptères au menu du Maroc :

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La forte modernisation de l’aviation militaire algérienne pousse le Maroc à prendre les devants, entre la modernisation de sa flotte de F-16 et la concrétisation actuelle d’un contrat d’achat de 25 F-16 au standard « Viper » Block 70/72 supplémentaires, soit un contrat estimé à 3,78 milliards de dollars et de 36 hélicoptères Boeing AH-64 E BlockIII « Apache ».

Le Maroc a le soutien inconditionnel de Washington. L'objectif ultime du gouvernement américain est de renforcer la coopération en matière de défense et de préparer la nation gouvernée par Mohamed VI comme le pays d'Afrique du Nord le mieux équipé militairement, sachant que l'administration américaine est déjà le plus grand fournisseur d'armes du Maroc.

Washington tient à garantir l'exclusivité des approvisionnements militaires américains au profit des Forces Armées Royales Marocaines, notamment en ce qui concerne les F-16 ainsi que le système sol-air MIM-104 Patriot. Le Maroc fait partie des 22 pays qui vont acquérir des missiles air-air avancés de moyenne portée Raytheon AIM-120 AMRAAM dans le cadre d'un contrat d'une valeur de 768 millions de dollars devant être achevé en février 2023, comme l'a confirmé le ministère américain de la Défense.

Des F-35A pour le Maroc ? 

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Afin de contrer l’arrivée possible du Sukhoi Su-57 E « Felon » chez le voisin algérien, Washington ouvre la porte à l’exportation du Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » au Maroc. Offre faite notamment sous couvert de la reconnaissance de l'État d'Israël par le roi Mohamed VI. Les négociations entre Rabat et Washington ont débuté en juin dernier et pourraient déboucher sur un accord avant la fin de l’année.

Pour autant une vente éventuelle devrait tomber sous la coupelle de la nouvelle loi « Secure F-35 Exports Act de 2020 ». Une loi visant à réaffirmer la surveillance du Congrès sur la vente de systèmes militaires américains sophistiqués et critiques. Cette loi comprend notamment les exigences suivantes :

Exige que le Président évalue et fasse rapport au Congrès, avant toute fourniture d'avions F-35 à des pays qui ne sont pas membres de l'OTAN. Une évaluation complète des risques présentés par une telle vente, exportation ou transfert pour la sécurité des États-Unis, y compris pour l'avantage militaire et technologique critique que ces aéronefs procurent aux forces armées des États-Unis et

une certification, selon laquelle une telle vente, exportation ou transfert ne présente pas un risque significatif de compromettre l'avantage militaire et technologique critique que ces aéronefs procurent aux forces armées des États-Unis. Des assurances solides ont été données que ces aéronefs ne seront pas utilisés dans des activités ou opérations contraires à la sécurité d'Israël ou à la politique étrangère et aux intérêts de sécurité nationale des États-Unis. Des mesures de sécurité technologique suffisantes seront nécessaires pour empêcher l'espionnage contre ces aéronefs et si ces assurances sont violées, les États-Unis auront les moyens de contrer ces violations.

Le F-16 « Viper » Block70/72 marocains : 

Le Département de la défense des États-Unis approuve la vente de 25 Lockeed-Martin F-16 Block70/72 « V » au Maroc. Là pays dispose actuellement de 25 F-16 qu’on seront portés au standard Block70/72.

Selon le Département américain de la Défense, le contrat comprend également le matériel suivant : 29 moteurs F100-220E de Pratt & Whitney.

- 26 ordinateurs de mission modulaires, dont un de rechange.

- 26 systèmes de distribution d’informations multifonctions Link-16-JTRS (MIDS-JTRS) avec terminaux TACAN et ESHI (avec un disque de secours).

- 26 systèmes mondiaux de navigation intégrés (EGI) LN260.

- 40 viseurs de casque. Ces casques seront ainsi généralisés à tous les pilotes marocains des F16. 

- 26 générateurs d’affichage programmables améliorés (iPDG).

- 30 canons M61 Al Vulcan 20mm.

- 50 lanceurs polyvalents LAU-129.

- 40 missiles air-air de moyenne portée évolués AIM-120C-7 (AMRAAM).

- 40 sections de guidage AIM-120C-7.

- 3 kits JDAM GBU-38/54.

- 50 groupes de feuille d’air MXU-650, GBU-49.

- 50 MAU-210 groupes de contrôle informatique amélioré (GCC), GBU-49, -50.

- 36 fusées FMU-139 D/B.

- 6 fusées inertes FMU-139 D/B (D-l).

- 2 GTV GBU-39 (T-l).

- 60 bombes de petit diamètre GBU-39/B (SDB I).

- 10 groupes de commande d’ordinateur MAU-169L/B, GBU-10, -12, -16.

- 10 groupes MXU-650C/B, GBU-12.

- 12 bombes MK82 inertes.

- 4 bombes d'entraînement BLU-109.

- 10 MAU-169 GCC (D-2).

- 26 nacelles Sniper AN/AAQ-33.

Sont également inclus dans ce contrat : 26 systèmes de gestion de la GE AN/ALQ-213, 26 systèmes IFF d’identifications avancées ami/ennemi, une communication sécurisée, équipement de navigation cryptographique de précision, un système de planification de mission conjointe, 26 AN/ALQ-211 AIDEWS, 6 systèmes de reconnaissance avancée DB-110, matériel de communication, équipement de soutien.

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Photos : 1 & 3 F-16 C et D @ FAM 2 F-35A @ USAF

 

03/07/2020

L’Inde passe commande pour des MiG et Sukhoi additionnels !

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Je vous l’annonçais le 21 juin dernier, l’Inde désirait en urgence acquérir un complément d’avions de combat pour venir renforcer ses flottes de MiG-29 et Sukhoi Su-30MKI. Le ministère indien de la Défense (MoD) a approuvé l'acquisition d’un contrat d’une valeur de 2,43 milliards de dollars portant sur 21 avions de combat Mikoyan MiG-29 et 12 Sukhoi Su-30MKI destiné à l'Indian Air Force (IAF).

Dans une déclaration du 2 juillet, le ministère de la Défense a déclaré que le Conseil d'acquisition de la défense (DAC), dirigé par le ministre de la Défense Rajnath Singh, avait autorisé l'acquisition de 21 MiG-29UPG et de 12 licences pour construire sous construit 12 Su-30MKI.

Les 21 plateformes complèteront les 59 MiG-29UPG intronisés dans l'IAF à partir de 1986.

Les 12 Su-30MKI supplémentaires seront acquis pour remplacer un nombre égal d'avions perdus dans des accidents au fil des ans. Ces chasseurs seront construits sous licence par Hindustan Aeronautics Limited (HAL). Les responsables ont déclaré que HAL, qui, d'ici mars 2021, aura achevé le dernier des 222 Su-30MKI construits sous licence dans le cadre de la flotte de 272 de ce type de l'IAF, avait souhaité recevoir des commandes supplémentaires pour maintenir ses chaînes de montage actives. 

Le MiG-29 UPG :

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Les MiG-29 de l’IAF sont techniquement plus proches de la version MiG-29KUB de la marine indienne qui est entrée en service en 2010. L’avion est doté d’une nouvelle architecture informatisée qui fonctionne avec le nouveau radar de Phazotron-NIIR Corp Zhuk-M2E de type AESA capable de suivre dix cibles à 245km couplé avec le nouvel IRST de type NPK-SPP OLS-UEM qui combine un capteur infrarouge 320x256 pixels et une caméra TV 640x480 pixels portées comprises entre 200 mètres et 20 kilomètres. L'OLS-UEM a été conçu pour détecter des cibles aéroportées à des distances comprises entre 15 et 55 kilomètres. Il offre une couverture en azimut de +/- 90 degrés et de + 60 degrés à -15 degrés en élévation

L’avionique est entièrement nouvelle avec un cockpit doté d’écrans couleurs et d’éléments occidentaux comme le viseur de casque « Top-Sight » de Thales, d’une centrale de navigation SAGEM. L’avion est également doté d’une perche de ravitaillement en vol rétractable. En ce qui concerne la guerre électronique, les MIG-29UPG sont dotés de capteurs de fabrication indienne, mais reliés à des systèmes actifs/passifs d’origine israélienne. 

Question armement, les MiG-29UPG sont dotés des mêmes systèmes que les MIG-29SMT et MIG-29KUB avec les missiles RVV-AE R-77 de portée moyenne, le missile KH-31P antinavire et les bombes à guidage optique KAB-500KR. Conçu au départ pour la supériorité aérienne le standard l’UPG permet maintenant les attaques au sol et de surface. Selon le constructeur MiG, la durée de vie des avions modernisés est étendue à 3’500 heures de vol pour 40 ans.

Le Sukhoi Su-30MkI :

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Le Sukhoi Su-30MKI ou « Super 30 » bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’appareil est doté d’une avionique améliorée, du radar AESA de type Phazotron Zhuk-AE* en bande X qui peut suivre 30 cibles aériennes en mode suivi pendant le balayage et engager six cibles simultanément en mode attaque. Ce dernier, équipe la dernière version du Su-30MKI doté du missile BrahMos. Ce radar a montré qu’il permettait également un niveau plus élevé de connaissance de la situation. La suite de guerre-électronique (EW) est un plus grand défi dans la mesure où la grande section radar de l'avion rend obligatoire une capacité d'autoprotection robuste. La suite EW actuelle de l'avion est une variante du système monté sur nacelle KNIRTI SAP-518 de fabrication russe, qui peut être complétée par le module de brouillage SAP-14.

Le Sukhoi Su-30MKi ainsi modernisé est nommé « Super 30 », il bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. L’appareil est doté de la version des moteurs AL-31FP de Saturn Corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2’000 heures en lieu et place des 1’000 actuels. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre extrême. L’autre nouveauté concerne l’adaptation des missiles indiens BrahMos et du KH-59M Ovod-M. 

*Sur les versions antérieures indiennes, l’avion est doté du radar PESA N011M BAR.

Photos : 1 Mig-29 et Su-30 indiens 2 MiG-29UPG 3 Su-30MkI@ IAF