16/10/2020

Les radars AESA opérationnels sur les F-16 !

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L'US Air Force a annoncé avoir atteint la pleine capacité opérationnelle (FOC) en ce qui concerne l’utilisation du radar AESA à bord des F-16 de l’Air National Guard.

En septembre dernier, l'US Air Force a commencé l'installation des premiers radar Northrop-Grumman AN/APG APG-83 SABR (Scalabre Agile Beam Radar) à matrice à balayage électronique actif (AESA) sur des F-16 du 85th Test and Evaluation Squadron. L’installation a montré une intégration sans poser de problème de structure, d'alimentation et de refroidissement sur le F-16. Ces essais ont confirmé la parfaite intégration du radar et ont démontrés les excellentes capacités de détection, de suivi et d’identification d’un plus grand nombre de cibles, plus rapidement et à plus longue portée et de fonctionner dans des environnements électroniques hostiles. L’USAF va maintenant poursuivre la mise à jour des F-16 avec le nouveau radar.

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L'APG-83 AESA offre les améliorations de capacités suivantes par rapport aux anciens radars à balayage mécanique.  Il permet : 

Ciblage de précision autonome, tout environnement.

Cartes haute résolution étendues BIG SAR.

Génération de coordonnées de haute qualité.

Plus grande plage de détection et de suivi des cibles.

Recherche et acquisition de cibles plus rapides.

Détection de cibles plus petites

Suivi multi-cibles.

Protection électronique robuste (A / A et A / G).

ID de combat amélioré.

Opérations en mode entrelacé pour une meilleure connaissance de la situation.

Modes maritimes.

3 à 5 fois plus de fiabilité et de disponibilité.

Modernisation des F-16 : 

Dans un premier temps ce sont 72 chasseurs F-16 de l'Air National Guard (ANG) qui vont recevoir progressivement le radar APG-83. Mais au total, se sont tous les avions F-16 de l'USAF qui devraient être équipés de ces radars d'ici 2025 y comprit l’ANG. 

Northrop Grumman a conclu un contrat de 3,2 milliards de dollars pour le développement et la production d'un maximum de 372 radars AESA pour la flotte de F-16 « Fighting Falcon » en service au sein de l’USAF et l’ANG. Le contrat, annoncé le 19 décembre, est géré par le Air Force Life Cycle Management Center, Fighter Bomber Directorate, F-16 Division, Wright Patterson AFB dans l'Ohio.

Le Congrès a approuvé le projet de loi de 2020 sur les dépenses de défense. Les premier F-16 en cours de mise à jour proviennent de la Joint Base Andrews dans le Maryland, aux États-Unis. La mise à niveau du radar a été effectuée pour répondre aux besoins opérationnels émergents interarmées du Commandement Nord Américain (JEON). L’adaptation du nouveau radar APG-83 a été spécialement conçu pour maximiser les performances du F-16 avec une architecture abordable et évolutive, basée sur les progrès réalisés grâce à l'introduction de l'APG-77 AESA de Northrop Grumman pour le F-22 Raptor et de l'APG-81 AESA pour le F-35 « Lightning II ». Les appareils pourront dorénavant étendre la viabilité opérationnelle et la fiabilité de la flotte tout en offrant aux pilotes des capacités de radar de combat de 5e génération.

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Photos : 1 & 3 F-16 du 85th Test and Evaluation Squadron @ USAF/T. Mc.Intire 2 Radar AESA AN/APG-83 @ Northrop-Grumman

16/08/2020

La conception du B-21 « Raider » touche à sa fin !

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L'US Air Force (USAF) est sur le point de terminer les conceptions critiques et l'ingénierie dite « dure » du bombardier à longue portée Northrop-Grumman B-21 « Raider » (LRSB). Cette étape terminée, l’avionneur pourra procéder à l’assemblage du premier prototype.  

Northrop-Grumman se dirige maintenant vers la production de l'avion et procéder à des activités de développement en vol simulé pour détecter les futurs correctifs. Cette nouvelle phase doit permettre de d’éliminer les éventuels défauts de conception de l’avion.

De leur côté, les fournisseurs commencent à livrer des pièces en vue de l’assemblage du premier B-21. L'USAF dispose d’un avion d'essai en vol qu'elle utilise pour héberger certains sous-systèmes destinés au B-21. Cette approche dite « parallèle » doit permettre de résoudre les éventuels « bugs » des sous-systèmes et des logiciels. De plus, cette méthode doit permettre de modifier au besoin ces systèmes pour qu’ils soient parfaitement adaptés au B-21, lors de l’intégration finale.

Le projet B-21 Long Range Strike- Bomber (LRS-B) :

L'Air Force affirme que chaque B-21 coûtera environ 564 millions de dollars (en dollars de l'exercice 2016) plus 23,5 milliards de dollars pour le développement global du programme, soit un total de près de 80 milliards de dollars pour 100 bombardiers. L’armée de l’air affirme également que le coût d’achat moyen de chaque B-21 sera d’environ un tiers de ce qu’il coûtait.

Sauf qu’historiquement, les nouveaux programmes de défense ont tendance à dépasser le budget de 20 à 30%, ce qui exercerait une pression supplémentaire sur le budget de l’armée de l’air.

Si tel est le cas, le coût total du développement et de la production de 100 bombardiers B-21 pourrait atteindre 96 à 104 milliards de dollars. A cela, il faut encore ajouter les coûts d'intégration de la nouvelle bombe à guidage nucléaire B61-12 et du nouveau missile de croisière nucléaire (LRSO) sur le B-21.

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Le programme LRS-B prévoit de mettre au point une nouvelle génération de bombardier stratégique furtif capable d’emporter des armes conventionnelles et nucléaires. Il doit venir compléter le nouveau dispositif de l’USAF qui comprend l’arrivée du F-35, des nouveaux ravitailleurs KC-46A et la modernisation des F-15. Le programme LRS-B a été officiellement lancé en 2012. Le projet LRS-B est considéré, comme prioritaire, pour la future stratégie militaire américaine dans le Pacifique Occidental et le Moyen-Orient, que le programme se poursuivra en dépit d'une réduction de 487 milliards de dollars dans le budget du Pentagone, portant sur les 10 prochaines années.

Concernant le revêtement furtif : 

Selon les dernières informations disponibles et il y en a très peu, le futur bombardier B-21 devrait recevoir son revêtement furtif dans la même usine qui avait en son temps équiper l’actuel B-2 « Spirit ». Il s’agit des installations de la «42 Force Air Force Plant » à Palmdale, en Californie.

A ce sujet, Northrop-Grumman a reçu une modification de contrat de 35,8 millions de dollars en janvier dernier pour la construction d'une nouvelle installation destinée à la préparation du revêtement furtif de 45 900 pieds carrés sur le site de Palmdale.

Photos : image de synthèse du futur B-21 @ NG

 

 

07/07/2020

La France opte pour le E-2D « Advanced » !

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La France confirme sa volonté d’améliorer sa capacité de détection aéroportée aéronavale. Le pays va commander 3 appareils de type Northrop-Grumman E-2D « Advanced Hawkeye ». Le Hawkeye E-2D est une version améliorée du E-2C Hawkeye, dont la France possède trois exemplaires. Il est notamment possible de le ravitailler en vol, ce qui n'était pas le cas de son prédécesseur.

Le projet de vente des E-2D en France couvre également 10 moteurs Rolls-Royce T56, des équipements de radar et de navigation ainsi que la logistique et le soutien des équipements. Le projet est estimé à environ 2 milliards de dollars.

Le Hawkeye E-2D « Advanced » :

Les systèmes du E-2D représentent un bond de plusieurs générations dans la technologie des systèmes embarqués d’alerte lointaine et doit permettre de s’adapter aux menaces d’aujourd’hui et de demain. Le Hawkeye E-2D « Advanced » dispose d’un grand nombre de nouveautés avec un radar AESA AN/APY-9 qui remplace l’ancienne antenne mécanique, le radar permet une couverture totale à 360° et offre un suivi complet air et mer. L’appareil dispose également d’une nouvelle motorisation, soit le Rolls-Royce T-56-A-427A. Un cockpit entièrement numérique, d’un nouveau système d’identification ami/ennemi, de nouveaux postes de travail tactique ainsi que d’une nouvelle architecture électronique et de communication couplée à une liaison de données.

Pays utilisateurs pour le E-2D : USA, Japon.

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Photos : Le E-2D Advanced Hawkeye @ Northrop-Grumman

 

 

07/06/2020

L’US Navy test en vol son futur missile antiradar !

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L’US Navy (USN) a effectué le premier test en vol de transport en captivité d'un missile avancé anti-rayonnement à portée étendue AGM-88 AARGM-ER sur un Boeing F/A-18E « Super Hornet » le 1er juin dernier.

Le F/A-18E a effectué une série de manœuvres aériennes pour évaluer l'intégration et les caractéristiques structurelles de l'AARGM-ER depuis le site  de la NAS Patuxent River dans le Maryland. Le Centre d’essais de Patuxent River prévoit d'utiliser les données collectées lors des tests pour préparer l'arme à atteindre sa capacité opérationnelle initiale en 2023.

Rappel :

L'USN a attribué à Northrop-Grumman un contrat de pour un lot initial de production à faible taux en avril 2020 pour commencer la fabrication de l'AARGM-ER. Le nombre de missiles à produire initialement n'a pas été divulgué.

Northrop-Grumman AGM-88 AARGM-ER :

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L'AGM-88 AARGM-ER (Advanced AntiRadiation Guided Missile Extended Range) est une arme lancée par air conçue pour détruire les systèmes de défense aérienne ennemis, tels que les batteries de missiles sol-air et les sites radar. Le missile est une version à portée étendue de l'arme AARGM en service.

L'AARGM est un système de missile tactique supersonique lancé par air qui améliore les anciens systèmes de missiles anti-rayonnement haute vitesse AGM-88 (HARM) avec des capacités avancées pour effectuer la destruction de la défense aérienne ennemie (DEAD) ) et de suppression des missions de défense aérienne ennemie (SEAD). L'AARGM-ER incorpore des mises à niveau supplémentaires pour améliorer la capacité opérationnelle, y compris la portée étendue et la capacité de survie. L'AARGM-ER intègre les capteurs et l'électronique AGM-88E AARGM existants avec un moteur-fusée et un système de commande amélioré. Dans le même temps, L’AARGM-ER utilisera toujours des éléments existants du missile AGM-88E comme le nouveau système de guidage (avec détecteur de radar passif numérique, radar actif à ondes millimétriques et INS/GPS) ainsi que l'ogive provenant même de missiles HARM .Il sera possible de transporter le missile à l'intérieur des baies d'armes intérieures des chasseurs de 5e génération.

L’AARGM-ER va permettre des frappes pour vaincre les cibles déplaçables rapidement qui créent l'environnement anti-accès / refus de zone (A2/AD), soit une arme de type « stand-in-attack » (SIAW). Le lancement de plates-formes de missiles balistiques tactiques, de missiles de manœuvre et antinavires, de systèmes antibrouillage GPS et de systèmes de défense aérienne intégrés a été mentionné comme cibles possibles.

L’AGM-88 AARGM-ER de capacité « SIAW » est développé conjointement par l'US Air Force et la Navy. L'USN prévoit d'intégrer l'AARGM-ER sur les  F/ A-18E  et F et EA-18G. Finalement, l'arme doit également être qualifiée sur le Lockheed-Martin F-35C, ainsi que sur le F-35B du US Marine Corps et le F-35A de l'US Air Force.

Photos : 1 L’AARGM-ER sur un Super Hornet @ USN 2 l’AGM-88 AARGM-ER @ Northrop-Grumman

24/11/2019

L’OTAN réceptionne son premier RQ-4D !

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Lundi premier 21 novembre, le premier des cinq drones de surveillance au sol (AGS) de l'Alliance de l'OTAN a atterri à Sigonella, en Italie, marquant une étape importante dans la réalisation du programme AGS.

Le drone géant à réaction a décollé mercredi 20 novembre 2019 de la base aérienne de Palmdale en Californie, aux États-Unis, à 10h00 heure locale et a atterri 22 heures plus tard dans son nouveau siège, à la base d'opérations principale AGS, comme prévu.

Le RQ-4D a été reçu par le brigadier-général Volker Samanns, directeur général de l'Agence de gestion de la surveillance au sol (NAGSMA) de l'OTAN. Le commandant de la force AGS, le brigadier général Phillip Stewart, ainsi que d'autres hauts fonctionnaires étaient également présents.

Le premier vol AGS entre les États-Unis et l'Italie marque la mise en œuvre d'un projet multinational clé pour l'acquisition d'équipements à la pointe de la technologie. AGS est en cours de développement avec des contributions importantes de 15 pays alliés : Bulgarie, République tchèque, Danemark, Estonie, Allemagne, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Norvège, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et États-Unis.

La surveillance terrestre de l’Alliance sera exploitée collectivement par tous les Alliés de l’OTAN et constituera une capacité vitale pour les opérations et les missions de l’OTAN. Tous les Alliés auront accès aux données acquises par AGS et bénéficieront des renseignements fournis par les missions de surveillance et de reconnaissance qu’AGS entreprendra.

Avec ses éléments au sol, AGS est un système sur mesure spécialement conçu pour répondre aux exigences de surveillance définies par le Conseil de l'Atlantique Nord et le SACEUR. Le RQ-4D télépiloté AGS NATO est basé sur le drone Global Hawk de l'US Air Force. Il a été spécialement adapté aux besoins de l'OTAN pour fournir une capacité de pointe en matière de renseignement, de surveillance et de reconnaissance, au profit de tous les alliés de l'OTAN.

Le programme AGS de l’OTAN comprend cinq drones pilotés à distance. Tous les cinq effectuent actuellement différentes étapes de vols d’essais de développement. Une fois que chaque aéronef arrivera à la base d'opérations principale à Sigonella, une phase de vérification commencera afin de garantir la conformité totale du système. L'ensemble du système AGS sera remis à la force OTAN AGS une fois que tous ses tests et ses vérifications de performances auront été effectués. La capacité opérationnelle initiale est attendue pour le premier semestre 2020.

Le Northrop-Grumman RQ-4D « Global Hawk » :

Le RQ-4D « Global Hawk » est un drone de surveillance construit à long rayon d’action par Northrop Grumman pour l'US Air Force. Il a effectué son premier vol le 28 février 1998. Il est un des rares représentant de la classe des drones dites des « HALE » (Haute Altitude Longue Endurance). Le RQ-4 Global Hawk pèse 14,6 tonnes au maximum au décollage, soit la masse d'un petit chasseur, malgré ses dimensions notamment son envergure qui est digne de celle d'un avion de ligne. La construction est assurée à plus de 50 % en matériaux composites (les ailes sont en graphite). Permettant des vols de croisière à très haute altitude, au-dessus du trafic ordinaire commercial. Le RQ-4 « Global Hawk » peut surveiller de vastes zones géographiques avec une précision extrême, donnant au gouvernement et à l'armée les informations les plus récentes disponibles, lors d'une crise ou une situation d'urgence et en leur fournissant en temps réel une imagerie de haute résolution qui permet d’appuyer les opérations sur un large spectre. La version « D » est dotée du radar MP-RTIP AN/ZPY-2 modulaire é balayage électronique actif. Le Drone est doté d’une suite de liaison de données étendues à larges bande.

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Photos : le drone RQ-4D @ Northrop-Grumman