15/09/2020

USA, une nouvelle désignation qui porte à confusion !

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Les avions, les satellites et autres armes conçus à l’aide de l’ingénierie numérique seront désignés comme faisant partie de la nouvelle « série électronique » de l’armée de l’air et recevront le préfixe « e », a annoncé lundi la secrétaire de l’armée de l’air, Barbara Barrett. Sauf, que cette désignation porte à confusion, comme nous allons le voir.

Cette décision vise à « inspirer les entreprises à adopter les possibilités offertes par l’ingénierie numérique », a déclaré Barrett lors d’un discours prononcé le 14 septembre dernier, lors de la conférence « Air Space and Cyber ​​de l’Air Force Association ».

Les responsables de l'acquisition de l'Air Force considèrent l'ingénierie numérique comme un facteur clé pour réduire le coût et le temps nécessaires pour développer de nouveaux systèmes d'armes, en utilisant des outils de modélisation et de simulation virtuels pour concevoir et tester le produit avant qu'un prototype physique ne soit produit.

Le T-7 « Red Hawk » devient eT-7 « Red Hawk » :

L'avion d'entraînement T-7A « Red Hawk » de Boeing sera le premier avion à recevoir le nouveau désignateur E-Series. L'eT-7 n'est que le premier dans la vision d'une longue lignée d'avions électroniques et de e-sats». Durant 73 ans, toute l'histoire de l'armée de l'air, les avions nommé « X » ont représenté l'innovation technologique. Aujourd'hui, l'e-plane et l'e-sat se joindront à eux pour écrire l'histoire et s'assurer que les aviateurs et les professionnels de l'espace disposent d'outils modernes pour protéger la nation. 

La confusion :

Cette annonce a initialement semé la confusion sur les réseaux sociaux, car les utilisateurs ont souligné que l'armée américaine utilise déjà le préfixe « E » pour désigner les avions qui transportent des équipements pour la guerre électronique, l'alerte avancée aéroportée et les missions de commandement et de contrôle aéroportés, ainsi que ceux qui fournissent des communications.

Ces appareils comprennent l’avion d’attaque électronique EA-18 « Growler » de la Marine, l’avion de surveillance E-8 JSTARS de l’armée de l’air et le E-6 Mercury, utilisé comme poste de commandement aéroporté pour le lancement de missiles balistiques intercontinentaux.

En effet, les désignations des avions sont conçues avec la fonctionnalité à l'esprit, a déclaré Richard Aboulafia, analyste aérospatial au sein du groupe Teal. «Il n’a jamais été utilisé pour décrire la façon dont ils ont été développés, et je ne sais pas trop ce que cela a à voir avec tout ce que les personnes qui doivent suivre les désignations doivent savoir. Quel est l’objectif ici ? ».

La nouvelle désignation « rompt avec le précédent en remplaçant la fonctionnalité par la marque, c'est complètement déroutant pour les utilisateurs, et cela a déjà été pris », a déclaré Aboulafia. "A part ça, c'est une excellente idée." 

Correctif demandé : 

L'armée de l'air a ensuite précisé que l'indicateur eSeries « e » devrait être rendu en minuscules pour le différencier des avions de guerre électronique et d'alerte rapide qui reçoivent le préfixe « E ». Mais le mal semble être fait. L’USAF a donc demandé à ce que l'indicateur « e » soit temporaire et que l’abandon soit fait une fois que le programme entre en production.  

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Photos : 1 l’eT-7 « Red Hawk » 2 l’EA-18 « Growler » @ Boeing

16/03/2020

F-35, ALIS pose encore plus de problèmes que prévu !

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On le sait maintenant depuis un certain temps, le système de diagnostique en ligne ALIS du F-35 ne marche pas bien du tout. A tel point d’ailleurs, qu’il est prévu de remplacer ALIS par un nouveau système, nommé ODIN (Operational Data Integrated Network). De nouvelles révélations à propos d’ALIS ont été rendues publique vis l’agence Bloomberg ce matin.

Travaux manuels en augmentation :

A la base, le système ALIS était censé diminuer le travail de la maintenance et donc simplifier celle-ci. Il n’en est rien. Selon le dernier rapport du GAO et les auditeurs du Congrès, le personnel au sol doit passer des heures à saisir les données à la main, alors que celles-ci devraient être implémentées automatiquement dans les ordinateurs.

Les équipes de maintenance de l'US Air Force, de la Marine et du Corps des Marines qui ont été examinées ont estimé qu'elles dépensent en moyenne 5’000 à 10’000 heures par an pour suivre manuellement les informations qui devraient être capturées automatiquement et avec précision par le système de Lockheed-Martin.

De plus, il s’avère que des données inexactes ou manquantes dans le système d'information logistique autonome, entraînent parfois des alertes, selon lesquelles un avion ne devrait pas être piloté même s'il est prêt à voler.  Par exemple, les problèmes d'intégrité des données font que le système « dit que les enregistrements électroniques sont souvent incorrects, corrompus ou manquants, ce qui fait que l'ALIS signale que l'avion devrait être immobilisé au sol, souvent dans les cas où les mainteneurs savent que les pièces ont été correctement installées et sûr pour le vol ».

Les pilotes ont déclaré de leur côté, que les défauts affectent l'état de préparation des avions de chasse. Les équipages ont connu jusqu'à 400 problèmes par semaine liés à des enregistrements électroniques inexacts ou manquants, selon le rapport.

Problèmes apparus en Finlande :

Cette problématique du téléchargement des mises à jour est apparue dernièrement en Finlande, lors des essais en vol. L’un des deux F-35A (arrivés dans le pays sur quatre prévus initialement) n’a pas pu prendre part correctement aux essais en vol. Le téléchargement des données n’ayant pas été concluant. De fait, il était impossible de télécharger les données informatiques de vol destinées aux essais du jour. Seul, un F-35 a pu effectuer les vols tests.

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Augmentation des coûts :

Toujours, selon le GAO, le coût de l'entretien des avions estimé à environ 1’200 milliards de dollars sur 66 ans. Un système de diagnostic pleinement opérationnel au niveau de l'escadre et de l'escadron, ainsi qu'un réseau de dépôts de pièces sont essentiels pour réduire les coûts estimés, selon les responsables.

Le personnel de maintenance dans les bases a également exprimé des préoccupations similaires à celles du bureau de l'inspecteur général du Pentagone, qui a déclaré en juin dernier que des pièces de Lockheed Martin basées à Bethesda, dans le Maryland, manquaient souvent au sein de l'historique d'utilisation électronique nécessaire pour les installer. L'inspecteur général a déclaré que Lockheed avait peut-être perçu trop d’argent de la part du Pentagone et ceci de l’ordre de 10,6 millions de dollars. Le projet de loi sur la politique de défense de cette année a exigé que le Pentagone prenne des mesures pour récupérer ces dollars

Remplacement à venir :

Le Pentagone a annoncé en janvier qu'il introduirait progressivement un nouveau système de diagnostic géré par l'armée destiné à incorporer les meilleures fonctionnalités de la version de Lockheed tout en offrant des améliorations majeures que l'Air Force a développées dans ses propres laboratoires de logiciels et le 309th Software Engineering Group.

Surnommé « ODIN », d'après le père du dieu Thor dans la mythologie nordique, le premier du nouvel équipement devrait être livré en septembre, avec une utilisation initiale fin 2021. Il devrait être pleinement opérationnel d'ici décembre 2022 pour tous les F-35. Encore faudrait-il que ce nouveau programme respecte le calendrier, ce qui est rare avec le F-35, pour l’instant.

Photo : F-35A relié à ALIS @ USAF

 

 

 

07/11/2011

Dans l’attente du F-35, les F-16 auront un lifting !

 

 

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Les retards du F-35 commencent  à poser un sérieux problème à l’US Air Force, la NAVY a déjà opté pour une nouvelle tranche de F/A-18 Super Hornet dans l’attente de sa nouvelle monture. Cette fois c’est l’USAF qui se retrouve au pied du mur et lance un programme de prolongation de vie des ses F-16 !

Prolonger les F-16 :

La Force aérienne américaine va procéder à un programme d'extension du service de vie (SLEP) dans le but de  moderniser l'avionique de 300 à 350 F-16 Fighting Falcons pour compenser le retard d’entrée en service du F-35A Lightning II. Le retard de livraison repoussé de deux années pour les premiers appareils font que les F-16 resteront en service 6 à 8 années de plus que prévu au minimum. 

Ce programme prévoit donc de prolonger la durée de vie des cellules de F-16 Bloc 40/52 de 8.000 à 10.000 heures de vol pour un coût estimé à quelque 3 millions dollars par avion. La mise à niveau de l’avionique coûterait encore  6,4 millions de dollars par avion. Cette modernisation devrait votée pour le programme 2012. En parallèle l’USAF étudie la possibilité de doté ces appareils d’un radar à antenne à balayage électronique (AESA) et d’une liaison de donnée (Link16).

«Nous sommes à la recherche d'une capacité accrue du F-16  jusqu'en 2030", a déclaré le major-général Jay Lindell, directeur des programmes de l’Air Force». 

La première évaluation d’un tel programme pour l’exercice 2012 prévoit une première tranche de 108 millions de dollars pour la recherche et le développement ainsi que les tests d’évaluation. L’USAF et la National Guard disposent  de 600 F-16 Bloc 40/52, la moitié devraient être concerné par le programme d’extension SLEP.

Il faudra par ailleurs déterminer, lesquels des appareils pourront suivre ce programme, car certains F-16 ont démontré un états de fatigue avancé avec la détection de fissures au niveau des cloisons et le taux actuel de disponibilité de la flotte de F-16 est d’environ 65,5 %. 

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Prévisions possibles d’entrée en service du F-35 :

Le Corps des Marines et la Navy  s'attendent  à ce que les premier F-35B commence à entrer en service en 2015 et l’USAF prévoit l’arrivée du premier F-35A  à l'horizon 2018. 

Photos : 1 F-16 USAF @ Agustin Anaya 2 F-35 @ Brian Lockett

 

23:14 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : usaf, f-16, f-35, navy, corps des marines, lockheed martin |  Facebook | |

30/11/2010

Le premier AW159 Lynx Wildcat de série à volé !

 

 

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AgustaWestland, vient d’effectuer le premier vol avec le AW159 Lynx Wilcat de série, il s’agit là de la nouvelle version de l’hélicoptère Lynx. Deux prototypes volaient déjà (TI1 & 2) , ce troisième appareil (TI3) signe l’entrée en production de l’aéronef.

L’appareil à voler depuis  l'usine de Yeovil d’AgustaWestland au Royaume-Uni, au cours de son premier vol une série de contrôles généraux de manutention ont été effectuées et il a fonctionné comme prévu. L'appareil, désigné TI3 va permettre de remplir un programme intégré de 600 heures d'essais en vol. 

Concernant les essais :

Le  TI1 continue d'effectuer les essais de l'enveloppe de vol, le TI2 a entrepris les essais de l'avionique, des systèmes de mission. La tâche principale du TI3 comprend les essais de charge et le développement de l’équipement naval avec intégration sur bâtiment de surface.

AW159 Lynx Wildcat :

L’AW159 Lynx Wildcat est prévu pour remplacer les Lynx de première génération, ce nouvel hélicoptère multi-rôle de six tonnes, est commandé à 62 exemplaires par le ministère britannique de la Défense. Le premier appareil sera livré à la fin de 2011,et deviendra pleinement opérationnel dans l'armée en 2014 et la Royal Navy en 2015.

Doté de deux turbines Rolls-Royce Honeywell CTS800 de nouvelles générations capables d’offrir 12 % de puissance supplémentaire face aux anciens modèles. Le poste de pilotage comprend un système entièrement intégré d'affichage utilisant quatre écrans 10x8 pouces. Les capteurs incluent dans le nez disposeront d’une imagerie TV/IR couplé avec un désignateur laser. La version maritime disposera d’un radar Selex Galileo 7400E actif sur 360 degrés. L'AW159 intégrera  un système d'alerte de missiles, des détecteurs d'alerte radar et un système de distribution des contre-mesures. En outre, pourra disposer d’une palette complète en matière d’armement soit : des mitrailleuses, torpilles, grenades sous-marines et de l'Anti-Surface guidée Future Weapon (FASGW).

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Photos : 1 le TI3 lors de son premier vol 2 Le TI1 @AgustaWestland


 

05/08/2010

Le troisième P-8A Poseidon rejoint les essais !

 

 

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SEATTLE,  Boeing annonce que le troisième prototypes (T3) P-8A Poseidon a effectué avec succès son premier vol d’essais et va rejoindre les deux premières machines pour continuer la phase d’essais et de qualification.

Ce troisième P8A a volé durant deux heures et quarante-huit minutes avec à son bord les pilotes d’essais et  une équipe de la Marine des Etat-Unis. Les divers tests qui comprenaient notamment les phases d’accélérations et décélérations des moteurs l’activation du  mode de vol du pilote automatique et les essais de panne de l’unité de puissance auxiliaire ont parfaitement fonctionné.

Dans les prochaines semaines, le T3 rejoindra les deux appareils d'essai P-8A actuellement basé  à Patuxent River Naval Air Station dans le Maryland, pour y compléter la phase d’essais au sol et en vol. Ce troisième appareil sera ensuite utilisé pour la phase de tests et de qualification de l’armement des Poseidon. Au total se sont six appareils qui prendront part au programme de tests.

La Marine américaine prévoit d'acheter 117 P-8A Poseidon de  guerre anti-sous-marine et  lutte anti-surface. Ces appareils vont progressivement remplacer les P-3 Orion à partir de 2013.

A propos du P8A-Poseidon :

Le P-8A est basé sur le fuselage du Boeing B737-800 NG  et possède les ailes  du B737-900. En lieu et place des winglets montés sur les avions commerciaux, sont montées des extensions d'aile destinées à réduire le givrage à basse altitude.

L'intérieur du fuselage a été modifié pour accueillir une soute à armement de 3,5 ou 4,7 m de long selon les besoins. Northrop Grumman est chargé de fournir les systèmes de contre-mesure infrarouge et les systèmes de mesure électronique auxiliaires, tandis que Raytheon fourni le radar de surveillance maritime AN/APY-10, ainsi, que les systèmes de renseignement électronique. L'appareil est motorisé par deux turboréacteurs CFM56-7.

Le Boeing P-8A Poseidon, aussi désigné P-8 MMA pour Multimission Maritime Aircraft, il doit remplacer les vénérables Lockheed P-3 Orion. L’avion sera équipé d’une liaison16 et de systèmes internet devant agir dans un concept de guerre de réseau en collaboration avec la quarantaine de drones RQ-4N de surveillance maritime.

Le coût du développement est estimé à 5,5 milliards de dollars, tandis que le coût total (développement + appareils) est lui, estimé à 20 milliards de dollars.

 

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Photos : 1 le T3 Poseidon lors de son premier vol 2 P8A Poseidon @ Boeing