13/02/2020

SCAF : contrat initial pour le démonstrateur !

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Les gouvernements français et allemand ont confié à Dassault Aviation, Airbus, avec leurs partenaires MTU Aero Engines, Safran, MBDA et Thales, le contrat-cadre initial (Phase 1A), qui lance la phase de démonstration du Futur Système de combat aérien (SCAF).

Ce contrat-cadre couvre une première période de 18 mois et initie des travaux de développement des démonstrateurs et de maturation des technologies de pointe, avec l'ambition de débuter les essais en vol dès 2026.

Depuis le début de 2019, les partenaires industriels travaillent sur la future architecture dans le cadre de la soi-disant étude de concept conjointe du programme. Désormais, le programme FCAS entre dans une autre phase décisive avec le lancement de la phase démonstrateur.

Les principaux défis technologiques par domaines:

- Chasseur de nouvelle génération (NGF), avec Dassault Aviation comme maître d'œuvre et Airbus comme partenaire principal, pour être l'élément central du Future Combat Air System,

- Unmanned systems Remote Carrier (RC) avec Airbus comme maître d'œuvre et MBDA comme partenaire principal,

- Combat Cloud (CC) avec Airbus comme maître d'œuvre et Thales comme partenaire principal,

- Moteur avec Safran et MTU comme partenaire principal.

Un environnement de simulation sera développé conjointement entre les entreprises impliquées afin d'assurer la cohérence entre les démonstrateurs.

Le lancement de la phase de démonstration souligne la confiance politique et la détermination des pays partenaires de la SCAF et de l'industrie associée à aller de l'avant et à coopérer de manière équitable et équilibrée. Cette dynamique accrue permet à l'industrie de déployer les ressources nécessaires et les meilleures capacités pour développer ce projet de défense européen décisif.

Rappel : 

La maquette grandeur nature du chasseur nouvelle génération (NGF) de Dassault/Airbus a été dévoilée lors du dernier Salon du Bourget. Le projet SCAF, appelé système de combat aérien pour l'avenir (FCAS), a été accepté pour la première fois en tant que programme franco-allemand en juillet 2017. Pour répondre aux besoins français, le NGF souhaite être capable de supporter la charge.

Outre le NGF, le programme SCAF comprend des plates-formes de télécommunicateurs distantes sans pilote qui agissent comme des multiplicateurs de force "fidèles", et un réseau en nuage de combat aérien. L'intégration des actifs existants est également incluse dans le programme global du SCAF.

Photo : Image de synthèse du SCAF @ Dassault Aviation /  V. Almansa

 

10/12/2019

Capacité opérationnelle initiale pour le Rafale F3-R !

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L’Armée de l’air française a déclaré avoir atteint la capacité opérationnelle initiale avec le nouveau standard « F3-R » du Rafale.  Cette annonce fait suite à plusieurs mois de formation des équipages et du personnel technique sur cette norme depuis son acceptation officielle en juillet dernier.

Tout en poursuivant la montée en puissance des unités opérationnelles, cette étape clé avant l'intégration début 2020 du missile METEOR de MBDA et du pod de désignation laser TALIOS de Thales permet à l’Armée de l’air d'utiliser le Rafale F3-R pour ses missions permanentes de dissuasion nucléaire, d'opérations étrangères et protection de l'espace aérien français, dite : Posture Permanente de Sûreté.

Il s'agit d'une étape majeure vers la mise en service du Rafale F3-R, qui intégrera les deux nouvelles charges utiles d'ici la fin du premier semestre 2020.

Cette norme n'est pourtant qu'une étape et confirme le potentiel de croissance du Rafale. Le développement de la norme F4 a été lancé fin 2018. Il continuera d'évoluer pour amener les avions de combat au Future Air Combat System (SCAF). Le futur standard F4 est prévu de 2023 à 2030, puis viendra le F5 de 2030 à 2040, selon le calendrier de Dassault aviation et de l’Armée de l’air.

Rappel :

Conformément à la programmation du ministère des armées, le standard « F3-R » du Rafale a été qualifié en 2018 par la direction générale de l’armement (DGA) et est entré en service opérationnel quelques mois plus tard. Au cours du premier semestre 2017, les équipes de la DGA, de Dassault Aviation, de MBDA, de Thales et les centres d’expérimentation de l’armée de l’air et de la marine ont déroulé comme prévu le calendrier des campagnes d’intégration des deux équipements majeurs du nouveau standard « F3-R ».  Il s’agit du missile « METEOR » et de la nacelle de désignation « TALIOS ».

En ce qui concerne le THALIOS :

La nouvelle nacelle développée par Thales PDL-NG (Pod de Désignation Laser de Nouvelle Génération) TALIOS doit venir remplacer l’actuelle nacelle « Damocles ». Le TALIOS doit permet de faire de la reconnaissance, de l'identification de cibles terrestres comme aériennes, et du ciblage laser au profit d'un armement guidé laser.

Les caractéristiques sont : 

  • Dernière génération de capteurs à haute résolution et de haute précision de stabilisation ligne de mire.
  • Une vision grand-angle fournissant des informations contextuelles critique et faire le pod un élément
  • Clé de l'environnement visuel du pilote tout au long de la mission.
  • L'architecture ouverte et un haut niveau d'intégration fonctionnelle.

Par ailleurs, les clients à l’exportation peuvent également opter pour la nacelle Lockheed Martin AN/AAQ « SNIPER » et le viseur de casque Elbit Systems « Targo II ».

Note : un standard F6 est également prévu, pas de date confirmée pour l’instant.

Photo : Rafale F3-R @ Dassault Aviation

07/11/2019

Airbus présente l’Eurofighter T3 « ECR » !

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Airbus DS a présenté, lors d’un meeting destiné à la presse, en début de semaine une nouvelle capacité pour son avion de combat Eurofighter, basée sur l'attaque au sol et la défense aérienne basée au sol. Celle-ci doit de répondre aux besoins de remplacement de la flotte d’avions Tornado en service au sein de la Luftwaffe.

Ce mardi, Kurt Rossner, responsable de la division « Air Combat » chez Airbus DS, a présenté pour la première fois la version de reconnaissance et de combat électronique (ECR) et de Suppression des défenses aériennes ennemies (SEAD) de Eurofighter. Cette nouvelle possibilité de l’avion doit permettre de venir complètement remplacer les Tornado ECR de la Luftwaffe, soit près de 40 aéronefs. Mais il s’agit, également pour l’Allemagne de venir remplacer les plus anciens Eurofighter au standard de base T1, soit un ajout additionnel de 45 appareils.

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Adaptation de l’Eurofighter T3

La configuration ECR/SEAD adaptée pour l’Eurofighter T3 proposée par Airbus est composée de modules de brouillage d’escorte de nouvelle génération de l’avionneur par Saab. Il s’agit du nouveau brouiller d’attaque EAJP de la famille AREXIS de l’avionneur suédois (voir article d’hier). L’EAJP a la capacité de filtrer et donc de protéger l’approche et le départ de formations entières contre des radars basses fréquences grâce à l’utilisation intelligente des techniques de brouillage DRFM (mémoire radiofréquence numérique) qui créent de fausses cibles cohérentes et diverses techniques de saturation. Le système repose sur des récepteurs numériques et dispositifs DRFM à bande ultra-large des émetteurs de brouillage en réseau à l'état solide à base de nitrure de gallium (GaN) et des systèmes de radiogoniométrie interférométrique. Pour l'application d'attaque électronique avancée, ces technologies sont adaptées aux basses fréquences requises pour bloquer les systèmes de défense anti-furtifs modernes.

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En parallèle, l’avion emportera le nouveau missile « SPEAR-EW-3 » de MBDA/Leonardo destiné à la supprimer les défenses anti-aériennes ennemies. Le cœur de la charge utile du SPEAR-EW-3 est la technologie DRFM (Digital Frequency Memory) miniaturisée de Leonardo, qui offre les technologies de brouillage et de tromperie électroniques les plus avancées. Le nouveau SPEAR-EW-3 complétera le missile de croisière miniature activé par le réseau SPEAR, conçu pour engager avec précision des cibles à longue portée, mobiles, fugaces et repositionnable par tous les temps, de jour comme de nuit, en présence de contre-mesures, d'obscurcissant et de camouflages, tout en assurant une distance de sécurité entre l'avion et les défenses anti-aériennes ennemies.

La configuration ECR/SEAD fait partie d'un plan de développement des capacités à long terme plus large pour l'avion de combat Eurofighter qui s'étendra sur les prochaines décennies. Ainsi équipé, l’Eurofighter T3 ECR/SEAD représente une alternative européenne au Boeing EA/18 « Growler » qui reste pour l’instant sans équivalent en Occident.

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Eurofighter T3 ECR/SEAD :

Le standard T3A/B Block10/15 (qui est proposé à la Suisse et à la Finlande) sera donc adapté pour le mode ECR/SEAD. Ce standard disposera du radar AESA CAPTOR-E à balayage électronique. L’arrivée du CAPTOR-E permet grâce à son antenne AESA d’effectuer des tâches multiples simultanément. Le nouveau radar conserve les principales caractéristiques de l'architecture du radar CAPTOR-M actuel, mais il est doté d’une antenne AESA en lieu et place de l’actuelle antenne mécanique. Il est prévu d’exploiter la maturité du système actuel et d’y adjoindre le mode AESA. Le T3 disposera également d’une nouvelle architecture en termes d’avionique avec un grand écran multifonction spécifiquement adapté à la guerre en réseau (Electronic Warfare) produit pas BAe Systems. La puissance électronique sera d’ailleurs démultipliée à cet effet.

Urgence au sein de la Luftwaffe :

Cette nouvelle capacité de l’Eurofighter proposée spécifiquement pour l’Allemagne est en compétition avec le Boeing Advanced Super Hornet BlockIII et l’EA-18 « Growler ». Le Lockheed-Martin F-35 ayant été écarté de la compétition. Si, le gouvernement allemand semble préférer l’offre d’Airbus, la question de la bombe B-61 sème le trouble.  En effet, le Tornado est de son côté capable de mener les missions « ECR » et d’emporter la bombe B-61. Son remplaçant est censé pouvoir reprendre les mêmes missions.  De plus, une prolongation de la flotte de Tornado coûterait particulièrement cher et grèverait le budget de la Luftwaffe, on parle de 9 à 10 milliards d’euros. Il y a urgence !

Le problème actuel, vient du fait que ni l’Eurofighter, ni l’Advanced Super Hornet ne sont qualifiés pour l’emport de la bombe B-61. Les américains, de leurs côtés semblent « évidemment » plus disposés à une qualification rapide sur le F/A-18 E/F. Pour l’Eurofighter, il faudra attendre. Cette problématique pose une question de fond sur le choix final du gouvernement allemand et de ses engagements en termes de capacité au sein de l’Otan. La Ministre de la défense allemande a signifié, de son côté vouloir prendre une décision au début de l’année 2020.

Un choix qui impacte la Suisse et la Finlande :

L’enjeu est double pour Airbus DS, d’une part, il faut impérativement vendre l’Eurofighter T3 avec sa capacité « ECR » à l’Allemagne, mais en plus, le moindre retard ou défection aurait un effet catastrophique en Suisse et en Finlande. En effet, dans le cadre des programmes Air2030 et HX, Airbus propose exactement le même nouveau standard T3 aux deux pays (voir lien : essais de l’Eurofighter) hormis la capacité « ECR ». Tout le dossier d’Airbus pour nos deux pays repose sur l’achat par la Luftwaffe du nouveau standard avec un partenariat de formation des équipages sur sol allemand, partage des simulateurs, exercices en vol et une assistance mutuelle en matière de logistique des pièces détachées. Sans oublier un partenariat de développement pour les mises à jour futures.

Si le gouvernement allemand devait retarder ou abandonner cette solution, c’est toute l’offre d’Airbus pour la Suisse et de la Finlande qui s’effondrerait d’un seul coup. On imagine à peine l’achat de l’Advanced Super Hornet BlockIII qui est également proposé à nos deux pays. Suivez mon regard !

 

Note : l’Espagne recevra le radar CAPTOR-E en 2022.

Photos : 1 Eurofighter en configuration multiple @Leonardo 2 Infographie Typhoon ECR@ Airbus DS  3 l’EAJP@ Saab 4 Le SPEAR-EW@MBDA

18/09/2019

Air2030 : l’Eurosam SAMP/T :

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Second système sol-air en course pour venir équiper notre futur Défense sol-air (DSA), le SAMP/T  (Système Aérien Moyenne Portée/ Terrestre) du fabricant  Eurosam. Le système a été présenté officiellement à la presse ce mardi sur l’ancien site de missiles Bloodhound à Menzingen ou se dérouleront les essais jusqu’au 27 septembre. Tout comme son concurrent américain (voir lien) seul le radar est testé opérationnellement dans notre pays. Les données des tirs réelles des missiles sont disponibles pour armasuisse. L’équipe Eurosam a fait le déplacement avec une unité complète de tir, ainsi que l’équipe logistique d’appuis et réparation. Une occasion inédite qui a permis aux personnes présentes de se rendre compte de ce que représente le système SAMP/T au complet. Ce fut également une belle opportunité de pouvoir parler avec le personnel servant.  

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L’Eurosam SAMP/T :

Le SAMP/T du consortium européen Eurosam est formé par le français Thales et l’Italien Alenia en collaboration avec le missilier MBDA. Il s’agit d’un système antimissile de théâtre, conçu pour protéger le champ de bataille et les sites tactiques sensibles contre toutes les menaces aériennes actuelles et futures.  Cela prend en compte les missiles de croisière, les aéronefs avec ou sans pilote et les avions blindés. Le SAMP/T a été conçu pour fonctionner dans des environnements extrêmement encombrés (avions civils) et de contre-mesures électroniques. Le système et interopérable avec les systèmes de l’Otan.  Le SAMP/T est déjà optimisé pour les liaisons avec des avions de combat. Le système pourra fonctionner et communiquer avec n’importe lequel des avions que la Suisse choisira. Une prise de position s’effectue en 30 minutes « prêt au tir » selon les critères définis par les pays producteurs. A l’avenir, il sera possible de réduire sensiblement le temps d’installation. Pour chaque véhicule 2 à 3 hommes suffisent pour la mise en place.

Avec le SAMP/T, il n’y a pas besoin de segmenter l’espace aérien, il est conçu pour travailler avec les différents aéronefs amis en même temps. 

Radar Thales ARABEL :

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Le radar testé par notre pays dans le cadre des essais et l’actuel Thales ARABEL en service dans l’armée de l’Air française. Cependant, le modèle présenté dispose d’un certains nombres d’améliorations en termes de détection et de poursuite. Ces améliorations sont disponibles sur les nouvelles versions de radars produit par Thales. Cette demande particulière d’armasuise prend son sens, car l’ARABEL n’est plus produit par le fabricant. Selon la demande d’armasuisse, notre pays pourra acquérir une version optimisée au moment du choix final. Ceci ouvre la voie à la nouvelle famille des radars Thales.

L’ARABEL est un radar tridimensionnel équipé d’une antenne à balayage électronique passive rotative, tournant au régime de 60 tr/min sur 360°. Son faisceau, de 2° en azimut, peut balayer jusqu’à 70° en élévation. La fréquence d’émission, en bande X, peut varier par paliers supérieurs à 10% de la gamme de fréquences possibles. La puissance, le format du signal et les autres caractéristiques radioélectriques sont contrôlées informatiquement. Le radar peut suivre jusqu’à 50 cibles différentes et dans toutes les directions et permettre l’engagement de chacune par un missile Aster 30. Cela lui permet de contrer les attaques par saturation, y compris dans un environnement de guerre électronique. 

 Missile MBDA ASTER B1  :

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Le missile Aster 30 est lancé verticalement, il est équipé d’un propulseur à propergol solide de premier étage en tandem qui est largué après le lancement et le basculement et avant la phase à mi-parcours. Le missile utilise le guidage par inertie à mi-parcours, les données de mise à jour de correction de guidage étant transmises depuis le centre de contrôle des tirs basé au sol via le canal de données de liaison montante du radar. L’agilité du missile repose sur un mode de pilotage innovant dénommé : PIF-PAF : « pilotage en force - pilotage aérodynamique fort », qui donne une grande manœuvrabilité, soit :  12 g et 30 g à toutes les altitudes et une grande précision de trajectoire. Ceci grâce à des gaz au propergol, qui sont expulsés à l’avant du missile et qui augmentent la précision de celui-ci, notamment face à des cibles de petites tailles. Le missile atteint très rapidement une vitesse élevée : 3,5 secondes suffisent pour atteindre Mach 4,5. L’Aster 30 à une portée estimée à plus de 120km en horizontal et 20km vertical.

Composition d’une unité SAMP/T:  

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Le lanceur SAMP/T est monté sur un camion 8x8 portant huit conteneurs de missiles (pluieurs lanceurs peuvent être associés à une unité de tir).  Chaque missile peut être tiré à partir d'un seul lanceur en moins de dix secondes. Le système SAMP/T comprend une unité de conduite de tir basée sur le radar à balayage électronique multifonction ARABEL ou une version de la famille des radars Thales un module d’engagement comprenant des ordinateurs Mara et des consoles d’opérateur Magics. Un module générateur monté sur un camion, un camion de maintenance et de réparation et un véhicule de rechargement de missiles.

Tous les éléments habitables garantissent une total étanchéité NBC.

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Offre pour la Suisse :

Notre pays pourra en cas de choix en faveur du SAMP/T acquérir un radar de dernière génération, dérivé de l’ARABEL en test. Il s'agira du Thales Ground Fire 300 et de la nouvelle version du missile, soit l'Aster 30 1NT. La nouvelle génération du SAMP/T vient d'être commandée pa rla Franc et l'Italie.

Formation :

Le SAMP/T a été conçu initialement à une époque ou l’Armée française disposait encore de conscrits. De fait, tout a été pensé pour simplifier le travail sur le système. Différents simulateurs sont disponibles pour travailler progressivement les différentes phases tactiques, ainsi que l’engagement avec des aéronefs. La France mettra à disposition des formations pour les cadres sur ses sites avec des retours de compétences. Nos soldats pourront participer aux exercices communs avec la France et l’Italie en ce qui concerne les tirs de validation. Les échanges de données seront facilités entre les trois pays.

Offsets :

Eurosam offre une participation au sein du système SAMP/T à notre industrie. Actuellement 40 sociétés suisses ont été identiifées comme partenaires potentiels. Plusieurs sont déjà pré-sélectionnées pour produire différents sous-systèmes.

Le SAMP/T c’est :

  • Une capacité d’engament contre un large spectre de menaces (aéronefs, drones, missiles ballistiques, ICBM).
  • Souplesse d’emploi avec une couverture à 360° et une grande mobilité.
  • Empreinte logistique optimisée.
  • Interopérabilité au standard Otan et une défense aérienne intégrée.
  • Evolution constante vis-à-vis des menaces.

 Essais du Raytheon Patriot : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2019/08/22/air2030%C2...

Photos : 1 Système SAMP/T radar + lanceur à Menzingen 2 Présentation/conférence 3Radar ARABEL4Maquette missile Aster 30 @ P.Kümmerling

09/07/2019

L’intégration de l’ASRAAM sur le Su-30 préoccupe Moscou !

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L’Indian Air Force désire intégrer le missile MBDA ASRAAM sur sa flotte d’avions de combat Sukhoi Su-30MKI. Cette volonté n’est pas sans déclencher les protestations de Moscou.

Pour Moscou, l’intégration d’un missile occidental sur un aéronef russe présente un risque pour la sécurité de la technologie. Selon Rosoboronexport, il y a des inquiétudes en ce qui concerne l’accès aux données sensibles de l’avion par des ingénieurs occidentaux. De plus, pour la Russie le client doit impérativement passer par l’équipementier russe pour tout ce qui concerne la mise à nouveau d’un appareil.

Pour l’Inde, l’adaptation du missile MBDS ASRAAM sur la flotte de Su-30MKI relève essentiellement d’une normalisation d’une arme sur ses flottes d’avions de combat, afin de simplifier la doctrine et la gestion des stocks. Mais au-delà d’une simple mise à jour, l’IAF semble vouloir remplacer définitivement le missile russe R-73 « Vympel » par l’ASRAAM. La Russie tentait de son côté de vendre la nouvelle version de son missile le R-73 à l’Inde. 

Un précédent qui a accéléré le mouvement :

Il semble par ailleurs que le récent combat aérien avec le Pakistan a pu accélérer le choix de l’Inde dans le rééquipement de sa flotte de Su-30.  A terme donc, l’Inde prépare un renouvellement progressif de ses stocks de missiles  en faveur d’engins occidentaux du moins en partie.

Le MBDA AS-132 ASRAAM : 

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L’AIM-132 ASRAAM (Advanced Short-Range Air-to-Air Missile), est un missile anglais de courte portée soit 0,3 km à18 km, muni d’un système de guidage à infrarouge conçu par la firme américaine Raytheon. L’autodirecteur du missile comporte une matrice plan focal (imageur infrarouge de résolution 128x128). À distance d’acquisition longue, l’ASRAAM résiste aux contre-mesures et peut effectuer un tir d’accrochage sur cible à 90 degrés hors-axe. Il est capable d’identifier des parties spécifiques de l’aéronef ciblé telles que le cockpit ou les moteurs. L’ASRAAM comporte également une capacité d’accrochage après tir (Lock-On After Launch).

Photos : 1 Su-30MLI @ IAF 2 ASRAAM@ MBDA