17/02/2017

Tir d’un ASMPA depuis un Rafale M !

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Succès et satisfaction cette semaine pour la Marine nationale qui a réussi le tir d’un missile ASMPA (ASMP-A) depuis un avion de combat de type Rafale M.

Le tir a été réalisé depuis un Rafale M appartenant à la Force aéronavale nucléaire (FANu). L’avion a décollé de la base aérienne 702 d'Avord. Selon les informations du Ministère français de la Défense, le Rafale M a effectué une simulation de mission d’une durée plus de quatre heures qui comprenait les phases caractéristiques d'une mission de dissuasion aérienne. L’avion a effectué un ravitaillement en vol suivi d’une pénétration à basse altitude avec suivi de terrain. Puis le Rafale M a exécuté le tir du missile ASMPA sur une zone d'essais du centre d’essais de la DGA de Biscarrosse.

Cet exercice grandeur nature a permis de valider le binôme Rafale Marine et le missile MBDA ASMPA ainsi que les procédures d’engagements.

Le MBDA ASMPA :

Le missile air-sol moyenne portée amélioré ASMPA (anciennement ASMP-AN 1) est fabriqué par MBDA. Réservé aux forces aérienne stratégique françaises, il emporte une tête nucléaire aéroportée (TNA) d'environ 300 kilotonnes (soit une puissance équivalente à une vingtaine de fois la bombe d'Hiroshima), à une distance de l'ordre de 500 km. Il est entré en service opérationnel en 2010, en remplacement du missile air-sol d emoyenne portée (ASMP), dont il améliore les performances tout en en reprenant les caractéristiques essentielles.

 

Photo : ici Rafale de l’Armée de l’air doté de l’ASMPA @ R.Nicolas-Nelson/Armée de l’air

 

04/06/2014

Premier Rafale M40 pour la Marine !

 

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La base de Landivisiau de la Marine nationale a vécu un événement majeur dans la modernisation de sa flotte d’aéronefs, avec la livraison en début de semaine du premier exemplaire du Dassault Rafale M40 (4ème tranche). Cet appareil a rejoint la flottille 11F «Les Furieux».

Le Rafale M40 équivalent pour la marine du F3-04T destiné à l’Armée de l’air, est le premier de sa série à disposer de nouveaux équipements augmentant sensiblement ses capacités aux combats, mais aussi lors de ses missions de protection du territoire national. L’avion dispose de nouveaux écrans avec une meilleure définition d'image, le viseur tête haute (HUD) offre une meilleure transparence. L'avion est également équipé d'un nouveau décodeur et interrogateur IFF lui permettant d'identifier à plus grande distance les aéronefs civils et militaires.

La 4ème tranche dispose d’une nouvelle génération de détecteur infrarouge (DDM NG) de détection de départ de missile adverse. Mais le saut technologique le plus important concerne l’arrivée du radar RBE2 AESA  (Active Electronically Scanned Array) à antenne électronique.  Selon les chiffres officiels, celui-ci dispose d’une portée estimée à 200km avec un secteur angulaire de 120° à 140°, ce qui permettra dans un proche avenir l’usage du missile Meteor. 

Avions mis à niveau : 

Une partie des Rafale M au standard F1 avaient été (M2 à M10) placés sous cocon en 2008 pour être portés au standard le plus récent de l’appareil, le F3, qui offre des capacités polyvalentes. Le programme de rénovation, approuvé en 2009 par le ministère de la Défense, a coûter 300 millions d'euros. Cette opération prendra environ 18 mois par appareil. 

La 11F sur Rafale : 

La flottille 11F est l’héritière de l’escadrille 102 qui date de la Première Guerre mondiale. De fait, cette formation est considérée comme la plus ancienne unité de chasse de l’aéronavale française. Pour mémoire,  la flottille 11F a a reçu sa qualification opérationnelle sur Rafale le 26 octobre 2012. Auparavant dotée de Super Etendard modernisés, la 11F avait débuté sa transformation sur Rafale en septembre 2011. Elle constitue la seconde flottille de la Marine nationale dotée du nouvel avion de combat après la 12F, équipée à partir de 2001 avec les 10 premiers Rafale au standard F1 (pouvant seulement remplir des missions de défense aérienne). 


 

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Photos : 1 Le premier Rafale M40 2 Rafale M actuel @ Dassault Aviation/Aéronavale

04/10/2013

La Marine va pouvoir moderniser ses ATL2 !



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Brest, Dassault Aviation et Thales viennent de recevoir une demande de rénovation des avions de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2) de la part du ministère de la Défense français. Le contrat, négocié avec la Direction générale de l’armement (DGA), prévoit la modernisation du système de mission de quinze ATL2. La rénovation a pour objectifs principaux de développer puis d’intégrer dans les avions existants l’état de l’art des nouvelles technologies en matière de système tactique de mission, sous-systèmes capteurs et consoles de visualisation. Ces équipements intégrés sont parmi les plus perfectionnés de l’industrie aéronautique. 

Avec les Etats-Unis, seule la France produit des appareils de patrouille maritime capables de conjuguer la détection (optronique, radar, acoustique) et la mise en œuvre d’armements variés (missiles antinavires, torpilles, armements guidés laser).

Une amélioration bienvenue : 

Grâce à ce programme, les ATL2 de la Marine française amélioreront leur capacité à traiter les menaces modernes par tous les temps, que ce soit dans le cadre de la mission stratégique de dissuasion ou dans le cadre de conflits asymétriques : sous-marins silencieux et furtifs, embarcations rapides, véhicules terrestres, etc. Les avions pourront voler au-delà de 2030. 

Répartition de la mise à jour : 

Cette rénovation sera réalisée par Dassault Aviation et Thales (co-traitants), associés à DCNS et en coopération avec le SIAé.Dassault Aviation sera responsable du développement du cœur système incluant le logiciel LOTI[1] développé par DCNS. Dassault Aviation sera également en charge de l’intégration globale de l’ensemble des sous-systèmes et transformera à cet effet un avion « prototype » pour réaliser les essais en vol.

Thales développera le sous-système radar/Identification ami-ennemi (IFF[2]) et le sous-système de traitement acoustique numérique de dernière génération (STAN). Le radar bénéficiera des technologies les plus récentes dérivées de celles utilisées sur Rafale. Le STAN, adapté à tous les types de bouées acoustiques existants et futurs connus, permettra de détecter les cibles sur un spectre élargi de fréquences et de contrer les nouvelles menaces.

DCNS développera le logiciel LOTI qui permet d’élaborer une situation d’ensemble à partir de différents senseurs et qui assure la mise en œuvre des armements, telles que les torpilles et les missiles. Ce système collaboratif permet à plusieurs opérateurs d’interagir en même temps.

Le développement des consoles de visualisation tactique rénovée et le chantier des avions de série sont confiés au SIAé.

En ce qui concerne les capteurs, cette opération capitalisera sur les projets d’études amont (PEA) notifiés depuis plus de dix années par la DGA à Thales dans les domaines de la détection sous-marine et des radars de combat (filière Rafale RBE2-AESA).

L’ATL2 : 

Au milieu des 1970 et pour faire face à l'évolution des menaces de plus en plus grandes des sous-marins et navires de surface, la Marine française décide de mettre en service une nouvelle génération d'Atlantic. Deux prototypes d’ATL2 sont réalisés à partir de deux Atlantic de la première série (no 42 et 69). Le premier effectue son premier vol à Toulouse, Blagnac le 8 ami 1981. En juin 82,  le ministère de la défense français annonce le lancement officiel de la production de l'ATL2, à l'équipement français. L'ATL2 est produit, pour la cellule, par un consortium européen (Dornier et MBB pour la RFA, Dassault et l'Aérospatiale pour la France, Aeritalia pour l'Italie et SABCA-Sonaca pour la Belgique). En 2007, les ATL2 de la marine française ont subi une  première cure de jouvence en recevant notamment une nouvelle avionique et un complément d'équipement du système d'armes. La nouvelle avionique permettra à l'appareil d'être conforme aux normes OACI afin de faciliter leur intégration dans la circulation aérienne générale. Depuis le mois de juillet 2008, les Atlantique 2 ont reçu une capacité supplémentaire de bombardement qui leur permet d'emporter en soute et de larguer des bombes à guidage laser GBU-12 Paveway II. 


 

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Photos : ATL2 @ Marine française

12/09/2013

Dassault livre le 1er Falcon 50 Marine !

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Dassault Aviation vient de livrer à la Direction générale de l’armement le premier exemplaire du Falcon 50M de surveillance maritime. Cet avion est le premier d’une série de quatre Falcon 50B gouvernementaux (initialement opérés par l’Etec) transformés en avions de surveillance maritime. Il rejoindra quatre autres Falcon 50 M en service dans la Marine nationale depuis le début des années 2000. La livraison des trois autres Falcon 50 M s’échelonnera jusqu’à début 2015.

Les principales missions de ces avions sont la recherche et le sauvetage en mer, le contrôle des zones de pêche et la lutte contre les trafics clandestins.

Transformé par Dassault Aviation sur son site de Mérignac, l’appareil a reçu un radar de surveillance maritime, une boule électro-optique rétractable, ainsi qu’une console de traitement des informations. Deux hublots d’observation ont été  ajoutés et l’avion recevra un système de communication par satellite qui doit être intégré par la société Jet Aviation, en charge notamment de l’entretien des Falcon de la Marine nationale.

Deux autres ex-Falcon 50 de l’Escadron de Transport, d’Entrainement et de Calibration (ETEC) sont en cours de transformation chez Dassault, le premier devant à priori rejoindre l’aéronautique navale cette année. La Marine nationale disposera alors de huit Falcon 50, les quatre anciens de l’ETEC s’ajoutant aux quatre appareils dont dispose déjà la flottille 24F, basée à Lann-Bihoué, près de Lorient. On notera que les Falcon 50M, mis en service en 2000, disposent d’une trappe permettant de déployer une chaîne SAR (Search and Rescue)  pour les missions de sauvetage en mer. Cette capacité n’a pas été intégrée sur les anciens avions de l’ETEC.


 

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Photos : Le premier Falcon 50M à sa sortie des ateliers de Dassault Aviation@ Dassault Aviation

 


07/09/2013

La Marine arme le NH-90Caïman !

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La Marine française vient de franchir une nouvelle étape dans la mise en service de l’hélicoptère NH-90 «Caïman» avec l’adjonction d’une torpille sur celui-ci.

Le 5 septembre, la Marine a réalisé un vol expérimental avec avec torpille d’exercice MU90. Ce premier vol marque le début de l’évaluation technico-opérationnelle de cette nouvelle capacité, à partir de bases à terre et de frégates en mer. La qualification complète du système par l’industriel est prévue mi-novembre, ce qui permettra au CEPA/10S de finaliser cette évaluation par le tir d’une torpille de combat d’ici la fin de l’année.

La MU90 est une torpille légère destinée à la lutte contre les sous-marins nucléaires et conventionnels les plus performants, qu’ils naviguent en eaux profondes ou à proximité des côtes. 

Photo : NH-90 Caïman avec torpille MU90 @ CEPA/Marine Nationale