27/02/2022

Le 12ème P-8i pour la marine indienne !

1085966899.jpg

Boeing a livré la semaine dernière le 12ème avion de patrouille maritime P-8I à la marine indienne. Cet appareil fait partie du second lot de quatre avions supplémentaires livrés dans le cadre du contrat d'options signé par le ministère de la Défense en 2016. 

Rappel 

Un troisième lot est en attente. En mai 2021, le département d'État américain a approuvé le projet de vente de six avions de patrouille P-8I et des équipements connexes, un accord estimé à 2,42 milliards de dollars. Le département d'État américain a approuvé vendredi le projet de vente de six avions de patrouille P-8I et de l'équipement connexe. Cet accord est estimé à près de 2,42 milliards de dollars.

Le P-8i indien 

Le P-8i est la version indienne du P-8A destiné à l’US Navy, soit un appareil de reconnaissance maritime à long rayon d’action et de lutte anti-sous-marine construit par Boeing est destiné à l'Inde dans le cadre d'un contrat attribué en janvier 2009. Le standard du P-8I dispose des mêmes équipements que la version destinée à la marine américaine, mais avec en plus un détecteur d’anomalie magnétique et d’un radar arrière APS-143C (V) 3. Les P-8i ont reçu du matériel indien dont un système IFF ami/ennemi fabriqué par Hindustan Aeronautics.

Les P-8A & i « Poseidon » sont conçu pour remplacer le P-3C « Orion » comme appareil longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), de renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). La famille P-8 est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8 « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Ils offrent une plus grande capacité de combat et demanderont moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion peut échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans les marines utilisatrices. Les P-8 sont armés de missiles AGM-84L « Harpoon II », de torpilles légères Mk 54 et de charges de profondeur Mk-82.

1662447448.jpg

Photos : P-8i indien@ Boeing

06/01/2022

La marine indienne teste le Rafale et le Super Hornet !

images.jpeg

La Marine indienne procède aux essais en vue du choix de son futur avion de combat. Des tests d’intégration sur porte-avions doivent servir à départager les deux concurrents en course, le Dassault Rafale M et le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ». 

Rappel

C’est en 2017 que la Marine indienne a publié une demande de renseignements détaillés pour l'achat de 57 avions de combat polyvalents (MRCBF). L’avion doit pouvoir être mis en œuvre à partir des deux porte-avions, soit l’IAC-1 et le futur IAC-2. 

De fait, un premier point saute aux yeux, les deux porte-avions n’utilisent pas le même mode de catapultage. L ‘IAC-1 INS Vikrant en service depuis 1987 est de type STOBAR, c’est-à-dire qu’il fait appel à un tremplin sur une piste oblique. Alors que le futur IAC-2 INS Vishal sera muni du système avec catapultes de type CATOBAR. L’avion devra pouvoir réduire son envergure grâce à des ailes pliantes.

Selon les besoins de la Marine, le futur avion devra être polyvalent, capable de fonctionner tous les jours et de nuit, pouvant être utilisé pour la défense aérienne, les opérations air-surface, le ravitaillement d’avions amis avec nacelle, la reconnaissance et missions de guerre électronique. Le coût du cycle de vie de l'aéronef (après la garantie) est une considération importante, avec deux installations de réparation au niveau du dépôt. L'Inde veut le transfert de technologie critique et la participation à ce processus par les fournisseurs indiens de second rang et ceux qui peuvent contribuer à la chaîne d'approvisionnement. 

1446975155.jpg

Le tremplin à l’essai

Le futur avion doit pouvoir utiliser le système de tremplin en service sur le porte-avions INS Vikrant. Pour cela depuis le 6 janvier une équipe de Dassault Aviation est au travail en Inde, sur la base aéronavale de Hansa ou a été implanté une rampe terrestre (SBTF), pour démontrer l’intégration du Rafale avec ce système. Les testes dureront 12 jours. Il s'agira notamment de vérifier sa capacité à décoller depuis un poste de pilotage de 283 mètres de long équipé d'un tremplin.

Puis ce sera l’équipe de Boeing qui devra effectuer les mêmes démonstrations avec le Super Hornet au mois de mars prochain. 

Pas de Tejas

La Marine indienne a conclu que le Tejas en version aéronavale ne convenait pas à l'un ou l'autre des deux porte-avions car, malgré les améliorations structurelles apportées à la cellule d'essai à l'appui des opérations du porte-avions, l’avion ne répondait pas à la norme d'acceptabilité à un moment où l'aviation navale indienne se prépare à répondre adversaires redoutables, comme la Chine, dans l'océan Indien. La marine indienne doit faire face aux avions chinois, soit les de J-15, et peut-être prochainement le J-31.

Super-Hornet.jpg

Photos : 1 Super Hornet contre Rafale 2 Rafale Marine @ Aéronavale 3 Super Hornet essais de tremplin à Patuxent River @ Boeing

 

 

 

 

01/10/2021

L''Inde prépare l’arrivée de l’hélicoptère « Dhruv » MK III !

Coastal-security-ALH-LHS-view.jpg

Le Département de la Défense a approuvé la commande d’un premier lot de 32 hélicoptères ALH « Dhruv » Mark III de sécurité côtière en 2017. Mais des retards dû au COVID ont retardés les premières livraisons. Les premiers appareils Advanced Light Helicopter ALH « Dhruv » MKIII destinés à la sécurité côtière devrait être livré prochainement à la marine indienne (IN) et à la garde côtière indienne (ICG).

L'armée indienne et l'armée de l'air ont introduit des versions ultérieures de l'ALH Mk-I plus anciennes ave un cockpit conventionnel et une motorisation Turbomeca TM 333 2B2. Le standard MkIII comprend un cockpit entièrement doté d’écrans EFIS avec le système d'affichage d'architecture intégré (IADS) de HAL, des moteurs «Shakti» (Safran Ardiden 1H1) plus puissants et une multitude de nouveaux systèmes intégrés par le centre de recherche et de conception de l'aile rotative de HAL ( RWRDC).  Pour son rôle de sécurité côtière, l'hélicoptère dispose d'un radar de surveillance monté sur le nez avec une couverture de 270 degrés qui peut détecter, classer et suivre plusieurs cibles marines ; il dispose de fonctions de radar à ouverture synthétique, de radar à ouverture synthétique inverse et de classification d'indication de cible mobile, y compris le mode météo. Il existe également une nacelle électro-optique (EO) multispectrale pour la reconnaissance, la surveillance, l'acquisition d'objectifs et la télémétrie avec une poignée de commande escamotable côté copilote.

Les autres caractéristiques comprennent une unité de soins intensifs médicale amovible pour le rôle d'ambulance aérienne; projecteur haute intensité, porte-voix, mitrailleuse de 12,7 mm), un système d'alerte de trafic et anticollision, système de communication V/UHF avec modem de données, IFF Mk-XII avec transpondeur Mode S, automatique système d'identification, émetteur de localisation d'urgence déployable automatiquement, enregistreur vidéo numérique à semi-conducteurs, système de ravitaillement sous pression, un  treuil de sauvetage électrique avec panier de sauvetage pour double levage (250 kilogrammes/ 550 livres), poignée de commande (mini-manche winchman) dans la cabine pour le sauvetage air-mer, et mise à niveau de l'IADS et du logiciel du système de contrôle de vol automatique.

Un tel ensemble de systèmes n'était jusqu'à présent prévu que sur des hélicoptères polyvalents plus lourds de la marine indienne. Par ailleurs, six des 16 Mk-III ALH navals doivent être équipés d'un sonar d'immersion à basse fréquence (LFDS) indigène développé par le Naval Physical and Oceanographic Laboratory basé à Kochi. Les unités du sonar sont produites par la société d'État Bharat Electronics Limited avec une multitude de sous-fournisseurs en aval. Au début de cette décennie, la marine avait proposé un ALH naval Mk-I comme banc d'essai pour les essais de développement du LFDS.

Photo : ALH « Dhruv » MkIII @ HAL

 

 

07/05/2021

Des P-8i additionnels pour l’Inde !

402689430.jpg

Le département d'État américain a approuvé vendredi le projet de vente de six avions de patrouille P-8I et de l'équipement connexe. Cet accord est estimé à près de 2,42 milliards de dollars.

En novembre 2019, le Conseil d'acquisition de la défense, présidé par le ministre de la Défense Rajnath Singh, a approuvé l'acquisition de l'avion de surveillance maritime à longue portée fabriqué par Boeing. La proposition initiale portait sur 10 avions supplémentaires, mais a été réduite à six en raison de contraintes budgétaires ainsi que parce que la marine avait adopté des mesures de rationalisation de la flotte et envisageait des plates-formes sans pilote de longue durée.

Les détails de la demande indienne :

Le Gouvernement indien a demandé l’achat de six avions de patrouille P-8I, huit Système de distribution d'informations multifonctionnel, systèmes radio tactiques interarmées 5 (MIDS-JTRS 5) (6 installés, 2 pièces de rechange), quarante-deux détecteurs d'avertissement de missile AN/AAR-54 (36 installés, 6 pièces de rechange), quatorze LN-251 systèmes de positionnement global intégrés (GPS) / systèmes de navigation inertielle (EGI) (12 installés, 2 pièces de rechange). Les moteurs commerciaux CFM56-7 sont également inclus, la variante du logiciel tactique de mission ouverte (ITOMS) pour P-8I, MX-20HD électro-optique (EO) et infrarouge (IR), système acoustique AN/AAQ-2 (V) l, système ARES-1000 de soutien électronique, récepteur d'avertissement radar AN/APR-39D, système de distribution de contre-mesures AN/ALE-47, matériel de soutien et pièces de rechange.

La marine indienne est actuellement en train d'introduire les quatre P-8I contractés en vertu de la clause de compensation en 2016. La marine avait acheté huit P-8I dans le cadre d'un accord de 2,2 milliards de dollars en 2009 avec la clause facultative pour quatre autres. Les P-8i sont intégrés au sein 312A Naval Air Squadron basé à Arakkonam dans le Tamil Nadu.

L'Inde ayant signé l'accord de base sur la compatibilité et la sécurité des communications (COMCASA) avec les États-Unis, les six avions seront équipés de systèmes cryptés.

Le P-8i indien :

Les P-8A&I « Poseidon » sont conçus pour remplacer le P-3C « Orion » comme appareil longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et anti-surface (LAN), de renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). La famille P-8 est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Les P-8 « Poseidon »  sont conçus pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Ils offrent une plus grande capacité de combat et demanderont moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion peut échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans les marines utilisatrices.

3333735236.jpg

Photos : P-8i indien @ Boeing

 

26/02/2020

Inde, des Apache et MH-60R au menu !

3505262926.jpg

La visite du président D. Trump en Inde semble réchauffer le désaccord commercial, en effet, New Delhi a conclu des accords d'achat pour 24 hélicoptères Sikorsky MH-60R pour la marine et six hélicoptères Boeing AH-64E Apache pour l'armée.

Sikorsky devrait conclure les livraisons des 24 MH-60R d'ici 2023. Les livraisons d'AH-64E commenceront en 2023.

L'accord pour six AH-64E devrait coûter environ 930 millions de dollars américains et comprendra une vente commerciale directe (DCS) entre Boeing et le ministère indien de la Défense.

Les MH-60R seront acquis par la voie de la vente militaire à l'étranger (FMS) à un coût estimé à 2,6 milliards de dollars américains.

Le Sikorsky MH-60R :

2083543917.jpg

La version MH60R et le dernier développement du SH-60-SeaHawk destiné à la lutte anti-sous-marine et de bâtiments de surface. Il remplace et reprend l’ensemble des missions actuellement dévolues aux actuels SH60B et SH60F. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed Martin, le MH-60R représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi -missions en utilisant un équipage de trois personnes. 

Outre, l’attaque de navires et de sous-marins, le MH60R est susceptible de remplir l’ensemble des missions secondaires telles que : la recherche et le sauvetage (SAR), le ravitaillement vertical, le soutien aux incendies de surface, l’évacuation médicale (MEDEVAC) ainsi que le relais des communications.

Lockheed-Martin qui est responsable de l'intégration numérique de poste de pilotage de l'hélicoptère, du radar multi-mode, du sonar acoustique à longue portée et l’adjonction d’une caméra infrarouge. Le MH60R dispose également d’une architecture électronique permettant de protéger l’aéronef contre les menaces missiles. 

L’AH-64 E Apache :

L’AH-64E « Apache » offre plusieurs améliorations, y compris une plus grande puissance en ce qui concerne la motorisation. Il est doté de nouvelles pales en composites. Il dispose d’une avionique et d’un système d’arme amélioré. L’appareil dispose d’une meilleure interopérabilité avec les systèmes aériens sans pilote (Drones) et ceci grâce à une mise en réseau du système (Net Centric Warfare). L’AH-64E comprend une nouvelle architecture de communication de type JTRS (Joint Tactical Radio System), de nouvelles commandes électriques, le nouveau radar de contrôle de tir Longbow block III. L’appareil dispose également d’une capacité en réseau permettant une connectivité avec l’ensemble des moyens aérien et terrestre. Question maintenance, les systèmes permettent une diminution des charges notamment en engagement.

Photos : 1 AH-64 E apache @ Boeing 2 MH-60R @ Sikorsky