06/09/2017

L’Inde signe pour plus d’hélicoptères Dhruv !

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    New Dehli, l'armée et la marine indienne ont signé une commande combinée portant sur 41 hélicoptères légers HAL Dhruv (ALH). L'accord verra l'armée prendre 40 de ces hélicoptères, et la marine un seul appareil, dans le cadre d'un contrat d'une valeur de 976 millions de dollars. Les livraisons vont s’étendre sur 60 mois.

    Le HAL Dhruv :

    Conçu par la société HAL comme hélicoptère moyen polyvalent en vue de succéder aux Alouettes III. Le programme ALH est lancé en 1984 mais n’évolua que très lentement à cause de nombreuses difficultés techniques. De plus, un embargo (Dû à l’acquisition du programme Nucléaire militaire Indien) bloqua les possibilité de transfert de technologie durant plusieurs années.Le premier prototype ne vola qu’en 1992 et ceci grâce à l’aide du motoriste français Turbomeca. Il fallut près de dix ans à HAL pour finaliser sont nouvel hélicoptère qui n’entra en service pour la première fois qu’en 2002 dans les unités de gardes-côtes puis progressivement au sein des diverses unités de l’armée Indienne.

    L’Hélicoptère HAL Dhruv dispose de missiles « Fire-and-forget »  antichars offrant  7 km de portée pour le soutien au sol. L'hélicoptère multi-mission est équipé d’une nacelle frontale infrarouge (FLIR) avec imagerie thermique,  d’une interface intégrée défensive (IDAS) pour la guerre électronique et l'auto-protection. L’hélicoptère permet l’emploi de missile air-air avec autodirecteur à infrarouge, de nacelle roquettes et d’une tourelle canon orientable.

     

    Photo : HAL Dhruv @ Vivek Manvi

03/09/2017

Gros besoins en hélicoptères pour la marine indienne !

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New Delhi a officialisé une demande d'information pour un total de 234 nouveaux hélicoptères pour venir équiper la marine. La demande se compose de la manière suivante : 111 hélicoptères utilitaires navals (NUH) et 123 hélicoptères navals multi-rôle (NMRH).

Selon le cahier des charges de la marine indienne le NUH sera acquis dans une version de base, alors que le NMRH devra pouvoir répondre a des capacités d’engagement pour des opérations multiples et spéciales. L’Inde souhaite par ailleurs obtenir des offres en matière de transfert de technologie. Les propositions des hélicotptèristes devront par ailleurs permettre une production locale et garantir au moins 40% de contenu indigène sur les hélicoptères. Le NUH devra être livré deux ans après la signature du contrat et l’achèvement devra être complété d'ici la 13ème année du contrat.Le NUH remplacera environ 40 hélicoptères Chetak (SA316 Alouette III).

Le NMRH devra être doté de deux turbines et disposé au moins deux rails d'arme pour le transport des missiles antinavire de longue et courte portée, des torpilles légères et des charges de profondeur.

Le NMRH aura pourra fonctionner avec deux variantes. Soit la lutte anti-sous-marins (ASW), antisurface (ASuW), avec capacité d’intelligence électronique (ELINT) et SAR. Une seconde version sera spécialisée en ce qui concerne les opérations spéciales pour la projection de commandos, le transport de troupes, l'interdiction maritime et la recherche et le sauvetage de combat (CSAR).

On ne connaît pas pour l’heure les éventuels candidatures pour ce gros marché, mais il est évident qu’il va attiré la principaux fabricants. Ceux-ci devront s’associer à une entreprise indienne pour la fourniture des futurs hélicoptères. Cette compétition s’annonce particulièrement rude en terme d’offres mais aussi en ce qui concerne les négociations futures.

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Photos : 1 Sikorsky S3 « Sea-King » indien @ B. Harry 2 HAL Chetak/Alouette III indienne @ IN

 

 

 

 

18/06/2017

10'000 heures de vol pour les P-8 indiens !

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Boeing félicite la marine indienne et la flotte de P-8I de l'Armée de l'air indienne pour la réalisation des premières 10’000 heures de vol depuis l'entrée en service en 2015.

La marine indienne exploite huit avions de patrouille maritime P-8I pour les missions de reconnaissance maritime et de guerre anti-sous-marins à longue portée et a commandé quatre avions P-8I supplémentaires, pour lesquels les livraisons débuteront en 2020.

Le P-8i «Poseidon» :

Le P-8i est la version indienne du P-8A destiné à l’US Navy, soit un appareil de reconnaissance maritime à long rayon d’action et de lutte anti-sous marine construit par Boeing est destiné à l'Inde dans le cadre d'un contrat attribué en janvier 2009. Le standard du P-8I dispose des mêmes équipements que la version destinée à la marine américaine, mais avec en plus un détecteur d’anomalie magnétique et d’un radar arrière APS-143C (V) 3. Les P-8i ont reçu du matériel indien dont un système IFF ami/ennemi fabriqué par Hindustan Aeronautics.

Les P-8A & i « Poseidon» sont conçu pour remplacer le P-3C « Orion » comme appareil longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), de renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). La famille P-8 est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8 « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Ils offre une plus grande capacité de combat et demanderont moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion peut échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans les marines utilisatrices. Les P-8 sont armés de missiles AGM-84L « Harpoon II », de torpilles légères Mk 54 et de charges de profondeur Mk-82.

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Photos : P-8I de la Marine indienne @ IN

11/03/2017

La Marine indienne va se séparer de ses Tu-142MKE !

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La Marine indienne retirera à la fin du mois de mars ses Tupolev Tu-142MKE "Albatross" de patrouille à longue portée. New Delhi a été le seul client d'exportation pour ce type d’appareil, qui a été utilisé principalement dans la guerre anti-sous-marine et les patrouilles maritimes, en plus d'effectuer des missions de reconnaissance et de photographique.

A ce jour, trois des huit Tupoloev Tu-142MKE « Albatross » commandé en 1988 sont encore opérationnels. Ils sont exploités au sein au 312ème escadron de la Marine indienne à Rajali. L’arrivée des premiers Boeing P-8I rende le Tu-142ME obsolète. De plus, l'augmentation des coûts d'entretien en constante augmentation des dernières années ne justifie plus l’emploi de l’avion d’origine russe.

Le Tu-142MKE :

Le Tupolev Tu-142 est un avion de lutte anti-sous-marine (ASW) et de reconnaissance dérivé du bombardier stratégique Tu-95 « Bear ». Le Tu-142 a été conçu par le bureau de conception de Tupolev et fabriqué par en Russie par l’usine Kuibyxhev et en Inde par Taganrog de 1968 à 1994.

Développé en réponse au programme américain Polaris, le Tu-142 est né de la nécessité d'une plateforme soviétique viable de lutte ASW. Le Tu-142 se distingue du Tu-95 par son fuselage étiré pour accueillir des équipements spécialisés pour ses rôles ASW et de surveillance, un châssis renforcé pour supporter les capacités en terrain accidenté, l'avionique et les armes améliorées et des améliorations aux performances générales. La capacité du Tu-142 a été améliorée progressivement alors que le type était en service, aboutissant finalement au Tu-142MZ, le dernier Tu-142 à longue portée avec avionique de combat hautement sophistiquée et une grande charge utile. Les Tu-143MKE disposent d’un étirement de 30 centimètres (12 po) sur le fuselage avant, un cockpit redessiné et des bogies de train d'atterrissage principaux à deux essieux. Construit par Taganrog.

 

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Photos : Tu-142MKE de la marine indienne @ INS

 

31/01/2017

Rafale M & Super Hornet en concurrence pour la Marine indienne !

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New Dehli, on en sait un peu plus sur les besoins de la Marine indienne en ce qui concerne son futur avion de combat. La Marine confirme l’information concernant ses besoins pour un total de 57 appareils.

Les détails disponibles :

La Marine indienne a publié une demande de renseignements détaillés pour l'achat de 57 avions de combat polyvalents (MRCBF). L’avion devra pouvoir être mis en œuvre à partir des deux porte-avions, soit l’IAC-1 et le futur IAC-2.

De fait, un premier point saute aux yeux, les deux porte-avions n’utilisent pas le même mode de catapultage. L ‘IAC-1 INS Vikramadita en service depuis 1987 est de type STOBAR, c’est-à-dire qu’il fait appel à un tremplin sur une piste oblique. Alors que le futur IAC-2 INS Vishal sera muni du système avec catapultes de type CATOBAR. L’avion devra pouvoir réduire son envergure grâce à des ailes pliantes.

Selon les besoins de la Marine, le futur avion devra être polyvalent, capable de fonctionner tous les jours et de nuit, pouvant être utilisé pour la défense aérienne, les opérations air-surface, le ravitaillement d’avions amis avec nacelle, la reconnaissance et missions de guerre électronique. Le coût du cycle de vie de l'aéronef (après la garantie) est une considération importante, avec deux installations de réparation au niveau du dépôt. L'Inde veut le transfert de technologie critique et la participation à ce processus par les fournisseurs indiens de second rang et ceux qui peuvent contribuer à la chaîne d'approvisionnement. 

Les avionneurs intéressés ont jusqu'au 17 mai pour répondre à la demande. Les livraisons de l'aéronef doivent pouvoir débuter dans les trois ans qui suivent la signature du contrat et être complétées dans un délai supplémentaire de trois ans.

Rafale contre Super Hornet :

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A la lecture du projet, on se rend compte que ni les russes, ni le projet suédois du Sea Gripen ne pourront répondre à de telles demandes. Seul deux avions ont disposent grosso modo de ces compétences. Le plus avantagé pour l’instant est le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » car celui-ci bien que fonctionnant uniquement avec le mode CATOBAR, a été testé en mode STOBAR et validé par la Marine américaine. De plus, ses ailes sont pliables et l’avion peut être offert avec un coût particulièrement abordable.

De son côté le Rafale M de Dassault n’a semble-t-il jamais été testé avec une rampe de lancement. Ses ailes ne sont pas pliables et l’avion est sensiblement plus cher. Pour le reste l’avion français remplis toutes les conditions et des liens de formations et de maintenance pourraient être intéressant avec l’Indian Air Force. Se serait une nouveauté pour ce pays qui a tendance à compartimenter ses types d’appareils au détriment de l’efficience.

Mais gardons-nous pour l’instant d’une éventuelle prémonition en matière de choix dans cette compétition, l’Inde nous réserve régulièrement de drôles de surprises.

 

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Photos : 1 Rafale M & Super Hornet @ USN 2 Rafale M @ Aéronavale 3 Super Hornet @ Navy