04/10/2019

Des P-3C « Orion » pour l’Argentine !

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L'Argentine a acheté quatre avions de patrouille maritime Lockheed P-3C « Orion » pour remplacer les modèles précédents, a annoncé le ministre de la Défense nationale. Les quatre avions avaient été achetés au gouvernement américain.

L’intention est de remplacer les six orions P-3B reçues par l’Argentine entre 1997 et 1999, dont aucun n’est opérationnel. Étant donné que les P-3B nécessitaient une rénovation structurelle majeure, il a été décidé que le meilleur plan d'action consistait à les remplacer par des appareils plus récents, récemment retirés par la US Navy (USN).
Les termes de l'accord stipulent que les quatre P-3C affectés au transfert en Argentine ne doivent pas avoir quitté le service actif américain pendant une période supérieure à deux ans avant leur livraison.En outre, le contrat comprend des dispositions relatives à la fourniture de pièces de rechange et d’autres équipements techniques.

L'intérêt pour les P-3C a commencé en 2016 lorsque le personnel de la marine argentine s'est rendu dans des installations américaines pour inspecter des cellules excédant les exigences américaines. Le 25 juin dernier, lors d'une visite en Argentine, l'amiral Craig Faller, commandant du US Southern Command, a déclaré que l'avion pourrait être mis à disposition et que des négociations ont été engagées pour la fourniture de quatre d'entre eux.

Lockheed-Martin P-3 « Orion » :

Le Lockheed P-3 Orion est un quadrimoteur à hélices. Le P-3 Orion est un dérivé militaire du projet d'avion civil Lockheed L-188 «Electra» qui a été abandonné.

En 1957, l’USN fait part de son besoin d'avoir un remplaçant à ses P2 «Neptune» vieillissant et encore doté de moteurs à pistons. Lockheed est sélectionné pour le développement de l'appareil.

Un premier prototype désigné YP3V-1 est construit. Il effectua son premier vol le 25 novembre 1959. Par rapport au modèle civil, dont il est issu, il est plus court de 2,24 m et est modifié pour accueillir une soute à bombes.

Ses essais effectués, il fut mis en production sous le nom de P-3A. 157 appareils de ce type furent construits. Il fut mis en service pour la première fois dans les forces armées des États-Unis en 1962.  Ils étaient équipés de propulseurs Allison T56-A-10W de 4 500 chevaux et du même système tactique que le P2V-7. À partir du 109e appareil, celui-ci fut remplacé par un système Deltic plus moderne tandis que les avions déjà en service furent rétrofités avec ce système.

Une seconde version vit le jour sous le nom de P-3B et fut construite à 145 exemplaires. Les différences avec le P-3A résidaient dans une nouvelle motorisation, des Allison T56-A-14, et la possibilité d'emporter des missiles AGM-12 Bullpup.

La version finale, P-3C, conserva la cellule et la motorisation de la précédente mais fut équipée d'un nouveau système de lutte anti-sous-marine et d'un Naval Tactical System. Le P-3C est doté du système de radar (LSRS) AN/APS-149 hautement performant de Raytheon.

Photo : P-3C Orion@ Lockheed

 

13/02/2019

La Grèce prépare l’achat de Sikorsky MH-60R !

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La Grèce prépare l'acquisition d'hélicoptères maritime multi-mission Sikorsky MH-60R « Seahawk » afin d'augmenter et de remplacer les plates-formes actuelles, a annoncé le gouvernement du pays le 12 février dernier.

La marine hellénique envisage d'acquérir 4 MH-60R venir compléter sa flotte de 11 hélicoptères Sikorsky S-70B-6 et remplacer sept hélicoptères Agusta-Bell AB-212 de guerre anti-sous-marine (ASW) qui sont toujours en service mais sont sur le point de prendre leur retraite.

Les hélicoptères seraient achetés aux États-Unis dans le cadre du programme Foreign Military Sales (FMS) et sont sollicités dans le cadre d'un marché plus vaste approuvé au début janvier par le Conseil des chefs d'état-major des forces armées helléniques (SAGE) qui comprend également l’acquisition de nouvelles torpilles lourdes.

Le MH-60R «SeaHawk» :

La version MH-60R et le dernier développement du SH60-SeaHawk destiné à la lutte anti-sous-marine et de bâtiments de surface. Il remplace et reprend l’ensemble des missions actuellement dévolues aux actuels SH-60B et SH-60F. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed-Martin, le MH-60R représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi-missions en utilisant un équipage de trois personnes.

Outre, l’attaque de navires et de sous-marins, le MH-60R est susceptible de remplir l’ensemble des missions secondaires telles que : la recherche et le  sauvetage (SAR), le  ravitaillement vertical, le soutien aux incendies de surface, l’évacuation médicale (MEDEVAC)  ainsi que le relais des communications.

Lockheed-Martin qui est responsable de l'intégration numérique de poste de pilotage de l'hélicoptère, du radar multi-mode, du sonar acoustique à longue portée et l’adjonction d’une caméra infrarouge. Le MH-60R dispose également d’une architecture électronique permettant de protéger l’aéronef contre les menaces missiles. 

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Photos :le MH-60R « Sea Hawk » @ Sikorsky

16/04/2018

Préparation de la qualification du « Sea Lion » !

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NH Industries (NHI) s'apprête à lancer des activités de qualification pour les hélicoptères NH90 « Sea Lion » soit la navale achetée par l'Allemagne. Berlin prévoit d’acquérir 18 NH90 NFH en remplacement de la flotte de 21 Westland « Sea King » en service au sein de la marine. Les premiers « Sea Lion » devraient être livrés en 2019.

Des essais de certification militaire auront lieu avec les deux premiers appareils qui ont effectué leur première sortie en novembre 2017.Selon Silke Hirn, responsable du programme « Sea Lion » chez Airbus Helicopters, les deux premiers appareils de série sont désormais en phase finale à de préparation à Donauwörth. Il semble cependant que le calendrier de qualification soit difficile, car le fabricant s'efforce de respecter les délais de production et de livraison du programme.

Bien que « Sea Lion » est presque identique au NH90, il faut considéré que c'est la première qualification de la variante navale allemande, y compris l'intégration d'équipements de communication et de mission spécifiques à l'Allemagne, la période de qualification pour cette configuration n'est pas longue". Mais les procédures d'acceptation du ministère allemand de la Défense sont un facteur contributif. La certification militaire est prévue pour la mi-2019.

NH90 « Sea Lion » : 

Lancé lors du Salon international ILA Airshow de Berlin en mai 2014, le « Sea Lion » est largement similaire à la version de base du NH90 NFH de l'OTAN, mais présente des équipements de communication et de navigation spécifiques à l'Allemagne, dont un système de communications par satellite. L’avionique comprend en plus un système d'identification automatique (AIS) pour localiser, identifier et suivre les navires.

L’appareil sera également de mitrailleuses latérales M3M de 12,7 mm de chaque côté, de missiles Marte MKII, de torpilles Torpille MU90. Par ailleurs le « Sea Lion » peut emporter des réservoirs de carburant internes et externes supplémentaires ainsi qu'une deuxième console de mission.

Lorsqu'il sera pleinement opérationnel, le NH90 « Sea Lion » est destiné à fournir des services de surveillance continue, de surveillance maritime, de recherche et de sauvetage (SAR), de transport pour les frégates F124 et F125 Baden-Wurttemberg, ainsi que des navires de soutien au combat de classe Berlin (Type 702) de la Marine allemande.

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Photos : 1 2 NH90 « Sea Lion » @ Karl Schwarz  Sea lion @ Airbus/Christian Keller

11/04/2018

Assemblage du 100ème P-8A «Poseidon» !

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Le 100ème Boeing P-8A « Poseidon » est entré dans en phase d’assemblage finale à Renton, Washington. Pour l’instant l’avionneur américain dispose de commandes permettant de maintenir la chaîne de production jusqu’en 2022.

Boeing confirme par ailleurs avoir livré 82 avions depuis le lancement du programme en 2011, et au total à 127 avions sont sous contrat avec l'US Navy, l'Australie, le Royaume-Uni, l'Inde et la Norvège. Avec les options en attente et les besoins de futurs clients potentiels, l’avionneur estime à près de 200 le nombre de P-8A qui pourront être produit à l’avenir. La Corée du Sud étant le prochain pays a devoir signer une commande.

 

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Boeing P-8A « Poseidon » :

Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin  de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps) et brouillage électronique.

Cet avion équipé des liaisons 11et 16 et de systèmes internet, qui doivent agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec la quarantaine de drones RQ-4N choisi dans le cadre du programme Broad Area Maritime Surveillance devant assurer une surveillance surface de longue durée et une variante du drone de combat Boeing ScanEagle, le MagEagle Compressed Carriage. 

Boeing a dû faire plus de 50 modifications pour un coût d’un milliard de dollars pour adapter simplement la cellule de base du B737 pour satisfaire aux exigences de certification, plus exigeante de la marine américaine. Le coût du développement est estimé à 5,5 milliards de dollars américain, tandis que le coût total (développement + appareils) est lui estimé à 20 milliards de dollars.

 

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Photos : 1P-8A US Navy @ P.Muniz Zaragueta2 Poste de travail @ US Navy3 P-8A de la RAAF @ Royal S-King

20/03/2018

Capacité opérationnelle initiale pour les P-8A australien !

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La Royal Australian Air Force (RAAF) a déclaré la capacité opérationnelle initiale (IOC) son appareils multimission maritime (MMA) Boeing P-8A « Poseidon », soit cinq mois plus tôt que prévu.

L'étape, qui a été annoncée par le service le 20 mars, vient avec 6 des 12 avions actuellement basé à Edinburgh en Australie du Sud. Trois autres aéronefs subissent actuellement le processus d'approbation pour une flotte finale de 15 aéronefs.

L'Australie a acquis le P-8A pour remplacer les 19 avions de patrouille maritime Lockheed AP-3C « Orion » qui sont en service depuis les années 1960. Les 15 P-8A seront exploités en tandem avec sept systèmes d'aéronef sans pilote (UAS) Northrop Grumman MQ-4C « Triton » , qui seront acquis une fois le développement achevé par le constructeur et l'US Navy (USN).

Les livraisons à l'Australie ont débuté en novembre 2016, date à laquelle les escadrilles 10 et 11 ont réceptionné les premiers du P-8A. Dans le cadre de ce processus, le RAAF a envoyé ses équipages s'entraîner aux côtés de l'USN et du personnel britannique de la Royal Air Force (RAF) au Centre de test intégré (ITC) de la Naval Air Station (NAS) de Jacksonville en Floride.

Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

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Photos : 1 Boeing P-8A Poseidon de la RAAF 2 Postes de travail du P-8A@ RAAF