18/06/2020

Berlin, Feu vert pour le radar AESA des Eurofighter !

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On l’attendait, c’est fait ! Le Bundestag allemand a officiellement validé l’intégration du nouveau radar AESA (Active Electronic Scanning Array) pour l'ensemble de la flotte d’avions de combat  Airbus DS Eurofighter allemand. Il s’agit d’un signal positif pour l'Allemagne en tant que base technologique et pour le succès de l'Europe en matière de coopération dans le secteur de la défense.

Hensoldt responsable du projet :

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La société Hensoldt sera responsable de l'installation du radar AESA CAPTOR-E MK1 sur les Eurofighters de nouvelle construction pour l'armée de l'air allemande (90 selon les prévisions), ainsi que de sa modernisation de l'ensemble de la flotte, dans le cadre d'une mise à niveau dont Airbus sera le maître d'œuvre.

"Avec cette décision, l'Allemagne joue pour la première fois un rôle de pionnier dans le domaine des technologies clés pour l'Eurofighter", a déclaré Thomas Müller, PDG de Hensoldt. "Cela créera des emplois de haute technologie en Allemagne et donnera à la Bundeswehr l'équipement dont elle a besoin pour répondre aux nouvelles menaces. En outre, c'est un signal pour l'Europe que l'Allemagne investit dans une technologie qui est d'une importance cruciale pour la coopération européenne en matière de défense"

Le feuilleton du radar AESA :

Le statut du radar AESA de l’'Eurofighter a été longtemps dans le trouble, par manque de décision politique. Le problème étant lié au fait que le radar AESA CAPTOR-E ne sera pas commandé par les quatre pays partenaires. Le nouveau radar va venir équiper les Eurofighter à l’exportation comme le Qatar, mais n’était pas la priorité de pays membre du consortium Eurofighter. Hors, les choses ont bougé, l’Allemagne et l’Espagne ont ces derniers mois réaffirmés la volonté commune d’aller de l’avant avec le nouveau radar.

L’Angleterre se concentre sur le F-35 tout en préparant sa version du CAPTOR. qui pourrait être rejoint par l’Italie. Ces deux pays ne peuvent pour l’instant investir totalement dans le nouveau radar. Ce désaccord a provoqué une incertitude sur le développement de l’avion et une augmentation des coûts qui l’ont rendu moins attractif à l’exportation.

CAPTOR-E :

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Le radar à balayage électronique CAPTOR-E est le futur capteur principal de l'Eurofighter « Typhoon II » et dispose d'une gamme complète de modes air-air et air-surface. Le nez imposant de l'Eurofighter permet l'installation de la matrice optimisée et repositionnable du CAPTOR-E dont le champ de vision est environ 50% plus large que les systèmes traditionnels à plaques fixes. Ce large champ de vision offre des avantages significatifs dans les engagements air-air et air-surface et, compte tenu de la grande puissance et de l'ouverture disponibles, offre au pilote une couverture angulaire nettement améliorée par rapport aux systèmes à plaques fixes.

Le CAPTOR-E fournit les fonctionnalités clés suivantes :

  • Radar de surveillance etde guidage  multimode air / air et air / sol avec repositionneur WFoR
  • Portée air-air accrue - Détection et suivi plus rapides des cibles
  • Amélioration des performances de suivi
  • Entrelacé « simultané » Air / Air & Air / Ground
  • Guidage étendu des missiles - Disponibilité opérationnelle accrue
  • Coûts de cycle de vie réduits - Potentiel de croissance pour de futures améliorations

Pour autant, les tergiversations des pays engagés au sein de l'Eurofighter débouchent maintenant sur trois versions du radar CAPTOR-E : 

  • Le CAPTOR-E Mk0 soit la version de base de Leonardo destinée au Qatar et au Koweit. 
  • Le CAPTOR-E MK1 dont l'interface est développée par Hebsoldt pour l'Allemagne et l'Espagne. 
  • Le CAPTOR-E en développement par la filliale de Leonardo en Angleterre pour la RAF.

Si nombre d'éléments sont communs, les différences pourraient compliquer le choix des clients potentiels. 

 

Photos : 1 Eurofighter Allemands@ Luftwaffe 2 Radar AESA CAPTOR-E sur un Eurofighter @ Airbus DS

 

 

17/06/2020

Berlin cherche un nouvel avion de patrouille maritime !

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Le ministère allemand de la Défense prépare une étude de marché portant sur le remplacement des avions de patrouille maritime Lockheed P-3 « Orion ». Ces derniers actuellement sont en cours de modernisation, mais ce chantier est actuellement à l’arrêt en vue de l’acquisition d’un nouvel avion.

Préparé pour la commission parlementaire de défense, le document montre que le ministère a décidé d'arrêter la modernisation des avions de patrouille de la Bundeswehr (forces armées) après une étude de faisabilité économique.

Les candidats potentiels :

L'examen du marché retient trois types d’appareils : il s’agit du C-295 MPA d'Airbus DS, de l’ATR72 MPA de Rheinland Air Service/ ATR Aircraft et le Boeing P-8A « Poseidon ». 

Airbus C-295 MPA :

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La nouvelle génération de C-295 est l'appareil idéal pour les missions de défense et d’actions au profit de la société, telles que les actions humanitaires, les patrouilles maritimes, et des missions de surveillance de l'environnement, entre autres. Avec des systèmes simples, le C-295 de transport tactique fournit par sa taille et sa grande polyvalence une très bonne flexibilité de mise en oeuvre pour le personnel. En version MPA l’avion d'un système d’avionique intégrée avancé. La suite avionique comprend quatre écrans à cristaux liquides et des unités de contrôle associées. Un ensemble de capteurs géophysiques fournit des informations sur l'attitude, le cap et les données aériennes. D'autres sous-systèmes comprennent un AHRS (système de référence d'attitude et de cap), un ADS (système de données aériennes), un FMS (système de gestion de vol) et un système de commande de vol automatique. L'avion est équipé d'un système tactique entièrement intégré (FITS) pour le contrôle de la mission. Le système comprend une gamme de capteurs et de composants, notamment un radar de recherche, des capteurs électro-optiques / infrarouges (EO/ R), des mesures de support électronique (ESM) / un système d'intelligence électronique (ELINT), COMINT, un détecteur d'anomalies magnétiques (MAD), un interrogateur IFF, un SATCOM, une liaison de données et un Link-11. Le C-295 fait partie de la famille Airbus Military avions de transport légers et moyens, qui comprend également le plus petit C-212 et CN-235.

ATR72 MPA :

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ATR en collaboration avec Rheinland Air Service propose l’ATR72-500 MPA (RAS 72) « Sea Eagle ».  Le « Sea Eagle » est basé sur un avion de ligne régional ATR72 qui a été équipé par la division mission spéciale de la société allemande MRO RAS (Hall 2C, Stand C342) dans ses installations de Mönchengladbach. La suite de patrouille maritime de l’avion est intégrée par Aerodata, basée à Braunschweig, centrée sur le système de gestion de mission AeroMission de l’entreprise.

La suite d'équipements comprend un radar de recherche à balayage électronique AESA Leonardo Seaspray 7300, une tourelle électro-optique / infrarouge FLIR Systems Star Safire III, des mesures de support électronique Elettronica, des communications par satellite et un système de lancement / récepteur de bouées acoustiques. L'avion a un point dur de chaque côté du fuselage avant pour le transport de torpilles.

La variété de capteurs embarqués à la pointe de la technologie permet aux opérateurs et aux décideurs de détecter et d'identifier des cibles sensibles au-dessus ou en dessous de la surface de l'océan, tout en transmettant en temps réel toutes les informations capturées à bord au centre de commandement.

 Le P-8A «Poseidon» :

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Le P-8A « Poseidon » de Boeing est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage.

Cet avion équipé de liaison 11, liaison 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration les autres aéronefs. 

Boeing a dû faire plus de 50 modifications coûtant un milliard de dollars pour adapter simplement la cellule de base du B737 pour satisfaire aux exigences de certification plus exigeante de la marine américaine. Le coût du développement est estimé à 5,5 milliards de dollars américain, tandis que le coût total (développement + appareils) est lui estimé à 20 milliards de dollars.

Photos : 1 P-3 Orion allemand @ Bundeswehr 2 C-295MPA@ Airbus DS 3 ATR-72MPA@ ATR Aircraft 4 P-8A@ Boeing

06/05/2020

La Luftwaffe réceptionne son premier ACJ350-900 !

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La Luftwaffe a reçu hier le premier des trois ACJ350-900 (version VIP de l’A350-900) destiné au transport gouvernemental, de troupes et d’évacuation sanitaire. L’Allemagne devient ainsi le premier client de cette version de l’avion. Les deux autres aéronefs seront livrés d’ici 2022.

Les trois ACJ350-900 seront mis en œuvre par la Luftwaffe au sein du, Flugbereitschaft des Bundesministeriums der Verteidigung, soit l’unité en charge des missions de transport prioritaire. Ces avions vont venir remplacer les A310-300 et A340-300 en service actuellement. En plus des ACJ350, la flotte est composée d’un A321-200 et de trois Bombardier Global 6000.

L'aménagement cabine a été facilité par le concept Easyfit d'ACJ, qui comprend des éléments de fixation pré-installés et des interfaces standardisées simplifiant considérablement l'installation des cloisons et des équipements dans un fuselage en fibre de carbone.

L'ACJ350/A350 XWB est le premier appareil d'Airbus à être équipé d'un fuselage et d'une voilure en fibre de carbone qui affichent une résistance à la fatigue et à la corrosion et permettent une réduction de la masse.

Ses caractéristiques techniques se traduisent également par un confort accru grâce à une altitude cabine inférieure, une formation de transition plus simple et rapide pour les pilotes grâce à la similarité du poste de pilotage proposé dans sa nouvelle version par Airbus, et une voilure à l’aérodynamique efficiente capable d’adapter sa forme pendant le vol.

Le nombre total de commandes d'A350 XWB s'élève à quelque 900 appareils, dont plus de 250 sont déjà en service auprès des compagnies. Dans sa version à très long rayon d'action, l’ACJ350-900 XWB peut transporter 25 passagers avec une autonomie de 20 550 km / 11’100 nm, soit plus de 22 heures.

Les ACJ350-900 allemands sont dotés par ailleurs d’un équipement complet de communication sécurisées et d'un système de défense antimissile. 

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Photos : A350 lutwaffe @ French Painter

20/04/2020

L’Allemagne confirme le Boeing Super Hornet !

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La ministre allemande de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer, a officiellement informé en fin de semaine dernière les États-Unis que l'Allemagne achèterait 45 Boeing F/A18 & EA-18 pour remplacer en partie ses avions de combat Tornado.  L’Europe n’est pas en reste, Airbus DS recevra également une commande pouvant aller jusqu’à 93 Eurofighter.

Rappel :

A fin mars, je vous parlais d’un choix possible en direction d’une flotte mixte pour remplacer les Tornado ECR et sa capacité d’emport de la bombe nucléaire B61 sous commandement de l’USAF.

Actuellement le Boeing Advanced Super Hornet BlockIII et l’EA-18 « Growler » sont directement en compétition avec l’Eurofighter.  Le Lockheed-Martin F-35 ayant été écarté de la compétition. Si, le gouvernement allemand semble préférer l’offre d’Airbus, la question de la bombe B61 sème le trouble.  En effet, le Tornado est de son côté capable de mener les missions « ECR » et d’emporter la bombe B-61. Son remplaçant est censé pouvoir reprendre les mêmes missions.  De plus, une prolongation de la flotte de Tornado coûterait particulièrement cher et grèverait le budget de la Luftwaffe, on parle de 9 à 10 milliards d’euros. Il y a urgence ! 

Le problème actuel, vient du fait que ni l’Eurofighter, ni l’Advanced Super Hornet ne sont qualifiés pour l’emport de la bombe B-61. Les américains, de leurs côtés semblent « évidemment » plus disposés à une qualification rapide sur le F/A-18 E/F. Pour l’Eurofighter, il faudra attendre. Cette problématique pose une question de fond sur le choix final du gouvernement allemand et de ses engagements en termes de capacité au sein de l’Otan. 

En novembre dernier, Airbus a présenté son Eurofighter ECR SEAD de reconnaissance et de combat électronique et de Suppression des défenses aériennes ennemies. Cette nouvelle possibilité de l’avion doit permettre de venir complètement remplacer les Tornado ECR de la Luftwaffe, soit près de 40 aéronefs. Reste cependant l’épineux problème politique de la dissuasion nucléaire et de la place de la Luftwaffe que celle-ci occupe au sein de l’Otan.

Une flotte mixte :

L’Allemagne semble confirmer son choix en direction d’une flotte mixte composée de la manière suivante 90 avions de type Eurofighter et 45 avions de chasse F/A-18 Advanced Super Hornet/Growler du constructeur américain Boeing à partir de 2025. Soit 30 Advanced Super Hornet BlockIII ainsi que 15 EA-18 "Growler » BlockII pour combattre les positions de défense aérienne ennemies. 

Bataille au Bundestag :

Pour autant, une bataille va avoir lieu au Bundestag. Ce dernier doit en effet, approuver le financement de chaque acquisition de défense d'une valeur de plus de 25 millions d'euros. Hors, du côté des du parti socialiste SPD on ne soutient pas cet achat principalement dû à une remise en cause de la mission de frappe nucléaire et préfère que les États-Unis retirent les bombes nucléaires qu’ils ont stockées à la base aérienne de Büchel. Une autre faction du SPD s'oppose à l'octroi d'un tel contrat d'armes d’une manière générale. On peut donc s’attendre à des débats très animés au Parlement allemand.

Photo : Image d’artiste d’un Futur Advanced Super Hornet aux couleurs de la Luftwaffe @Wolfmann

 

 

 

26/03/2020

Luftwaffe : une flotte mixte Eurofighter & Super Hornet ?

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Confronté à un choix cornélien l’Allemagne se dirige-t-elle vers la mixité avec des Eurofighter et des Super Hornet / Growler ? Il semble que cette option soit très sérieusement envisagée au sein du gouvernement.

La Luftwaffwe compte actuellement un total de 234 avions de combat, dont 141 Eurofighter en version T1, T2 d’Airbus DS et 93 Tornado. Ce dernier qui a été lancé il y a près de 40 ans, il est destiné à l’attaque au sol, à la reconnaissance aérienne tactique et à la guerre électronique, ainsi qu'à la dissuasion nucléaire avec la bombe B61.

Un secret de polichinelle :

Bien que l’information n’a jamais été confirmée, officieusement, il est rapporté qu’une vingtaine de bombes à gravitation thermonucléaires B61 des forces armées américaines peuvent être stockées à Büchel dans l'Eifel, pour être emportée par les Tornado allemands.

Urgence au sein de la Luftwaffe :

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Actuellement le Boeing Advanced Super Hornet BlockIII et l’EA-18 « Growler » sont directement en compétition avec l’Eurofighter.  Le Lockheed-Martin F-35 ayant été écarté de la compétition. Si, le gouvernement allemand semble préférer l’offre d’Airbus, la question de la bombe B61 sème le trouble.  En effet, le Tornado est de son côté capable de mener les missions « ECR » et d’emporter la bombe B-61. Son remplaçant est censé pouvoir reprendre les mêmes missions.  De plus, une prolongation de la flotte de Tornado coûterait particulièrement cher et grèverait le budget de la Luftwaffe, on parle de 9 à 10 milliards d’euros. Il y a urgence ! 

Le problème actuel, vient du fait que ni l’Eurofighter, ni l’Advanced Super Hornet ne sont qualifiés pour l’emport de la bombe B-61. Les américains, de leurs côtés semblent « évidemment » plus disposés à une qualification rapide sur le F/A-18 E/F. Pour l’Eurofighter, il faudra attendre. Cette problématique pose une question de fond sur le choix final du gouvernement allemand et de ses engagements en termes de capacité au sein de l’Otan.

En novembre dernier, Airbus à présenté sont Eurofighter ECR SEAD de reconnaissance et de combat électronique et de Suppression des défenses aériennes ennemies. Cette nouvelle possibilité de l’avion doit permettre de venir complètement remplacer les Tornado ECR de la Luftwaffe, soit près de 40 aéronefs. Reste cependant l’épineux problème politique de la dissuasion nucléaire et de la place de la Luftwaffe que celle-ci occupe au sein de l’Otan.

Achat mixte ?

Différents indicateurs semblent aujourd’hui montrer que l’Allemagne pourrait opter pour un achat mixte composé de la manière suivante 90 avions de type Eurofighter et 45 avions de chasse F/A-18 Advanced Super Hornet/Growler du constructeur américain Boeing à partir de 2025. Soit 30 Advanced Super Hornet BlockIII ainsi que 15 EA-18 "Growler » BlockII pour combattre les positions de défense aérienne ennemies.

Les nouveaux Eurofighter devraient assumer les autres tâches : reprendre la reconnaissance  aérienne (Eurofighter T4 ECR) et combat en remplacement de la tranche T1 et en renforcement des aéronefs actuels.

Effets collatéraux :

Si d’aventure ce choix se confirme dans les semaines avenir, l’achat supplémentaire d’Eurofighter auprès d’Airbus DS protégera les accords menés avec la France dans le cadre du futur système de combat aérien SCAF. De plus, cela rassurera l’Espagne en direction d’une future commande.

Par contre, Airbus DS se retrouvera avec une épine dans le pied vis-à-vis de ses concurrents en Suisse. En effet, notre pays pourrait trouver intéressant d’opter pour l’Advanced Super Hornet BlockIII et de collaborer non seulement avec les USA, mais partager des enseignements directement avec la Luftwaffe. La concurrence entre Airbus, Boeing et Dassault n’en serait que plus intéressante pour le choix final.

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Photos : 1 Tornado ECR luftwaffe @ Heinz Hulzmann 2 Advanced Super Hornet Block III @ Boeing 3 Eurofghter T3 @ Eurofighter