13/02/2014

Gripen, l’avenir des Forces Aériennes !

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Dans ce quatrième volet consacré à l’acquisition de l’avion de combat Gripen E, nous allons compléter les informations évoquées avec l’article «Gripen, un besoin fondamental». Nous allons retracer l’évolution des FA ces dernières années et placer le Gripen E, dans le contexte des besoins avenir.

 

Evolution des Forces Aériennes : 


 

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Ces vingt dernières années, nos Forces aériennes ont été du point de vue des aéronefs, en pleine mutation. Avec une dotation de plus de 300 appareils, l’aviation militaire est progressivement descendue à moins d’une centaine aujourd’hui. L’arrivée du Boeing F/A-18 C/D «Hornet» a notamment permis de repositionner notre aviation au plus haut niveau technologique. Celui-ci avait été perdu depuis plusieurs années, les Mirages IIIS n’étant depuis le milieu des années quatre-vingts plus à la pointe de la technologie en matière d’interception hors de la portée visuelle (BVR). Avec le retrait des Hawker Hunter MK58 en 1994, notre aviation perdait également sa capacité d’attaque au sol tactique, puis avec le départ des Mirages IIIRS au début des années 2000, la capacité de reconnaissance tactique se perdit également.

 

Avec le départ des derniers Northrop F-5 E/F «Tiger II» prévu en 2016, dont l’obsolescence à la fois technique, conjuguée à une maintenance toujours plus onéreuse, ne laisse donc plus qu’un seul appareil en activité, le F/A-18 «Hornet». 

 

 

Les difficultés d’une flotte trop petite : 

 

En cas d’événement nécessitant un contrôle et une protection accrus, tel le Forum économique mondial (WEF), à Davos, ou l’Euro 08, la conférence Genève 2, les avions de combat peuvent, pendant une période limitée, être opérationnels après un temps de préparation très bref.

Les Forces aériennes effectuent en permanence des missions de police aérienne. Cela inclut la surveillance et le contrôle ponctuel des aéronefs d’Etats étrangers qui requièrent une « diplomatic clearance » pour survoler le territoire suisse, ainsi que l’interception des avions violant gravement les règles du trafic ou la souveraineté sur l’espace aérien. Conformément aux directives de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), ces avions sont interceptés et accompagnés en dehors de l’espace interdit ou jusqu’à une base aérienne où ils pourront se poser en toute sécurité. En outre, les Forces aériennes aident aussi les aéronefs ayant des problème de radio ou de navigation.

 

Lors de crises ou de conflits armés jusqu’ici, les Forces aériennes suisses étaient en mesure d’assurer, pendant une période très limitée, leur mission de défense aérienne avec leurs 32 jets de combat du type F/A-18 «Hornet», utilisant leurs 54 F-5 Tiger, de jour et par bonne visibilité, pour appuyer ces derniers. 

En raison de l’exigüité de l’espace aérien suisse, les avions sont engagés à partir de secteurs d’attente en l’air pour contrôler et imposer les interdictions de survol, car leur maintien au sol, même en état d’alarme, ne leur permettrait généralement pas de décoller en temps voulu pour mener à bien une intervention. Lorsqu’il est nécessaire d’assurer un maximum de sécurité, il doit être possible de surveiller intégralement l’espace aérien et d’aller immédiatement au devant d’objets volants non identifiés ou non coopératifs.

 

Pour ce faire, il est indispensable de maintenir en l’air 2 patrouilles à 2 appareils voire plus selon la situation, soit 4 appareils au moins : lorsqu’une patrouille est engagée dans une intervention, l’autre peut continuer sa surveillance de l’espace aérien. Selon les modèles mathématiques des Forces aériennes, une telle mission, effectuée par 32 F/A-18 à eux seuls, pourrait être menée 24 heures sur 24 pendant deux semaines environ. Mais au-delà, il n’y aurait pas suffisamment d’avions pour assurer pleinement la relève. Cette capacité pourrait être améliorée avec le remplacement du F-5  Tiger II par un avion de combat plus performant.

 

La dotation minimale : 


 

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Pour répondre à l’état situationnelle des menaces, on établit les dotations minimales suivantes (besoins en aéronefs) :

 

Temps de paix : 50 appareils soit 5 escadrilles d’avions multirôles.

 

Conflits : un minimum de 60 à 70 appareils soit 6 à 7 escadrilles d’avions multirôles.



 

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Le terme dotation minimale, comprend le nombre minimum d’avions de combat permettant d’assurer l’ensemble des missions assignées à la chasse. Cela comprend les missions de souverainetés aériennes (police du ciel), la reconnaissance, l’appuis au sol, la formation de nouveaux pilotes et le maintien des capacités opérationnelles des pilotes confirmés ainsi que des unités de maintenance au sol (milices & professionnels). On doit également tenir compte des temps de révisions des appareils (maintenance) dans la dotation journalière de la flotte. 


 

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Les Forces Aériennes de demain :

 

Avec l’arrivée de l’avion de combat multirôle Saab JAS Gripen E en 2018, nos Forces Aériennes pourront retrouver les compétences de l’attaque au sol tactique, la reconnaissance aérienne tactique. En matière de combat aérien l’arrivée du radar AESA couplé à un IRST (capteur infrarouge passif/actif) permettra à celles-ci, d’entrer de pleins pieds dans la capacité de détection d’appareils furtifs (aéronefs & drones), ainsi que la compétence antibalistique à longue portée, soit la compétence de réponse efficacement aux nouvelles menaces. De plus, afin de pouvoir (enfin) offrir une surveillance 24/24, l’arrivée de l’avion suédois est indispensable.


 

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En conclusion:

 

Sans l’acquisition de l’avion de combat Gripen E, nos Forces Aériennes ne pourront plus garantir une police du ciel efficace lors d’évènements particuliers et cas de situations conflictuelles. De plus, nos FA ne pourront pas non plus fournir de prestation complètes en matière de reconnaissance ni d’appuis au sol ! Nos Forces Aériennes ne pourront pas non plus se préparer à contrer les nouvelles menaces engendrées par la multiplication des aéronefs furtifs et la prolifération de missile balistique.

 

Au contraire, le Gripen E permettra à nos Forces Aériennes de continuer à être performantes ! Le nouvel avion de combat s’inscrit dans un objectif de modernisation des FA tout azimut, qui comprend : le renouvellement des systèmes de DCA (Rapier & canon 35mm) avec un système de nouvelle génération, l’arrivée du nouveau drone de reconnaissance, le remplacement des radars tactiques mobiles à basse altitudes TAFLIR. 


 

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Liens sur les articles précédents : 

 

Les mensonges des référendaires : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

 

Gripen, un besoin fondamental :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen, un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

 

Infographies : DDPS/FA

 

Photos : Gripen F de développement en Suisse @ DDPA/Swiss Air Force