16/09/2017

Une très belle édition pour le Breitling SionAirshow !

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Depuis vendredi l’édition du Breitling SionAirshow a débuté son avec lot de démonstrations aériennes toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Oldtimers, les patrouilles italiennes, suisses (PS & PC7 Team) et jordanienne et le Breitling Jet Team sans oublier les avions de combat les plus modernes et la douceur des planeurs et autres parachutistes sont tous là pour satisfaire un public de passionnés.

Pour les puristes, une petite déception le niveau de base des présentations a été rehaussée par l’OFAC, s’en suit des présentations 50 mètres plus haut que lors de l’édition 2011.

Un site exceptionnel :

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Sion est en soi une référence en matière de situation, la topographie des lieux est exceptionnelle pour voir évoluer tout ce que peut produire l’aéronautique. Les patrouilles aériennes et autres jets doivent adapter leur présentation pour faire corps avec la montagne, mais le résultat est simplement extraodinaire. On se souvient encore, des fabuleux meetings internationaux qui se déroulaient régulièrement dans les années quatre-vingts et une dernière fois en 97, puis, ce fut le grand vide (sauf les portes ouvertes organisées par les Forces aériennes) ! Par chance, une nouvelle organisation s’est mise en place pour relancer de manière régulière cette manifestation en 2011. Le meeting est organisé en partenariat avec l’ensemble des acteurs de la région, soit la ville de Sion, l’aéroport, les Forces aériennes, les autorités communales et l’aéro-club du valais. Cette nouvelle édition est une réussite, toute l’équipe des organisateur peut être fier, merci à toutes et tous !

Le Flyboard Air :

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Dans cette édition, dès vendredi nous avons pu admirer l’extraordinaire présentation de Franky Zapata avec son Flyboard Air. Techniquement le Flyboard Air se pilote comme un Segway, c'est-à- dire grâce au transfert de masse opéré par le pilote. Sauf qu'un Segway dispose d'un support et n'a pas pour préoccupation le lacet, ce mouvement de rotation horizontal autour d'un axe qui n'est, par ailleurs, pas toujours vertical dans le cas du Flyboard Air. Pour parvenir à stabiliser son engin, Francky Zapata a donc prévu de l'équiper de pas moins de six moteurs. Quatre sont disposés sous le plateau qui supporte le pilote, deux sur les côtés, ces derniers sont utilisés pour la rotation. Pourquoi quatre moteurs sous la planche au lieu d'un seul ? Pour stabiliser l'appareil. Ces quatre moteurs sont en effet en mouvement, afin d'ajuster au mieux la direction de la poussée en fonction des mouvements du pilote. Voir voler Franky à Sion est une pure merveille ! A noter qu’en France, son pays, Frank est interdit de vol. Nul n’est prophète en son pays paraît-il ?

Nouvel avion de combat la bataille à débuté :

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Ils sont presque tous présents les futurs avions en compétition pour notre pays, Gripen, Rafale et Eurofighter ont donné le ton dès vendredi dans le ciel sédunois pour le plus grand plaisir des yeux et des oreilles. Mais la bataille à débuté en coulisse. Airbus DS, Dassault Aviation, Saab et Lockheed-Martin sont tous présents avec un stand. Distribution de casquettes, porte-clefs, autocollants, visites de cockpits pour les uns, simulateurs pour les autres, le public a le choix pour se familiariser avec chacun des appareils.

Ce vendredi, une importante délégation composée d’industriels suisses est venue visiter les avionneurs et parler d’offres compensatoires, soit un élément clef dans l’achat d’un tel avion. Ce samedi, l’avionneur Saab a convié la presse sur son stand pour une conférence de présentation des derniers développement son Gripen E.

 

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Photos : 1 Sion un site privilégié 2 F-16 belge 3 Franky Zapata 4 Les stand des avionneurs 5 Les Frecce Tricolori, 6 Curtiss P-40, 7 Simulateur F-35, 8 Hawker Hurricane, 9 Antonov An-2, 10 F/A-18 Swiss solo Display, 11 Gripen C hongrois 12 Rafale RSD et Eurofighter allemands@ P.Kümmerling

 

 

 

06/06/2017

Le premier F-35 assemblé au Japon !

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Nagoya au Japon, le premier F-35A assemblé par le Japon a été dévoilé sur les l'installations de Komaki appartenant à Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et de Check Out (FACO). Environ 200 personnes ont assisté à la cérémonie, y compris les dirigeants du gouvernement japonais et des États-Unis et de l'industrie de la défense. La cérémonie a souligné le partenariat solide entre le ministère japonais de la Défense, le Département de la Défense des Etats-Unis et Lockheed-Martin.

Le ministère japonais de la Défense a sélectionné le F-35A en tant que futur combattant de la défense aérienne de la prochaine génération. Au total se sont 42 F-35A qui viendront équiper les Forces d’autodéfenses japonaises. Les quatre premiers F-35A ont déjà été livrés à partir des installations de production de Fort Worth, au Texas. Les livraisons ultérieures de 38 appareils se feront directement au japon.

Le Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » :

Le F-35A est un chasseur polyvalent multirôle. Il doit dans un premier temps venir remplacer les F-16 et A-10 et épauler le F-22 au sein de l’US Air Force. Le F-35A peut emporter 8,38 tonnes de carburant en interne.

Les équipements sont les suivants : 

  • Radar à antenne électronique active AN/APG-81 (issu du AN/APG-77 du F-22 Raptor) avec des modes air-air, suivi de terrain, détection de mobiles terrestres, écoute passive et des capacités de brouillage.
  • brouilleur Sanders/ITT ALQ-214.
  • AN/AAQ-37 Distributed Aperture System, comprenant 6 détecteurs infrarouges répartis en différents points de façon à fournir une vision à 360° autour de l'avion.
  • Electro-Optical Sensor System (EOSS), système de localisation et désignation comprenant un FLIR, une caméra TV et un système Laser (télémétrie, désignation de cible).

Le tableau de bord se compose principalement d’un grand écran LCD couleurs. La surface est tactile, ce qui supprime le besoin de boutons de sélection. Le traditionnel viseur tête haute est supprimé, les informations étant projetées directement sur la visière du casque du pilote.

Cependant, les tests opérationnels et évaluations au Pentagone ont démontrés que l’avion doit encore être amélioré:

temps de présence au-dessus du champ de bataille pour l'intervention armée : 30 minutes (il est de 90 minutes pour l'A-10).

  • Impossibilité d'intervention de nuit à cause de l'absence du système de visée nocturne prévu, qui n'est pas au point et dépend du nouvel ensemble électronique.
  • L'armement autorisé maximal consiste en deux bombes à courte portée de même modèle et deux missiles air-air à moyenne portée AIM-120 AMRAAM. 

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Photos : Le premier F-35A produit au Japon@ Lockheed-Martin

 

09/03/2017

Belgique, bisbille à propos du remplacement des F-16 !

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Bruxelles, des politiciens s’inquiètent de la manière dont le cahier des charges du nouvel avion de combat a été validé. En effet, pour certains, le document a été avalisé par la Chambre des députés un peu trop vite et ceci, sans que les principaux intéressés puisse s’y pencher correctement.

Un vote rapide :

Les députés belges attendaient depuis plusieurs mois le cahier des charges du nouvel avion de combat qui doit permettre de fixer les bases du choix du futur remplaçant de la flotte de Lockheed-Martin F-16A/B Block15 «Fighting Falcon» en service depuis 1980. Le problème dénoncé par certains politiques vient du fait que le document est long, technique et en anglais. En conséquence, il est difficile à lire et il faut du temps pour un novice en matière d’aéronautique militaire d’en comprendre les principaux éléments.

Le précieux document est donc passé très vite entre les mains des députés pour un vote d’acceptation lui aussi très rapide. Hors les questions de base du projet n’ont mêmes pas été discutées lors du vote. Un député se plaignait ce matin, que les questions ayant attraits au maintien de l’emport de la charge nucléaire et des compensations économiques avaient tout simplement été évité.

Les questions de fond :

La réaction de certains politiques belges n’est pas anodine, j’en avais fait le centre d’un article en février de l’année dernière. En effet, des détails importants risquent de faire basculer la compétition en la rendant purement et simplement inutile.

Il faut se rappeler, que la Belgique jour un rôle important dans le cadre de l'OTAN, par conséquent le nombre d’avion en dotation minimale pour que la Belgique continue d’être un acteur important dans les opérations de l’OTAN et devrait normalement être supérieur à 40 unités. Hors, le choix primaire de n’acquérir que 34 aéronefs, va poser un sérieux problème en terme de dotation. De plus, le manque actuel de moyens aériens au sein l’OTAN est justement une faiblesse qu’il faut combler.

Le second problème posé par le remplacement du F-16 vient de la capacité de celui-ci à emporter la bombe nucléaire B-61 au profit de l’US Air Force. Les pilotes belges sont formés et disposent donc de cette compétence. Hors, la bombe B-61 n’est pas homologuée sur les Rafale, Eurofighter et Gripen. En d’autres termes, si, les politiques belges désirent que la force aérienne continue à disposer de la compétence au largage de la B-61, un seul choix s’impose : le F-35 de Lockheed-Martin. La compétition devient ainsi inutile, car biaisée par une décision politique. La crainte d’un cahier des charges qui favoriserait un concurrent est dans les esprits, on comprend mieux le désarroi et la réaction de certains aujourd’hui.

Les concurrents :

On retrouve tout naturellement les avions suivants: le Lockheed-Martin F-35A, Boeing avec le F/A-18E/F «Super Hornet» et trois européens : Dassault avec le Rafale F-3R, Airbus DS avec l’Eurofighter T-3 Block20/25 et Saab avec le Gripen E MS21.

 

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Photos : 1 F-16 Solo display @ Martin Melian 2 F-16B de la FAB @ Marco Papa

11/02/2017

Lockheed-Martin présente le LM-100J !

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Marietta, Lockheed-Martin a présenté ce vendredi officiellement le dernier membre de la famille C-130J « Super Hercules », soit la version cargo commercial nommée LM-100J. Les employés qui ont conçu et construit l'avion ont célébré cette nouvelle version du « Super Hercules » lors d’une cérémonie.

L’avionneur Lockheed-Martin avait annoncé son intention de fabriquer et de commercialiser le LM-100J en février 2014. Lockheed-Martin a déposé auprès de la FAA sa demande de certificat de type civil pour le LM-100J qui participera aux essais en vol.

Le LM-100J intègre les développements et les améliorations technologiques apportées sur les années d'expérience opérationnelle du C-130J militaire. Le LM-100J est la neuvième version de production de l'avion « Super Hercules » et ses capacités commerciales ont la particularité d'avoir les capacités des missions soutenues par le C-130J.

Comme son homologue militaire le LM-100j soutiendra une variété de tâches multiples comme le transport de fret surdimensionné, la pulvérisation aérienne, l'exploration pétrolière et gazière, les opérations logistiques d'exploitation minière, les livraisons aériennes et le service d’ambulance MEDEVAC, les opérations de secours humanitaires, le transport du personnel.

Le LM-100J est la version mise à jour du L-100 Hercules, construit par Lockheed-Martin de 1964 à 1992. Plus de 100 L-100s ont été livrés à des opérateurs commerciaux et à des gouvernementaux, en soutenant les exigences de livraison de fret dans presque tous les environnements d'exploitation dans le monde.

 

Photo : Présentation du LM-100J @ Lockheed-Martin

04/02/2017

F-35, le paradoxe Trump !

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Washington, le truculent nouveau président américain D. Trump très critiqué sur de nombreuses décisions, semble au moins avoir réussi une chose : faire baisser de manière significative le prix du F-35. Après une année de négociations, suivie d’une pression sans égale ces derniers mois de la part de la nouvelle administration, Lockheed-Martin assure que le contrat de production initiale à faible taux numéro 10 concernant 90 avions de chasse F-35 sera moins élevé de 728 millions de dollars.

Sur cette base, le Bureau du Programme conjoint F-35 a annoncé des économies à hauteur de 728 millions de dollars sur le lot 10 par rapport au lot 9, ce qui représente plus de 128 millions de dollars de réduction de coûts voulu par le président Donald Trump au début de cette semaine.

Selon les premiers calculs le prix du F-35A a diminué de 7,3% pour atteindre 94,6 millions de dollars, y compris le moteur Pratt & Whitney F135. La variante B est passée à 122,8 millions de dollars, en baisse de 6,7%, tandis que la varainte C a diminué de 7,9% pour s'établir à 121,8 millions de dollars. Le contrat de 90 avions inclut 55 jets pour les services américains et 35 pour des partenaires internationaux et des clients militaires étrangers. Lockheed-Martin construira 44 F-35A pour l'US Air Force, neuf F-35B pour le Corps des Marines américain et deux F-35C pour la Marine américaine.

L'addition du prix unitaire des trois variantes s'élève à une valeur totale de 8,9 milliards de dollars pour 90 cellules et moteurs achetés dans le cadre de ce lot 10.

Oui mais…

Cependant, le prix total du contrat et les chiffres disponibles sont en contradiction avec les prix par unité. Le Bureau du programme estime la valeur totale du contrat pour les véhicules aériens à 8,2 milliards de dollars. Pratt & Whitney a déjà reçu un contrat de 1,5 milliard de dollars en juillet pour la fabrication des moteurs F135 pour le lot 10 et un contrat de 157 millions de dollars l'année précédente pour les composants à longue portée. Cela représente 9,8 milliards de dollars pour les cellules et les moteurs du lot 10, soit environ 950 millions de dollars de plus que la valeur de 8,9 milliards de dollars disponible dans le communiqué. Lockheed-Martin n'a pas pu expliquer l'écart pour l’instant.

Du côté de la Maison-Blanche :

Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a confirmé une économie de 455 millions de dollars. Les économies restantes, soit 273 millions de dollars proviennent de ventes à des partenaires internationaux et à des clients militaires étrangers. Plus tôt cette semaine, le président D.Trump a assuré que les pressions faite de sa part sur Lockheed-Martin ont permis d’abaissé le prix pour les avions du lot 10 d’environ 150 millions de dollars sur l’ensemble des 455 millions.

Du côté de Lockheed-Martin :

De son côté Lockheed-Martin confirme que ces réductions sont le résultat notable d’une table ronde qui a eu lie en décembre avec la nouvelle administration américaine. L’avionneur confirme une baisse du prix et cible un coût moyen de l’ordre de 80 à 85 millions de dollars pour chaque F-35A d'ici l'exercice 2019.

«L'implication personnelle du président Trump dans le programme F-35 a accéléré les négociations et a accentué notre attention sur la baisse du prix», a déclaré Lockheed. "L'accord a été atteint en quelques semaines et représente des économies importantes par rapport aux contrats précédents."

Une situation qui s’améliore mais pas partout :

Cette situation économique semble enfin être bonne pour l’avenir du F-35, dont l’avenir était menacé par D. Trump. Certes, les ennuis ne sont pas encore terminés, car de nombreux problèmes subsistent du point de vue technique et ne seront pas résolus avant plusieurs années. On notera les dernières critiques des pilotes de F-35C qui se plaignent d’oscillations verticales excessives et violentes, lors de lancement avec catapultes. Pire, la plupart des pilotes ont verrouillé leur harnais pendant le lancement catapulté ce qui a rendu les commutateurs d'urgence difficiles à atteindre, créant de nouveau, à leur avis, une situation inacceptable et dangereuse. De plus, il est rapporté que la capacité de ciblage électro-optique du F-35 est inférieur par rapport à l’A-10 et au F-/A-18.

Si l’effort Trump sur les coûts à du bon, il reste encore beaucoup à faire en ce qui concerne le développement du programme F-35.

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Photos : F-35 @ Lockheed-Martin