25/01/2019

Cinq avionneurs ont répondu à demande suisse !

412896217.jpg

 

Le Départment de la défense annonce ce vendredi que cinq candidats ont transmis à armasuisse leurs offres relatives aux prochains avions de combat. Les offres portent sur les avions suivants: Eurofighter d’Airbus DS, F/A-18 Super Hornet de Boeing, Rafale pour Dassault, F-35A de Lockheed-Martin et le Gripen E de Saab.

Coup d’envoi de la phase d’analyse et d’essais :

La soumission de ces premières offres marque le début de la phase d’analyse et d’essais. De février à mars 2019, les spécialistes d’armasuisse et des Forces aériennes procéderont aux essais des avions dans les simulateurs correspondants. Ces activités auront lieu chez les candidats et se dérouleront parallèlement aux audits de support produit. Au cours de ces audits, les forces aériennes des pays de fabrication présenteront l’exploitation et la maintenance des avions ainsi que le déroulement de la formation. Ils seront suivis par l’analyse des réponses au questionnaire que les fabricants devaient remplir dans leurs premières offres. Parallèlement, entre avril et juillet 2019, les avions de combat seront soumis à des essais en vol et au sol à Payerne.

Étapes suivantes du projet Prochain avion de combat :

Pour chaque candidat, armasuisse, en coopération avec l’État-major de l’armée, les Forces aériennes, la Base logistique de l’armée et la Base d’aide au commandement, rassemblera dans des rapports spécialisés les connaissances tirées de la phase d’analyse et d’essais. Ces rapports spécialisés constitueront la base de la comparaison systématique et complète entre les candidats qui sera réalisée au deuxième semestre 2020. Ils serviront aussi à déterminer pour chaque modèle d’avion la taille nécessaire de la flotte. 

Sur cette base, conformément au calendrier actuel, armasuisse élaborera un deuxième appel d’offres qui sera transmis aux candidats. À partir des connaissances acquises avec la deuxième offre, armasuisse comparera les candidats entre eux sur la base des rapports spécialisés et déterminera l’utilité globale pour chaque candidat. Le rapport d’évaluation mettant en parallèle l’utilité globale avec les coûts d’acquisition et d’utilisation pour une période de 30 ans sera alors élaboré. Le Conseil fédéral décidera du modèle retenu. (Source DDPS)

Quelques détails  de la procédure :

Pour garantir un travail impartial, armasuisse à mis en place un système compartimenté. Les détails sont strictement séparés des prix.  Ainsi, les groupes d’experts du département de la Défense qui évaluent les aspects techniques des aéronefs ne connaissent pas les coûts et ne peuvent être influencés. A l’inverse, le groupe d’évaluations des coûts ne connaîtra pas les aspects techniques. Cette manière de faire évitera toute collusion.

Lors de la remise de la première offre, chaque avionneur disposait d’un jour pour sa présentation. C’est seulement après que tous les candidats ont pu apporter leur dossier ,que ceux-ci sont ouverts pour débuter les études.

Chacune des équipes d’experts n’aura accès qu’a ce qui la concerne. Le groupe de maintenance ne disposera que de questions relative à ce domaine, comme celui de l’armement et ainsi de suite.

Des questions en nombres :

Les avionneurs ont du répondre à pas moins de près de 700 questions qui doivent refléter l’ensemble des domaines de l’avion qu'ils proposent, mais également de l’évolution des standards disponibles pour 2025. Mais chaque avionneur devra ensuite répondre aux questions additionnelles qui ne manqueront pas d’apparaître lors des essais.

Nous aurons donc l'occasion de décortiquer chaque phase à venir avec intérêt et ceci d'autant plus que pour la première fois, si tout se déroule comme prévu, le F-35 sera testé grandeur réelle avec ses concurrents. Du jamais vu !

Photo montage : Gérard Famerée

18/01/2019

Singapour craque pour le F-35 !

sing_plane.jpg

Le ministère de la Défense de Singapour a annoncé la décision d’acquérir des Lockheed-Martin F-35 dans un bref communiqué publié sur son site Web. Ce choix doit permettre de venir remplacer progressivement la flotte de F-16 « Fighting Falcon » en service. Cependant, le ministre de la Défense nationale Ng Eng Hen a précisé que l’avion devait encore être évalué en petit nombre avant de décider de sa flotte à long terme.

Remplacer les F-16 :

L’enjeu consiste à venir remplacer progressivement les actuel 60 F-16 C/D Block52 peu après 2030. L’armée de l’air a achevé l’évaluation technique du remplacement et a décidé que le F-35 serait le chasseur de remplacement le plus approprié. Singapour deviendra ainsi le premier opérateur de F-35 en Asie du Sud-Est et le quatrième en Asie-Pacifique après l’Australie, le Japon et la Corée du Sud. Il deviendra également la première force aérienne du Sud-Est asiatique équipée d'un avion furtif.

DxLQ045U0AA6YmE.jpg

Lors de la prochaine phase, le Ministère de la Défense discutera des détails avec les parties américaines concernées avant de confirmer sa décision d'acquérir définitivement le F-35. Le nombre d’appareil n’est pour l’heure pas décidé.

Pour l’instant il n’est pas précisé quelle version Singapour pourrait acheter. Selon les images fournies par le ministre de la Défense nationale Ng Eng Hen, on voit un F-35A de l’US Air Force portant et dans la seconde, le Ministre regarde un cockpit de F-35B. Cette dernière version pourrait bien intéresser au plus au point le pays, en raison de sa petite taille et du peu d’infrastructures.

Fort lobbying de Lockheed-Martin :

Cette décision n’est en soi pas une surprise, l’avionneur américain travail au corps les militaires du pays depuis longtemps à travers les liens acquis avec le F-16. Par ailleurs, Lockheed-Martin a engagé un important travail de communication lors des éditions du Salon aérien de Singapour avec notamment une maquette du F-35 au marquage RSAF. Par ailleurs, Singapour est un participant à la coopération en matière de sécurité dans le programme, lui donnant accès aux données du programme et lui permettant de demander des études spéciales.

DxLQ044UUAAj92P.jpg

Photos :1 présentation du F-35 à Singapour 2 & 3 le ministre de la Défense nationale Ng Eng Hen avec les deux F-35

21/12/2018

Le B-1B doté de missiles antinavires LRASM !

yourfile.jpg

La division missile de Lockheed-Martin a livré le premier ensemble de missiles antinavires à longue portée (LRASM) à l'US Air Force, atteignant ainsi la capacité opérationnelle précoce de l'arme.

Missile antinavire à longue portée LRASM :

Le LRASM (Long Range Anti-Ship Missile) est un missile antinavire à guidage de précision et à longue portée tirant parti du succès de JASSM-ER et est conçu pour répondre aux besoins des combattants de la marine et de l’armée de l’air américaine. Armé d'une tête pénétrante à fragmentation et d'explosion, LRASM utilise un routage et un guidage de précision, de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions météorologiques. Le missile utilise une suite de capteurs multimodaux, une liaison de données d’armes et un système de positionnement global anti-blocage numérique amélioré pour détecter et détruire des cibles spécifiques au sein d’un groupe de nombreux navires en mer. 

La technologie LRASM réduira la dépendance aux plates-formes ISR, aux liaisons réseau et à la navigation GPS dans des environnements de guerre électronique agressifs. Cette opération de guidage avancée signifie que l'arme peut utiliser des données de repère de cible brutes pour trouver et détruire sa cible prédéfinie dans des environnements refusés. La précision de la létalité sur les cibles de surface et au sol fait en sorte que le système deviendra un ajout important à l'arsenal du combattant de la marine américaine. LRASM offre une portée, une capacité de survie et une létalité qu'aucun autre système actuel ne fournit.

Le missile peut être armé d'une ogive à fragmentation d'explosion pénétrante de 454,5 kg (1 000 lb). Le LRASM est furtif et aurait une portée supérieure à 500 nm, basée sur la portée non classifiée du missile air-sol à distance interarmées - portée étendue. La capacité à longue portée du LRASM permet au B-1B de tirer sur des cibles extérieures à la portée des armes à tir direct.

Le missile a été intégré à bord du bombardier Boeing B-1B de l’US Air Force. Le LRASM devrait atteindre la capacité opérationnelle précoce de la flotte de F/A-18E/F « Super Hornet » de la US Navy en 2019. 

mfc-lrasm-pr2.jpg.pc-adaptive.1920.medium.jpeg

Nombreuses  mise à jour :

Le bombardier Rockwell Boeing B-1B « Lancer » a subi de nombreuses mises à jour qui amenés l’avion à l’ère du numérique. La dernière mise à jour, connues sous le nom de la station de combat intégrée, permet au B-1B de répondre aux exigences des missions d’aujourd'hui et de ce maintenir en tant que vecteur de la force nucléaire de dissuasion. 

Les améliorations concerne la mise à jour du système de navigation et d’affichage, la communication, ainsi que le radar et les systèmes d’armes. L’arrivée d’un affichage sur écrans couleurs, d’un système de liaison de données permet de renforcer de façon significative l’emploi de ce type d’avion au sein de l’US Air Forces. Ce sont 66 machines qui sont concernées par ces améliorations. Ces améliorations permettent notamment d’intégrer de nouvelles armes, comme le missile LRASM.

 

3978913651.jpg

Photos : 1 B-1B tirant un LRASM vue de synthèse du LRASM @ Lockheed-Martin B-1B @ USAF

 

 

 

03/12/2018

La Slovaquie signe pour le F-16 « Viper » !

Final_AirToGroundLoadout_DanielBuck_LowResWithChute.jpg.pc-adaptive.full.medium.jpeg

Je vous l’annonçais en juillet dernier, le gouvernement slovaque a choisi d’acquérir un lot de 14 avions de combat américains Lockheed-Martin F-16 Block 70/72 pour 1,6 milliard d'euros, afin de remplacer ses MiG-29 de conception soviétique devenus obsolètes.

Signature du contrat :

Conformément à la décision du gouvernement, le ministère slovaque de la Défense, représenté par le colonel Vladimír Kavický, directeur national de l’armement, a signé fin novembre les accords techniques respectifs pour le lancement du processus de remplacement de la flotte d’avions de combat. Tous les avions de combat devraient être livrés d'ici la fin de 2023.

Le F-16 « Viper » Block70/72 destiné à la Slovaquie :

Le département d'État confirme la vente de 14 F-16 Block 70/72 « Viper » avec les équipements suivants : jusqu'à 16 moteurs F-16 F110 General Electric ou F100 Pratt & Whitney, 15 canons M61 A1 Vulcan 20mm, 16 radars matriciels à balayage électronique actif (AESA) APG-83, 14 ordinateurs de mission modulaire, 14 systèmes de communication sécurisés LINK-16 (MIDS-JTRS), 16 systèmes de navigation par inertie (EGI) pour le système mondial de positionnement intégré LN260 EGI, 14 systèmes de viseur de casque, 14 générateurs d'affichage programmables améliorés (iPDG).

Armement :

- 30 missiles air-air AIM-120C7.

- 100 missiles air-air AIM-9X.

- 12 missiles d’entraînement aérien captifs AIM-9X.

- 2 AIM-120C7.

- 24 unités de guidage supplémentaires AIM-9X;

- 224 groupes de contrôle de l'ordinateur et groupes de pôles de surface portante pour les kits de bombe guidée GBU-12 Paveway II 5001b.

- 20 groupes de contrôle d’ordinateur améliorés pour le Paveway II amélioré (GBU-49).

- 150 trousses de guidage KMU-572F / B pour la bombe guidée pour la munition d'attaque directe commune (JDAM) 5001b (GBU-38).

- 60 LAU-129 guidés - Lanceurs de missiles.

- 36 bombes à remplissage inerte MK-82 ou BLU-111 de 500 lb.

- 400 bombes MK-82 ou BLU-111 de 500 lb.

- 400 fusées programmables conjointes FMU-152.

-  6 nacelles de désignation AN/AAQ-33 SNIPER.

- 1 détecteur de cible lumineux DSU-38A / B (GBU-54).

 Et encore :

14 systèmes de gestion de guerre électronique AN / ALQ-213, 16 suites de guerre électronique défensive intégrée AN/ALQ-211; 16 distributeurs de contre-mesures AN/ALE-47. Ainsi que d’un système de planification de mission conjointe (JMPS), un simulateur de vol.

Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » : 

Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70/72 est le dernier et le plus avancé de la famille des « Fighting Falcon ». La configuration F-16V comprend de nombreuses améliorations destinées à maintenir le F-16 à la pointe des avions de combat. Selon Lockheed-Martin, cette nouvelle version va fournir des capacités de combat de pointe tout en restant une solution évolutive et abordable pour le client.

Le F-16V dispose d’un nouveau radar à antenne électronique Electronically Scanned Array (AESA) Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam ». L'APG-83 fournit aux pilotes une vision inégalée en matière de détail de la zone de cibles et d’affichages cartographiques numérique couplé à un système IRST. L’avionique est également améliorée avec un écran géant 6x8 central (CPD) à haute résolution, un nouveau bus de données à haute vitesse. Les capacités opérationnelles sont améliorées grâce à un nouveau système de liaisons de données Link-16 « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS). En matière d’armement, le F-16V permet d’emporter l’ensemble des armes disponibles et futures en de l’US Air Force.

3561964946.jpg

Photos :F-16 Viper Block 70@ Lockheed-Martin

 

28/11/2018

Tokyo, plus de F-35 et renaissance de l'aéronavale japonaise !

ax-1-ff-news__main.jpg

Le Japon s'apprête à commander 100 avions de combat furtifs F-35A supplémentaires aux États-Unis pour remplacer certains de ses F-15 vieillissants. Ce plan d’acquisition est considéré comme une réponse à la montée en puissance militaire de la Chine, ainsi qu’un clin d’œil à l’appel du Président américain Donald Trump à Tokyo pour l’achat de matériel de défense américain supplémentaire.

Un seul F-35 coûte plus de 10 milliards de yens (88,1 millions de dollars), ce qui signifie que la commande supplémentaire dépasserait 1’000 milliards de yen.

Le gouvernement japonais prévoit d’approuver l’achat lorsqu’il adoptera les nouvelles directives du programme de défense nationale lors d’une réunion du Cabinet à la mi-décembre. Il inclura également le décret en faveur du F-35 dans son programme de défense à moyen terme, qui couvre les exercices allant de 2019 à 2023.

Les 42 chasseurs que le Japon envisageait à l’origine d’acheter sont tous des F-35A. Les 100 avions supplémentaires comprendraient à la fois le F-35A et le F-35B qui viendra prendre place au sein de l’aéronavale renaissante, capable de décollages courts et d'atterrissages verticaux.

À l’heure actuelle, le Japon déploie environ 200 F-15, dont environ la moitié ne peut pas être mis à niveau. Le ministère de la Défense veut remplacer les avions qui ne peuvent pas être modernisés par les 100 F-35, tout en améliorant et en conservant les F-15 restants. Les Mitsubishi F2 seront encore opérationnels, ceux-ci ayant été modernisés en 2012.

Renaissance de l’aéronavale japonaise :

Pour accueillir les F-35B, le gouvernement a l'intention de réorganiser le porte-hélicoptère JS Izumo de la Force d'autodéfense maritime pour qu'il puisse accueillir le nouvel aéronef. Avec l’arrivée du F-35B sur un bâtiment de surface, le Japon voit ainsi son aéronavale reconstituée depuis la fin de la Seconde Guerre-Mondiale. De plus le pays pourra compter sur une force de frappe avancée qui de fait permettra au Japon de disposer d’une véritable nouvelle force de combat.

Le ministère japonais de la Défense a sélectionné le F-35A en tant que futur combattant de la défense aérienne de la prochaine génération. Au total se sont 42 F-35A qui viendront équiper les Forces d’autodéfenses japonaises dans un premie temps. Les quatre premiers F-35A ont déjà été livrés à partir des installations de production de Fort Worth, au Texas. Les livraisons des 38 appareils se feont directement depuis les installations de Mitsubishi au Japon.

Le Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » : 

Le F-35A est un chasseur polyvalent multirôle. Le F-35A peut emporter 8,38 tonnes de carburant en interne.

Les équipements sont les suivants : 

  • Radar à antenne électronique active AN/APG-81 (issu du AN/APG-77 du F-22 Raptor) avec des modes air-air, suivi de terrain, détection de mobiles terrestres, écoute passive et des capacités de brouillage.
  • brouilleur Sanders/ITT ALQ-214.
  • AN/AAQ-37 Distributed Aperture System, comprenant 6 détecteurs infrarouges répartis en différents points de façon à fournir une vision à 360° autour de l'avion.
  • Electro-Optical Sensor System (EOSS), système de localisation et désignation comprenant un FLIR, une caméra TV et un système Laser (télémétrie, désignation de cible).

Le tableau de bord se compose principalement d’un grand écran LCD couleurs. La surface est tactile, ce qui supprime le besoin de boutons de sélection. Le traditionnel viseur tête haute est supprimé, les informations étant projetées directement sur la visière du casque du pilote.

Cependant, les tests opérationnels et évaluations au Pentagone ont démontrés que l’avion doit encore être amélioré:

temps de présence au-dessus du champ de bataille pour l'intervention armée : 30 minutes (il est de 90 minutes pour l'A-10).

  • Impossibilité d'intervention de nuit à cause de l'absence du système de visée nocturne prévu, qui n'est pas au point et dépend du nouvel ensemble électronique.
  • L'armement autorisé maximal consiste en deux bombes à courte portée de même modèle et deux missiles air-air à moyenne portée AIM-120 AMRAAM. 

Japan-receives-its-first-F-35-joint-strike-fighter.jpg

Photos :F-34A japonais @ FADJ