11/11/2018

Le Chili prépare la modernisation de ses F-16 !

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Pour la Force aérienne chilienne, la priorité est  la modernisation des chasseurs Lockheed-Martin F-16 « Fighting Falcon » ainsi qu’à l’achat de nouveaux avions F-16 au standard Block 50 pour renforcer la flotte.

On vise le standard « Viper » :

Selon les autorités, les F-16 mis à niveau doivent être équipés de radars AESA (Scanning-Arcan Scanning) électroniquement actifs, livrés avec la variante F-16V Block 70 de l'avion. Il est difficile de savoir par contre si les avions au Block 50 qui seront nouvellement achetés seront également mis à niveau avec l'AESA.

Dans le cadre de ce programme, 36 des 44 F-16 achetés d'occasion aux Pays-Bas entre 2006 et 2011 seront mis à jour. Huit à dix autres F-16 seront achetés pour compléter le parc existant.

En 2005, la Force aérienne du Chili a acquis 10 appareils de combat multirôle F-16 C/D Block 50/52. Ces aéronefs ont été achetés neufs, et intègrent des technologies de pointe pour la défense aérienne et l'attaque en profondeur. Le version Block 50 Plus dispose d'un certain nombre d'améliorations par rapport aux autres blocs et aux versions A/B. Pour compléter la flotte de F-16 C/D Block 50, il fut décidé d'acheter 18 F-16 MLU Block 50 de seconde main aux Pays-Bas, pour uniformiser la flotte et remplacer les Mirage V « Elkan ». Ces F-16 ont été portées à la norme MLU (Mid Life Upgrade) aux Pays-Bas, qui sont en cours de rénovation à Pacer Amstel. En plus et du programme MLU, les appareils subiront la mise à jour du programme ENAER Star Falcon, une modernisation qui permettra à ces bombardiers d'étendre leur durée de vie et d'améliorer leurs performances au combat, ce qui leur permettra d'utiliser des bombes lisses ou guidées. Pour étendre ses capacités, la FACH a acquis des systèmes de combat modernes tels que les missiles AIM-120C5 AMRAAM, qui permettent d'engager le combat au-delà de la portée visuelle, une qualité qu'ils partagent avec les F-16 MLU Block 50. Soulignons également l'introduction d'armes d'attaque au sol dont les bombes guidées SPICE et les missiles Harpoonanti-navires.

 

Photo : F-16 de la FAC @ FAC

 

 

27/10/2018

F-35 : prolongation de l’arrêt de vol !

 

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Suite au crash d’un Lockheed-Martin F-35B « Lightning II » près de l’aérodrome du Marine Corps à Beaufort, en Caroline du Sud, le 28 septembre dernier, le Pentagone avait émis le 11 octobre dernier un avis d’interdiction de vol temporaire de la flotte mondiale de F-35. Mais la découverte d’un nouveau problème sur certains appareils bloque l’autorisation de vol d’un certain nombre.

Nouveau problème découvert :

Le Pentagone à pris la décision de prolonger l’arrêt des vols d’au moins 24 avions de combat communs F-35 dont les heures de vol étaient plus longues. Cette décision fait suite aux nouvelles inspections des systèmes de carburant nécessaires qui ont été effectué ces dernières semaines.

Le bureau du programme commun des F-35 a annoncé jeudi avoir découvert que deux nouvelles pièces doivent être inspectées principalement sur les modèles de F-35 entrés en service en premier. Début octobre, le Pentagone a mis à terre toutes les versions de l'avion fabriqué par Lockheed Martin pour examiner les tubes de carburant dans les moteurs, fabriqués séparément par Pratt & Whitney.

"L'équipe technique conjointe du gouvernement et de l'industrie a achevé son évaluation des tubes d'alimentation en carburant dans le moteur Pratt & Whitney de l'avion F-35", a déclaré le bureau dans un communiqué.

"En plus du tube défectueux identifié précédemment, l'analyse a identifié deux tubes d'alimentation en carburant supplémentaires nécessitant une inspection."

Selon le bureau du programme commun des F-35, les pièces incriminées devront être changées progressivement sur l’ensemble de la flotte de F-35 en service. Le vieillissement de celles-ci posant un problème se sécurité après un certains nombres d’heures de vol.

 

Photo :F-35 @ RAF

11/10/2018

Pour la seconde fois les F-35 sont cloués au sol !

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Le Pentagone a émis un ordre d’interdiction de vol temporaire pour les F-35 quelques soit la version. En service. Cette décision fait suite au crash d’un Lockheed-Martin F-35B « Lightning II » près de l’aérodrome du Marine Corps à Beaufort, en Caroline du Sud, le 28 septembre dernier. Le pilote  a pu s’éjecter.

La raison :

Les enquêteurs soupçonnent une conduite de carburant défectueuse dans le moteur comme cause potentielle de la perte. De fait, tous les F-35 de la Force aérienne, du Corps des Marines et de la Marine, ainsi que ceux de partenaires internationaux, doivent être soumis à une première inspection des pièces suspectées, ce qui devrait prendre environ 48 heures. Les aéronefs dont les tubes de carburant sont en bon état seront immédiatement rétablis à l’état de vol, tandis que ceux avec des pièces suspectes devront les remplacer. Entre-temps, la commission d'enquête sur l'accident continue d'examiner les données de l'accident, le problème des canalisations de carburant ayant été évoqué comme cause possible avant les conclusions finales.

On notera,  que la Royal Navy n'a pas suspendu toutes ses opérations. Le F-35B a poursuivi ses opérations d'essais sur le porte-avions HMS Queen Elizabeth, mais de manière limitée.

Pas une première :

Il ne s’agit pour autant pas de la première interdiction de vol pour la flotte de F-35. En effet, une première décision du genre avait été prise lorsqu’un F-35B avait subit un incendie moteur  lors d’un vol. L’avion avait dû effectuer un atterrissage d'urgence en vol le 27 octobre 2016. Il s’agissait pour l’époque du quatrième incendie sur le nouvel avion. Le premier incident du genre s’était déroulé en 2011 sur l’avion d’essais AF-4. Une défaillance du système électrique intégré avait causé le départ du feu. En 2014, le F-35 n°AF-27 avait pris feu suite à une défaillance qui s'est produite à hauteur du troisième étage du rotor de la soufflante. L’avion ne sera jamais réparé et restera cloué au sol. Et puis en septembre, un incendie s’est déclaré, lors du démarrage du moteur d’un F-35 sur la base aérienne de Mountain Home dans l’Idaho. L'avion endommagé est l'un des sept F-35A de l'escadron 61 basé à Luke en déplacement à Mountain Home.

Un nouveau problème électronique dévoilé :

Un autre problème électronique vient d’être dévoilé en ce qui concerne le F-35 et concerne les fichiers de missions (MDL). En effet, ces fichiers sont pertinents pour les missions, car ceux-ci permettent de détaillés les cibles potentielles, des avions de combat de l'ennemi et d'autres menaces, tels que la défense aérienne, chacune avec leurs signatures électroniques et/ou infrarouges qui doivent être chargés avant chaque utilisation dans l'ordinateur de bord du F-35 et mis à jour après chaque utilisation. Hors, il s’avère que sans ces fichiers MDL qui font justement défauts, le F-35 ne peut ni trouver ses objectifs, ni échapper aux menaces potentielles. L’actuel MDL n’est pas terminé et il faudra plus de sept années pour le réaliser et avec une base de donnée utile regroupant les informations de l’ensemble des utilisateurs. Mieux lorsque celle-ci sera enfin terminée, il faudra encore y ajouter les mises à jours. Avec les problèmes du système de maintenance ALIS, se sont deux systèmes clefs du programme F-35 qui font défauts. La version actuelle du MDL est encore à l'état de prototype. 

Photo :F-35 @ USAF

16/09/2018

Nouvel avion de combat, le poid des offsets !

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La compétition qui s’annonce débutera pleinement, lors des premières offres qui doivent parvenir à armasuisse en janvier prochain. Celles-ci confirmeront la participation des avionneurs en vue du choix du nouvel avion de combat destiné à venir remplacer les actuels Northrop F-5 E/F « Tiger II » et Boeing F/A-18 C/D « Hornet ». Nous verrons dès lors, si tous les actuels prétendants seront bien présents ou non.

Différents éléments en vue du choix :

Le choix se fera fera sur une base de centaines d’éléments qui seront collectés notamment, lors des essais en vol et au sol qui se tiendront dans notre pays de mai à juillet 2019. Là, l’aspect technique des aéronefs sera primordial et il n’y aura pas de seconde chance, les avions devront être très bons pour avoir une chance de rester en course. A la différence de ce qui s’est passé en 2008 ou les avions avaient de profondes différences en matière de standards, nous devrions cette fois évoluer dans un mouchoir de poche et obtenir des résultats plus proches les uns des autres.

De ce point de vue, une première différence plus importante devrait apparaître et concerne les prix à l’achat et à l’heure de vol. Ces deux éléments seront particulièrement scrutés pour le choix final et chaque avionneur fera bien évidemment l’offre la plus basse en matière de prix à l’achat. Mais comme pour la dernière compétition, des différences importantes vont être constatées entre l’avion le plus cher et le moins onéreux en course. De la même manière, les coûts à l’heure de vol vont montrer là aussi des différences d’un modèle à un autre. Pour satisfaire au choix, l’avion devra entrer dans l’enveloppe des frais de fonctionnement des Forces aériennes. Un « Hornet » suisse actuel vole en moyenne 200 heures par années (180 pour les Hornet de l’US Navy) pour un coût moyen de 29'000.— Chf à l’heure. Le futur ne devrait pas dépasser ce chiffre, voir être inférieur.

Entre les domaines techniques et les coûts, les avionneurs vont se retrouver à batailler pour pouvoir se placer. Mais il est un autre domaine ou chacun pourrait venir compenser ses éventuelles petites faiblesses, il s’agit des « affaires compensatoires ou offsets ».

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Affaires compensatoires (offsets) :

Exigences imposées par le Conseil Fédéral

Pour l’acquisition des avions de combat et de la défense sol-air de grande portée, des affaires compensatoires représentant 100 % du prix d’achat doivent être exigées et garantie.

La mise en œuvre des obligations liées aux affaires compensatoires intervient après la signature du contrat. Les affaires compensatoires éventuellement générées auparavant peuvent être prises en compte jusqu’à 20 % du volume total des affaires compensatoires (Offset-Banking-Agreements).

L’objectif visé concernant la répartition régionale dans les trois régions linguistiques de la Suisse est d’approximativement 65 % en Suisse allemande, 30 % en Romandie et 5 % dans la partie italophone de la Suisse.

L’utilisation de facteurs de multiplication est autorisée pour la participation industrielle directe et indirecte. Ceux-ci tiennent compte du fait que la valeur économique générée par les investissements peut être plus élevée que les charges financières pures.

Pas une première :

La demande de garantie à 100% du prix d’achat n’est en soi pas une première, puisque lors du choix en 2014 du Gripen E, l’Etat suédois et l’avionneur Saab avaient offert une garantie à 100 % en matière d’affaires compensatoires sur le prix du contrat qui était à l’époque de 3,1 milliards de chf.

Les offsets doivent permettre donc un retour sur investissement de l’argent engagé dans l’achat de systèmes d’armes par la Confédération. Avec un montant minimum équivalent aux 8 milliards prévu (avion de combat & système sol-air) les industriels suisses doivent donc se retrouver avec des investissements garantis principalement dans le domaine civil et un minimum dans le secteur militaire. Au final, il s’agit de faire travailler ces 8 milliards qui permettront à l’industrie de notre pays d’offrir de nouveaux emplois, places d’apprentissage et ouverture de contrat à l’étranger. Le retour se fera également en direction de l’Etat avec les impôts, cotisations chômage et AVS.

Entrée en matière :

Afin d’activer et de promouvoir la collaboration entre les consortiums d’avionneurs et l’industrie suisse, Swissmem / groupe spécialisé SWISS ASD organise avec d’autres partenaires en octobre 2018, pour chaque consortium, deux manifestations d’une journée intitulées « SIP Kick Off Days » (SIP: Swiss Industrial Participation). Ces événements auront lieu à Berne et à Lausanne. Il s’agit ici de débuter la prise de contacte en vue des futures offres.

Le cas Belge :

Hormis l’intérêt de l’industrie suisse en matière d’offsets, les avionneurs peuvent-ils jouer une carte déterminante dans le choix final ? Certes, ceux-ci peuvent très bien se contenter de garantir les 100% demandé. Mais certains pourraient par exemple se montrer très « agressifs » avec des offres telles que celles proposées à la Belgique, jugez plutôt :

Airbus DS avec l’Eurofighter (36 avions pour 3,6 milliards d’euros) qui concours au sein de l’offre officielle propose à la Belgique : un montant de retombées économiques à hauteur de 19,3 milliards d’euros et créerait ou consoliderait 6.785 emplois d’ici 2043, selon une analyse de sa proposition réalisée par le cabinet d’économistes d’Oxford Economics (OE).

Dassault Aviation se lance hors-concours officiel, mais avec une offre directe d’Etat à Etat propose le Rafale avec une compensation estimée à 20 milliards d’euros sur 20 ans et plus de 5'000 emplois par an à haute valeur technologique en Belgique», précise le document.

Peut-on alors rêver de voir dans notre pays des offres particulièrement généreuses se profiler ? Difficile à dire pour l’instant, cependant se serait dans l’intérêt des avionneurs de venir « titiller » le lobby de l’industrie sur ce sujet.

Double impact :

Des offsets particulièrement généraux auraient un double impact, d’une part ceux-ci permettraient à un avionneur de se profiler devant ses concurrents et de l’autre, du côté suisse sachant qu’il y aura une votation plus le retour sur investissement sera grand plus il sera aisé de défendre une acquisition dans le domaine militaire.

On le voit, rien n’est joué dans le futur choix qui s’annonce et les avionneurs peuvent encore disposer de marges de manœuvre intéressantes, qui au final ne feront que relancer l’intérêt de ce futur achat.

 

 

 

 

 

 

02/09/2018

F-35 : essais opérationnels de base sur l’USS Abraham Lincoln !

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Fin août, l’US Navy a lancé des essais opérationnels du Lockheed-Martin F-35C à bord du porte-avions de la classe Nimitz, l’USS Abraham Lincoln, sur l’océan Atlantique. Selon le communiqué de l’US Navy, six avions F-35C du Strike Fighter Squadron 125 basés à la base aéronavale de Lemoore en Californie et du Strike Fighter Squadron 101 à la base aérienne d’Eglin, en Floride, participent aux essais.

L'USN a indiqué qu'elle évaluait l'adéquation du F-35C à bord du bâtiment en suivant ses performances avec celles d'autres aéronefs et en intégrant un plan aérien, en surveillant la maintenance et en identifiant son empreinte logistique.

«Nous espérons voir comment l’avion s’intègre à bord du navire», a déclaré le contre-amiral Dale Horan, directeur du Bureau d’intégration de la flotte d’avions de combat interarmées. «Pouvons-nous le maintenir? Pouvons-nous obtenir les pièces? Pouvons-nous l'avoir en l'air? Peut-on le réparer s'il a un problème? Voilà le genre de choses que nous recherchons.

A noter que l’US Navy va également vérifier l’état de fonctionnement des liaisons de données entre le F-35C et le porte-avions et avec la flotte d’avions F/A-18 « Super Hornet ». Ces tests sont donc importants avant de pouvoir passer au test opérationnel initial et à l’évaluation définitive.

Importants problèmes à résoudre :

Hormis les fameuses 966 lacunes que l’avionneur doit résoudre sur la famille « F-35 », l’US Navy doit vérifier que les problèmes de corrosion détectées en novembre 2017 ont trouvé une solution et que la disponibilité et le transfert des pièces de rechange (sachant que sans les codes sources, le système ne fonctionne pas avec le logiciel de l'USN) est améliorée par rapport au dernier test en mer.

Mais un autre élément grave doit être corrigé rapidement, il s’agit du bug qui existe entre le viseur de casque et l’avion. En effet, lors d’appontage de nuit, les pilotes se retrouvent avec une lueur verte créée par la technologie LED de l’écran qui forme un voile et empêche de voir les lumières du porte-avions. La Navy a tenté de résoudre ce problème de casque avec des mises à niveau logicielles pour permettre aux pilotes de réduire la lueur verte, mais jusqu'à présent, seuls les pilotes F-35C les plus expérimentés sont autorisés à effectuer des atterrissages de nuit. Mais il semble qu’il faille attendre l’année prochaine pour obtenir une véritable amélioration du problème.

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A noter que ce problème a été signalé en 2012 déjà avec l’ancienne variante du casque et a continuer d’apparaître avec la nouvelle.  Depuis lors, la marine a tenté de résoudre le problème avec des mises à niveau logicielles, mais sans succès.

 

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Photos : 1 & 3F-35C à bord de l’Abraham Lincoln  2Viseur de casque @ USN