13/11/2017

Les EAU modernisent le F-16 « Desert Falcon »!

1308679539647567462.jpg

Le ministère de la Défense des Emirats Arabes Unis (EAU) vient d’annoncer avoir signé un contrat d'une valeur de environ 1,4 milliards d'euros)pour la modernisation de ses F-16 E/F « Desert Falcon ».

La mise à jour concerne principalement le changement de logiciels afin d’éviter une obsolescence de l’ensemble des systèmes.

Rappel :

L’Emirat avait choisi en 2013 de passer commande du Lockheed-Martin F-16E/F «Desert Falcon» Block60 à la surprise générale.

Le F-16E/F «Desert Falcon» : 

Le F-16E/F «Desert Falcon» est une modernisation directement dérivée du F-16 «Viper» (ex Sniper) en usage à Taïwan par exemple. La dénomination «Desert Falcon» est utilisée principalement pour les exportations au Moyen-Orient. Le «Desert Falcon» et le «Viper» sont tous deux au standard Block60 qui comprend : 

L'avion dispose du radar AN/APG-80  de type AESA de Northrop-Grumman. Côté motorisation l’avion reprend le Pratt&Whitney F100-229. Le cockpit est entièrement numérique et permet l’usage de lunettes de vision nocturne.

Question armement : le «Desert Falcon» utilise le Raytheaon AIM-9X Sidewinder avec viseur de casque Boeing JHMCS, l’AIM-120 AMRAAM pour la portée moyenne. Pour l’attaque au sol, l’avion permet l’emport des bombes GBU-21v1 JDAM (Joint Direct Attack Munition) ainsi que l’ensemble des bombes GBU Enhanced Paveway à guidage laser.

 

Photo : F-16 E « Desert Falcon » des EAU@ Lockheed Martin

 

 

 

11/11/2017

Remplacement des Tornado, l’Allemagne joue sur deux fronts !

ob_9e6621_24192379205-85a3333d7d-k.jpg

L'Allemagne a envoyé une lettre de demande de prix et de disponibilité pour le F-35 au gouvernement des États-Unis. L'Allemagne a reçu un briefing classifié sur le F-35 en juillet dernier. Et pourtant le pays désire préparer l’après Eurofighter avec la France en vue d’un futur avion de combat européen.

S'exprimant lors de la même conférence, le chef d'état-major du lieutenant-général de l'armée de l'air (GAF) Karl Muellner a déclaré que la Luftwaffe cherchait à remplacer sa flotte d'avions d'attaque de type « Tornado ». Étant donné que ces avions devraient être éliminés en 2030, un successeur devrait entrer en service à partir de 2025. «Nous envisageons plusieurs candidats, avec la capacité du F-35 comme point de repère.

D’autres prétendants :

Mais la Force aérienne allemande envisage également d’autres concurrents, tels que le Boeing F-15 « Strike Eagle », le F/A-18 « Super Hornet », et réfléchit également à une nouvelle version de l’Eurofighter Tranche 4.

Le chef de la Luftwaffe a déclaré que la nouvelle acquisition "doit pouvoir survivre dans un environnement contesté grâce à une faible observabilité par radar et signature infrarouge, avoir de faibles émissions et offrir une capacité de stand-off avec ses capteurs et ses armes et être capable de fusionner les capteurs.

Autrement dit, le côté « furtif » combiné à la puissance de la fusion des données, représentent les éléments clefs des besoins allemands. A ce niveau, seul le F-35 pourrait donc convenir et être livré dans les temps.

L’Europe doit réagir :

Une fois de plus, la plateforme de combat que représente le F-35 et sa puissance électronique semble intéresser au plus haut niveau les forces aériennes européennes et tant pis, si l’avion est immature. Le lancement d’une version à forte capacité électronique comme le futur Rafale F4 et le Gripen E MS22 et pourquoi pas un Typhoon T4 sont maintenant devenus une priorité pour les avionneurs européens.

L’Allemagne se montre visiblement contrariée par l’actuel ralentissement des engagements des partenaires sur le développement de l’Eurofighter et pourrait donc bien momentanément se tourner en direction du F-35. Cette solution ne l’empêchera pas de participer à un futur avion européen, mais plus tard. Enfin, à la condition que les coûts du F-35 ne finissent pas, par avaler l’entier des moyens financiers européens !

F-35-RNoAF.jpg

 

Photos : 1 Tornado Allemand@Luftwaffe 2 F-35 norvégien @ Lockheed Martin

 

 

08/11/2017

Un budget pour la Défense aérienne !

2545268769.jpg

 

Berne,lors de sa séance du 8 novembre 2017, le Conseil fédéral a pris des décisions de principe concernant le renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien suisse. Il est prévu d’acquérir de nouveaux avions de combat ainsi qu’un nouveau système de défense sol-air, pour un coût maximal de 8 milliards de francs. Pour faire face à ces investissements et à d’autres, le budget de l’armée devra être augmenté annuellement de 1,4 % dès 2021. Le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) d’établir d’ici février 2018 plusieurs projets possibles : un arrêté de planification, une révision de la loi sur l’armée, la voie habituelle du message sur l’armée, ou d’autres possibilités.

Les moyens actuels de protection de l’espace aérien atteindront dans les années à venir la fin de leur durée d’utilisation. Les 30 jets de type F/A-18 pourront encore être engagés jusqu’en 2030 environ. Les 53 F-5 Tiger ne sont, pour leur part, aujourd’hui déjà plus adaptés aux engagements et seuls 26 de ces appareils volent encore régulièrement. Quant aux systèmes de défense sol-air, la fin de leur durée d’utilisation sera atteinte en 2025 au plus tard.

Une protection indispensable :

Pour le Conseil fédéral, il est évident que les avions de combat et les moyens de défense sol-air restent nécessaires si l’on veut protéger efficacement l’espace aérien helvétique. Sans défense aérienne, la population suisse serait, en cas de conflit armé, livrée à la merci de l’agresseur. L’engagement des troupes terrestres aurait aussi peu de chance de réussite. Le Conseil fédéral estime donc que renoncer au renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien n’est pas une option envisageable. Les avions de combat ne peuvent pas non plus être remplacés par des drones, des hélicoptères, des avions d’entraînement ou d’autres moyens – et cela vaut également pour le service de police aérienne.

Exigences en matière de politique de sécurité et coûts raisonnables :

Le Conseil fédéral a décidé d’investir huit milliards de francs au maximum pour le renouvellement des moyens de défense aérienne. Ce cadre financier devrait permettre d’atteindre les capacités souhaitées tout en satisfaisant aux exigences en matière de politique de sécurité. Les coûts restent ainsi dans des limites que le Conseil fédéral estime raisonnables et économiquement supportables.

Augmentation du budget de l’armée :

Outre le renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien, d’autres investissements devront être prévus au cours des prochaines décennies, notamment pour le remplacement de systèmes d’armes principaux des troupes au sol, qui arriveront aussi prochainement au terme de leur durée d’utilisation. Au total, 15 à 16 milliards de francs seront nécessaires dans le cadre des programmes d’armement de 2023 à 2032. Avec son budget actuel de quelque 5 milliards de francs par an, l’armée peut investir un milliard dans le programme d’armement.

Le Conseil fédéral veut par conséquent relever le plafond des dépenses de l’armée de manière continue durant les années à venir, afin d’être en mesure de financer les investissements nécessaires. Le budget de l’armée devra bénéficier d’un taux de croissance annuel d’environ 1,4 %. L’armée devra en outre stabiliser ses frais de fonctionnement de manière à ce que la majeure partie des moyens liés à cette croissance puissent être affectés à l’armement.

Transparence en matière d’affaires compensatoires :

Le Conseil fédéral tient au principe selon lequel les fournisseurs étrangers doivent compenser 100 % de la valeur d’un contrat par des commandes passées à l’industrie suisse. De telles commandes servent l’économie de notre pays, favorisent la création de places de travail et permettent aux entreprises helvétiques de rester à la pointe de la technologie. Dans ce contexte, il s’agira de garantir une transparence maximale sur le déroulement des affaires compensatoires. Un registre montrera quelles entreprises suisses auront reçu des mandats dépassant les 100 000 francs.

Les étapes suivantes :

Le DDPS est chargé d’établir d’ici février 2018 plusieurs projets possibles.

Plusieurs possibilités doivent être examinées. La première est un arrêté de planification au sens de l’art. 28, al. 2 et 3, de la loi sur le Parlement. Cet arrêté de planification doit préciser le but du renouvellement et expliquer pourquoi celui-ci nécessite de combiner avions de combat et système de défense sol-air. Il doit aussi fixer le cadre financier à 8 milliards de francs. Cet arrêté est soumis au référendum facultatif. La deuxième est une révision de la loi sur l’armée, en insérant un nouvel article décrivant la protection de l’espace aérien et les moyens requis. Cette révision est aussi soumise au référendum facultatif. La troisième possibilité est la voie habituelle par le biais du message sur l’armée. D’autres voies peuvent également être examinées.

Par ailleurs, le DDPS est chargé de soumettre dans l’année à venir des demandes aux fournisseurs Airbus, Boeing, Dassault, Lockheed-Martin et Saab. Après un éventuel référendum, le Conseil fédéral sera en mesure de faire, probablement en 2020, son choix sur le type d’avion de combat. Les appareils devraient être livrés dès 2025. L’évaluation et l’acquisition d’un système de défense sol-air à longue portée se feront parallèlement.

Concrètement quel sera le budget ?

Avec une enveloppe maximum de 8 milliards de nos francs, les Forces aériennes pourront compter sur une enveloppe d’environ 1,8 à 2 milliards pour le futur système sol-air et de 6 à 6,2 pour l’achat d’un nouvel avion de combat.

Grosso modo avec les prix actuels moyens, nous pouvons espérer 50à 52 avions de combat de type Gripen E ou 38 à 40 Rafale. Mais attention, il faudra pour autant que l'on puisse réellment compter sur cette somme. Car l'on parle ici d'un montant maximum. Un budget prevu à la baisse serait catastrophique ! L'autre question concerne le budget général des acquisitions, dans les domaines terrestres, là encore la décision du CF n'est pas claire en ce qui concerne la marge de manoeuvre en terme de renouvellement des équipements.

Mais le centre du problème sera d’expliquer concrètement la réalité du besoin à une partie de la population, dont la culture militaire est inexistante. Cette même partie de la population étant de facto un récipient d’air propice à la désinformation d’une gauche, dont l’incompétence et la naïveté font encore recette malgré les indices d’insécurité qui se vérifient un peu plus chaque jour. En cas de vote le travail de communication sera vital. La question sera simple : voulons-nous garantir notre neutralité et notre souveraineté aérienne ? (sources DDPS) Analyse PK.

 

Photos : les concurrents potentiels

05/11/2017

Au Danemark les critiques s’envolent sur le F-35 !

F35-F16-DK.jpg

Une nouvelle polémique vient d’éclater à propos du programme de l’avion de combat de Lockheed-Martin F-35 « Lightning II ». Celle-ci, se déroule chez un client européen au Danemark et concerne des problèmes de coûts et la diminution de la capacité de combat future du pays.

Pas assez d’avions et trop cher :

Selon le National Audit Office, le ministère de la Défense du Danemark a été trop optimiste pour calculer ce que les avions de combat F-35 pourront faire, par exemple, en terme d’heures de vol. Les 27 Lockheed-Martin F-35A ne pourront purement et simplement pas compenser en terme de dotation minimale la flotte actuelle de 44 F-16. Pour mémoire le Danemark avait acheté 77 F-16A/B et en avait modernisés 47 au standard MLU.

Dans le même temps, il existe un risque important que le coût total de l’acquisition dépasse les 66 milliards de l’ensemble de la durée programme, soit 30 ans.

Pour la Force aérienne du Danemark, une future flotte de 27 F-35 ne permettrait pas de résoudre les tâches promises et le Danemark se retrouvera avec une Force aérienne plus faible qu’aujourd’hui.

Selon le professeur de politique internationale de l'Université de Copenhague Ole Wæver, le Danemark pourrait être contraint d'acheter plus d'avions de combat ou de réduire le nombre de tâches. L'expert en défense Peter Viggo Jakobsen, de l'Académie de la Défense, critique le ministère de la Défense pour avoir « reculé » afin de s'assurer que le F-35 puisse remporter la compétition sur deux autres avions en concurrence. 

Rappel :

C’est au mois de mai 2016 que le ministère de la défense et le gouvernement du Danemark ont ​​recommandé la sélection du Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » comme futur avion de combat pour le pays. Cette décision fait suite à une réévaluation. La décision finale a été annoncée par le Premier ministre Lars Løkke Rasmussen et le ministre de la Défense Peter Christensen. Trois appareils étaient concernés, l’Airbus DS Eurofighter, le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » et le Lockheed-Martin F-35.

 

Photo : Le F-35 est censé venir remplacer les F-16 au Danemark@ Lockheed Martin.

 

 

31/10/2017

La modernisation des F-22 coûtera cher!

1408636749293.jpg

 

L'US Air Force estime que la modernisation de 34 Lockheed-Martin F-22 « Raptor » Block20 devrait coûter plus de 1,7 milliards de dollars sur 11 ans. Le Block 20 du F-22 est surtout un standard d'entraînement, le faire passer un statut opérationnel entièrement modernisé est donc particulièrement onéreux.

Toujours,  selon le rapport de l'USAF, le standard Block20 du F-22 aurait besoin d'au moins quatre générations de mises à niveau et peut-être plus être à niveau de la flotte de combat après 2025.

En ce qui concerne le F-22 Bloc30/35 qui est entrée en service en 2005 est doté de la quatrième génération du radar Northrop-Grumman APG-77 AESA. Mais ce standard doit encore évoluer avec le développement du nouveau  TACLink 16 et le TACMAN (TACLink) aux cours des exercices 2021 et 2022. Les mises à jour tactiques vont coûte 8millions de dollars de plus par avion du moins pour les modèles les plus avancés.

Plus de F-22 pour contrer la pénurie d'avions :

Pour l'US Air Force, le besoin de porter les F-22 les moins modernes à un standard plus élevés, soit équivalent à la version la plus moderne, doit permettre de combler le départ à la retraite des plus vieux F-15C, alors que le « Raptor » n'est plus produit et que le F-35 se fait attendre et ne remplit pas tous les besoins.

 

 

Photo : F-22 « Raptor » @ USAF