18/05/2019

Premier P-3B « Orion » modernisé pour la Grèce !

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La Grèce a reçu son premier avion de patrouille maritime Lockheed Martin P-3B « Orion » modernisé. Des représentants de la marine hellénique, Lockheed-Martin et de Hellenic Aerospace Industry (HAI) ont organisé une cérémonie cette semaine dans les locaux de HAI, près d’Athènes, en Grèce, pour la livraison du premier aéronef de patrouille maritime amélioré.

À la suite des travaux effectués par Hellenic Aerospace Industries (HAI), l’appareil initial, qualifié d’étape «provisoire», a été présenté à la marine grecque le 17 mai. Quatre avions supplémentaires doivent être modernisés dans le cadre de cet effort, qui comprend une mise à niveau à mi-vie afin de prolonger la durée de vie des aéronefs de 15'000 heures et l'installation de nouveaux équipements de mission.

La mise à jour : 

Le contrat de modernisation à mi-vie (MLU) des P-3B « Orion » grecs est effectué en collaboration avec la Division Central de l’US Naval Air Warfare, qui fournit les kits de matériel pour la mise à niveau et la modernisation des aéronefs. De plus, ce contrat prévoit la maintenance par étapes, une intégration d’un nouveau système de mission, nouvelle avionique et d'autres matériels et services auxiliaires. Par ailleurs, il est prévu en fonction de l’état de fatigue des appareils un remplacement des ailes, d’une partire du fuselage central pour d’autres, ainsi que le stabilisateur horizontal.

La Force aérienne hellénique possède cinq P-3B figurant dans son inventaire et qui ont été mis en service 1996. Les appareils sont affectés à l’Escadron 353 basé à Elefsis près d'Athènes. Lors de la crise financière, l'ensemble de ces appareils ont été entreposés, en attendant une décision sur le projet de modernisation.

Rappel :

Le Lockheed P-3 « Orion » est un quadrimoteur à hélices. Le P-3 Orion est un dérivé militaire du projet d'avion civil Lockheed L-188 «Electra»qui a été abandonné. En 1957, l’USN fait part de son besoin d'avoir un remplaçant à ses P2 «Neptune» vieillissant et encore doté de moteurs à pistons. Lockheed est sélectionné pour le développement de l'appareil.

Un premier prototype désigné YP3V-1 est construit. Il effectua son premier vol le 25 novembre 1959. Par rapport au modèle civil, dont il est issu, il est plus court de 2,24 m et est modifié pour accueillir une soute à bombes.

Ses essais effectués, il fut mis en production sous le nom de P-3A. 157 appareils de ce type furent construits. Il fut mis en service pour la première fois dans les forces armées des États-Unis en 1962.  Ils étaient équipés de propulseurs Allison T56-A-10W de 4 500 chevaux et du même système tactique que le P2V-7. À partir du 109e appareil, celui-ci fut remplacé par un système Deltic plus moderne tandis que les avions déjà en service furent rétrofités avec ce système.

Une seconde version vit le jour sous le nom de P-3B et fut construite à 145 exemplaires. Les différences avec le P-3A résidaient dans une nouvelle motorisation, des Allison T56-A-14, et la possibilité d'emporter des missiles AGM-12 Bullpup.

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Photos : 1Cérémonie de remise 2P-3B modernisé @ Lockheed-Martin

 

14/05/2019

Premiers F-16 modernisés pour le Portugal !

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La Força Aérea Portuguesa (Armée de l’air portugaise, FAP) a reçu le 9 mai le premier des trois F-16 modernisés. Il s’agissait du premier de deux F-16AM monoplaces, dont la livraison est prévue pour le deuxième  à fin juillet, suivie d’un F-16BM à biplace fin 2019. Ils rejoindront la flotte de 24 F-16AM et trois F-16BM des escadrons 201 et 301 à la base aérienne de Monte Real.

De plus, deux appareils  de type F-16A Block 15 et un F-16B Block 15 ont été fournis par le gouvernement des États-Unis comme articles de défense excédentaires en août 2013.

C’est la société aérospatiale portugaise Indústria Aeronautica de Portugal (OGMA) qui est chargée de la mise à jour des Lockheed-Martin F-16 A/B Block 15 en service au sein de la Force aérienne portugaise (FAP).

Programme MLU : 

La flotte actuelle de F-16 portugais comprend 39 appareils qui volent au sein de deux escadrons, les Falcoes et Jaguares. L’ensemble de la flotte sera mise à jour en 2022, une fois que ces trois aéronefs auront subit le programme MLU (Middle Life Update).

La modernisation comprend un renforcement de la structure des F-16, une nouvelle avionique avec écrans couleurs, la mise en place d’une liaison de données Link16, d’un nouvel enregistreur de vol numérique et d’une mise à jour des logiciels radars au standard AN/APG-68 (V)9. Le montage d’un viseur de casque de type JHMCS. De nouvelles radios AN/ARC-238 avec HAVE QUICK I/II. Les F-16 portugais disposeront également d’une nouvelle protection électronique avec les systèmes ALQ-211 AIDEW d’alerte et le système de contre-mesures électronique AN/ALQ-184. L’ensemble de la flotte MLU peut emporter le missile de moyenne portée Raytheon AIM-120C3 AMRAAM.

L’avenir : 

Faute de moyen financier et avec la dernière crise économique qui a ravager le pays, le Portugal se retrouve avec une petite flotte vieillissante de « Fighting Falcon ». Le pays réfléchit pourtant à un successeur au F-16 pour les années 2030. Celui-ci devra être à la fois moderne et peu couteux. Les approches de Lockheed-Martin avec le F-35 semblent pour l’instant infructueuses, auprès du Département de la défense portugais. 

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Photos :F-16 de la FAP @ FAP

 

18/04/2019

Nombreux problèmes pour les F-35 japonais!

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La petite flotte japonaise actuelle composées de 13 (-1) avions de combat  Lockheed-Martin F-35A connait de nombreux problème depuis sa mise en service. Le crash d’un des appareils il y a quelques jours, met en lumière les avaries que rencontre le nouvel avion. 

Plusieurs atterrissages d’urgences :

Lorsqu’un avion est mis en service, des maladies de jeunesses sont parfois présentes et sont réglées assez rapidement. Mais le cas du F-35 et plus inquiétant, cela fait près de 20 ans que le programme traîne derrière lui des ennuis. Ceux-ci ne sont pas encore complétement résolus. La Force d’auto-défense japonaise est directement confrontée à de nombreux problèmes avec ses premiers F-35A. Selon le ministère japonais de la Défense les F-35A japonais ont subi sept atterrissages d'urgence depuis leur mise en service en juin dernier. Le 9 avril dernier, un F-35A a été perdu dans l'océan Pacifique, les recherches en vue de la récupération du corps du pilote et de l’épave est actuellement en cours.

Toujours selon le communiqué du ministère de la Défense japonais, cinq appareils ont été forcés d'atterrir d'urgence dans sept incidents distincts. Parmi ceux-ci, deux atterrissages d'urgence sont dus à des défauts enregistrés dans l'avion qui s'est écrasé la semaine dernière. Le ministère a indiqué qu'il avait confirmé que l'avion pouvait voler en toute sécurité après chaque incident, mais qu'une éventuelle connexion est à l'étude. L'un des cas était dû à une erreur des systèmes de surveillance de l'avion, mais dans les six autres cas, les avions ont été inspectés et leurs pièces remplacées avant d'être confirmés en sécurité et renvoyées en vol.

Problème d’assemblage ?

L'assemblage final de quatre des appareils ayant signalé des erreurs, y compris l'avion de chasse porté disparu, a été effectué au Japon par Mitsubishi Heavy Industries, Ltd. Les autres appareils ont été construits aux États-Unis par Lockheed-Martin à Fort Worth. En ce qui concerne l’avion disparu, les rapports antérieurs montrent que l'avion s'était retrouvé confronté à deux problèmes de refroidissement et de navigation, le 20 juin 2017 et le 8 août 2018.

Enquête en cours :

Le ministre de la Défense, Takeshi Iwaya, a expliqué la nécessité d'enquêter sur les causes de l'accident "la technologie embarquée sur le F-35 est hautement classifiée. Avec la coopération des États-Unis, nous voudrions prendre l’initiative d’enquêter de manière approfondie sur les causes tout en obtenant la coopération des États-Unis", at-il déclaré.

Course à la récupération :

Il n’y pas que le Japon et les Etats-Unis qui sont intéressés à la  récupération de l’épave du F-35, la Russie et la Chine sont entrés dans la course. Les deux pays sont en effet, friands de pouvoir éventuellement mettre la main sur les technologies qui composent le F-35A. Si cela devait arriver, la supériorité de l’avion américain serait alors mise à mal. Une situation qui donne pour l’instant des sueurs froides à de nombreux responsables du Pentagone, mais aussi au sein des pays ayant optés pour l’avion.

 

Photo : F-35 japonais @ Lockheed-Martin

07/04/2019

F-35, la Turquie poussée hors de l’Otan ?

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Washington, le ministère de la Défense américain a interrompu la livraison de pièces et d’avions Lockheed-Martin F-35 « Lightning II » à la Turquie après que Ankara eut refusé d'annuler une commande en faveur du système de défense sol-air S-400..

Les États-Unis et leurs alliés s’inquiètent du fait que le projet turc d’acquérir le système de missile sol-air, Almaz-Antey S-400 « Triumf » pourrait exposer les vulnérabilités de l’avion furtif. Des faiblesses qui pourraient ensuite être exploitées par la Russie. Le système radar est considéré comme l’un des plus avancés du marché à l’exportation.

Les États-Unis ont clairement indiqué que l'acquisition de S-400 par la Turquie était inacceptable. Par conséquent, le DoD a pris les mesures nécessaires pour assurer la planification de la redistribution du programme en vue de la résilience de la chaîne d'approvisionnement du F-35 en Turquie. En effet, la Turquie fait partie de la chaine d'approvisionnement secondaire pour le programme F-35.

Livraison et formation stoppée :

Lockheed-Martin a officiellement présenté les premiers chasseurs F-35A à la Turquie lors d'une cérémonie de déploiement en juin 2018 à Fort Worth, au Texas. Cependant, la Turquie ne devrait pas recevoir le chasseur furtif dans son propre espace aérien avant 2020. Entre-temps, ses pilotes s'entraînaient sur le nouvel avion de Luke AFB, en Arizona, ainsi que des équipes au sol destiné à la maintenance ont commencé à s'entraîner à Eglin AFB, en Floride.

Pour inciter la Turquie à abandonner le S-400, les États-Unis ont proposé le système de missile Patriot de Raytheon. Mais la Turquie a refusé l’offre.

Les risques techniques:

Les États et l'OTAN utilisent une liaison de données tactique qui permet aux avions militaires de partager leurs images tactiques en temps quasi réel. C'est ce qu'on appelle le Link 16. Les avions de l'OTAN utilisent également les systèmes d'identification ami/ennemi soit l’IFF, pour identifier les avions amis dans le ciel.

Les interrogateurs de type IFF et le Link 16 devraient être intégré au système S-400 pour permettre aux F-35 turcs, de voler et d’apparaître comme ami sur les écrans du S-400. Mais cette situation peut compromettre les liaisons de données tactiques entre le Link 16 et l’IFF. Avec le F-35 volant à proximité du système S-400, au fil du temps, vous pourriez rassembler les caractéristiques sensibles à la furtivité du F-35 et voir ses capacités de furtivité détaillées. Il faut savoir que dès que vous connaissez la forme de l’onde issue du F-35, vous pouvez l’usurper,  et donc renvoyer un faux signal qui peut tromper les radars de l’Otan.

Et si la Turquie quittait l’Otan ?

La situation est devenue particulièrement critique entre les Etats-Unis et la Turquie. Cette situation pourrait à terme se compliquer, car il n’est pas question pour les l’Otan de voir ses appareils scannés par le système S-400 prochainement implanté en Turquie. L’abandon de la base aérienne d’Incirlik est donc au menu des plafinificateurs de l’Otan. Une telle décision pourrait avoir comme conséquence de jeter la Turquie hors de l’Otan, ni plus ni moins.

Pour remplacer la base aérienne d’Incirlik, l’Otan et les Etas-Unis réfléchissent à l’utilisation de la base aérienne de Muwaffaq Salti près d’Al-Azraq en Jordanie. Cette dernière n’est pas une inconnue, puisqu’elle a été utilisée par l’OTAN et les forces aériennes de l’UE, concrètement par les Belges en 2014 et 2015. Les forces aériennes américaines opérèrent déjà depuis plusieurs années à partir de cette base.

Photos :F-35 turc @ Lockheed-Martin

 

26/03/2019

Le Maroc commande le F-16 Viper !

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Le Département de la défense des États-Unis approuve la vente de 25 Lockeed-Martin F-16 Block72 « V » au Maroc. Là pays dispose actuellement de 25 F-16 qu’on seront portés au standard Block72.

Selon le Département américain de la Défense, le contrat comprend également le matériel suivant : 29 moteurs F100-220E de Pratt & Whitney.

- 26 ordinateurs de mission modulaires, dont un de rechange;

- 26 systèmes de distribution d’informations multifonctions Link-16 - JTRS (MIDS-JTRS) avec terminaux TACAN et ESHI (avec un disque de secours);

- 26 systèmes mondiaux de navigation intégrés (EGI) LN260;

- 40 viseurs de casque. Ces casques seront ainsi généralisés à tous les pilotes marocains des F16. 

- 26 générateurs d’affichage programmables améliorés (iPDG).

- 30 canons M61 Al Vulcan 20 mm.

- 50 lanceurs polyvalents LAU-129.

- 40 missiles air-air de moyenne portée évolués AIM-120C-7 (AMRAAM).

- 40 sections de guidage AIM-120C-7.

- 3 kits JDAM GBU-38/54.

- 50 groupes de feuille d’air MXU-650, GBU-49.

- 50 MAU-210 groupes de contrôle informatique amélioré (GCC), GBU-49, -50.

- 36 fusées FMU-139 D / B.

- 6 fusées inertes FMU-139 D / B (D-l).

- 2 GTV GBU-39 (T-l).

- 60 bombes de petit diamètre GBU-39 / B (SDB I).

- 10 groupes de commande d’ordinateur MAU-169L / B, GBU-10, -12, -16.

- 10 groupes MXU-650C / B, GBU-12.

- 12 bombes MK82, inertes remplies.

- 4 bombes d'entraînement BLU-109.

- 10 MAU-169 GCC (D-2).

- 26 nacelles Sniper AN / AAQ-33.

Sont également inclus dans ce contrat: 26 systèmes de gestion de la GE AN / ALQ-213; 26 systèmes IFF d’identifications avancées ami/ennemi; une communications sécurisées, équipement de navigation cryptographique de précision; un système de planification de mission conjointe; 26 AN / ALQ-211 AIDEWS; 6 systèmes de reconnaissance avancée DB-110; matériel de communication; équipement de soutien.

 

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