24/09/2017

F-35, les mises à jours coutent trop chères !

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Un nouveau problème est apparu avec l’utilisation des F-35 au sein de l’US Air Force en ce qui concerne les coûts de mise à jour des appareils déjà en service. En effet, la flotte en service de F-35 au sein de l’USAF est bien trop limitée pour un engagement réel au combat en ce qui concerne les logiciels actuels.

Les 108 F-35 livrés à ce jour à l’USAF à la norme du logiciel Block 2B ne répondent pas en matière de capacités réelles en combat. De fait, il devient nécessaire de mettre à jour le logiciel au standard Block 3F. Selon les déclarations cette semaine du Vice-Admiral Mat Winter, responsable du programme F-35, l’adaptation du nouveau logiciel n’est pas simple. En effet, il faut procéder entre 150 et 160 modifications avant de pouvoir amener le F-35 au standard Block 3F. Cette situation génère un coût additionnel énorme.

Mise à jour ou non ?

Pour le Vice-Admiral Mat Winter de l'USAF, deux solutions sont possibles : la première consiste à ne pas mettre à jour ces F-35, ce qui permettra d’économiser des fonds sur le programme et partir sur l’idée d’acheter une série supplémentaire de F-35 avec le nouveau logiciel déjà intégré. En effet, la facture des modifications menacent tout simplement les ressources d'une montée en puissance de la production avec plus de 900 avions prévus pour la livraison au cours des cinq prochaines années.

L’autre option consistant en une mise à jour limitée en nombre d’appareils et sur la durée.

Un problème identifié :

Cette problématique du logiciel inadapté au combat est connue depuis longtemps. Elle est la résultante d’une décision concernant le lancement de la production du F-35, alors que les essais en vol n’étaient encore terminés. De plus, les difficultés de mise à jour des logiciels sont les causes des multiples configurations de l'avion, destinés à la fois à la Force aérienne, au Corps du Marin et de la Navy.

 

Photo : F-35A de l’USAF @ USAF

 

23/09/2017

Airbus inaugure son centre de livraison à Tianjin !

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Airbus a inauguré son centre d'achèvement et de livraison pour les A330 (C & DC) à Tianjin, en Chine, en adoptant des étapes supplémentaires dans l'expansion de son empreinte mondiale et son partenariat stratégique avec la Chine. Dans le même temps, le premier A330 a été remis à Tianjin Airlines.

Situé sur le même site que la ligne d'assemblage final de la famille Airbus à Tianjin pour l’A320, le centre de livraison Airbus de Tianjin pour l'A330 couvre les activités d'achèvement de l'avion, y compris l'installation de cabine, la peinture d'avion et le test de vol de production, ainsi que l'acceptation du vol client et la livraison d'avion. Quelque 150 membres du personnel chinois du C & DC ont été formés par des experts d'Airbus à Toulouse.

La nouvelle usine est composée d'un atelier de peinture, d'un hangar de pesée et d'un hangar principal avec trois positions d'avion couvrant une superficie de 16 800 m2. Le A330 C & DC à Tianjin emploiera plus de 250 personnes et est prêt à livrer deux avions par mois d'ici le début de 2019.

 

Photo : Cérémonie de livraison et d’inauguration à Tianjin@ Airbus

22/09/2017

Premier J-20 doté de moteurs chinois !

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Un nouveau prototype de l’avion de combat Chengdu J-20 a réussi son vol inaugural mardi 19 septembre à Chengdu, après une série d’essais de roulage au sol. Avec ce vol, c’est une nouvelle page qui se tourne pour le programme 718, qui voit arriver son premier appareil doté d’une motorisation chinoise. En effet, les J-20 produits jusqu’à présent, y compris les deux démonstrateurs technologiques (2001 et 2002), les six prototypes (2011 à 2017) et les six premiers appareils de série (78271 à 78276), étaient tous équipés de moteur russe de la famille AL-31FN.

Moteur WS-10 :

Pour l’instant, on ne connaît pas encore le modèle exact du moteur WS-10 qui équipe le J-20. Certains avancent en Chine, qu’il pourrait s’agit du WS-10-T2. Il semble par contre que la version du WS-10 est une dérivée du WS-10B qui incorpore les améliorations portées du WS-10G (14 200 kg), notamment au niveau de la structure de la soufflante et du compresseur. On estime la poussée à 14 tonnes avec postcombustion.

 Le Chengdu J-20 : 

 Doté d’une aile de type delta et des plans canards à l'avant, le J-20 dispose de deux empennages verticaux en diagonale mobiles d'un seul bloc. Cependant, Il n'y a pas d'empennage horizontal mobile, les plans canards, les parties mobiles de l'aile delta et les deux empennages diagonaux suffisent à un contrôle optimum. L’avion est doté de la poussée vectorielle, permettant d'augmenter la maniabilité de celui-ci.

Le Chengdu J-20, soit un appareil de la cinquième génération de combat furtif produit en Chine devra répondre à trois rôles bien précis. Celui-ci assurera le rôle d’avion à long rayon d’action. Dans un premier temps, les premières versions de séries seront dévolues aux frappes à longue distance. Le J-20 devrait donc entrer en service en temps que bombardier furtif. Puis celui-ci devrait avoir la capacité de mener des opérations de reconnaissance et de guerre électronique. Mais celui-ci pourrait intégrer en finalité le réseau de défense spatial chinois avec la capacité de tirer des missiles antisatellite.

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Photo : J-20 doté de moteur WS-10

 

21/09/2017

Airbus Helicopters a livré le 400ème UH-72 Lakota !

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Airbus Helicopters a livré le 400ème exemplaire de son hélicoptère UH-72 « Lakota » à l'armée américaine à la fin du mois d'août. Les hélicoptères sont produits au sein de son usine de montage à Columbus dans le Missouri. L’appareil livré est le 160ème « Lakota » a entrer en service au sein de l'armée de terre. Aujourd'hui, la moitié des nouveaux pilotes de l'Armée américaine s'entraînent sur l'UH-72 « Lakota ». Airbus doit livrer neuf autres UH-72 à l'armée cette année.

Par ailleurs, Airbus a signé un nouveau contrat de soutien de cinq ans avec l'armée, renouvelable annuellement pendant cinq ans, pour le soutien de la flotte d’UH-72. Le contrat comprend également le soutien maximum pour la logistique basée à Fort Rucker. A ce jour, Airbus a formé 1'000 pilotes actifs de l'Armée et de la Garde nationale dans ses installations à Grand Prairie, au Texas.

Le contrat actuel avec l’Armée américaine expire en février prochain avec la livraison de 412 « Lakota ». Cependant, existe un fond dans le budget fédéral pour l'exercice 2018-2019 pour 44 autres appareils.

 

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L’UH-72A « Lakota » :

L’UH-72A « Lakota » est la version militaire de l’hélicoptère civil H-145 d’Airbus Hélicoptères (ex Eurocopter). La dénomination UH (Utility Helicopter) est propre à l’armée américaine. Le H-145 et le H-135/635 forment la nouvelle génération d’hélicoptères de la gamme légère du constructeur européen.

Hélicoptère bimoteur polyvalent, il est utilisé pour une vaste gamme de missions telles que : la sécurité intérieure, la répression des drogues, un soutien logistique et d'évacuation médicale (MEDEVAC).

Pour les ambulances et les missions d'évacuation médicale, la cabine peut accueillir deux civières, plus un chef d'équipe (qui est qualifié pour faire fonctionner le treuil et autres matériels d'équipement aéronautique) et d'un accompagnateur médical.

L'UH-72A dispose d’un système de communications tactiques de type RT-5000 à large bande. L'hélicoptère est motorisé par deux Turbomeca Arriel 1E2, chacun fournissant 550kW de puissance au décollage et 516kW de puissance continue.

 

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Photos : UH-72 « Lakota » @ Airbus Helicopters

 

20/09/2017

Accélération des livraisons de PC-21 pour la France !

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Babcock Mission Critical Services a négocié avec l’avionneur suisse Pilatus l’accélération des livraisons de l’avion école PC-21 destiné à former les futurs pilotes de l’Armée de l’air. Le contrat est estimé à près de 600 millions de dollars.

Au total, Pilatus Aircraft va livrer 17 avions au cours des 18 prochains. Cette modification est le fruit d’une adaptation du client. De son côté le gouvernement français devrait accepter les baux couvrant le financement de l'avion au cours de son exercice financier 2018-2019.

 

Rappel : 

La France cherchait un remplaçant à son avion école Dassault Alphajet, une demande de pré-sollicitation initiale a été publiée en avril 2015 par la DGA. Elle a été suivie d'une demande de propositions (DP) en septembre de la même année. Sous le nom de FOMEDEC (Formation modernisée et entraînement différencié des équipages de chasse) le programme poursuit deux objectifs :Remplacer le système actuel (avions et moyens sol) de formation (phase basique) des équipages des avions de chasse (pilotes et navigateurs officiers systèmes d’armes) à Tours et Cognac.Et de permettre une activité aérienne sur avion de formation en complément d’une activité sur avion d’arme pour les pilotes du « second cercle » qui ont vocation à renforcer et à soutenir les unités opérationnelles quand elles sont engagées.Le programme porte sur l’acquisition d’une flotte d’avions, de moyens de simulation au sol et des infrastructures associées. Une prestation de soutien est également prévue. Il s’agit de former une cinquantaine de personnels navigants par an et d’entraîner une cinquantaine de pilotes de chasse expérimentés. Le volume horaire annuel prévu est de l’ordre de 11’000 à 13’500 heures de vol.

Le contrat signé a été signé le 30 décembre 2016 par l'armée de l'air française avec Babcock Mission Critical Services France (BMCSF) et Pilatus. Le contrat comprend la location des PC-21 par la société Babcock Mission Critical Services France ainsi que du matériel connexe de formation, l’avionneur suisse assurera la logistique. En plus de la Force aérienne suisse, la France est aujourd'hui la deuxième nation européenne à opter pour le PC-21 dans le cadre du système de formation intégré le plus avancé et le plus efficace au monde.

Le Pilatus PC-21 : 

Le PC-21 permet une formation complète des élèves pilotes et ceci avec des possibilités offrant une nouvelle dimension. En effet, il s’agit là, d’un système d’écolage en vol performant, qui remplace totalement la transition sur avion école à réaction de type Hawk ou Alpha jet. En effet, le PC-21 offre la possibilité unique au monde d’assurer une transition directe, vers des chasseurs modernes, tels que les F/A-18, Rafale, Gripen, Eurofighter, F-35 pour ne citer que ceux-là. Il est également possible d’opter pour une combinaison en binôme avec un jet école, dans ce cas la formation sur jet peut être réduite en nombre d’heure. Les coûts de formation, de maintenance sont très largement diminués, sans oublier la réduction significative des nuisances sonores et de l’optimisation de la consommation de kérosène. L'avion permet une simulation complète et ceci sans armement, car ceux-ci sont simulés grâce à une interface spécialement développée pour l’avion.

Pays utilisateurs:

  •  Force aérienne Saoudienne: 55 commandés en 2014.
  • Royal Australian Air Force: 49 commandés, premières livraisons en février 2017. 
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  •  Emirat Arabe Unis: 25 appareils.
  • Armée de l'air: 17 commandés en 2016.
  • Force aérienne Jordanienne: 8 commandés en avril 2016 + 2 commandés fin 2016. 
  • Force aérienne du Qatar:  24 en service , première livraison en 2014, dernière en février 2017. 
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  • Empire Test Pilot'School: 2 commandés fin 2016.
  • Force aérienne de Singapour: 19 en service.
  • Force aérienne Suisse: 8 (2 en options). 

 

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Photos : Pilatus PC-21 aux couleurs de l’Armée de l’air @ Stephan Widmer