14/08/2020

MTU travaille sur la propulsion électrique !

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MTU Aero Engines s'est associé à DLR German Aerospace Center pour développer et valider conjointement un nouveau système de propulsion à pile à hydrogène qui, selon eux, pourrait éventuellement équiper des avions aussi grands que les avions de ligne de types Airbus A320 et Boeing B737.

L’équipe d'ingénierie combinée équipera un appareil de type Dornier Do228 d'une pile à hydrogène et d'un moteur à hélice électrique de 500 kW d'un côté de l’aile, tandis que l'autre portera le turbopropulseur d'origine Honeywell TPE331 de l'avion. Un Do228 sera utilisé comme démonstrateur de vol. En dehors de l'eau, les piles à combustible n'ont pas d'émissions et sont très efficaces. L'objectif du projet technologique commun est de développer une chaîne cinématique complète adaptée à l'aviation (ligne électrique) et à son refroidissement (ligne de refroidissement). L'électrification du groupe motopropulseur est une technologie de base qui sert à préparer un système de propulsion à pile à combustible volante. Le vol sans émissions est un objectif central de l'aviation civile. Un transport aérien sans émissions pourrait être réalisé à long terme en convertissant l'hydrogène en électricité. Cela permettrait une électrification respectueuse de l'environnement des systèmes de propulsion. Les partenaires visent le vol inaugural du démonstrateur Do228 en 2026.

DLR gère le projet de vol et fournit et exploite l'avion de recherche. Il est également responsable de l'intégration et de la certification du groupe motopropulseur. L'institut de recherche offrira également son expertise dans les domaines des essais en vol et de l'aérodynamique et de l'aéroélasticité des aéronefs. Dans son rôle de partenaire de l'industrie dans le projet commun, DLR apporte donc son expertise système globale. MTU est chargé du développement du groupe motopropulseur complet alimenté par une pile à hydrogène. Tous les processus de travail et d'intégration seront menés conjointement et en étroite coordination. Jusqu'à 80 experts seront impliqués.

MTU Aero Engines est le premier constructeur de moteurs d’avions en Allemagne. La société basée à Munich a une longue expérience dans le développement de turbines basse pression, de compresseurs haute pression et de châssis de centre de turbine pour une variété de turbopropulseurs, turbosoufflantes et turbomoteurs.

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Photos : 1 Le Do228 à pile à hydrogène 2 Signature du protocole @ MTU

13/08/2020

Payerne, la nouvelle tour de contrôle est opérationnelle !

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Elle était désuète l’ancienne tour de contrôle de l’aérodrome de Payerne, il fallait la remplacer. C’est chose faite, avec la mise en service de la nouvelle tour. Mais c’est également la refonte de l’organisation de la base aérienne qui a été réalisée. La nouvelle infrastructure permet à Skyguide et aux Forces aériennes de renforcer leur collaboration dans la surveillance de l'espace aérien. Les deux organisations collaborent étroitement pour assurer la sécurité de l'espace aérien civil et militaire en Suisse et à proximité. Le bâtiment de l'ancienne tour sera conservé, mais la "tête de verre" sera démontée.

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Le nouveau complexe qui entoure la nouvelle tour de contrôle abrite désormais l’ensemble des acteurs qui font marcher l’aérodrome. Jusqu’ici ces différents acteurs (pilotes, commandement, contrôleurs aériens) étaient engagés à différents endroits de la base, sans pouvoir se croiser.

Le nouveau bâtiment abrite désormais le complexe des opérations. Il permet de réunir « Skyguide » et les membres des Forces aériennes dans un même lieu. Le bâtiment ultra-sécurisé offre la possibilité aux différents acteurs de la base de se rencontrer, de manger ensemble et surtout de pouvoir communiquer directement. Imaginez, qu’il y a peu, les pilotes de chasse ne connaissaient par exemple que la voix du contrôleur aérien. Cette nouvelle situation permet de renforce les liens de travail entre les différents métiers qui composent la base aérienne de Payerne.

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Le positionnement de la nouvelle tour permet d’agrandir le champ de vision par rapport à l’ancienne. Le nouveau complexe a reçu quelque 120’000 mètres de câble en fibre optique et 2’500 nouveaux connecteurs RJ-45 pour des télécommunications sécurisées. Ceux-ci ont été montés lors de la construction de la nouvelle tour de contrôle, afin de faciliter le transfert des systèmes de sécurité. De nouveaux systèmes modernes ont été installés et offre une coordination plus facile et plus rapide en cas de problème.

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Payerne en chiffres :

L’aérodrome de Payerne enregistre en moyenne 11’000 mouvements en ce qui concerne les avions de combat par an, 2’500 pour les avions militaires à voilure fixe et 5’000 pour les hélicoptères. S’ajoutent 600 mouvements pour l’aviation civile. La nouvelle tour de contrôle a coûté 70 millions de nos francs, le budget a été respecté dans les temps et financièrement. Mais la Base de Payerne est en pleine mutation, les autres travaux vont durer jusqu’en 2028 pour un montant de 108 millions de francs. Il faut également compter sur la réfection de la base logistique de l’armée et les casernes pour des montants de respectivement 99 et 144 millions.

La surveillance aérienne :

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La protection de l’espace Suisse est garanti par la collaboration des Forces aériennes suisses avec Skyguide. Quand un avion inconnu pénètre dans l’espace aérien suisse, la police de l’air se rend immédiatement sur place en suivant les instructions des contrôleurs aériens militaires de Skyguide. Ces derniers guident également des avions militaires depuis les bases aériennes jusqu’à leur secteur d’engagement et aident les pilotes militaires lors de leurs exercices de combat aérien tactique.

Le service de police aérienne est actuellement l’une des principales missions des Forces aériennes, qui doivent identifier à bref délai tout aéronef inconnu, quelles que soient les conditions météorologiques, et l’intercepter si besoin est. Le service de police aérienne garantit ainsi l’intégrité de l’espace aérien national et défend la souveraineté territoriale, tout en venant en appui aux services de la navigation aérienne.

Pour accomplir cette mission, des patrouilles sont actuellement détachées des exercices en cours et affectées à une « live mission » ou à une « hot mission ». Alors qu’une force de réaction rapide permanente (Quick Reaction Alert) n’existait pas jusqu’à présent, Skyguide assure ses fonctions pour les Forces aériennes durant les weekends également à partir de 2017. Dans le cadre du projet PA24, les heures de service seront progressivement augmentées jusqu’à atteindre 24 heures sur 24 en 2020. 

Les interventions PA24 sont particulièrement complexes, car le temps de préparation est très court et la coordination avec d’autres instances demande un effort considérable. La plupart des missions ont lieu dans l’espace aérien civil et se déroulent sous la supervision des contrôleurs aériens militaires de Skyguide. En Suisse, le contrôle aérien civil et militaire est fusionné, les contrôleurs civils travaillent avec leurs collègues militaires.

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Photos : 1 Le nouveau complexe avec la tour de contrôle 2,3 dont l'ancienne tour plus bas, 4 Vue depuis la nouvelle tour 5 Centre de contrôle aérien 6 Le complexe @ P.Kümmerling

 



 

12/08/2020

La Grèce a placé son aviation en état d’alerte !

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La tension est à son comble en mer Méditerranée, la Grèce a appelé la Turquie à retirer un de ses navire qui a quitté le port pour effectuer une enquête de forage en Méditerranée orientale.

Les deux voisins ont connu de fréquentes flambées, mais cette dernière dispute sur les réserves de gaz et les droits maritimes fait craindre une aggravation des tensions. 

Rappel :

Lorsque la Turquie a annoncé en juillet dernier qu'elle prévoyait d'envoyer son navire d'étude dans les eaux au large de l'île grecque de Kastellorizo, la première dispute a été interrompue par l'Allemagne, qui assure actuellement la présidence de l'Union européenne.

Mais maintenant que le navire est parti et avec lui cinq navires de la marine turque, le différend a de nouveau atteint son paroxysme et les deux alliés de l'OTAN sont engagés dans une guerre des mots. La Grèce s'est engagée à défendre sa souveraineté et l'UE, dont la Grèce est membre, a appelé au dialogue.

La Turquie et la Grèce ont des ambitions concurrentes sur les réserves de gaz et elles sont profondément en désaccord sur qui a des droits sur des zones clés de la Méditerranée orientale. Ils ont revendiqué des zones qui se chevauchent, arguant qu'ils appartiennent à leurs plateaux continentaux respectifs.

Réaction militaire :

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La Grèce a été placée en état d'alerte lundi après que la Turquie a envoyé son navire d'étude, une décision qu'Athènes a décrite comme une menace pour la paix et la stabilité dans la région. La zone concernée fait actuellement l’objet de nombreux vols de drones, mais également d’avions de combat des deux pays.

Dangereuses interceptions :

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Le 21 juillet dernier, vers 13H23 une patrouille de deux Lockheed-Martin F-16 de l'armée de l'air turque a survolé les îles grecques de l'archipel de Kastellorizo à une altitude de 12’500 pieds. Ils ont été interceptés par des F-16 de l'armée de l'air grecque. Les quatre appareils se sont engagés dans des manœuvres d’évitement qui auraient pu conduire à un engagement avec des tirs.

Le 3 mai dernier une vidéo montre un F-16 turc « verrouillé » par un Mirage 2000-5 et ses missiles air-air Magic 2 de la force aérienne grecque.

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Depuis plusieurs années, les rencontres entre les deux aviations sont particulièrement agressives, en octobre 1996 un Mirage 2000 grec avait abattu un F-16 turc à l’issue d’un combat aérien bien réel cette fois.

Photos : 1 Mirage 2000 grec 2 F-16 grec 3 F-16 grec contre F-16 turc 4 F-16 turc dans le viseur d’un Mirage 2000 grec @ FAH

 

 

 

 

L’Inde commande le HTT-40 !

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Le ministère indien de la Défense (MoD) a approuvé l’achat de l’avion école de base HAL HTT-40 de pour l’Indian Air Force (IAF).

Le Bureau d'information de la presse (PIB) du gouvernement indien a annoncé le 11 août que le Conseil d'acquisition de la défense (DAC) du ministère de la Défense, dirigé par le ministre de la Défense Rajnath Singh, avait accepté 70 avions Hindustan Turbo Trainer-40 (HTT-40) de la société publique Hindustan Aeronautics Limited (HAL) suite à leur certification.

On s'attend à ce que 36 autres HTT-40 à siège tandem soient acquis par la suite, une fois que l'IAF aura rendu opérationnel le premier lot de l’appareils. Un prototype HTT-40 propulsé par un turbopropulseur Honeywell TPE331-12B a effectué son premier vol d'essai en juin 2016, après un retard de six ans, mais l'avion n'est pas encore entré en production en série.

Le HTT-40 a été développé pour remplacer le HPT-32 « Deepak » conçu par HAL, qui a été refusé par l’IAF en juillet 2009 à la suite d'accidents récurrents. Une fois intronisé, le HTT-40 est destiné à compléter 75 avions école de base Pilatus PC-7 Mk II qui sont en service IAF depuis 2013.

Le HTT-40 est un aéronef à voilure fixe incorporant une conception de cellule tout en métal. Sa masse au maximale au décollage et de 2’800 kg et peut être configuré pour porter des armes, en vue de l’entrainement, mais également pour des missions de contre-insurrection. Le cockpit climatisé peut accueillir deux membres d'équipage, dont un instructeur et stagiaire dans la configuration des sièges en tandem de type « zéro-zéro ». Il intègre une avionique avec écrans multifonctions et des systèmes de navigation et de communication modernes. La motorisation du HHT40 comprend une turbine Honeywell TPE331-12B dotée d’un FADEC et qui développe une puissance maximale de 950 ch sur l'arbre (shp). Le HTT40 devrait pouvoir atteindre une vitesse maximale de 450 kilomètres par heure pour un rayon d’action 1’000 km. La vitesse de décrochage avec les volets est de 135 km/h.

 L’Indian Air Force (IAF) prévoit une formation en trois phases pour ses élèves pilotes. La formation de base (BTA) s’effectue sur l’avion suisse Pilatus PC-7MKII, puis la phase II, dite intermédiaire doit être faite sur l’avion indigène HAL HTT-40. Puis, la phase avancée se termine sur le jet anglais BAE Hawk.

Un aéronef qui ne fait pas l'unanimité:

Le HAL HTT-40 ne fait pas l'unanimité au sein de l'école de pilote de l'IAF. De nombreuses critiquent mettent en doute l'ergonomie du poste de pilotage, la mauvaise visibilité depuis la place de l'instructeur, ainsi que les finitions de l'avion. Pour les politiciens indiens, cet appareil tout comme d'autres créations indiennes sont le signe que le pays à sa place au sein des nations de l'aviation.

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Photos : HAL HTT-40 @ HAL

11/08/2020

Second escadron de F-35 opérationnel en Israël !

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Le 116ème Escadron « Lions du Sud » est officiellement devenu opérationnel sur le Lokcheed-Martin F-35I « Adir ». Désormais, les « Lions du Sud » sont prêts à participer à la vaste activité opérationnelle de l'IAF. Jusqu’ici l’escadron volait sur F-16 A/B « Netz ».

Une nouvelle monture :

Avant d'être annoncé comme opérationnel, l'escadron a dû subir un long processus, au cours duquel il a acquis de l'expérience dans divers domaines, allant de la définition des processus d'entraînement à la planification des tactiques de l'escadron. Au cours des six derniers mois, le personnel de l'escadron a été confronté aux différents scénarios auxquels il devait faire face dans le cadre de sa préparation à l'inspection de l'aptitude opérationnelle qui a eu lieu cette semaine il sera préparé à des situations réelles. "L'inspection de l'aptitude opérationnelle fournit un sceau d'approbation officiel pour la capacité opérationnelle du 116e Escadron à mener à bien toutes les missions de la division 'Adir'. Les tâches de l'escadron comprennent sa gestion pendant la routine et les périodes de guerre, ainsi que le maintien fonctionnel continuité », a expliqué le major Edi, l'officier technique de l'escadron.

Le personnel du 116e Escadron n'a pas été exposé à l'avance aux scénarios auxquels il a dû faire face dans le cadre de la semaine d'essai, tout comme au combat, il ne sera pas toujours en mesure d'anticiper ce qui va se passer. "L'inspection a simulé l'arène opérationnelle et les tensions régionales actuelles. Plusieurs scénarios ont conduit à une simulation de guerre sur tous les fronts, et des membres d'équipage ont décollé pour des missions dans toutes les régions d'Israël", a déclaré le major G, chef de l'inspection de l'aptitude opérationnelle et membre d'équipage de l'escadron.

Certains des commandements opérationnels ont déjà atteint l'escadron la semaine dernière, pour donner aux membres d'équipage suffisamment de temps pour se préparer à leurs tâches aériennes. « Divers membres du personnel de différents départements du QG de l'IAF sont venus à l'escadron pour nous examiner », a déclaré le major G. le résultat souhaité et la politique d'action fixés par le commandant de l'IAF. Nous sommes tenus de prendre ces commandes opérationnelles, de les planifier et de les exécuter ".

L'inspection de l'aptitude opérationnelle a simulé durant 72 heures des combats intensifs. « Nous avons travaillé 24 heures sur 24, sans interruption », a décrit le major Edi. "Les soldats, officiers et sous-officiers, travaillaient 16 heures par jour et se reposaient les huit autres. L'escadron opérait par équipes, pour simuler son activité pendant une guerre ".

Tout au long de la semaine, le service technique de l'escadron a été testé sur de nombreux scénarios différents pouvant affecter son mode de fonctionnement. « Nous avons traité des situations d'attaques de missiles et avons été testés sur notre capacité à les gérer correctement », a déclaré le major Edi. " Lorsque des missiles ont frappé l'escadron, un incendie s'est déclaré et il y a eu des blessés, ils ont examiné notre processus de prise de décision, la gestion pendant le combat et notre capacité à maintenir la continuité fonctionnelle. Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Il n'y en avait pas un seul scénario auquel nous n’étions pas préparés ".

Rappel : 

Le F-35I permet progressivement à l’Etat d’Israël de maintenir une suprématie aérienne et son avance qualitative technologique dans la région, notamment en matière de dissuasion, mais également en cas de frappes préventives. Par contre, du fait du nombre réduit de F-35, l’ossature du combat aérien sera maintenu avec les F-15 et F-16 modernisés. Une nouvelle commande de F-15 est actuellement en fin négociation avec Boeing. Pour les israéliens, le système centralisé de maintenance de Lockheed-Martin représente une dépendance vis-à-vis des Etats-Unis inacceptable d’une part et dangereuse de l’autre. Les industriels israéliens à travers la société Israël Aerospace Industry (IAI) disposent dorénavant d’un service de maintenance complet. Israël a mis en place son propre pare-feu pour assurer que l'information privilégiée ne passe pas entre les Etats-Unis et israéliens via un système externe tel que le système Autonomic Logistics information (ALIS).  Les mises à jour sont téléchargées sur un serveur isolé puis contrôlées. Une fois certifiées, les mises à jour sont téléchargées par les spécialistes israéliens.

De plus, pour Israël il est inconcevable de rester dépendant en matière de pièces détachées. Pour ce faire le pays a constitué son propre stock pour garder son autonomie en cas de conflit. A noter que les israéliens sont les seuls à disposer des « codes sources » du F-35.

Un F-35 différent :

Les israéliens participent au programme F-35 avec notamment la production de 811 paires d’ailes par Israël Aerospace Industries (IAI). Elbit Systems fournit le viseur de casque du pilote. Il faut également noter, que les F-35 "Adir" israéliens sont sensiblement différents avec un système de communication unique dans le cockpit. De plus, les F-35 "Adir" disposent d’un second système de liaison de données, connu sous le nom de "Ravnet-300" et produit par la société Rafael Défense. Ce système qui est à certains égards comparables au système « Link16 » standard de l'OTAN, fonctionne nettement plus rapidement et permet plusieurs applications. Mais les israéliens vont encore plus loin, avec le remplacement du système de guerre-électronique ASQ-239 « Barracuda » de BAE Systems par un système indigène plus performants.

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Photos : F-35I « Adir » @ IAF