09/09/2019

Airbus livre le 1’000ème Super Puma !

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Airbus Helicopters a livré le 1’000ème hélicoptère de la famille « Super Puma », soit  un H215 assemblé à Marignane qui a été remis à la police fédérale allemande (Bundespolizei). Celle-ci l’exploitera au profit du commandement central des urgences maritimes (Havariekommando) qui intervient au large des côtes allemandes. Cet appareil est le dernier d’une commande de quatre H215 passée par la police fédérale allemande, les trois premiers ayant été livrés en décembre 2018. La flotte de Super Puma de la police allemande, qui compte aujourd’hui parmi les plus grands opérateurs d’hélicoptères Super Puma dans le monde, passe ainsi à 23 exemplaires, dont 19 AS332 L1.

« La famille d’hélicoptères civils et militaires « Super Puma » a toujours brillé par sa capacité à satisfaire les exigences de clients très divers, qu’il s’agisse de lutter contre les incendies, d’installer des lignes électriques, de transporter des troupes ou de sauver des vies dans des environnements extrêmes », a déclaré Bruno Even, CEO d’Airbus Helicopters. « Notre collaboration étroite avec des clients fidèles comme la police fédérale allemande, qui nous fait l’honneur de prendre livraison de ce 1 000e Super Puma, nous permet de continuer à améliorer ce produit pour répondre à l’évolution des besoins du marché au cours des prochaines décennies. »

À l’heure actuelle, le « Super Puma » est exploité par près de 100 clients dans 59 pays du monde entier. La famille Super Puma est aujourd’hui composée pour le marché civil des H215 et H225, produits par Airbus Helicopters pour mener des opérations de maintien de l’ordre, travail aérien, recherche et sauvetage, transport en mer et missions gouvernementales, facilitées par leur polyvalence et leur capacité à intervenir dans des conditions extrêmes. Dans le secteur militaire, Airbus Helicopters offre les H215M et H225M pour des opérations de recherche et de sauvetage, pour le transport de troupes, les opérations spéciales et les missions utilitaires.

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Photos : 1 Cérémonie de remise du 1'000 appareil 2 l’H215 de la police allemande @ Airbus Helicopters

 

10/08/2019

Dassault au top pour le service client de la gamme Falcon !

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L’avionneur français Dassault Aviation a entrepris depuis un certain temps une série de mesures visant à améliorer son service auprès de sa clientèle d’avions d’affaires Falcon. Deux sondages effectués recémment confirment les améliorations mises en place par l’avionneur. 

L'Aviation News International (AIN) et PROPILOT ont chacun effectué chacun de leur côté un sondage auprès des utilisateurs et propriétaires d’avions d’affaires. Dans ces deux enquêtes Dassault a été voté n° 1 dans le sondage AIN et mené sur le terrain dans la disponibilité des pièces, coût des pièces, Réponse AOG et la fiabilité générale de l'avion. Dans l'enquête de PROPILOT, Dassault a pris la place n° 1 dans l' ensemble des sujet, et notamment en ce qui concerne la disponibilité des pièces de rechange et la satisfaction du service.

Pour Eric Trappier, ces résultats attestent des nombreuses mesures prises ces dernières années pour améliorer le réseau des centres de service dédiés à l’aviation d’affaires. Derrière ces résultats, il est également fait mention du travail et de l’engagement des employés. 

Des acquisitions :

Au premier semestre de l'année, la société a élargi son entretien mondial, réparation et révision ( réseau MRO) avec les acquisitions d'entreprises de maintenance globale de ExecuJet, réseau européen de maintenance de TAG aviation et les opérations MRO de RUAG à Genève et à Lugano, en Suisse. Il a également amélioré les performances des pièces de rechange et le soutien de l' opérateur en ouvrant un nouveau centre de distribution près de l' aéroport Charles de Gaulle à Paris.

Ces améliorations ont suivi un certain nombre de solutions de soutien à la clientèle innovantes introduites précédemment, y compris « FalconResponse », une gamme complète de services de soutien AOG. Avec à disposition deux Falcon 900 dédiés au soutien aéroporté  de lé gamme et ceci jour et nuit pour le transport de techniciens, de pièces et d'outils.  Dassault reste le seul avionneur à  offrir ce type de service à sa clientèle.

Photo :Centre de maintennace pour la gamme Falcon @ Dassault Aviation

 

10/01/2019

L’USAF a accepté le premier KC-46A !

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L'US Air Force a accepté le premier avion ravitailleur Boeing KC-46A « Pegasus ». L’avion va rejoindre la base aérienne de McConnell à Wichita, Kanzas, en vue des tests de fonctionnement initiaux avant l’entrée en service.

La décision de l’US Air Froce fait suite aux des essais approfondis en vol, avec plus de 3’800 heures de vol et déchargé plus de quatre millions de livres de carburant aux aéronefs suivants : A-10, B-52, C-17, KC-10, KC-135, KC-46, F -15E, F-16 et F/A-18. Le « Pegasus » a été rigoureusement testé dans tous les aspects de l'enveloppe de ravitaillement et dans toutes les conditions, y compris le jour et la nuit.

Avec la signature des documents DD250, les activités de livraison peuvent commencer. La Base aérienne de McConnell recevra les quatre premiers avions KC-46, qui sont tous prêts à être livrés, avec quatre avions ultérieur destiné à la base aérienne de l'Oklahoma Altus, en commençant dès le mois prochain. 

Boeing est sous contrat pour 52 avions et devra livrer pour l’instant un total de 179 avions pour la Force aérienne. Au-delà du premier avion qui a été accepté aujourd'hui, neuf appareils sont en cours d'acceptation. 

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« Ceci est une journée excitante et historique pour la Force aérienne et Boeing, comme nous remettons le premier des KC-46 », a déclaré le Président de Boeing pour la poduction Dennis Muilenburg. « Je suis fier du dévouement et de l'engagement de notre équipe à l'échelle de l'entreprise, et nous sommes honorés de fournir cet avion. Nous sommes impatients de continuer à construire et à soutenir le KC-46 pour l'Air Force et d'autres clients à travers le monde ». 

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A Pegasus «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

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Photos : le KC-46A « Pagasus » @ Boeing

23/01/2018

Un troisième C-295 SAR pour le Brésil !

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Le Brésil a exercé une option contractuelle qui l'amènera à exploiter un troisième aéronef Airbus C-295 en version recherche et de sauvetage (SAR) d'ici 2020.

Signée à la fin de l'année dernière, la mise à jour "constitue le raffermissement d'une option incluse dans un contrat antérieur datant de 2014. L'engagement précédent portait sur deux C-295 SAR dont le premier, n° 6550, a été remis en juin 2017.

Le second C-295 SAR sera livré en 2019 et le troisième en 2020 confirme AirbusDS. L’avionneur européen a déjà fourni à l'armée de l'air brésilienne 12 exemplaires affectés à des tâches de transport moyen. Au Brésil le C-295 prend la dénomination de C-105A.

Le C-295 :

Au début des années 1980, l'Espagne cherche un appareil complémentaire au C-212, le constructeur national CASA s'entend avec l'indonésien IPTN pour produire la version de base d'un appareil de transport tactique, les autres versions pouvant être produites nationalement. Le premier vol intervient le 11 novembre 1983 et l'avion entra en service dans l'Ejercito del Aire en 1988.
Le CN-235 reprend les éléments traditionnels du transport tactique : ailes et dérives hautes pour les protéger des projections venues des pistes non préparées, aile droite pour diminuer la vitesse d'approche, rampe de chargement à l'arrière. Le CN-235 peut ainsi transporter 51 combattants, 18 brancards ou 4 palettes.

En 1995, l'Espagne crée une version très modernisée, le C-295, pour compléter sa flotte. Le C-295 dispose d'une soute plus longue de 3 mètres, d'une nouvelle avionique, d'un train et d'une structure renforcés, de points d'emports sous les ailes et de moteurs Pratt & Whitney PW127G entraînant des hélices hexapales. Il peut ainsi transporter 71 combattants, 48 parachutistes, 24 civières ou 5 palettes. Il est également proposé en version Persuader pouvant accomplir des missions de chasse aux sous-marins. Le C-295 est vendu à une dizaine d'états, comme le Portugal, la Pologne, l'Algérie ou le Brésil.
Plus de 85 avions C295 sont en service aujourd’hui avec 14 opérateurs différents.

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Photos : 1 C295 SAR de la FAB 2 C-295 de transport @ Airbus

 

 

05/10/2017

Le F-35, une machine à broyer la concurrence européenne !

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En marge de la décision belge de refuser l’offre du Rafale, petit retour sur la machine à écraser la concurrence que représente le Lockheed-Martin F-35.

Refus de l’offre française :

En septembre dernier, la France a tenté un coup de poker en voulant contourner l’appel d’offre de la Belgique pour remplacer sa flotte de F-16. Le cahier des charges étant un peu trop en faveur du F-35 américain. La réponse belge est tombée : Le ministre de la Défense Steven Vandeput estime non-recevable la contre-offre française avec son avion le Rafale. Le sujet était abordé mercredi matin en commission des achats militaires de la Chambre.

Une proposition indéquate :

Si l’offre du gouvernement français était intéressante en terme de collaboration et de prix, celle-ci n’est pas accpetable du poit de vue juridique "car elle n'entre pas dans la procédure de marche public lancé le 17 mars".

Mais le ministre belge n’en reste pas là, selon ses dires, la lettre de deux pages envoyée par la ministre française des Armées Florence Parly a été rédigée en français, alors que le document devait être écrit en anglais (la Belgique étant bilingue). Par ailleurs, aucune des 164 questions contenues dans le RfP pour permettre une évaluation complète n'a été remplie par la lettre de la ministre française.

Pour terminer, le nom du ministre belge Steven Vandeput aurait  été écorché par son homologue française ! L’aventure du Rafale semble tourner à l’histoire belge, malheureusement.

Ce F-35 qui ne laisse personne indifférent :

Le Lockheed-Martin F-35 « Lightning II » ou « Joint Strike Fighter » (JSF) ne laisse personne indifférent, que ce soit pour ses nombreux problèmes de développement ou ses coûts faramineux. Mais aussi pour les espoirs qu’il suscite en tant qu’outil aérien de demain.  

La genèse  :

Le F-35 a été développé dans le cadre du programme établi « Joint Strike Fighter » en 1993 avec comme objectif d'équiper du même appareil les trois composantes aériennes des forces armées américaines (l’USAF, L’USN, L ‘USMC). A l’origine l’avionneur espérait produire 4'000 exemplaires, mais aujourd’hui le chiffre d’un peu plus de 3’000 est avancé.

Le programme le plus cher:

Le coût unitaire du F-35 était estimé à 69 millions de dollars en octobre 2001. Au lancement du programme, celui-ci à augmenté de 89%. Aujourd’hui, il a atteint les 130,6 millions par avion, selon le dernier rapport du GAO à ce sujet publié en avril dernier. Le GAO américain a estimé que les surcoûts gigantesques risquent de menacer, à terme, le financement d'autres programmes.

L’autre problème concerne le prix à l’heure de vol, 70% des 1’000 milliards de dollars que l'armée américaine estime devoir dépenser pour acquérir et faire voler les avions pendant toute leur durée de vie (estimée à 50 ans) ne financeront que leur utilisation.

Pour tenter de diminuer les coûts, il faut vendre et rallier d’autres pays au programme afin de partager les charges. Pour cela, les clients étrangers sont amenés à cotiser au sein du développement de l’avion.

Tuer la concurrence:

Mais cette façon de faire à un but : tuer la concurrence ! En effet, les Etats-Unis ne partagent pas la technologie, le retour industriel passe intégralement aux Etats-Unis. Une sorte de cercle vicieux. Les clients se retrouvent donc complètement dépendants des Etats-Unis, car ils n’ont plus les moyens technologiques de développer leurs propres matériels ou de se diversifier.

Le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Italie et le Danemark ont rejoint le programme F-35. Ces quatre pays ont investi 5 milliards de dollars dans le programme, soit près de 50% du budget annuel de recherche et développement militaire européen. C’est également un coût proche du programme complet de recherche et de développement d’un avion de combat européen de type Rafale (R&D). Pas un euro n’est actuellement investi dans un futur programme d’avion de combat européen.

Des problèmes à n’en plus finir:

Le programme F-35 est le champion des retards accumulés soit près 7 ans en 2014 par rapport au calendrier initial et un dépassement de budget estimé à 68 % au mois de juillet 2014.. De plus, aucun des 131 appareils achetés et livrés n'est encore opérationnel. L’avionneur Lockheed Martin reconnaît qu’il a encore beaucoup à faire, avant de pouvoir livrer une F-35, pleinement opérationnel. Car la liste des problèmes est longue. Certes, tous les nouveaux avions connaissent des maladies de jeunesse, mais le cas du « Lightning II » est un cas à part. Si, de nombreux problèmes font aujourd’hui partie du passé, il en reste d’autres, pire de nouveaux apparaissent encore. Il serait impossible de lister ici la problématique qui gangrène l’avion tellement la liste est grande, mais en voici quelques-uns :

Disfonctionnement de l'algorithme de concentration d'oxygène de l’Obogs.

La vision nocturne qui n'est pas au point, ce qui induit des difficultés pour atterrir dans le noir.

Des problèmes de GPS qui transmettent parfois par erreur la position de l'avion à l'ennemi.

Surchauffe de la soute à armement, qui oblige une ouverture en plein vol pour la refroidir.

Echec de la fusion des données obtetues par les différents capteurs.

Vulnérabilité à la foudre.

Mais ce qui est incroyable vient du fait que chaque problème réglé en provoque un autre ailleurs et l’adaptation des logiciels dégrade des systèmes qui fonctionnaient bien avec une version antérieure. Autre exemple de problème concerne la maintenance. Le système de maintenance ALIS (Autonomic Logistics information System) centralisé aux Etats-Unis pour l’ensemble des utilisateurs n’offre pas les sécurités nécessaires en matière de cyberguerre. Il faut dire que, si un hacker arrive à pénétrer le système ALIS, qui communique depuis chaque avion directement au sol, il aura accès à l’ensemble de la gestion de la maintenance cellule, des systèmes de missions et des clés cryptographiques utilisées sur chaque F-35 en service.

Pour les israéliens, le système centralisé de maintenance de Lockheed Martin représente une dépendance vis-à-vis des Etats-Unis inacceptable d’une part et dangereuse de l’autre. Les industriels israéliens à travers la société Israël Aerospace Industry (IAI) se préparent à l’installation d’un service de maintenance complet. Israël prévoit de mettre en place son propre pare-feu pour vous assurer que l'information privilégiée ne passe pas entre les Etats-Unis et israéliens via un système externe, tel que le système Autonomic Logistics information (ALIS). De plus, pour Israël il est inconcevable de rester dépendant en matière de pièces détachées. Pour ce faire le pays va constituer son propre stock pour garder son autonomie en cas de conflit.

Et pourtant l’avion se vend :

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Et pourtant malgré ses nombreux déboires, le F-35 se vend plutôt bien. Nombreux sont les pays qui ont déjà opté pour cet appareil pour en faire leur futur et unique avion de combat ou comme Israël, en tant que complément indispensable à la modernisation des unités aériennes. L’Etat Hébreu considère que le F-35 permettra de maintenir une suprématie aérienne et son avance qualitative technologique dans la région, notamment en matière de dissuasion, mais également en cas de frappes préventives. Par contre, du fait du nombre réduit de F-35, l’ossature du combat aérien sera maintenu avec les F-15 et F-16 modernisés.

L’engouement pour le F-35 tient à deux facteurs. Le premier est constitué d’un marketing très travaillé qui a été mis en place par l’avionneur, dès le début du lancement du programme et destiné aux nombreux utilisateurs de l’actuel F-16. L’objectif était de convaincre ceux-ci, que le F-35 est le digne et unique remplaçant des « Fighting Falcon ».

La seconde raison est plus technologique. En effet, le F-35 Lockheed Martin n’est pas seulement un avion, mais une « plate-forme pour système d’arme flexible et adaptable ». Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’avion est destiné à servir de centre pouvant coordonner différents moyens : des drones ou des missiles qui participeront à la bataille à ses côtés.

Les avions européens sont-ils battus ?

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Immanquablement, les coûts et les problèmes de développements du F-35 vont diminuer à l’avenir, rendant ainsi, l’avion plus attrayant encore sur le marché des nouveaux avions de combat. Reste que la maintenance des matériaux furtifs continuera d’imposer des coûts élevés aux utilisateurs et le téléchargement à distance et ses problèmes de cyberattaques ne feront qu’empirer dans un monde toujours plus connecté.

Les avions européens que sont les Rafale, Eurofighter et Gripen n’ont pas dit leurs derniers mots pour autant. En matière de capacités en tant que plateforme d’armes, ceux-ci n’ont pas encore atteint leur pleine capacité. Les trois appareils vont même évoluer prochainement dans ce sens avec une augmentation de la puissance électronique. Chez Dassault on commence à préparer le futur standard F4 du Rafale et chez Saab c’est la version MS22 du Gripen E qui se dessine. Le consortium AirbusDS/Eurofighter prépare lui aussi une telle amélioration pour le standard T3. Dans les trois cas les améliorations des logiciels et de la puissance électronique doivent justement permettre d’exploiter de nouvelles capacités à travers les censeurs comme les radars AESA, mais également rendre la fusion électronique encore plus rapide et permettre de nouvelles applications de connectivité immédiate avec l’ensemble des forces en activités (air, sol, mer). Ce sont d’ailleurs ces trois nouveaux standards qui pourront être disponibles pour notre pays dès 2025. De fait, l’Europe a encore son mot à dire en matière d’aéronefs militaires et la récente déclaration franco-allemande sur l’avenir peut être rassurante pour autant que les erreurs du passé puissent être comprises.

 

Photos : 1 F-35A israéliens @IAF 2 Le simulateur du F-35  lors du meeting Breitling Airshow à Sion @ P.Kümmerling 3 Rafale, Eurofighter, Gripen @ vue d’artiste