13/10/2017

Premier vol pour le démonstrateur Scaled Composite 401 !

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Scaled Composites a réussi le vol inaugural de son prototype expérimental modèle n°401. L'avion monomoteur et monoplace est l'un de ceux qui ont été construits par la filiale de Northrop-Grumman pour démontrer des techniques de fabrication avancées et peu coûteuses et fournir des avions pour les services de recherche. Deux prototypes ont été construits sur contrat avec un client non divulgué. A noter que l'avion dispose de similitudes physiques avec le Predator C Avenger de General Atomics, qui a la même forme d'aile et de queue.

Propulsé par un seul moteur Pratt & Whitney JTD-15D-5D, le modèle 401 est capable de voler à Mach 0,6, a un plafond de service de 30 000 pieds et une autonomie de trois heures. L'avion mesure 11,6 m de long. Il a un poids à vide de 1 814,4 kg (4 000 lb) et une masse maximale au décollage de 3 628,7 kg (8 000 lb).

 

Photo : Scaled Composite n°401 @ Scaled Compiste

 

20/08/2017

Incendies, des Super Puma suisses au Portugal !

 

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Samedi un détachement d’hélicoptères militaires de type Super Puma des Forces aériennes suisses a quitté la Suisse en direction du Portugal. A partir de lundi trois hélicoptères et une équipe d’une trentaine de personnes membres de l’armée et collaborateurs du DDPS soutiendront la population et les autorités portugaises dans la lutte contre les incendies de forêts.

Le Portugal a connu de nombreux incendies durant cet été. Des milliers d’hectares de forêts sont partis en fumée. En ce moment, des feux ravagent plusieurs localités du pays et les autorités ont demandé des renforts internationaux.

Le Conseil fédéral a donné son aval pour le déploiement de trois hélicoptères du type Super Puma et d’une trentaine de personnels de l’Armée suisse. Les appareils et l’équipage ont quitté la Suisse aujourd’hui. Ils feront une escale au nord de l’Espagne avant de rejoindre la ville de Monte Real (120 kilomètres au nord-est de Lisbonne) où débuteront les premières opérations.

Il s’agit de la deuxième action conjointe de l’Aide humanitaire de la DDC et de l’Armée suisse cet été. Le mois passé, la Suisse avait, en effet, déployé des hélicoptères pour éteindre les incendies au Monténégro. (sources DDPS)

Photo: Super Puma engagés contre des incendies@ DDPS

 

23/04/2017

Des restrictions de vol pour les T-45 « Goshawk » !

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La Marine américaine a restreint l’enveloppe de vol de ses avions écoles Boeing T-45C « Goshawk » à une altitude maximale de 5’000 pieds et à des manœuvres de 2g après qu'un pilota instructeur a signalé des maux de tête après avoir effectué un vol en tandem avec un élève.

Rappel :

Les nouvelles restrictions de vol ont été prises une semaine après la reprise des vols des T-45C, suite à une «pause opérationnelle» de 12 jours mise en œuvre par les dirigeants de la Marine après un pic d'épisodes d’hypoxie signalés par les pilotes.

Les pilotes instructeurs refusaient de voler sur le jet, en citant des problèmes avec le système de générateur d'oxygène OBOGS de bord du T-45C. Les opérations de vol ont repris le 18 avril, mais les vols étaient limités à 10 000 pied d'altitude maximum. De plus, les pilotes ont été invités à ne pas effectuer de manœuvres soutenues à grande vitesse, et à ne pas dépasser 2g.

Un nouvel incident lié à l’hypoxie a eu lieu sur la base Naval Air Station Kingsville, au Texas, plus tôt cette semaine, impliquant un instructeur qui volait en testant une nouvelle configuration de masque d'oxygène. La Marine a confirmé l'incident, en disant qu'un pilote avait signalé des maux de tête mineurs et que les symptômes avaient diminué à mesure que l'avion perdait de l’altitude.

Masques en cause ?

Les pilotes instructeurs ont déjà signalé des inquiétudes au sujet de la nouvelle configuration de masque utilisée. Les pilotes se sentent mal à l'aise pour respirer dans le masque modifié. Un autre problème est que le nouveau système exige que le pilote relance le système OBOGS, s'il doit utiliser l'oxygène d'urgence, ce qui n'est pas idéal.

 

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Photos : 1 T-45C Goshawk @ Chad Thomas 2 A l’entrainement sur porte-avions@ USN

 

 

26/11/2016

La Nouvelle-Zélande va remplacer ses P-3 « Orion » !

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La Nouvelle-Zélande a défini ses priorités en matière d'acquisition de défense pour la prochaine décennie avec en priorité le remplacement de ses avions de patrouille maritime (MPA) Lockheed-P-3 « Orion ». La seconde étape concernera les avions de transport tactique.

Le premier objectif concerne donc le remplacement des 6 Lockheed-Martin P-3K2 « Orion » de la RNZAF dans le milieu des années 2020. Bien que ces appareils aient été continuellement améliorés au cours de leur vie, avec notamment une ultime modernisation qui est actuellement en chantier, la durée de vie des cellules arrive progressivement à expiration.

Nouvel avion, nouvelles missions :

En plus de la mission traditionnelle de guerre anti-sous-marine et recherche et de sauvetage. Le nouveau type d’avion devra permettre également la conduite de l'air avec la surveillance de la zone économique exclusive néo-zélandaise et du domaine maritime. Ces missions vont comprendre la surveillance des activités de pêche légales et illégales.

Les prétendants :

Trois avionneurs ont déjà fait connaître leur intérêt à concourir pour cette compétition, il s’agit de Boeing avec son P-8A « Poseidon », Saab/Bombardier avec l’Espadon (Swordfish) et le japonais Kawasaki avec le P-1.

Le Kawasaki P1 :

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La petite surprise concerne l’offre japonaise, en effet, le Japon a assoupli sa législation, afin de pouvoir désormais exporter son matériel militaire. La Kawasaki P-1 est un aéronef maritime spécialement conçu sans équivalent civil et a été conçu dès le début pour ce rôle. Il a la particularité d'être le premier avion opérationnel dans le monde à faire usage d'un « Fly-By-Light »système de contrôle. Le P-1 est entré en service au sein de la Self Defense Maritime du Japon (JMSDF) en remplacement du P-3C « Orion » en 2013. Le P-1 est équipé de différents capteurs pour permettre à l'avion d'effectuer son principal objectif la détection de sous-marin et navires de surface. Il est doté d’un radar Toshiba HPS-106 à antenne active (AESA) qui utilise un total de quatre antennes pour fournir une couverture de 360 degrés. L’avion est doté de systèmes de détection infrarouge pour la détection de surface. Le P-1 est également équipé d’un détecteur d’anomalie magnétique (MAD) intégré dans la queue de l'avion. Il peut déployer des bouées acoustiques. La particularité de l’avion japonais est d’être doté d’une intelligence artificielle (AI) qui fournit une aide aux opérateurs. Les armes disponibles sur le P-1 comprennent des torpilles, mines de profondeur, grandes et missiles air-surface.

Le Saab/Bombardier Espadon (Swordfish) :

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Le système Saab/Bombardier Swordfisch (Espadon) s'appuie sur les nouveaux systèmes de commandement et de contrôle mis au point pour le GlobalEye, qui sont en phase de production. En effet, plus de 60% du système est commun. La configuration de l'Espadon comprend quatre consoles d'opérateur, bien que jusqu'à six peuvent être installées si nécessaire. La cellule de l’avion basée sur le Bombardier Global 6000 est équipée de Capteurs "secs" avec le radar AAES Finmeccanica-Selex ES Seaspray 7500E Spinning à antenne active (AESA) couplé à un systèmes FLIR Star SAFIRE électro-optique. Le système est doté de mesures de soutien électronique complets et des systèmes d'autoprotection. Un système d'identification automatique simplifie le travail des opérateurs avec un IFF (d'identification ami ou ennemi). Pour les fonctions anti-sous-marines, le système "humide" comprend une centaine « sonoboules » distribuées par un lanceur rotatif dans la section non pressurisée du fuselage arrière et deux tubes chargés manuellement dans la cabine sous pression. Le poids combiné des bouées est d'environ 3 750 lb. Typiquement, quatre points d'appui sont fournis sous les ailes, bien que six soient possibles sur le Global 6000, qui peut être chargé avec des armes telles que des missiles antinavires ou des torpilles. Saab entreprend tous les travaux d'intégration et de test associés aux nouveaux systèmes, avec l'aide de Bombardier.

Le Boeing P-8A :

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 Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demande moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion peut échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion est équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

 

Photos : 1 P-3 RNZAF @ RNZAF 2 Kawasaki P-1 @ JMSDF 3 Saab Swordfish @ Saab 4 P-8A @ Boeing

 

 

11/11/2016

Encore un incendie à bord d’un F-35 !

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L’information a été gardée secrète le plus longtemps possible, mais elle vient d’être réveillée, un nouvel incendie a éclaté à bord d’un avion de type Lockheed-Martin F-35 « Lightning II ».

L’incident a eu lieu le 27 octobre dernier à bord d’un avion de combat Lockheed-Martin F-35B « Lightning II » en service au sein de l’US Marine Corps (USMC). L’incendie s’est déclaré à l’intérieur de la baie d’arme ventrale de l’avion au court d’une d'une mission d'entraînement. L’avion appartient à l’escadron VMFAT 501 du Marine Aircraft Group 31.

Quatrième incendie :

Ce nouvel incendie porte à quatre le nombre d’incidents de ce type à venir frapper les F-35. Le premier incident du genre s’était déroulé en 2011 sur l’avion d’essais AF-4. Une défaillance du système électrique intégré avait causé le départ du feu. En 2014, le F-35 n°AF-27 avait pris feu suite à une défaillance qui s'est produite à hauteur du troisième étage du rotor de la soufflante. Il semble que l’avion ne sera jamais réparé et restera cloué au sol. Et puis en septembre dernier, un incendie s’est déclaré lors du démarrage du moteur d’un F-35 sur la base aérienne de Mountain Home dans l’Idaho. L'avion endommagé est l'un des sept F-35A de l'escadron 61 basé à Luke en déplacement à Mountain Home.

Une série noire :

Avec ce quatrième incendie, le terme de « série noire » commence à être employé à propos du programme F-35. Des incidents qui viennent s’ajouter aux trop nombreux déboires de l’avion. Si certains problèmes dont l’isolation des réservoirs sont aujourd’hui réglés, les incendies sont eux issus de problèmes plus graves et qui rendent l’avion peu fiable. L’image du F-35 ne cesse d’être écornée par la révélation constante de nouveaux problèmes, comme ceux apparus ce printemps avec le « bug » du système d’exploitation qui perturbait le bon fonctionnement du radar AESA.

 

Photo : F-35B du VMFAT 501@ USMC