10/01/2018

Boeing: record de livraisons et carnet de commandes en hausse !

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Comme chaque début d’année, le monde de l’aviation se passionne pour connaître les chiffres des livraions d’avion et commandes obtenues l’année courante chez les deux principaux avionneurs. Pour certains, il s’agit d’une bataille avec un gagant et un perdant. La réalité en est autrement, d’une part la concurrence entre Airbus et Boeing et de nature saine et permet de nombreuses avancées technologique entraînant dans leurs sillages des centaines de sous-traitants et des milliers d’emplois. De l’autre, cette saine concurrence offre des oporturnités aux transporteurs aériens que ne pourrait tenir un seul grand avionneur. Par ailleurs, la bonne santé ou non du duopole permet de reflèter la situation économique internationale.

Pour la sixième année consécutive, Boeing a livré davantage d’avions commerciaux que tout autre constructeur et établi un record industriel avec 763 livraisons en 2017. Ces résultats sont liés à la forte production des modèles B737 et B787. Parallèlement, Boeing a augmenté son carnet de commandes avec 912 commandes nettes, ce qui reflète la solidité de la demande que suscitent ces avions monocouloir et bicouloir.

Dans le cadre du programme B737, Boeing a atteint de nouveaux sommets en portant sa production à 47 avions par mois au cours de l’année et en livrant les premiers exemplaires de son nouveau B737 MAX, contribuant à un record de livraisons (529 unités, dont 74 de la série MAX). En ce qui concerne le programme B787 « Dreamliner », Boeing a poursuivi la construction avec les cadences de production les plus élevées pour un avion bicouloir et 136 livraisons à la clé au cours de l’année.

 

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« Ces performances record soulignent les efforts de nos employés et de nos fournisseurs partenaires qui innovent sans cesse pour concevoir, construire et livrer les avions les plus économes en carburant à nos clients du monde entier », a déclaré Kevin McAllister, président et CEO de Boeing Aviation Commerciale (BCA).

Sur le front des commandes, 71 clients ont passé les 912 commandes nettes comptabilisées pour une valeur de 134,8 milliards de dollars au prix catalogue. Ce total porte le carnet de commandes de Boeing au nombre record de 5’864 appareils à la fin de l’année, ce qui correspond à environ sept années de production.

« Ces fortes activités commerciales reflètent la demande soutenue des compagnies en faveur de la famille B737 MAX, et notamment du modèle ultra-efficient MAX 10 que nous avons lancé l’an dernier, ainsi que la préférence croissante du marché pour la famille d’avions bicouloir de Boeing », a ajouté Kevin McAllister. « La hausse des cadences de production prévue au cours des années à venir permettra de satisfaire cette forte demande. »

En 2017, la famille B787 « Dreamliner » a enregistré près de 100 commandes nettes, et la famille B777, 60 commandes nettes. Parmi les autres faits marquants accomplis par la division BCA au cours de l’année écoulée, citons le premier vol du B737 MAX-9 et du B787-10 « Dreamliner », ainsi que l’entrée en production du B737 MAX-7 et du nouveau B777X.

 

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Photos : 1 B787-10 2 B737MAX-10 @ Boeing

 

14/12/2015

Bonnes perspectives pour le trafic aérien 2016 !

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Genève, l'Association du transport aérien international (IATA) a annoncé ses perspectives pour l'industrie du transport aérien pour 2016, qui voit une marge bénéficiaire nette moyenne de 5,1% étant généré un bénéfice net total de 36,3 milliards de dollars. L'IATA a également annoncé une révision de ses perspectives de l'industrie du transport aérien pour 2015 vers le haut pour un bénéfice net de 33 milliards de dollars (marge bénéficiaire nette de 4,6%) de 29,3 milliards dollars, prévu en juin.

 

Le renforcement des résultats de l’industrie est attribuable à une combinaison de facteurs :

La baisse des prix du pétrole (prix prévu de 55 dollars par baril de Brent en 2015 et de 51 dollars par baril en 2016) stimule les bénéfices des compagnies aériennes; toutefois, ce facteur est fortement atténué dans plusieurs marchés par l’appréciation du dollar américain.

La forte demande dans le secteur passagers (croissance de 6,7 % en 2015 et de 6,9 % en 2016) compense la croissance décevante de la demande dans le secteur du fret aérien (1,9 % en 2015; amélioration à 3,0 % en 2016). Les faibles résultats du fret reflètent la stagnation de la croissance du commerce.

Les résultats économiques améliorés de certaines économies clés (y compris une reprise plus rapide que prévu dans la zone euro) sont contrebalancés par les répercussions du ralentissement de la croissance en Chine et du repli de l’économie brésilienne. La croissance du PIB mondial devrait s’améliorer et atteindre 2,7 % en 2016 (en hausse par rapport au taux de 2,5 % en 2015).

Les gains d’efficience réalisés par les compagnies aériennes s’illustrent par les coefficients d’occupation record (80,6 % en 2015, avec légère diminution à 80,4 % en 2016). La capacité augmente et devrait dépasser la croissance de la demande en 2016. Toutefois, les rendements continuent de se détériorer dans le contexte de forte concurrence.

La rentabilité des compagnies aériennes continue de s’améliorer, marge bénéficiaire nette de 5,1 % en 2016. En 2016, le nombre total de passagers devrait s’élever à 3,8 milliards, et ils voyageront sur quelque 54 000 routes aériennes.

En 2016, les grandes tendances de 2015 se maintiendront. Les principaux facteurs de performance en 2016 seront les suivants :

La demande : la demande de sièges devrait augmenter de 6,9 % (semblable à l’augmentation de 6,7 % prévue pour 2015) et le nombre de passagers devrait s’élever à 3,8 milliards en 2016. La capacité en sièges devrait augmenter légèrement plus que la demande, soit un taux de croissance de 7,1 %, une accélération par rapport au taux de 5,5 % en 2015. La croissance de la demande dans le secteur du fret devrait s’accélérer en 2016 et atteindre 3,0 %, soit plus que la croissance de 1,9 % pour 2015. Cela dépasse légèrement la croissance du PIB, qui devrait être en moyenne de 2,7 % en 2016. Avant la crise financière mondiale, un tel rythme de croissance économique aurait entraîné des taux de croissance du commerce mondial et du transport de fret bien supérieurs, mais ce modèle de croissance semble avoir disparu à mesure que les compagnies aériennes rapatriaient leurs chaînes d’approvisionnement. Au total, l’industrie devrait transporter 52,7 millions de tonnes de fret en 2016.

Le rendements : le coût des voyages et des expéditions de marchandises devrait continuer de fléchir, les rendements moyens diminuant de 5 % pour les passagers et de 5,5 % pour le fret en 2016. Le rythme du déclin est moins élevé qu’en 2015, alors que les rendements devraient diminuer de 18,0 % pour le fret et de 11,7 % pour le secteur passagers. Environ 6,0 points de pourcentage, dans ce déclin de 2015, peuvent être associés à l’appréciation du dollar américain et à l’impact de cette appréciation lorsqu’on comptabilise les revenus en monnaies autres que le dollar US.

 

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Photos : 1 B777-200LR Air Canda @Brian 2 Airbus A350XWB Vietnam Airlines@ Long Nguyen