31/05/2019

Le Japon commence a recevoir ses E-2D « Advanced Hawkeye !

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Northrop Grumman Corporation a achevé sa première livraison d'un avion d’alerte précoce de nouvelle génération, E-2D « Advanced Hawkeye » à la Force japonaise d'autodéfense aérienne (JASDF).

«Le partenariat de longue date de Northrop Grumman avec le Japon ouvre un nouveau chapitre avec la livraison du premier E-2D au Japon», a déclaré Jane Bishop, vice-présidente et chef de l’équipe produit intégrée, programmes de surveillance aérienne embarquée, Northrop Grumman. "Cet avion offre une augmentation significative de la capacité d'alerte rapide et de surveillance pour dépasser les besoins de sécurité en constante évolution du Japon."

Le Japon exploite le Northrop Grumman E-2C Hawkeye depuis 1983 et est le plus grand exploitant d’E-2 en dehors des États-Unis. Le E-2D offre un saut technologique de deux générations, permettant à l’appareil de suivre les menaces à distance. L’appareil peut également être utilisé dans le cadre d’une assistance humanitaire et d’une capacité de secours en cas de catastrophe pour la coordination des urgences civiles.

Rappel :

Le ministère de la Défense de Tokyo a choisi l'E-2D en 2014 pour répondre aux besoins de la Force aérienne d'autodéfense japonaise pour les avions d'alerte avancée aéroportés. Il a d'abord commandé un exemplaire solitaire, doublant son engagement en août 2016. Le Japon exploite actuellement une flotte de 13 anciens « Hawkeye » de modèle C. Le nouveau modèle va remplacer progressivement l’ancien. 

En plus des neuf avions, le forfait comprend 28 moteurs Rolls-Royce T56-A-427A (18 installés et 10 pièces de rechange), dix radars Lockheed Martin APY-9 (neuf installés et un de rechange), ainsi qu'une gamme d'équipements connexe. 

Les E-2D japonais ont plusieurs modifications par rapport à celles de l'US Navy. Étant donné que le type fonctionnera à partir de bases terrestres et non de porte-avions. Les E-2 D japonais peuvent transporter du carburant supplémentaire dans une «aile humide», offrant une autonomie de 8 heures, contre 5 heures pour les E-2D américains. Les appareils sont dotés d’une capacité de ravitaillemment en vol.

Le Hawkeye E-2D « Advanced » :

Les systèmes du E-2D représentent un bond de plusieurs générations dans la technologie des systèmes embarqués d’alerte lointaine et doit permettre de s’adapter aux menaces d’aujourd’hui et de demain. Le Hawkeye E-2D « Advanced » dispose d’un grand nombre de nouveautés avec un radar AESA  AN/APY-9 qui remplace l’ancienne antenne mécanique, le radar permet une couverture totale à 360° et offre un suivi complet air et mer. L’appareil dispose également d’une nouvelle motorisation, soit le Rolls-Royce T-56-A-427A. Un cockpit entièrement numérique, d’un nouveau système d’identification ami/ennemi, de nouveaux postes de travail tactique ainsi que d’une nouvelle architecture électronique et de communication couplée à une liaison de données.

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Photos : 1 Le premier E-2D japonais le E-2D @ Northrop Grumman

 

28/05/2019

La Japon va commander 105 F-35 !

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Je vous l’annonçais en novembre dernier, le Japon lorgnait sur un lot additionnel d’une centaine d’avions de combat Lockheed-Martin F-35. Cette fois c’est confirmé, Tokyo va acheter 105 avions de combat américains F-35 supplémentaires, a annoncé lundi le président américain Donald Trump à l’issue d’un sommet avec le premier ministre japonais Shinzo Abe. Avec cette nouvelle commande, le Japon va devenir le plus grand utilisateur international de F-35.

Rappel :  

Le gouvernement de Shinzo Abe, avait annoncé en décembre dernier un budget record pour la défense et ceci avec comme objectif de contrer la menace militaire de la Chine dans la région et de pouvoir tenir tête face aux pressions russes en ce qui concerne le différent à propos des îles Kouriles.

Les 42 chasseurs que le Japon a déjà commandés sont tous des F-35A. Les 105 avions supplémentaires comprendraient à la fois le F-35A et le F-35B qui viendra prendre place au sein de l’aéronavale renaissante, capable de décollages courts et d'atterrissages verticaux.

À l’heure actuelle, le Japon déploie environ 200 F-15, dont environ la moitié ne peut pas être mis à niveau. Le ministère de la Défense veut remplacer les avions qui ne peuvent pas être modernisés par les 105 F-35, tout en améliorant et en conservant les F-15 restants. Les Mitsubishi F2 seront encore opérationnels, ceux-ci ayant été modernisés en 2012.

Renaissance de l’aéronavale japonaise :

Pour accueillir les F-35B, le gouvernement japonais a l'intention de réorganiser le porte-hélicoptère JS Izumo de la Force d'autodéfense maritime pour qu'il puisse accueillir le nouvel aéronef. Avec l’arrivée du F-35B sur un bâtiment de surface, le Japon voit ainsi son aéronavale reconstituée depuis la fin de la Seconde Guerre-Mondiale. De plus le pays pourra compter sur une force de frappe avancée qui de fait permettra au Japon de disposer d’une véritable nouvelle force de combat.

Le ministère japonais de la Défense a sélectionné le F-35A en tant que futur combattant de la défense aérienne de la prochaine génération. Au total se sont 42 F-35A qui viendront équiper les Forces d’autodéfenses japonaises dans un premier temps. Les 4 premiers F-35A ont déjà été livrés à partir des installations de production de Fort Worth, au Texas. Les livraisons des 38 appareils s’effectuent dorénavant, depuis les installations de Mitsubishi au Japon.

A ce jour, 390 F-35 ont été livrés dans le monde, avec un coût estimé au total à près de 400 milliards de dollars pour l’armée américaine, pour un objectif de près de 2’500 appareils à produire dans les décennies à venir.

 

Photo : F-35A japonais @jasd

 

 

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06/05/2019

RUAG livre un quatrième Do-228NG au Japon !

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Le japonais New Central Airservice (NCA) a réceptionné son quatrième appareil de type Dornier Do-228 « Next-Generation » (NG) au groupe d'aéronautique et de défense RUAG basé à Emmen dans le canton de Lucerne. Cette vente fait suite à l'annonce de RUAG, confirmant la production en série du programme Dornier 228NG.

La société japonaise New Central Airservice exploite sa flotte de Dornier Do228NG dans des configurations de passagers et de fret, dans des conditions difficiles. Le Dornier Do228NG permet à la NCA de maintenir ses opérations entre le continent japonais et les îles éloignées d’Izu, un plan de vol qui leur est confié par leur gouvernement municipal. Thomas Müller, directeur du programme Dornier 228 de RUAG MRO International, explique: «La NCA a besoin d'un avion dont la fiabilité et les performances constantes ont été prouvées dans des conditions difficiles, telles que les forts fronts météorologiques, les vents forts et les vents de travers, ainsi décollage et atterrissage dus à des pistes d'atterrissage de courte durée. Le Dornier Do228NG continue d’être la solution exceptionnelle du secteur face à ces problèmes », confirme-t-il.

RUAG Maître d’œuvre du Do228 NG :

Les Dornier Do228 NG sont produits à Oberpfaffenhofen en Allemagne, mais la modernisation est installée sur le site de RUAG Aerospace à Emmen (LU). Le Do228 modernisé comprend un cockpit numérique couplé à une avionique EFI890 Universal Avionics System, des moteurs Garrets TPE 331-10 sont dotés d’une nouvelle hélice à 5 pales en composite produit par MT-Propellers. La structure a été considérablement renforcée. Le Do228NG peut aujourd’hui pratiquer des décollages et atterrissages court sur piste non préparée, de plus l’appareil permet une permet en œuvre facilitée en zone de brousse. L’appareil peut dorénavant rester 10 heures en vol avec des variations de vitesse et d’altitude. Au total, RUAG Aerospace a effectué près de 300 modifications qui rendent aujourd’hui, le Do228 de nouvelle génération plus efficace.

A ce jour les commandes pour le NG sont : 12 appareils pour la marine indienne, 10 pour le Vénézuela (en attente de paiement) et 1 pour la marine allemande.

Photo : Do-228NG de la NCA @ RUAG

18/04/2019

Nombreux problèmes pour les F-35 japonais!

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La petite flotte japonaise actuelle composées de 13 (-1) avions de combat  Lockheed-Martin F-35A connait de nombreux problème depuis sa mise en service. Le crash d’un des appareils il y a quelques jours, met en lumière les avaries que rencontre le nouvel avion. 

Plusieurs atterrissages d’urgences :

Lorsqu’un avion est mis en service, des maladies de jeunesses sont parfois présentes et sont réglées assez rapidement. Mais le cas du F-35 et plus inquiétant, cela fait près de 20 ans que le programme traîne derrière lui des ennuis. Ceux-ci ne sont pas encore complétement résolus. La Force d’auto-défense japonaise est directement confrontée à de nombreux problèmes avec ses premiers F-35A. Selon le ministère japonais de la Défense les F-35A japonais ont subi sept atterrissages d'urgence depuis leur mise en service en juin dernier. Le 9 avril dernier, un F-35A a été perdu dans l'océan Pacifique, les recherches en vue de la récupération du corps du pilote et de l’épave est actuellement en cours.

Toujours selon le communiqué du ministère de la Défense japonais, cinq appareils ont été forcés d'atterrir d'urgence dans sept incidents distincts. Parmi ceux-ci, deux atterrissages d'urgence sont dus à des défauts enregistrés dans l'avion qui s'est écrasé la semaine dernière. Le ministère a indiqué qu'il avait confirmé que l'avion pouvait voler en toute sécurité après chaque incident, mais qu'une éventuelle connexion est à l'étude. L'un des cas était dû à une erreur des systèmes de surveillance de l'avion, mais dans les six autres cas, les avions ont été inspectés et leurs pièces remplacées avant d'être confirmés en sécurité et renvoyées en vol.

Problème d’assemblage ?

L'assemblage final de quatre des appareils ayant signalé des erreurs, y compris l'avion de chasse porté disparu, a été effectué au Japon par Mitsubishi Heavy Industries, Ltd. Les autres appareils ont été construits aux États-Unis par Lockheed-Martin à Fort Worth. En ce qui concerne l’avion disparu, les rapports antérieurs montrent que l'avion s'était retrouvé confronté à deux problèmes de refroidissement et de navigation, le 20 juin 2017 et le 8 août 2018.

Enquête en cours :

Le ministre de la Défense, Takeshi Iwaya, a expliqué la nécessité d'enquêter sur les causes de l'accident "la technologie embarquée sur le F-35 est hautement classifiée. Avec la coopération des États-Unis, nous voudrions prendre l’initiative d’enquêter de manière approfondie sur les causes tout en obtenant la coopération des États-Unis", at-il déclaré.

Course à la récupération :

Il n’y pas que le Japon et les Etats-Unis qui sont intéressés à la  récupération de l’épave du F-35, la Russie et la Chine sont entrés dans la course. Les deux pays sont en effet, friands de pouvoir éventuellement mettre la main sur les technologies qui composent le F-35A. Si cela devait arriver, la supériorité de l’avion américain serait alors mise à mal. Une situation qui donne pour l’instant des sueurs froides à de nombreux responsables du Pentagone, mais aussi au sein des pays ayant optés pour l’avion.

 

Photo : F-35 japonais @ Lockheed-Martin

28/11/2018

Tokyo, plus de F-35 et renaissance de l'aéronavale japonaise !

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Le Japon s'apprête à commander 100 avions de combat furtifs F-35A supplémentaires aux États-Unis pour remplacer certains de ses F-15 vieillissants. Ce plan d’acquisition est considéré comme une réponse à la montée en puissance militaire de la Chine, ainsi qu’un clin d’œil à l’appel du Président américain Donald Trump à Tokyo pour l’achat de matériel de défense américain supplémentaire.

Un seul F-35 coûte plus de 10 milliards de yens (88,1 millions de dollars), ce qui signifie que la commande supplémentaire dépasserait 1’000 milliards de yen.

Le gouvernement japonais prévoit d’approuver l’achat lorsqu’il adoptera les nouvelles directives du programme de défense nationale lors d’une réunion du Cabinet à la mi-décembre. Il inclura également le décret en faveur du F-35 dans son programme de défense à moyen terme, qui couvre les exercices allant de 2019 à 2023.

Les 42 chasseurs que le Japon envisageait à l’origine d’acheter sont tous des F-35A. Les 100 avions supplémentaires comprendraient à la fois le F-35A et le F-35B qui viendra prendre place au sein de l’aéronavale renaissante, capable de décollages courts et d'atterrissages verticaux.

À l’heure actuelle, le Japon déploie environ 200 F-15, dont environ la moitié ne peut pas être mis à niveau. Le ministère de la Défense veut remplacer les avions qui ne peuvent pas être modernisés par les 100 F-35, tout en améliorant et en conservant les F-15 restants. Les Mitsubishi F2 seront encore opérationnels, ceux-ci ayant été modernisés en 2012.

Renaissance de l’aéronavale japonaise :

Pour accueillir les F-35B, le gouvernement a l'intention de réorganiser le porte-hélicoptère JS Izumo de la Force d'autodéfense maritime pour qu'il puisse accueillir le nouvel aéronef. Avec l’arrivée du F-35B sur un bâtiment de surface, le Japon voit ainsi son aéronavale reconstituée depuis la fin de la Seconde Guerre-Mondiale. De plus le pays pourra compter sur une force de frappe avancée qui de fait permettra au Japon de disposer d’une véritable nouvelle force de combat.

Le ministère japonais de la Défense a sélectionné le F-35A en tant que futur combattant de la défense aérienne de la prochaine génération. Au total se sont 42 F-35A qui viendront équiper les Forces d’autodéfenses japonaises dans un premie temps. Les quatre premiers F-35A ont déjà été livrés à partir des installations de production de Fort Worth, au Texas. Les livraisons des 38 appareils se feont directement depuis les installations de Mitsubishi au Japon.

Le Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » : 

Le F-35A est un chasseur polyvalent multirôle. Le F-35A peut emporter 8,38 tonnes de carburant en interne.

Les équipements sont les suivants : 

  • Radar à antenne électronique active AN/APG-81 (issu du AN/APG-77 du F-22 Raptor) avec des modes air-air, suivi de terrain, détection de mobiles terrestres, écoute passive et des capacités de brouillage.
  • brouilleur Sanders/ITT ALQ-214.
  • AN/AAQ-37 Distributed Aperture System, comprenant 6 détecteurs infrarouges répartis en différents points de façon à fournir une vision à 360° autour de l'avion.
  • Electro-Optical Sensor System (EOSS), système de localisation et désignation comprenant un FLIR, une caméra TV et un système Laser (télémétrie, désignation de cible).

Le tableau de bord se compose principalement d’un grand écran LCD couleurs. La surface est tactile, ce qui supprime le besoin de boutons de sélection. Le traditionnel viseur tête haute est supprimé, les informations étant projetées directement sur la visière du casque du pilote.

Cependant, les tests opérationnels et évaluations au Pentagone ont démontrés que l’avion doit encore être amélioré:

temps de présence au-dessus du champ de bataille pour l'intervention armée : 30 minutes (il est de 90 minutes pour l'A-10).

  • Impossibilité d'intervention de nuit à cause de l'absence du système de visée nocturne prévu, qui n'est pas au point et dépend du nouvel ensemble électronique.
  • L'armement autorisé maximal consiste en deux bombes à courte portée de même modèle et deux missiles air-air à moyenne portée AIM-120 AMRAAM. 

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Photos :F-34A japonais @ FADJ