18/03/2017

Israël négocie l’achat de F-15 « Silent Eagle »!

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Tel Aviv, les négociations pour l’achat subséquent de Boeing F-15 « Silent Eagle » pour l'aviation israélienne se poursuivent avec les Etats-Unis. En effet, le cabinet du pays cherche une alternative possible à l'acquisition de Lockheed-Martin F-35 supplémentaires.

L’Etat hébreu est entré en négociation avec le Boeing et le nouveau gouvernement américain pour l’achat d’au moins un escadron de Boeing F-15 « Silent Eagle » afin de venir combler d’une part le vieillissement des F-15 les plus anciens mais également de combler le faible nombre de F-35 qui seront finalement achetés.

Israël désire effectuer une évaluation de la version avancée du F-15, soit le « Silent Eagle » et ceci avant de procéder à toute nouvelle commande de F-35. Par ailleurs, il ressort des discussions qu’en cas de choix par Israël du « Silent Eagle », le Pentagone autoriserait les israéliens à monter des systèmes indigènes sur l’appareil. On parle systèmes électroniques, mais également des armes air-sol et l'ajout de réservoirs de carburant pour des performances conformes à une autonomie prolongée.

Arrivée du F-35 :

Pendant ce temps, l'armée de l'air israélienne a ouvert début mars un centre d'entraînement consacré à l'entretien du F-35I sur la base aérienne de Nevatim. Il s’agit de la première installation de ce type à être établie à l'extérieur des États-Unis, cela permettra de soutenir la formation du personnel liée à 25 professions techniques différentes.

Israël a besoin d'une maintenance de ligne et de dépôt pour le nouveau type d’avion sur place. Seuls les sous-systèmes seront envoyés pour la réparation à l'étranger.

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Le F-15 « Silent Eagle » :

Dérivé direct du F-15E, le F-15 «Silent Eagle » dispose d’une amélioration de la furtivité des revêtements et la signature de l'avion, qui est due, au montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait qu’il possible en fonction de la mission de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle, emport de carburant et armes en externes.

 Le «Silent Eagle» est capable de transporter en interne l’ensemble des missiles air-air, tels que des missiles AIM-9X et AIM-120 et air-sol, des armes telles que le Joint Direct Attack Munition (JDAM) et Small Diameter Bomb (SDB). Le niveau de charge des armes utilisées sur les versions actuelles des F-15 reste  le même avec l’installation du CFTS.

Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la  cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA)  permet une optimisation des différents capteurs et senseurs.

 

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Photos : 1 F-15 Silent Eagle en vol 2 Cockpit 3 les baies d’armement internes@ Boieng

 

 

12/12/2016

Mauvaise journée pour le F-35 !

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Après la mise en garde faite à Boeing en cas de surcoûts pour le futur avion présidentiel, Donald Trump vient de s’en prendre une nouvelle fois à Lockheed-Martin et à son F-35. Cette attaque n’est pas la première, durant la campagne présidentiel, le candidat républicain avait à de nombreuses reprises critiqué le nouvel avion américain.

«Le programme F-35 et le coût sont hors de contrôle», a twitté Donald Trump ce matin.

Forte réaction à Wall Street :

Cette nouvelle déclaration du futur président américain, a fait chuté le tire de Lockheed-Martin de 4% dans les premiers échanges. Ebranlé, le groupe de défense a dû défendre en urgence son appareil furtif, estimant que les F-35 étaient des avions de «grande valeur», dotés d'une «technologie incroyable». 

Lockheed-Martin en difficulté :

Et comme si la déclaration de Donald Trump ne suffisait pas, l'arrivée en Israël des deux premiers F-35 furtif a dû être retardée en raison de mauvaises conditions météorologiques à leur base de départ en Italie. L'imprévu a contraint l'entreprise à assurer publiquement que l'avion, qui a subi plusieurs revers par le passé, n'était pas en cause, mais que ce retard était lié à un manque de visibilité sur la base aérienne italienne. Les deux avions devaient être reçus lors d’une importante cérémonie ce lundi vers 14H00 (12H00 GMT) sur la base aérienne israélienne de Nevatim (sud), en présence des plus hauts dirigeants israéliens et des représentants des grands médias internationaux.

Et comme rien ne va en ce moment pour le programme F-35, des officiers de l’Armée de l’air israélienne ont énoncé de nouvelles critiques. Pour eux, la capacité à pouvoir pénétrer les défenses aériennes iraniennes et les systèmes de missiles sol-air S-300 d'origines russes, est en soi un fait aujourd’hui, avec des avions non furtifs. De leurs engagements passés, les pilotes de guerre israéliens ont retenu qu'il vaut mieux disposer de nombreux appareils éprouvés, que d'une poignée d'appareils ultra-modernes dont la maintenance péjore les coûts.

 

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Photos : 1 Dessin de presse 2F-35 @ Lockheed-Martin 

 

 

 

16/09/2016

Des F-15 supplémentaires pour Israël !

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Washington, en marge du plus grand programme d'assistance militaire dans l'histoire des États-Unis qui comprend une aide renouvelée de 10 ans pour un montant de 38 milliards de dollars à l’Etat Hébreu, les Etats-Unis livreront un nouveau lot de Boeing F-15D « Strike Eagle ».

10 F-15D « Eagle »:

La première étape va consister dans le transfert d’un lot de 10 avions de combat Boeing F-15D «  Eagle » (version biplace) à la Force aérienne israélienne. Ces appareils une fois livrés, seront mis au nouveau standard israélien avec l’adaptation du radar Raytheon APG-82 (V) 1 et d’un nouveau système de guerre-électronique.

La modernisation de la flotte de F-15I comprend également l’installation d‘un nouvel ordinateur principal et d’un protocole spécial qui permet de canaliser les anciens systèmes en direction du nouveau système informatique et ceci, en conservant l’architecture actuelle. Cette mise à jour, permettra aux F-15I de rester en service pendant les 20 prochaines années.  De plus, des travaux de structures seront engagés, afin de réduire les risques de fissurations sur les parties mobiles de l’avion.

Concernant la guerre électronique, des améliorations seront engagées en vues de la protection des systèmes. En matière d’armement, l’intégration de système de types JDAM  et JASSM / JSOW sont prévus en priorité. Cette modernisation prévoit également la généralisation de l’intégration du missile Rafale Python 5 sur l’ensemble des versions du F-15 en service en Israël.  Le Python 5 est le dernier né des missiles air-air à courte portée de la famille «Python». Il dispose d'une capacité de tir « au-delà de la portée visuelle » se verrouille sur sa cible après le tir et il dispose d'un nouveau système de guidage électro-optique et infrarouge.

Des Boeing F-15 « Silent Eagle » :

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La demande date de novembre dernier et n’a pas été confirmée par le Département d’Etat américain. Cependant, celui-ci laisse également entendre pour la première fois, que d’autres lots de F-15 pourront venir grossir les rangs israéliens en plus des premiers F-35A en 2021. On évoque discrètement la vente future de Boeing F-15 « Silent Eagle ».

Dérivé direct du F-15E, le F-15 «Silent Eagle » dispose d’une amélioration de la furtivité des revêtements et la signature de l'avion, qui est due, au montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait qu’il possible en fonction de la mission de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle, emport de carburant et armes en externes.

 Le «Silent Eagle» est capable de transporter en interne l’ensemble des missiles air-air, tels que des missiles AIM-9X et AIM-120 et air-sol, des armes telles que le Joint Direct Attack Munition (JDAM) et Small Diameter Bomb (SDB). Le niveau de charge des armes utilisées sur les versions actuelles des F-15 reste  le même avec l’installation du CFTS.

Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la  cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA)  permet une optimisation des différents capteurs et senseurs.

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Photos : 1 F-15I (D) israéliens @ Stefano Sitzia 2 F-15 « Silent Eagle » @ Boeing 3 F-15I (D) @ Zohar Azar

 

 

26/07/2016

Israël confirme vouloir son autonomie sur le F-35 !

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Tel Aviv, une nouvelle fois Israël a confirmé vouloir se distancer du système de maintenance centralisé du F-35. Normalement, les F-35 israéliens devraient effectués les travaux de grande maintenance au sein du futur centre européen situé sur la base aérienne de Cameri en Italie.

A prendre ou à laisser :

Selon l’Etat major général de la force aérienne israélienne, il n’est pas question de sous-traiter la maintenance à l’extérieur du pays. L’ensemble des travaux seront effectués en Israël. Seul, certains sous-systèmes seront envoyés à l’étranger et dans certains cas seulement. La question n’est pas négociable et en cas de refus, le gouvernement annulera la commande de Lockheed-Martin F-35.

De bonnes raisons :

Si les israéliens se montrent intraitables sur ce dossier, c’est qu’ils ont de bonnes raisons. En cas de conflits par exemple, en Europe ou en Israël comment pourra-t-on envoyer de manière sécuritaire des appareils en Italie ? De plus, en cas de conflits graves en Europe, le centre de Cameri pourra-t-il survenir à la demande des utilisateurs du F-35 en temps et en heures ? Un officier de l’armée de l’air israélienne faisait la constatation suivante : qu’arriverait-il, si le centre de Cameri était bombardé ou victime d’une attaque terroriste sévère ? Pour Israël, ce centre unique en Europe représente un "talon d’Achille" sérieux pour les utilisateurs de F-35.

Le second problème de la maintenance concerne le système de maintenance ALIS (Autonomic Logistics information System) centralisé au Etats-Unis pour l’ensemble des utilisateurs n’offre pas les sécurités nécessaires en matière de cyberguerre. Il faut dire que, si un hacker arrive à pénétrer le système ALIS, qui communique depuis chaque avion directement au sol, il aura accès à l’ensemble de la gestion de la maintenance cellule, des systèmes de missions et des clés cryptographiques utilisées sur chaque F-35 en service. Inutile de préciser que, si l’ennemi accède à ces données, il pourra les modifier à son aise et clouer la flotte de F-35 au sol. De plus il aura également accès aux données des autres nations utilisatrices de l’avion.

Mais pour Israël, il existe également un autre problème avec ALIS, en cas de guerre électronique généralisée, il sera impossible pour les utilisateurs de l’avion d’avoir la garantie de pouvoir en permanence rester en contact avec le centre de maintenance aux Etats-Unis pour recevoir les correctifs de logiciels. De plus, la chaine d’approvisionnement en pièces détachées risques d’être sévèrement compromise clouant ainsi au sol les flottes de F-35. Israël est principalement lié à la vulnérabilité des systèmes externes qui relient le F-35 à la fois aux réseaux militaires américains et aux réseaux des partenaires de l’avion.

Assurer sa propre maintenance :

Pour les israéliens, le système centralisé de maintenance de Lockheed-Martin représente une dépendance vis-à-vis des Etats-Unis inacceptable d’une part et dangereuse de l’autre. Les industriels israéliens à travers la société Israël Aerospace Industry (IAI) se préparent à l’installation d’un service de maintenance complet. Israël prévoit de mettre en place sont propre pare-feu pour vous assurer que l'information privilégiée ne passe pas entre les Etats-Unis et israéliens via un système externe tel que le système Autonomic Logistics information (ALIS).

De plus, pour Israël il est inconcevable de rester dépendant en matière de pièces détachées. Pour ce faire le pays va constituer son propre stock pour garder son autonomie en cas de conflit.

Commentaires :

Les israéliens ont parfaitement mis à jour les faiblesses du système de maintenance du F-35, ainsi que la capacité des USA à garder la main sur chaque avion vendu à l’exportation. Il n’est pas question pour l’Etat Hébreu de voir un jour un changement de politique de la Maison Blanche venir bloquer la flotte israélienne à distance. Une situation qui commence d’ailleurs à inquiéter d’autres acquéreurs de l’avion.

 

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Photos : Le premier F-35A israéliens @ Lockheed-Martin

 

29/12/2015

Israël dit adieu à ses A-4 « Skyhawk » !

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La Force aérienne et spatiale israélienne (H'eil Ha'Avir) a dit adieu à sa flotte d’avion Douglas A-4 « Skyhawk. Un dernier vol de A-4 a survolé l’ensemble des bases aériennes israéliennes en guise d’au revoir au vénérable aéronef nommé « Ayit » (aigle en hébreu) au sein de la Force aérienne. 

Rappel :

L’arrivée du « Skyhawk » en Israël a été débuté le 29 décembre 1967, lorsque les quatre premiers appareils ont été déchargés d'un navire qui est arrivé dans le port de Haïfa. Le «Skyhawk » fut le premier avion a réaction d’origine américaine à entrer en service au sein de l'IAF, il était devenu le jet le plus ancien encore en service. Le A-4 « Skyhawk » a été engagé très vite en opération, lors de la guerre du "Yom Kippour", les équipages de « Skyhawk » ont opérés plus de 1000 sorties opérationnelles. En Israël, les A-4 ont reçu quelques modifications avec le remplacement des canons de 20mm par des canons de 30mm et l'allongement de la tuyère du réacteur, afin d'en réduire la signature infrarouge.

Outre son activité opérationnelle, le «Skyhawk» a par la suite été versé au sein de l’école de pilotage de l’IAF et ceci jusqu’à l’arrivée de l’Alenia-Aermacchi M-346 « Lavi » au sein de l’école de combat aérien.

Le Douglas A-4 « Skyhawk » :

Le Douglas A-4 « Skyhawk « est un avion léger d’attaque construit au Etats-Unis par Douglas. L’avion est initialement destiné à être embarqué à bord des porte-avions.

Robuste, efficace et peu coûteux, cet avion a rencontré un gros succès commercial avec près de 3’000 exemplaires construits pour une dizaine de pays utilisateurs. Mis en service en 1956 dans la Marine des Etats-Unis, il est resté en production pendant 27 ans.

 

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Photos : Douglas A-4 « Skyhawk »à Beer Sheva@ Say Filkenmann