09/04/2018

La Colombie va recevoir ses S-70i« Black-Hawk » !

 

Sikorsky_S-70i_Blackhawk,_PZL-Mielec_JP7213250.jpg

L'armée de l'air colombienne va recevoir prochainement des hélicoptères Sikorsky S-70i « Black Hawk ». Sikorsky prévoit de livrer un premier lot de trois Black Hawks S-70i commandés par l'armée de l'air colombienne en août, suivi d'une deuxième série de livraisons en octobre.

 

Grand utilisateur du « Black-Hawk » :

La Colombie est le second opérateur, par le nombre d’appareils en service, de l’hélicoptère Sikorsky UH-60 « Black-Hawk » après l’US Army. L’ armée de terre dispose de 55 UH-60, l’armée de l’air de 32 appareils et la police 7.

Avec l’arrivée prochaine de la nouvelle version S-70i, la Colombie va renforcer un peu plus sa capacité de transport tactique et d’appuis.

Le Sikorsky S-70i :

Le Sikorsky S-70i est un dérivé des versions MH-60 destiné à l’exportation. La nécessité d'une plate-forme d'un tout nouveau Black-Hawk. Le Hawk «M» a émergé durant les années 1990 avec l'obligation de mettre à jour l’avionique analogique des UH-60A et UH-60L avec un cockpit numérique intégré, des commandes de vol numériques doublées et des moteurs plus puissants et des améliorations structurelles. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed Martin, le S-70i (MH-60) représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi-missions en utilisant un équipage de trois personnes. Outre, l’attaque de navires et de sous-marins, l’hélicoptère est susceptible de remplir l’ensemble des missions secondaires telles que : la recherche et le  sauvetage (SAR), le  ravitaillement vertical, le soutien aux incendies de surface, l’évacuation médicale (MEDEVAC)  ainsi que le relais des communications.

Photo :S-70i @ Sikorsky/PZL

 

 

11/03/2018

Le Kazakstan prépare l’achat de Su-30SM supplémentaires !

456.jpg

Le ministère de la Défense du Kazakhstan (MoD) prévoit d'acheter un nouveau lot d’avions de combat multirôles Sukhoi Su-30SM auprès de la Russie.

"Dans le cadre de l'accord de coopération militaro-technique avec la Fédération de Russie en 2018, le ministère de la Défense de la République du Kazakhstan prévoit de conclure un contrat pour la fourniture d'avions multirôles Su-30SM., Il est prévu d'acheter des avions Su-30SM additionnels, a déclaré le ministère de la Défense à Astana sans fournir plus de détails sur le nombre d'avions supplémentaires à acquérir.

Depuis février 2015, la Forces de défense aérienne kazakhes (KADF), a commencé à recevoir un progressivement ses premiers Sukhoi Su-30SM. Le nouvel avion doit venir remplacer la flotte actuelle de MiG-27 en service.

Le Sukhoi Su-30SM : 

Les Su-30SM se différencient des Su-30MKI indiens par leurs équipements entièrement russes, leur système d'identification "ami/ennemi" et par d’autres éléments. Pour développer cette version, Sukhoi profita de son expérience avec le programme Su-35 en ce qui concerne par exemple l’avionique. Tout comme la version MKI, le SM dispose de plans canard et de tuyères à poussée vectorielle couplées aux moteurs Saturn Lyulka AL-31Fl.

L’appareil dispose d’un radar à antenne à balayage électronique (AESA) de type Zhuk-AE du fabricant russe Phazotron. L’antenne en bande X permet de suivre 30 cibles aériennes en mode piste, pendant l’exploration et d’engager 6 cibles simultanément en mode attaque. L’avionique est également de dernière génération avec écrans multifonctions (EFIS), système de positionnement par satellite GLONASS et un nouveau système de communication entièrement sécurisé.

L’armement est multiple pour permettre l’engagement air-air et air-sol, mais également air-surface. L’option de dissuasion nucléaire est également possible, sans oublier la capacité de frappe d’interdiction et la suppression des défenses antiaériennes.

324.jpg

Photos : Su-30SM KADF

 

09/03/2018

L’Arabie Saoudite négocie l’achat de 48 Eurofighter !

1676126561.jpg

Le gouvernement britannique a signé aujourd’hui un mémorandum d'intention avec le Royaume d'Arabie saoudite visant à finaliser les discussions pour l'achat de 48 avions avions de combat Airbus DS Eurofighter « Typhoon II » au standars T3. Si cette vente se confirme, le Royaume disposera d’un total de 119 avions « Typhoon II ». Dans le conflit qui oppose le pays au Yemen, un Eurofighter a été perdu dernièrement.

Rappel :

L'Arabie saoudite avait commandé un total de 72 avions Eurofighter « Typhoon II » T2 en 2007. Le contrat est estimé à près de 41 milliards de dollars, ce fut l'un des plus importants contrats de passation de marchés jamais signés.

Airbus DS Eurofighter « Typhoon II » T3 :

Les Airbus DS Eurofighter T3 Block15 disposent des nombreuses nouvelles améliorations en comparaison des versions et standards antérieurs. L’Eurofighter T3 Block15 dispose du capteur IRST de série, il permettra la mise en oeuvre du missile air-air très longue portée « Meteor » de MBDA,il permet d’utililiser la nacelle de désignation "Sniper", ainsi que les missiles antichars MBDA « Brimstones II » et des bombes à guidage laser GBU-12. Le missile air-air courte portée Diehl BGT Iris-T fait également partie des options. En matière de radar, le T3 est doté du nouveau radar de type AESA à antenne à balayage électronique CAPTOR-E de Selex-ES.

DX2-Ht6XcAAZ8NS.jpg

Photos : Eurofighter T2 RSAF @RSAF

07/03/2018

La Norvège commande le Boeing P-8A « Poseidon » !

3374102257.jpg

La Norvège a passé commande pour 5 avions de patrouille maritime (MPA) Boeing P-8A « Poseidon » (MMA). Le contrat de 1,5 milliards de dollars comprend : les aéronefs, des capteurs, des systèmes de surveillance et des armes anti-sous-marines. La Norvège a planifié la livraison entre 2021 et 2022. La commande est groupée avec 4 appareils destinés aux Royaume-Uni, ainsi que 10 autres avions pour l'US Navy.

La Norvège achète le P-8A pour remplacer les six avions de patrouille maritime (MPA) Lockheed Martin P-3C Orion vieillissants et trois avions de surveillance Dassault Falcon DA-20 qui sont actuellement pilotés par la Royal Norwegian Air Force (RoNAF).

Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

Avec cette commande, la Norvège deviendra le cinquième utilisateur du P-8A après la Marine américaine, l’Inde, l’Australie et l’Angleterre.

887069040.jpg

Photos : P-8A « Poseidon » @ Boeing

 

04/03/2018

easyJet veut favoriser l’accès au cockpit des femmes !

kate-mcwilliams-plus-jeune-commandant-de-bord-easyjet.jpg

Le transporteur aérien spécialisé dans le « low cost » easyJet, a publié récemment les résultats d’une étude auprès de pilotes des différences entre hommes et femmes qui désirent pratiquer cette profession. Au final, cette étude doit permettre au transporteur d’adapter son plan de formation pour ses futurs besoins.

L’étude a été menée auprès de 556 pilotes, dont 59 femmes, représentant un panel de séniorité diversifié, dans le cadre de l’initiative Amy Johnson lancée par easyJet. Les résultats confortent la volonté d’easyJet d’encourager davantage de femmes à s’engager dans des carrières de pilotes.

Une vocation plus tardive chez la femme :

Plus de la moitié des hommes interrogés (55%) déclarent avoir développé l’envie de devenir pilote à l’âge de 10 ans, alors que presque la moitié des femmes interrogées (44%) avaient plus de 16 ans. De plus, plus d’un cinquième (22%) des hommes interrogés savaient qu’ils souhaitaient devenir pilote dès l’âge de 5 ans.

 L’étude a également révélé : 

- L’importance d’avoir un modèle au sein de sa famille ou d’un pilote rencontré sur un vol lors d’un départ en vacances afin d’inspirer les jeunes générations dans cette voie

- La nécessité d’impliquer les enseignants et intervenants éducatifs auprès des enfants pour développer les connaissances sur ce métier, point relevé par l’ensemble des pilotes interrogés

Les retours de certaines pilotes indiquent qu’elles se sont senties désavantagées du fait d’être une femme, suggérant que le métier de pilote continue d’être perçu par la plupart comme un métier d’homme.

Promotion de la femme pilote :

L’initiative Amy Johnson continue de délivrer de bons résultats. La compagnie a récemment annoncé que les recrutements de femmes pilotes étaient en augmentation de 48% par rapport à 2016. Ceci ramène la part de femmes pilotes à 13% parmi les nouveaux entrants, alors qu’au même moment, une étude publiée par l’International Society of Women Airline Pilots déclare que seulement 4% des pilotes du monde entier sont des femmes.

Pour la 3e année consécutive, la proportion actuelle de femmes pilotes dans nos effectifs influence positivement les écarts de salaire entre hommes et femmes au sein de la compagnie (toutes fonctions confondues). 

Les différences de rémunération entre hommes et femmes chez easyJet sont de l’ordre de 50%, mais ceci est anormalement influencé par la surreprésentation d’hommes dans la communauté de pilote, en comparaison aux autres fonctions dans l’entreprise, qu’easyJet s’efforce de rétablir grâce notamment à l’initiative Amy Johnson.

EasyJet a d’ores et déjà fait d’importants progrès en améliorant la visibilité sur ces carrières au-delà des aéroports, et depuis le lancement de l’initiative Amy Johnson en 2015, les pilotes easyJet (hommes et femmes) se sont rendu dans 140 écoles et collèges afin de communiquer sur leur métier auprès des jeunes communautés.

 

4486.jpg

Photos : Femmes et hommes pilotes chez easyJet @ EasyJet