10/11/2015

AEW&C, les EAU choisissent le tandem Bombardier/SAAB !

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Salon aéronautique de Dubaï, les Emirats Arabe Unis (EAU) ont choisi l’offre de Bombardier/Saab pour se doter du futur avion de surveillance et d’alerte lointaine AWACS. Le programme plus connu sous le nom de « Swing Role Surveillance System (SRSS) comprend un aéronef de type Bombardier Global 6000 et le système électronique de radar de type « Erieye » de Saab. Les EAU prévoient de commander deux systèmes complets.

L’avionneur canadien livrera donc la plateforme basée sur le jet privé Global 6000. La grande cabine du biréacteur Global 6000 offrira un espace confortable pour l’installation des postes de commandes et de surveillance. Le personnel pourra se tenir debout. Le poste de pilotage est doté du nouveau système d’avionique Bombardier Vision. Offrant les plus récentes technologies, cet impressionnant biréacteur peut relier Paris à Tokyo sans escale avec huit passagers et de trois à quatre membres d’équipage (en mode jet privé). Il peut franchir 6’000 milles marins (11’100 km) à Mach 0,85 avec jusqu’à huit passagers.

De son côté la Société de la Défense et de la sécurité Saab installera sa nouvelle version du système de radar Saab « Erieye ». Le système Swing Role Surveillance System (SRSS) est capable de détection simultanée et le suivi des cibles multiples dans les airs, sur terre et en mer.

Le radar du système de mission Erieye AEW & C est actif à impulsions Doppler est il est associé à une liaison de donnée. Le système utilise une antenne à double face logée dans un carénage dorsal. L'antenne est fixe, et le faisceau est balayé par voie électronique, ce qui permet d'améliorer la détection et les performances de suivi par rapport aux antennes radars à dômes. L’Erieye détecte et suit les cibles aériennes et maritimes sur une portée officielle de 450 kilomètres (280 mi). Les caractéristiques du système comprennent: la production d'onde adaptative (y compris la compression numérique, codées en phase d'impulsion), le traitement du signal et de poursuite de cible (TWS) tout au long de la couverture angulaire du système à l’aide de fréquences basses et moyennes. L’Erieye dispose également d’une capacité de détection avant et en arrière du cap de l'avion.

 

Photo : le futur SRSS Bombardier Global 6000/Saab Erieye @ Saab Defense

 

18/09/2015

L’Australie n’est pas contente du Tigre !

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L'Australie n’est pas contente de ses hélicoptères Airbus Tigre ARH et menace de les remplacer. Le problème vient de la capacité au combat et de la maintenance de celui-ci, lourde et onéreuse.

 

La menace :

L’armée australienne confirme que les 22 hélicoptères Tigre pourraient être remplacés, si leurs performances ne répondent pas aux exigences de combat et de maintenance. Pour l’Australie, la maintenance s’avère complexe, longue et difficilement inapplicable en combat réel, de plus l’hélicoptère ne satisfait pas aux exigences du combat actuellement.

 

Les faits :

Le rapport annuel de la défense de l'Australie a montré que les hélicoptères Tigre avaient volé 3’000 heures dans une période de 12 mois, soit bien en dessous des 6.000 heures recherchés. L'armée dénonce notamment que la motorisation des Turbomeca MTR de l'hélicoptère ont un coût plus élevé  que prévu. L’australienne se plaint de la difficulté pour obtenir des pièces détachées et que plusieurs incidents impliquant de la fumée dans le cockpit ont été relevés.

En matière de combat, l’Australie relève que ses Tigre ont été fortement impliqués dans les campagnes militaires en Irak et en Afghanistan. Mais contrairement à la France, l'Allemagne et l'Espagne, ceux-ci ont été exposés dans des zones de combat bien plus dures. Pour l’Australie, la capacité du Tigre n’est pas compatible en totalité avec la réalité terrain.

 

Volonté d’amélioration :

Pour l’Australie, qui collabore sur  une nouvelle version de l’hélicoptère de combat Tigre, surnommé le Tigre Mk3. Il s’agit de corriger les faiblesses de l’hélicoptère. Pour se faire,  l'OCCAR travail a définir le futur standard MK3 de l’EC665 Tigre. La France, l'Allemagne, l'Espagne et l'OCCAR travaillent ensemble avec l'Australie pour établir un cadre de coopération commun, qui sera utilisée pour la préparation et le développement futur de la Mk3. Ces travaux s’appuieront en outre sur l’expérience acquise suite aux nombreux engagements du Tigre au combat, notamment en Afghanistan et au Mali, ainsi que sur les dernières technologies désormais disponibles ou en cours de développement.

Gageons que les critiques sévères de l’Australie permettront d’améliorer le Tigre et de le rentre encore plus féroce !

 

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Photos : Airbus EC665 Tigre ARH RAAF@ RAAF

 

05/09/2015

Sukhoi Su-30SM pour la marine russe !

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L’aéronavale russe prépare une commande portant sur 50 avions de combat Sukhoi Su-30SM. Cette information vient d’être confirmée par le général Igor Kozhin, lors du salon aéronautique de Moscou MAKS.

Selon le général Igor Kozhin, la longue portée du Su-30SM et sa capacité à effectuer des  ravitaillements en vol ainsi que sa capacité à porter des armes guidées en font un outil particulièrement précieux pour le développement de l’aéronavale.

La force aérienne russe a déployé un certain nombre de Su-30SM sur la péninsule de Crimée et la marine a l'intention de faire la même chose, probablement sur les installations de la base de Saki (Novofedorovka).

Cette décision d’acquisition fait suite a l’approbation de la marine pour un approvisionnement à large taux de production. Selon l'amiral Chirkov, Cette acquisition de SU-30SM est prévue dans le cadre d'un achat important de nouveaux avions qui devront être livré d’ici 2020. Les SU-30SM se différencient des SU-30MKI indiens par leurs équipements entièrement russes, leur système d'identification "ami/ennemi" et par d’autres éléments. Pour développer cette version, Sukhoi profita de son expérience avec le programme SU-35 en ce qui concerne par exemple l’avionique. Tout comme la version MKI, le SM dispose de plans canard et de tuyères à poussée vectorielle couplées aux moteurs Saturn Lyulka AL-31Fl.

L’appareil dispose d’un radar à antenne à balayage électronique (AESA) de type Zhuk-AE du fabricant russe Phazotron. L’antenne en bande X permet de suivre 30 cibles aériennes en mode piste, pendant l’exploration et d’engager 6 cibles simultanément en mode attaque. L’avionique est également de dernière génération avec écrans multifonctions (EFIS), système de positionnement par satellite GLONASS et un nouveau système de communication sécurisé.

L’armement est multiple pour permettre l’engagement air-air et air-sol mais également air-surface. L’option de dissuasion nucléaire est également possible avec capacité de frappe d’interdiction et la suppression des défenses antiaériennes.

Intégration du Brahmos :

A signaler également que la société indo-russe prépare activement le premier tir d'essai du missile supersonique Brahmos PJ-10 de croisière à partir d'un Su-30MKI d'ici la fin de cette année. La marine russe veut aussi utiliser le missile sur ses Su-30SM. Le Brahmos est un missile supersonique à propergol solide pesant 2,55 tonnes. Sa version originale est longue de 8,3 mètres pour 0,67 m de diamètre. Doté d'une ogive de 200 à 300 kg, le Brahmos est capable de neutraliser les cibles à une distance de 290 km.

Le Brahmos est un acronyme composé des premières syllabes du fleuve indien Brahmapoutre et de la rivière russe Moskova.

 

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Photos : Sukhoi Su-30SM @ Sergy