20/02/2018

Saab confirme la livraison du Gripen E pour 2019 !

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L’avionneur suédois Saab confirme être sur la bonne voie pour livrer les premiers exemplaires de série du Gripen E au troisième trimestre de l'année prochaine.

"Nous allons nous en tenir au plan et livrer les deux premiers avions à l'armée de l'air brésilienne et à l'armée de l'air suédoise l'année prochaine", a déclaré Håkan Buskhe, directeur général de Saab. "Les choses se passent comme prévu", a-t-il déclaré en discutant des résultats financiers de la société le 16 février dernier.

Mieux que prévu :

Les tests et l'évaluation du premier avion Gripen E de pré-série n°39-8 se passent extrêmement bien. L’avionneur confirme que les données obtenues sont encore meilleures que les prévisions. Peu d’informations ont filtré en ce qui concerne ces résultats et semblent concerner l’ensemble des systèmes de l’avion. On apprend que l’antenne du radar AESA (Active Electronically Scanned Array)  ES05 «Raven» se montre particulièrement efficace, lorsqu’il faut suivre les cibles indépendamment des volumes de recherche et ceci grâce à des améliorations en ce qui concerne le contrôle du faisceau d’antenne.

Par ailleurs, les essais de préparation en vol ont permis de valider un temps de rotation entre les missions de seulement dix minutes.

L’appareil de pré-série sera rejoint par le second modèle (39-9) prochainement et le troisième (39-10) au début de 2019.

 

Un prix pour son inventeur :

Le Prix de l'innovation Saab 2017 est allé au Dr Henrik Holter pour son invention d'une nouvelle antenne en phase, qui est au cœur du système de guerre électronique de Gripen E.

"Mon invention est une ouverture d'antenne multidimensionnelle à large bande pour les systèmes AESA modernes", explique Henrik.

« L'ouverture de l'antenne a été spécialement développée pour les systèmes de guerre électronique à large bande ».

L’Inde, la Finlande et la Suisse dans le viseur :

Concernant les ventes potentielles à venir, l’avionneur suédois dit vouloir se concentrer avec le Gripen E en direction de l’Inde, le Finlande et de la Suisse. Pour les versions plus anciennes de type C/D le constructeur annonce pouvoir conclure prochainement de nouvelles ventes, sans en dire plus.

 

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Photos : Gripen E @ Saab S. Kalm

 

11/02/2018

Avions de combat, l’Inde a-t-elle encore les moyens de ses ambitions ?

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L’Inde multiplie les acquisitions en matière d’achat d’armement et notamment en ce qui concerne ses Forces aériennes. Le pays dispose d’un budget colossal qui fait de nombreux envieux en Europe. Pourtant certains signaux semblent montrer un début d’essoufflement de la part de l’Inde.

De l’achat de nouveaux avions écoles BAe Hawk et Pilatus PC-7, de Sukhoi MKI, de MiG-29MK pour la Marine en passant par la première tranche de Rafale, de Boeing P-8A et la modernisation de la flotte de Jaquar et le soutien au programme national Tejas sans oublier les hélicoptères Apache et Chinook. A cela s’ajoute les différentes compétitions avenir entre le Gripen le F-16 et la relance d’un avion ravitailleur.

Trop de programme :

Les premiers signes d’une limitation des projets semblent aujourd’hui se mettre en place. Le premier concerne la participation de l’Inde au développement du Sukhoi Su-57. L’Inde aurait dû déjà franchir la prochaine étape du processus, qui consiste à s'engager dans un effort de plusieurs milliards de dollars pour développer une variante réelle de l'avion qui serait modifiée pour répondre aux besoins de l'Inde. Pour l’instant rien à l’horizon. La seconde et inévitable tranche d’avions de combat Rafale n’est pas pour l’heure prévue et reste théorique, alors que le renforcement de l’épine dorsale de l’IAF est devenue prioritaire.

Certes, l’Inde semble ces dernières années vouloir diminuer ses liens en matière d’approvisionnement auprès de la seule Russie, et d’opérer une diversification en direction de fournisseurs Occidents. La grande problématique de l’Inde vient du fait que celle-ci ne connaît pas la rationalisation des projets et multiplie les fournisseurs, créant ainsi une montagne de procédures qui ont également un coût.

La difficulté pour l’Inde, est de pouvoir au final acquérir un nombre suffisant d’appareils et non une panoplie hétéroclique d’aéronefs. A plus forte raison, que l’achat d’un ou deux avions de type multirôles d’avèrerait plus efficient et rentable que quatre ou cinq modèles.

A terme l’Inde devra sacrifier un deux projet d’envergure pour pouvoir rentrer dans ses comptes, la question est : le ou lesquels ?

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Photos 1 Su-57 @ Sukhoi 2 le Tejas marine @ HAL

26/12/2017

L’Indian Air Force finalise l’achat de Tejas !

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Hindustan Aeronautics Limited (HAL) a reçu une demande de proposition (RFP) portant sur 83 avions de combat Tejas Mk-1A. L’avionneur indien devrait recevoir une commande ferme de production à fin 2018.

Le Conseil de l'acquisition de la défense de l'Inde (DAC) avait autorisé l'achat de 83 avions Tejas Mk-1A en novembre 2016. Les 83 avions doivent être configurés selon la norme Tejas Mk-1A, soit une version sensiblement modifiée du Tejas Mk-1.

Rappel :

A ce jour, le ministère de la défense indien a passé un contrat avec HAL pour un total de 40 Tejas Mk-1 dans le cadre des commandes passées entre 2006 et 2010 pour 20 appareils. Mais suite à des retards de livraison, seul cinq avions ont été livrés à l'armée de l'air. Le de la première commande de Tajas Mk-1 sera livré en 2020.

Le Tejas MK-1A :

Hindustan Aeronautics et l'Agence de développement aéronautique (ADA) sont actuellement en phase de finalisation du développement du Tejas Mk-1A. Selon l’avionneur indien, la production du Mk-1A pourra commencer immédiatement après la fin des livraisons du premier lot de 20 avions au standard MK-1 en configuration d'Operational Operation (IOC).

Le Tejas Mk-1A emportera un radar israélien Elta 2052 AESA, une suite de guerre électronique (EW) et une sonde de ravitaillement en vol Cobham. De nouveaux missiles air-air et des munitions de précision sont également envisagés par l’ADA, en plus des R-73 et du Rafael Derby BVRAAM, déjà intégrés sur les avions Tejas Mk-1.

Des doutes sur le Tejas Mk-2 :

De fait, cette nouvelle version adaptée du Tejas et le lancement de la compétition pour un nouveau type de chasseur monomoteur en cours, semble jeter un doute sur l’avenir du Tejas MK-2. L’Inde est actuellement en phase de test avec le Lockheed.Martin F-16V et Saab Gripen E.

 

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Photos : le Tejas @ HAL

04/10/2017

SpiceJet commande 25 Q400 !

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Bombardier Avions commerciaux a annoncé la conclusion d’une entente d’achat ferme avec SpiceJet Limited (« SpiceJet ») de Gurgaon, en Inde, qui pourrait aller jusqu’à 50 avions de type turbopropulseurs Q400. Il s’agit de la plus importante commande individuelle du programme d’avions Q400 et fait franchir le cap des 600 commandes fermes d’avions Q400. Au moment de la livraison, le transporteur aérien deviendra le premier au monde à exploiter un turbopropulseur de 90 places, sous réserve de la certification par les organismes de règlementation.

L’entente d’achat comprend 25 avions turbopropulseurs Q400 et des droits d’achat de 25 avions supplémentaires. Selon le prix courant de l’avion, la valeur de la commande s’élève à 1,7 milliard de dollars US.

Depuis 2010, SpiceJet a pris livraison de 15 nouveaux avions Q400. À l’heure actuelle, le transporteur aérien exploite 20 avions Q400 dans une configuration à 78 places vers des destinations au pays et à l’étranger.  Cette expansion de sa flotte permettra à SpiceJet de croître de façon rentable et de tirer parti de la forte demande prévue du marché régional de l’aviation qui connaît la croissance la plus rapide dans le monde.

Les turbopropulseurs Q Series  ont fait d’importantes avancées dans la région de l’Australasie où 240 avions Q Series, sont en service ou commandés.

Si on inclut la commande de SpiceJet, Bombardier a enregistré des commandes fermes pour un total de 610 avions Q400. 

Photo : Q400 aux couleurs de SpiceJet@ bombardier

 

06/09/2017

L’Inde signe pour plus d’hélicoptères Dhruv !

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    New Dehli, l'armée et la marine indienne ont signé une commande combinée portant sur 41 hélicoptères légers HAL Dhruv (ALH). L'accord verra l'armée prendre 40 de ces hélicoptères, et la marine un seul appareil, dans le cadre d'un contrat d'une valeur de 976 millions de dollars. Les livraisons vont s’étendre sur 60 mois.

    Le HAL Dhruv :

    Conçu par la société HAL comme hélicoptère moyen polyvalent en vue de succéder aux Alouettes III. Le programme ALH est lancé en 1984 mais n’évolua que très lentement à cause de nombreuses difficultés techniques. De plus, un embargo (Dû à l’acquisition du programme Nucléaire militaire Indien) bloqua les possibilité de transfert de technologie durant plusieurs années.Le premier prototype ne vola qu’en 1992 et ceci grâce à l’aide du motoriste français Turbomeca. Il fallut près de dix ans à HAL pour finaliser sont nouvel hélicoptère qui n’entra en service pour la première fois qu’en 2002 dans les unités de gardes-côtes puis progressivement au sein des diverses unités de l’armée Indienne.

    L’Hélicoptère HAL Dhruv dispose de missiles « Fire-and-forget »  antichars offrant  7 km de portée pour le soutien au sol. L'hélicoptère multi-mission est équipé d’une nacelle frontale infrarouge (FLIR) avec imagerie thermique,  d’une interface intégrée défensive (IDAS) pour la guerre électronique et l'auto-protection. L’hélicoptère permet l’emploi de missile air-air avec autodirecteur à infrarouge, de nacelle roquettes et d’une tourelle canon orientable.

     

    Photo : HAL Dhruv @ Vivek Manvi