29/05/2020

Entrée en service du Tejas FOC !

 

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L’armée de l’air de indienne (IAF)  a intronisé le premier avion de combat léger de type HAL  Tejas MKI, à la norme FOC au service d’un l’escadron opérationnel. C’est l’escadron 18 «Flying Bullets» basé à Sulur dans l'État du Tamil Nadu qui a réceptionné le premier l’avion. L’Escadron 18 volait précédemment sur MiG-27. Cette unité a participé activement à la guerre de 1971 avec le Pakistan. Il a été réactivé le 1er avril dernier.

Il s’agit en fait du second escadron doté du Tejas, le n° 45 « Flying Daggers » exploite 16 LCA Mk1.   Cependant, les appareils qui le compose sont encore à la norme IOC, soit la capacité opérationnelle initiale. Le 17 mars dernier, l’avionneur Industan Aeronautics Ltd (HAL) a effectué le premier vol d’un Tejas en configuration opérationnelle finale (FOC). 

Tejas au standard FOC :

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Le FOC représente la finalisation des équipements de l’avion avec notamment une perche de ravitaillement en vol fixe. Du point de vue du combat, les principaux changements concernent l’adaptation et la validation des deux canons GSh-23 de 23 mm de conception russe et de la qualification du missile air-air Rafael Derby qui porte au-delà de la portée visuelle (BVM). De plus, selon HAL, la variante FOC réduira les heures de maintenance et les délais d'exécution, ce qui améliorera le soutien aux missions des forces aériennes indiennes».

HAL ajoute qu'elle a déjà dispensé une formation à un premier lot de 18 pilotes d'escadron et de personnel de maintenance.

Actuellement l’IAF dispose de 16 chasseurs Tejas en service avant la dernière livraison. À ce jour, le service a commandé 20 exemplaires dans les normes IOC et FOC, tandis que New Delhi prévoit également d'en acquérir 83 dans une configuration Mk-1A améliorée pour environ 5,3 milliards de dollars.

Le HAL Tejas MkIA :

La variante actuelle du Tejas MK1A CIO est dotée du radar ELTA Systems ELM-2032 à antenne mécanique. La variante FOC dispose du radar à antenne à balayage électronique ELTA Systems ELM-2052. Ce radar utilise un réseau de transmission / réception avec modules semi-conducteurs permettant la détection en réseau pour obtenir une plus longue portée de détection, avec une haute fiabilité avec un suivi multi-cible. Il peut également soutenir l'identification des cibles à haute résolution. Il peut détecter des cibles à très longue portée tout en suivant jusqu'à 64 cibles et engager simultanément plusieurs cibles avec des missiles. Dans les missions d'attaque au sol le radar prend en charge la cartographie de navigation et d'images haute résolution (SAR), soutenu par un faisceau réel (RBM) et Doppler (DBS). Le ELM-2052 est réalisé sous la forme d'un système modulaire, construit avec une capacité de croissance de calcul et de mémoire.

Le Tejas met en œuvre les missiles air-air Rafale Python et Derby, le tout avec une liaison de données numérique interconnectée. De plus, un système de guerre-électronique complet, également d’origine israélienne équipe le standard l’avion et complète définitivement le système de défense de l’avion indigène indien.

L’avion est doté du système de génération d'oxygène de bord (OBOGS). Les affichages du cockpit seront également améliorés. L’avion est motorisé par un General Electric F404-F2J3 de 53,9 kN et de 85 kN avec postcombustion.

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Photos : 1 & 2 Tejas MkIA FOC 2 Tejas IOC @ HAL

 

 

15/05/2020

Changement de cap en Inde, vers le tout Tejas ! 

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La nouvelle va jeter un coup de froid aux avionneurs étrangers en course pour fournir de nouveaux avions à l’Indian Air Force (IAF). Le premier Ministre Modi vient lancer un appel à l’autosuffisance et prévoit d’acquérir un grand nombre d’avions HAL Tejas.

Rappel :

L’Inde est un pays compliqué et un nouveau chapitre semble se dessiner dans le pays. Le processus d'achat d'avions de chasse a commencé il y a plus de dix ans avec le programme MMRCA avec le choix du Rafale. Puis, l'Inde a annulé une commande tant attendue avec Dassault Aviation pour 126 Rafale d'une valeur de 11 milliards de dollars en 2015, mais a depuis acheté 36 des avions pour accélérer le remplacement des avions plus anciens.

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En avril 2018, le pays relance son projet d’avions de combat dans le but d’acquérir un total de 110 aéronefs. Ce nouvel épisode ressemble à un projet MMRCA II et enterre l’achat séparé d’avions monoréacteurs et de bimoteurs prévu entre-temps. Ce nouveau retournement de situation n’est que le troisième en une décennie. 

Changement de cap :

L'Inde prévoit maintenant de passer à des avions de combat fabriqués localement, deux ans après avoir demandé à des entreprises mondiales de soumettre des propositions pour fournir 110 avions de combat dans le cadre du plus gros contrat d'avions au monde.

L'armée de l'air du pays est en train de finaliser des plans visant à introniser des avions de combat légers fabriqués localement en l’occurrence le Tejas afin de renforcer les capacités de sa flotte d'avions de combat vieillissants, a déclaré le chef d'état-major de la défense Bipin Rawat dans une interview à New Delhi en fin de semaine. Selon le nouveau plan, le pays achètera 83 avions supplémentaires, en plus de l’accord antérieur pour 40 avions. Le montant est estimé à un peu plus de 6 milliards de dollars.

Cette décision ne va pas manquer d’alimenter les réflexions sur l’avenir des grandes commandes indiennes. En effet, l’Inde était depuis 20 ans un clients très gourmands en matières d’équipement militaire avec des capacités financières capables d’absorber plusieurs gros contrats simultanément. Il semble possible que les tracasserie bureaucratique et un début de crise financière ont finalement eu raison de l’appétit indien.

Un revers pour les avionneurs étrangers :

La décision a de quoi surprendre et sonne comme un revers pour Boeing, Dassault, Lockheed Martin Corp., Saab AB et le russe MiG qui étaient en course pour la commande de 15 milliards de dollars. Une nouvelle fois ceux-ci vont se retrouver avec une « gueule de bois ». On notera que l’avionneur Suisse Pilatus qui attend toujours une hypothétique troisième commande pour son avion école PC-7MKII est également dans le trouble, car aucune prise de position sérieuse n’est à l’ordre du jour.

Ce choix stratégique indien semble être directement lié par la finalisation du standard en configuration opérationnelle finale (FOC ) obtenu en mars dernier. Avec le premier vol du Tejas MkI au standard opérationnel c’est une nouvelle voie qui s’offre pour l’Inde et son industrie. A plus forte raison, la crise du COVID-19 pour également une telle décision.

Le FOC représente la finalisation des équipements de l’avion avec notamment une perche de ravitaillement en vol fixe. Du point de vue du combat, les principaux changements concernent l’adaptation et la validation des deux canons GSh-23 de 23 mm de conception russe et de la qualification du missile air-air Rafael Derby qui porte au-delà de la portée visuelle (BVM).

HAL a reçu le feu vert pour la production en série de la variante FOC en février 2019 et produira désormais 15 autres avions pour équiper un deuxième escadron LCA Mk1 au sein de l'Indian Air Force. Actuellement, le 45e Escadron « Flying Daggers » exploite 16 LCA Mk1 antérieurs dans la configuration opérationnelle initiale (CIO) à partir au sein des installations de Sulur Air Force au Tamil Nadu. Ses appareils devraient être mis à niveau à la norme FOC à un moment donné. L'escadron n° 18 « Flying Bullets » devrait être la deuxième unité dotée du Tejas MkI également basée à Sulur.

Commande débloquée prochainement : 

HAL et l'équipe de Tejas attendent maintenant le contrat pour commencer à construire 10 autres biplaces et 73 avions Tejas Mk1A. Ce contrat était en attente depuis 2016, mais les problèmes de mise au point l’avaient retardé. Il faut encore l'approbation du cabinet, le contrat est estimé à 5,3 milliards de dollars. Le Tejas Mk1 FOC reste cependant, une variante de transition dans l’attente du développement complet du Tejas Mk2. 

Le HAL Tejas Mk1A :

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La variante actuelle du Tejas MK1A CIO est dotée du radar ELTA Systems ELM-2032 à antenne mécanique. La variante FOC dispose du radar à antenne à balayage électronique ELTA Systems ELM-2052. Ce radar utilise un réseau de transmission / réception avec modules semi-conducteurs permettant la détection en réseau pour obtenir une plus longue portée de détection, avec une haute fiabilité avec un suivi multi-cible. Il peut également soutenir l'identification des cibles à haute résolution. Il peut détecter des cibles à très longue portée tout en suivant jusqu'à 64 cibles et engager simultanément plusieurs cibles avec des missiles. Dans les missions d'attaque au sol le radar prend en charge la cartographie de navigation et d'images haute résolution (SAR), soutenu par un faisceau réel (RBM) et Doppler (DBS). Le ELM-2052 est réalisé sous la forme d'un système modulaire, construit avec une capacité de croissance de calcul et de mémoire.

Le Tejas met en œuvre les missiles air-air Rafale Python et Derby, le tout avec une liaison de données numérique interconnectée. De plus, un système de guerre-électronique complet, également d’origine israélienne équipe le standard l’avion et complète définitivement le système de défense de l’avion indigène indien.

L’avion est doté du système de génération d'oxygène de bord (OBOGS). Les affichages du cockpit seront également améliorés. L’avion est motorisé par un General Electric F404-F2J3 de 53,9 kN et de 85 kN avec postcombustion.

Rappel : 

Le programme d’avion de combat léger (LCA) nommé Tejas (« Glorieux » en langue sanskrit) est un programme national indien lancé en 1982, dont la mise au point aura duré plus de 30 ans !  Il s’agit du plus petit avion de combat polyvalent au monde. Ce programme est sous la responsabilité du constructeur indien HAL (Hindustan Aeronautic Ltd).

L’histoire se répètera-t-elle ?

Pour Dassault, il a y de quoi être refroidit par cette décision. A l’époque l’Inde avait opté pour le Mirage 2000 à 59 exemplaires avec comme objectif d’en commander d’autres. Et puis les années passèrent et rien ! Avec la commande de 36 avions Rafale, Dassault était dans l’attente d’une seconde et pourquoi pas d’une troisième commande. A la vue des besoins indiens et des capacités de l’avion français, une telle option était parfaitement réaliste sinon nécessaire. La décision coupe nette les ambitions à courts termes de l’avionneur français. Pour autant, les faibles capacités du Tejas pourraient bien nous réserver quelques surprises, comme une énième relance de programme ?

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Photos : 1 Tejas 2 MMRCA II 3 Cockpit Tejas @ IAF 4 Tejas @David Oliver

 

 

 

20/03/2020

Le Tejas Mk1 enfin prêt !

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Le programme d’avion de combat indigène indien Tejas voit « enfin » le bout du tunnel. Le 17 mars dernier, l’avionneur Industan Aeronautics Ltd (HAL) a effectué le premier vol d’un Tejas en configuration opérationnelle finale (FOC). Ce vol va permettre de débloque une commande en attente depuis 2016.  

Tejas au standard FOC :

Ce premier Tejas MkI au standard opérationnel a été piloté par le chef des vols d'essai de HAL, l’Air Commodore (Retd) KA Muthanna. L'avion a décollé de l'aéroport de Bangalore juste après midi et a volé pendant environ 40 minutes. Les essais de taxi à basse vitesse avaient commencé le 10 mars.

Le FOC représente la finalisation des équipements de l’avion avec notamment une perche de ravitaillement en vol fixe. Du point de vue du combat, les principaux changements concernent l’adaptation et la validation des deux canons GSh-23 de 23 mm de conception russe et de la qualification du missile air-air Rafael Derby qui porte au-delà de la portée visuelle (BVM).

HAL a reçu le feu vert pour la production en série de la variante FOC en février 2019 et produira désormais 15 autres avions pour équiper un deuxième escadron LCA Mk1 au sein de l'Indian Air Force. Actuellement, le 45e Escadron « Flying Daggers » exploite 16 LCA Mk1 antérieurs dans la configuration opérationnelle initiale (CIO) à partir au sein des installations de Sulur Air Force au Tamil Nadu. Ses appareils devraient être mis à niveau à la norme FOC à un moment donné. L'escadron n° 18 « Flying Bullets » devrait être la deuxième unité dotée du Tejas MkI également basée à Sulur.

Commande débloquée prochainement :

HAL et l'équipe de Tejas attendent maintenant le contrat pour commencer à construire 10 autres biplaces et 73 avions Tejas Mk1A. Ce contrat était en attente depuis 2016, mais les problèmes de mise au point l’avaient retardé. Il faut encore l'approbation du cabinet, le contrat est estimé à 5,3 milliards de dollars. Le Tejas Mk1 FOC reste cependant, une variante de transition dans l’attente du développement complet du Tejas Mk2.

Le HAL Tejas Mk1A :

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La variante actuelle du Tejas MK1A CIO est dotée du radar ELTA Systems ELM-2032 à antenne mécanique. La variante FOC dispose du radar à antenne à balayage électronique ELTA Systems ELM-2052. Ce radar utilise un réseau de transmission / réception avec modules semi-conducteurs permettant la détection en réseau pour obtenir une plus longue portée de détection, avec une haute fiabilité avec un suivi multi-cible. Il peut également soutenir l'identification des cibles à haute résolution. Il peut détecter des cibles à très longue portée tout en suivant jusqu'à 64 cibles et engager simultanément plusieurs cibles avec des missiles. Dans les missions d'attaque au sol le radar prend en charge la cartographie de navigation et d'images haute résolution (SAR), soutenu par un faisceau réel (RBM) et Doppler (DBS). Le ELM-2052 est réalisé sous la forme d'un système modulaire, construit avec une capacité de croissance de calcul et de mémoire.

Le Tejas met en œuvre les missiles air-air Rafale Python et Derby, le tout avec une liaison de données numérique interconnectée. De plus, un système de guerre-électronique complet, également d’origine israélienne équipe le standard l’avion et complète définitivement le système de défense de l’avion indigène indien.

L’avion est doté du système de génération d'oxygène de bord (OBOGS). Les affichages du cockpit seront également améliorés. L’avion est motorisé par un General Electric F404-F2J3 de 53,9 kN et de 85 kN avec postcombustion.

Rappel : 

Le programme d’avion de combat léger (LCA) nommé Tejas (« Glorieux » en langue sanskrit) est un programme national indien lancé en 1982, dont la mise au point aura duré plus de 30 ans !  Il s’agit du plus petit avion de combat polyvalent au monde. Ce programme est sous la responsabilité du constructeur indien HAL (Hindustan Aeronautic Ltd).

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Photos : 1 & 3 Tejas mk1 2 Cockpit @ HAL

 

 

06/02/2020

L’Indian Air Force veut moderniser ses Su-30 ! 

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L'IAF a un besoin urgent de moderniser ses avions de combat Su-30MKI. Si un petit nombre d’avions vont être mis à jour en vue de l’intégration du missile BrahMos, le reste de la flotte doit également être modernisée.

Pour l’IAF, le Sukhoi Su-30 MKI est de toute évidence une plateforme superbe et puissante. En termes de capacité de transport et de portée, il a une grande utilité, mais la réalité est que le programme a été mis en ligne à l'origine en 1997 et que de nombreuses avancées technologiques ont depuis lors dicté une mise à jour de l'avion.  L'IAF a acquis plus de 250 exemplaires de l’avion, dont la plupart ont été assemblés sous licence à l'usine Hindustan Aeronautics Ltd (HAL) de Nasik, en Inde.

Radar et système de guerre-électronique :

Pour l’IAF, le radar et le système de guerre-électronique (EW) de l'avion sont particulièrement visés par la mise à jour.  D’un côté, la majeure partie des Su-30MkI actuels sont dotés du radar NIIP N011M Bars de type PESA. L’objectif est de le remplacer par un radar AESA de type Phazotron Zhuk-AE en bande X qui peut suivre 30 cibles aériennes en mode suivi pendant le balayage et engager six cibles simultanément en mode attaque. Ce dernier, équipe la dernière version du Su-30MKI doté du missile BrahMos. Ce radar a montré qu’il permettait également un niveau plus élevé de connaissance de la situation. 

La suite de guerre-électronique (EW) est un plus grand défi dans la mesure où la grande section radar de l'avion rend obligatoire une capacité d'autoprotection robuste. La suite EW actuelle de l'avion est une variante du système monté sur nacelle KNIRTI SAP-518 de fabrication russe, qui peut être complétée par le module de brouillage SAP-14.

Le Sukhoi Su-30MKi ainsi modernisé est nommé « Super 30 », il bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. L’appareil est doté de la version des moteurs AL-31FP de Saturn Corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2’000 heures en lieu et place des 1’000 actuels. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre extrême.

A terme, l’IAF espère voir toute sa flotte de Su-30 modernisée au standard « Super 30 » et disposer d’une flotte moderne et plus flexible.

Photo : Su-30MKI @ IAF

21/01/2020

Inde: entrée en service du missile BrahMos sur le Su-30 !

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Lundi 20 janvier, l'Indian Air Force (IAF) a annoncé la mise en service progressive de son premier escadron de chasseurs multirôle Sukhoi Su-30MKI armé du missile de croisière supersonique BrahMos-A (Air). Avec l’arrivée du nouveau missile associé aux performances exceptionnelles du Sukhoi Su-30MKI, l'IAF dispose dorénavant d’une portée stratégique redoutable pour la région. Le missile BrahMos offre à l’armée de l’air indienne la capacité désirée d’attaquer à partir de vastes champs de bataille éloignés sur toute cible en mer ou sur terre avec une précision extrême jour et nuit et par tous les temps.

Réactivation d’un ancien escadron :

Pour mettre en œuvre le nouveau couple Su-30MkI BrahMos, l’IAF a réactivé un ancien escadron, le n°222 « Tiger Sharks ». L’escadron opérera depuis les installations de Thanjavur Air Force Station (AFS) sur la côte sud-est de l'Inde. Il sera chargé de surveiller les côtes orientales et occidentales de l'Inde et la région plus large de l'océan Indien. L’escadron 222 va recevoir 18 Su-30MKI, dont huit appareils devraient être armés du missile BrahMos-A.

Intégration terminée :

L'intronisation de l'escadron fait suite à trois tirs d'essai réussis du système de missiles BrahMos-A avec l’avion de combat Su-30MKI depuis novembre 2017, dont le plus récent a eu lieu au large de la côte est de l'Inde en décembre 2019. L'intégration de l'arme sur l'aéronef a été un processus très complexe impliquant des modifications mécaniques, électriques et logicielles de l'avion. L’IAF est impliquée dans l’activité depuis sa création. Le développement du logiciel de l'avion a été entrepris par les ingénieurs de l'IAF tandis que HAL apportait des modifications mécaniques et électriques à l'avion.

Les efforts dévoués et synergiques de l’IAF, du DRDO, du BAPL et du HAL ont prouvé la capacité du pays à entreprendre de telles intégrations particulièrement complexes.

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Le BrahMos : 

Le BrahMos est un missile de croisière supersonique pouvant être lancé à partir d'un sous-marin, d'un bâtiment de surface, d'un avion ou d'une station terrestre. Développé conjointement par l'Inde et la Russie. Les deux pays ont créé à cette fin une société commune, BrahMos Aerospace Private Limited.

Utilisé par l'armée indienne depuis 2005, le « BrahMos » est un missile supersonique à propergol solide pesant 2,55 tonnes. Le missile vol à des vitesses comprises entre Mach 2,5 et 2,8. Sa version originale est longue de 8,3 mètres pour 0,67 m de diamètre. Doté d'une ogive de 200 à 300 kg, le BrahMos est capable de neutraliser les cibles à une distance de 290 km avec une charge anti-blindage ou nucléaire. BrahMos est un acronyme composé des premières syllabes du fleuve indien Brahmapoutre et de la rivière russe Moskova.

Le Sukhoi Su-30MKI :

Le Sukhoi Su-30MKI ou « Super 30 » bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’appareil est doté d’une avionique améliorée, d’un radar AESA de type Phazotron Zhuk-AE en bande X peut suivre 30 cibles aériennes en mode suivi pendant le balayage et engager six cibles simultanément en mode attaque.  Ce dernier remplace sur les dernières versions de l’avion le radar PESA N011M Bars. L’avion dispose d’une certaine capacité en matière de furtivité et ceci grâce à une diminution de la signature radar. L’autre nouveauté concerne l’adaptation des missiles KH-59M Ovod-M. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. L’appareil est doté de la version des moteurs AL-31FP de Saturn Corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2’000 heures en lieu et place des 1’000 actuels. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre extrême.

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Photos : 1 & 2 Su-30MkI doté du BrahMos 3 Tir d’un BraMos depuis un Su-30MKI de l’IAF lors des essais @ IAF