15/02/2017

Police du ciel, première intervention le week-end!

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L‘annonce avait été faite en décembre 2016, le service de police du ciel 24H24 est opérationnel les week-end. Selon le communiqué du DDPS, ce dimanche 12 février 2017, un F/A-18 des Forces aériennes suisses est venu en aide à un jet d’affaires victime d’un dysfonctionnement sur l’un de ses trains d’atterrissage. Grâce à cette intervention, l’appareil a finalement pu se poser en toute sécurité à Zurich.

Déroulement des faits :

Alors qu’il se dirigeait vers l’aéroport de Sion, l’avion d’affaires en provenance d’Helsinki a dû interrompre son plan de vol peu avant midi après que le pilote ait reçu une alarme signalant un dysfonctionnement sur le train d’atterrissage droit. La Centrale d’engagement de la défense aérienne suisse (CEN déf aér) a été alertée par le signal de détresse émis par le transpondeur de l’appareil. Elle a immédiatement proposé son aide au pilote et pris en charge son guidage dans l’espace aérien.

Un F/A-18 stationné à Payerne dans le cadre de la PA24 a ensuite procédé à un contrôle visuel de l’avion au-dessus de la région du Pilatus. Le pilote du F/A-18 a alors constaté que le train d’atterrissage semblait être correctement sorti malgré le message de dysfonctionnement, et que les deux trains d’atterrissage principaux se trouvaient dans la même position. La CEN déf aér a finalement averti les autorités aéroportuaires de Zurich, où le jet d’affaires s’est posé en toute sécurité peu après 12h30.

Rappel :

Depuis le 2 janvier dernier, le service de police aérienne est disponible 365 jours par an de 8h00 à 18h00, week-ends et jours fériés compris.

Le projet PA24 va permettre de réaliser en quatre étapes la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum soit QRA15 (Quick Reaction Alert) en temps normal, en cas de crise on peut abaisser le temps à 8 minutes, pilote dans l’avion moteur éteint (QRA8) et finalement pilote dans l’avion moteur allumé soit QRA3.

2017, phase II :

La première étape a débuté au commencement de 2016 : pendant 50 semaines, deux avions armés étaient disponibles les jours ouvrables de 8h00 à 18h00. La deuxième étape a débuté le 2 janvier 2017, la disponibilité sera étendue puisque les avions seront prêts à être engagés 365 jours par an, donc aussi les week-ends et les jours fériés.

2019, phase III :

Dès 2019 et le lancement de la troisième étape, les avions de combat se tiendront prêts de 6h00 à 22h00 et, fin 2020, dans le cadre de la quatrième étape, le service sera étendu encore une fois puisque les avions seront prêts à être engagés 24h sur 24, 365 jours par an. Par ailleurs, avant fin 2020, une disponibilité des avions 24 heures sur 24 peut être garantie pour une durée limitée en tout temps ou de façon imprévue.

La police du ciel :

Les deux appareils sont affectés à des hot missions et à des live missions. Dans le premier cas, il s’agit d’intercepter des aéronefs qui violent gravement les règles du trafic aérien ou la souveraineté dans l’espace aérien suisse. Par live missions, on entend le contrôle ponctuel des aéronefs d’Etats étrangers qui requièrent une autorisation de vol diplomatique (diplomatic clearance) pour le survol du territoire suisse.

La réalité :

En 2015, près de 300 avions ont été ainsi contrôlés. On dénombre par ailleurs pour la même année 44 violations de notre espace aérien.

 

 

09/12/2016

Police aérienne 24/24 : seconde phase !

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Le développement de la disponibilité du service de police aérienne se poursuivra par étapes jusqu’à fin 2020. A terme, il est prévu que deux avions armés soient opérationnels 24 heures sur 24, 365 jours par an. La prochaine étape débutera le 2 janvier 2017 : à compter de cette date, le service de police aérienne sera disponible 365 jours par an de 8h00 à 18h00, week-ends et jours fériés compris.

Le projet PA24 va permettre de réaliser en quatre étapes la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum soit QRA15 (Quick Reaction Alert) en temps normal, en cas de crise on peut abaisser le temps à 8 minutes, pilote dans l’avion moteur éteint (QRA8) et finalement pilote dans l’avion moteur allumé soit QRA3.

2017, phase II :

La première étape a débuté au commencement de 2016 : pendant 50 semaines, deux avions armés étaient disponibles les jours ouvrables de 8h00 à 18h00. La deuxième étape débutera prochainement : dès le 2 janvier 2017, la disponibilité sera étendue puisque les avions seront prêts à être engagés 365 jours par an, donc aussi les week-ends et les jours fériés.

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2019, phase III :

Dès 2019 et le lancement de la troisième étape, les avions de combat se tiendront prêts de 6h00 à 22h00 et, fin 2020, dans le cadre de la quatrième étape, le service sera étendu encore une fois puisque les avions seront prêts à être engagés 24h sur 24, 365 jours par an. Par ailleurs, avant fin 2020, une disponibilité des avions 24 heures sur 24 peut être garantie pour une durée limitée en tout temps ou de façon imprévue.

La police du ciel :

Les deux appareils sont affectés à des hot missions et à des live missions. Dans le premier cas, il s’agit d’intercepter des aéronefs qui violent gravement les règles du trafic aérien ou la souveraineté dans l’espace aérien suisse. Par live missions, on entend le contrôle ponctuel des aéronefs d’Etats étrangers qui requièrent une autorisation de vol diplomatique (diplomatic clearance) pour le survol du territoire suisse.

La réalité :

En 2015, près de 300 avions ont été ainsi contrôlés. On dénombre par ailleurs pour la même année 44 violations de notre espace aérien.

Les structures :

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Le site principal du projet PA24 est la Base aérienne de Payerne. Toutefois, en cas de fermeture des pistes de l’aérodrome, les vols se dérouleront à partir d’Emmen ou de Meiringen. Pour concrétiser intégralement le projet à la fin 2020, une centaine de postes supplémentaires seront créés aux Forces aériennes, à la Base logistique de l’armée et à la Base d’aide au commandement. Les frais supplémentaires se monteront à près de 30 millions de francs par an. Ce montant comprend essentiellement des coûts de personnel, des coûts pour la sécurité des vols et des coûts d’exploitation. La PA24 permettra à terme que des mouvements aériens avec des avions de combat puissent se dérouler en dehors des horaires habituels du service de vol, y compris parfois sous forme de vols supersoniques. Ces tâches sont indispensables pour assurer en permanence la sécurité du trafic aérien et protéger 24 h sur 24 les droits souverains de la Suisse.

 

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Photos : 1 Interception d’un F-27 par un Hornet@ Swiss Air Force 2 F/A-18 à Payerne @ P.Kümmerling

 

20/11/2016

Les Forces aériennes font leur travail !

 

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La polémique enfle depuis hier en ce qui concerne l’interception d’un avion du gouvernement russe vendredi par nos F/A-18 « Hornet ». Pourtant, il n’y a rien d’extraordinaire, cette procédure s’inscrit dans le cadre normal de la police du ciel.

Réactions disproportionnées des Russes :

Les autorités russes se montrent très surprise ce contrôle aérien. Ceux-ci ont demandé des explications à la Suisse et parlent d’incident impliquant un avion du gouvernement russe dans l'espace aérien suisse, selon les dires de l'ambassade de Russie à Berne.

Procédure normale :

Le contrôle aérien qui s’est effectué ce vendredi par nos Forces aériennes est légal et fait partie des missions de celle-ci. L'interception en vol d'un aéronef par un avion de chasse obéit à des règles très précises, codifiées internationalement et connues de tous les pilotes de ligne ou d'avions légers.

En effet, dans le cade de la police aérienne et des procédures internationales, il est prévu qu’un Etat puisse effectuer des contrôles des aéronefs d’Etat étranger. Il s’agit de vérifier que le type, l’immatriculation de l’avion correspondent au plan de vol déposé.

En 2015, près de 300 avions ont été ainsi contrôlés. On démontre par ailleurs pour la même année 44 violations de notre espace aérien.

 

Principe de la Police du ciel :

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*Aide pour les avions en situation de détresse, défaillance technique ou problème de navigation Pour vérifier par exemple si le train d'atterrissage d'un appareil est sorti normalement ou remettre sur la bonne route un pilote égaré. Il faut alors les accompagner sur un aérodrome adapté. Pour vérifier par exemple si le train d'atterrissage d'un appareil est sorti normalement ou remettre sur la bonne route un pilote égaré. Dans le cas d'une panne radio, le pilote de l'intercepteur dispose de moyens permettant de savoir si cette panne est volontaire ou non. Sur instructions du centre de commandement dont il est "l'oeil et le bras", l'intercepteur pourra effectuer dans un premier temps une "reconnaissance à distance" de l'avion. Son commandant de bord, "bien sûr, est informé qu'il fait l'objet d'une interception".

En cas de besoin, l'intercepteur s'approche de beaucoup plus près pour procéder aux vérifications nécessaires, établissant un contact radio et visuel avec l'appareil intercepté.

*Identification ou intervention lors de la violation des règles du trafic aérien : entrée non-autorisée dans notre espace aérien, pas de contact radio, avions ne correspondant pas au type décrit dans le plan de vol.

*Identification ou intervention lors de la violation de l’espace aérien lors d’évènements comme le WEF, l’EURO, OSCE ainsi que lors de tensions internationales.

Toutes ces instructions, codifiées dans les règlements internationaux, sont connues de tous les pilotes, dans le monde entier. Si l'avion intercepté se conforme aux ordres, il reste surveillé jusqu'à son atterrissage. S'il n'obéit pas, la situation devient plus délicate.

Fonctionnement :

Deux appareils sont affectés à des «Hot Missions» et à des «Live Missions». Dans le premier cas, il s’agit d’intercepter des aéronefs qui violent gravement les règles du trafic ou la souveraineté sur l’espace aérien de la Suisse. Par «Live Missions», en revanche, on entend le contrôle ponctuel des aéronefs d’Etats étrangers qui requièrent pour le survol du territoire suisse une « diplomatic clearance ».

La première étape a démarrer en janvier 2016 : les avions seront prêts à être engagés du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h, pendant 50 semaines. Cette présence sera étendue à 365 jours en 2017. A partir de 2019, les avions seront prêts à intervenir de 6 h à 22 h. A la fin 2020, ils seront disponibles 24 h sur 24 pendant toute l’année.

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Ce que l’on ne vous a pas dit :

Une certaine presse s’est largement moquée des fameuses « heures de bureaux » en 2014, lors du détournement du Boeing d’Ethiopian Airlines sur Genève. Si, effectivement nos pilotes ne pouvaient pas à cette époque décoller, nos Forces aériennes ont pourtant effectués leur travail. Car se sont elles qui ont coordonné avec les radars, l’interception de l’avion par les Eurofighter italiens, puis par les Mirage 2000 français et ceci jusqu'à l'atterrissage à Genève. Eh oui, tout le monde ne dormait pas au sein de l'armée, comme on a tenté de vous le faire croire !

 

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15/11/2016

L’Espagne remplacera ses Hornet par des Eurofighter !

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L'Armée de l'Air Espagnole (EdAE) prépare le remplacement de sa flotte d’avions de combat Boeing F/A-18 « Hornet » pour 2030.

Concentration d’Eurofighter :

Le remplacement des F/A-18 « Hornet » espagnols se fera en trois phases. Les deux premières concerne l’avion de combat européen Airbus DS Eurofighter et la dernière un drone de nouvelle génération issus du démonstrateur nEUron.

L’Espagne devrait disposer à terme de 20 avions de combat de type Eurofighter « Typhoon II » de plus pour remplacer le Hornet. Le pays vient de recevoir ses 33 modèles d’Eurofighter T2. Puis viendra l’arrivée du T3 dont 20 exemplaires sont en commande.  La Force aérienne espagnole dispose également de 17 Typhoon T1 sur 19 réceptionnés (deux ont été perdu).

Mais pour l’Espagne, un gros problème subsiste, en effet, si le T2 a reçu ses paquets d’améliorations du consortium Airbus Eurofighter, ceux de l'avion de la Tranche 1 n'en ont pas ! L’Espagne est à ce sujet très mécontente du rythme de ces mises à niveau et a donc décidé d'avancer sur sa propre route. Deux options s’offre pour le pays : améliorer les T1 ou passer commande d’un lot supplémentaire de T3. La décision se fera d’ici 2020. Quoi qu'il en soit, le Typhoon II devient petit à petit l'ossature principale de Force aérienne espagnole.

 

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Photos : 1 Airbus Eurofighter T2 espagnols 2 F/A-18 Hornet espagnols@ EdAE

 

10/04/2016

A propos du groupe d’accompagnement pour le nouvel avion de combat !

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Berne, en cette fin de semaine, notre nouveau et réactif chef du DDPS a constitué un groupe d’accompagnement chargé de l’évaluation et de l’acquisition d’un nouvel avion de combat. L’objectif de ce groupe est d’obtenir une vue d'ensemble du projet.

Les buts :

Ce groupe d'accompagnement abordera tous les aspects des menaces présentes dans l'espace aérien et de celles qui en proviennent pour définir le rapport approprié entre les moyens de défense sol-air et les avions de combat. Ce groupe traitera en outre toutes les questions en lien avec l'évaluation et l'acquisition d'un nouvel avion de combat. Il accompagnera les travaux d'un groupe d'experts interne au DDPS s'occupant de la partie technique des dossiers. Une première séance est prévue avant la fin avril.

Le groupe actuel :

Présidé par l’ancien conseiller aux Etats Hans Altherr, le groupe de travail est formé de représentants des quatre partis gouvernementaux, de la Société suisse des officiers, de Swissmem, du DFAE, du DFF, du DEFR, ainsi que du DDPS et de l’armée.

Composition:

- M. l'ancien conseiller aux Etats Hans Altherr, président et représentant du PLR

- M. l'ancien conseiller aux Etats Peter Bieri, représentant du PDC

- M. l'ancien conseiller national Roland Borer, représentant de l'UDC

- Mme la conseillère aux Etats Géraldine Savary, représentante du PS

- M. le colonel EMG Stefan Holenstein, président de la Société suisse des officiers

- M. Beat Brunner, membre de la direction de Swissmem

- M. Simon Plüss, responsable du secteur Contrôles à l'exportation/Matériel de guerre, SECO, DEFR

- M. Jon-Albert Fanzun, collaborateur personnel du chef du DFAE et chef de cabinet, DFAE

- M. Karl Schwaar, directeur suppléant de l'Administration fédérale des finances, DFF

- M. le commandant de corps Dominique Andrey, conseiller militaire du chef du DDPS

- M. l'ambassadeur Christian Catrina, chef de la Politique de sécurité et secrétaire général suppléant du DDPS

- M. le commandant de corps Aldo Schellenberg, commandant des Forces aériennes

- M. Hans-Rudolf Sieber, chef des Finances du DDPS

- M. Peter Winter, directeur du domaine de compétences Systèmes aéronautiques, armasuisse

Ne manque-t-il pas des acteurs ?

Si l’on peut saluer ici, la création de ce groupe par notre Ministre de la Défense en vue des travaux préparatoire sur l’achat du nouvel avion de combat et d’une manière générale de l’ouverture du débat sur l’avenir de nos Forces aériennes, il n’en reste pas moins que, si la liste des représentants est démocratique avec notamment, une représentante du parti socialiste qui milite contre l’armée, il semble que les principaux représentants ne sont pas présents. Comment définir une ligne de conduite adéquate au sein de ce groupe, sans la participation d’un pilote de chasse? Sans remettre en cause les compétences de chacun, comment peut-on avoir une vision précise d’un sujet aussi complexe qu’un avion de combat et des tâches qui en découlent, sans avoir avec soi un pilote de chasse susceptible d’apporter ses « compétences métiers », son expérience ? Soit, une plus-value indéniable. Il ne s’agit pas pour l’heure de décider du choix de l’avion A, B ou C, mais bien de disposer de l’ensemble des connaissances nécessaires à l’établissement d’une feuille de route irréprochable. D’ailleurs, pour bien faire, un mécanicien devrait également être présent, car l’on néglige bien trop souvent le travail de la maintenance. Un avion de combat est un outil compliqué, que seul le binôme mécaniciens et pilotes est capable de mettre en œuvre correctement.

Il n’est donc pas trop tard, pour compléter ce groupe de travail, il n’en sera que plus « transparent » et « crédible ».