06/08/2019

Début des tests de la nouvelle nacelle de brouillage du « Growler » !

 

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En ce début du mois d’août, l’équipementier Raytheon a livré le premier prototype développement de la nouvelle nacelle de brouillage destinée à venir équiper les Boeing EA-18G « Growler » de l’US Navy. Ce prototype doit effectuer les premiers essais d’intégration au sol et sur l’avion. Au total. Raytheon fournira 15 unités pour les tests et la qualification des systèmes de mission, ainsi que 14 modules aéromécaniques pour la certification de navigabilité.

La RFI publiée par le Naval Air Systems Command (NAVAIR) concerne le développement, les tests et l’intégration de la  NGJ-MB sur le EA-18G dans le cadre de la mise à niveau des avions de combat « Growler » Block 2. La nouvelle nacelle remplacera l'actuel système de brouillage tactique AN/ALQ-99 (TJS) qui remonte à la fin de la guerre du Vietnam.

L’AN/ALQ-249 « NGJ-MB » :

L’AN/ALQ-249 « NGJ-MB »  est un système d'arme d'attaque électronique aéroporté de grande capacité et à puissance élevée destiné à l'EA-18G « Growler ». La solution NGJ-MB de Raytheon fournira des capacités innovantes d'attaque et de brouillage électroniques aéroportées. L’architecture et la conception du NGJ-MB de Raytheon incluent la capacité de fonctionner à une portée considérablement améliorée, d’attaquer plusieurs cibles simultanément et de faire appel à des techniques de brouillage avancées. La technologie peut également être adaptée à d'autres missions et plateformes. La nouvelle nacelle de brouillage devra faire face à des menaces de plus en plus complexes  qui exigent que les attaques électroniques aériennes soient plus sophistiquées que jamais, offrant une précision, une puissance, une vitesse de réaction et une directivité accrues.

Construits avec une combinaison de techniques de brouillage de faisceau agiles et de haute puissance, ainsi que d’électronique à semi-conducteurs à la pointe de la technologie l’ALQ-249 NGJ-MB offrira une architecture de systèmes ouverts économique pour les futures mises à niveau.

Fonctionnant dans la bande de fréquences de 509 MHz à 18 GHz, le NGJ est développée sous la forme de trois capacités distinctes, comprenant LB, la bande moyenne (MB) et la bande haute (HB). NGJ-LB (également connu sous le nom de bloc / incrément 2), NGJ-MB (bloc / incrément 1) et NGJ-HB (bloc / incrément 3) sont spécifiquement dirigés contre la bande basse fréquence (100 MHz à 2 GHz), moyen - (2 GHz à 6 GHz) et sections à large bande (6 GHz à 18 GHz) du spectre de la menace globale.

L’AN/ALQ-249 est un système monté dans une nacelle qui intègre les technologies numériques, logicielles et à réseaux à balayage électronique (AESA) afin de créer une capacité EA améliorée capable de perturber et de dégrader émetteurs radar et de communications hostiles. La nouvelle nacelle permettra  de traiter les zones de mission de frappe en profondeur et le brouillage, le soutien de la guerre maritime, soutien au combat rapproché, guerre irrégulière  communications et cibles avec armes non conventionnelles et air du champ de bataille. Elle pourra être utilisée également pour les opérations d'interdiction et d’escorte pénétrante.

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Les essais : 

La livraison de cette nacelle va permettre la vérification initiale des procédures au sol, des propriétés de la masse, de l’installation sur l’avion porteur et des vérifications de tests intégrés en vue des futurs essais en chambre et en vol. En outre, au cours du troisième trimestre de 2019, Raytheon utilisera un module de capacités de production d'énergie principal installé sur un aéronef commercial Gulfstream GIV afin de mener des essais en vol de production d'électricité et des efforts de réduction des risques à l'appui du processus initial de contrôle en vol. 

Photo : EA-18G doté de la nouvelle nacelle Image de synthèse @ Raytheon

23/10/2017

IRST amélioré pour les Super Hornet !

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L'US Navy modernise ses avions de combat Boeing F/A-18E/F et E/A-18 « Growler » avec un système de capteurs Lockheed-Martin IRST21 amélioré. Lockheed a reçu deux contrats d'une valeur de 100 millions de dollars par l'intermédiaire de Boeing et fournira un logiciel avancé, des mises à niveau matérielles et des livraisons de prototypes dans le cadre du système IRST BlockII.

Une version plus ancienne de l'IRST qui détecte les menaces aéroportées existe dàjà sur la flotte « Super Hornet » de l'US Navy et les avions F-15.

L’AN/ASG-34 :

L’IRST (Infrared Search-and-Track) AN/ASG-34  (IRST21) destiné au « Super Hornet » est  développé en commun par Lockheed-Martin, Boeing et General Electric. Contrairement aux systèmes IRST montés sur les nez des aéronefs, celui-ci, est installé dans un réservoir ventral de type General-Electric FPU-13. Selon ses concepteurs, il est capable malgré sa position particulière sur l’aéronef, de suivre des cibles en hauteur et ceci jusqu’à 16’000 mètres d’altitudes. Les données du capteur de IRST21 sont fusionnées avec les autres informations acquises par les différents capteurs qui équipent le F/A-18E/F « Super Hornet » et augmentera ainsi, la conscience de la situation du pilote. 

L’AN/ASG-34 issus des systèmes de capteurs de Lockheed-Martin qui ont accumulés plus de 300 ‘000 heures de vol sur le F-14 de l'US Navy et le F-15.

L’ajout d’un capteur IRST sur le « Super Hornet » permettra à celui-ci de combler son retard en ce qui concerne la détection passive (sans révéler sa propre position) et permettra au « Super Hornet » d’évoluer jusqu’en 2035/40 en parallèle avec le Lockheed-Martin F-35.

Le capteur BlockII amélioré offre une portée étendue et une meilleure capacité de ciblage avec des systèmes internes améliorés, tels que le récepteur et le processeur. Les mises à niveau du BlockII font partie du programme IRST en cours de la marine américaine. Dans le cadre de la phase de développement technique, Lockheed fournira les lots de production initiale 1 et 2 à faible coût en en 2019. Ces lots seront utilisés pour les essais, l'entraînement et le développement tactique, et comprennent 18 capteurs intégrés dans les réservoirs de carburant. En 2022, Lockheed fournira les actifs d'ingénierie, de développement et de fabrication du BlockII.

Commentaire :

Bien que l’emplacement de l’IRST21 AN/ASG-34 ne soit pas spécialement idéal, celui-ci occupe le point central de l’avion, l’US Navy démontre vouloir investir encore pour son « Super Hornet » afin, de le garder en service durant une vingtaine d’années et épauler le jeune F-35. 

Ces investissements se font par contre au détriment du F/A-18C/D « Hornet » qui devrait donc, quitter progressivement l’US Navy à partir de 2023, pour être définitivement retiré du service en 2030.

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Photos : 1 EA-18G « Growler » @ US Navy 2 L’IRST21 installé dans son réservoir @ Lockheed-Martin

 

08/05/2017

Des AGM-88 pour les Growler australiens !

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Le Département d'Etat américain a approuvé la vente de 110 missiles anti-radars pour équiper les avions de combat Boeing F/A-18 EG « Growler » australiens.

Le paquet comprend 70 missiles anti-rayonnement haute vitesse de type Raytheon AGM-88B (HARM) et 40 missiles guidés anti-rayonnement avancés AGM-88E (AARGM), a déclaré l'Agence de coopération pour la sécurité de défense des Etats-Unis. La valeur du contrat est estimé à près de

137,6 millions de dollars. Il comprend également des composants de missiles, du matériel de formation et d'autres services et systèmes.

L’Australie exploite une flotte de 12 EA-18G, soit la variante de guerre électronique du « Super Hornet ».

Raytheon AGM88 HARM :

L'AGM-88 HARM (High-speed, Anti-Radiation Missile )« Missile anti-radar à grande vitesse ») est un missile air-sol tactique supersonique spécialisé pour trouver et détruire les système de défense sol-air.   Il ne nécessite que peu d'interventions de la part de l'équipage de l'avion lanceur. L’AGM-88B block II dispsoe d’une amélioration de l'autodirecteur, il est reprogrammable en vol. L’AGM-88E AARGM : est une version améliorée avec un nouvel autodirecteur WGU-48/B contenant un radar millimétrique pour augmenter la précision finale. Ce radar est capable d'identifier les matériels à leur forme, et ainsi se dévier, du radar vers le poste de contrôle afin de maximiser les dégâts.

Le EA-18G «Growler» : 

L’EA-18G dispose du radar AN/APG-79 à antenne active (AESA) lui permettant non seulement d’être autonome en comparaison de son prédécesseur le EA-6B en mode air-air, mais intègre des possibilités de liaisons de données numériques et de brouillage dirigé indépendant du reste des systèmes embarqués.

Pour la lutte contre les défenses ennemies, l’EA-18G dispose de pod ALQ-99 de brouillage couplé à un système d’analyse à large spectre ALQ-218, lui permettant de différencier les types de radars (surveillances, poursuites, sol ou embarqué) et l’analyse des types de fréquences. Le système enregistre  et répertorie l’ensemble des menaces pour permettre leur restitution sur un écran tactique, avec une plus grande précision que par le passé.

Les systèmes embarqués du « Growler » lui permettent d’agir sur trois modes tactiques :

- Reconnaissance électronique (analyse des diverses menaces, radar et missiles)

- Suppression des menaces connues et mémorisées selon un scénario prévu.

- Réaction immédiate à l’engagement d’une nouvelle menace non répertoriée.

Du point de vue des communications, l’avion dispose du système AlQ-227 qui lui permet d’épier et de brouiller les communications adverses, en contre partie le « Growler » dispose pour sa propre protection le nouveau concept INCANS qui améliore les communications et transferts de données à l’intérieur d’un groupe naval.

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Photos : Boeing F/A-18G « Growler » de la RAAF @ Boeing

 

 

 

 

07/04/2017

Le point sur l’oxygénation de nos Hornet !

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Suite à une série de problèmes révélés aux Etats-Unis, les médias suisses rapportent des problèmes d’alimentation en oxygène dans les F/A-18 C/D « Hornet » des Forces aériennes. Il est important de clarifier la situation, car une fois de plus l’information est incomplète et peut mener à une confusion.

La situation en Suisse :

Les F/A-18 C/D « Hornet » volent depuis environ 20 ans au sein des Forces aériennes suisses et ont accumulé plus de 100’000 heures de vol. Au cours de cette période, quelque 100 plaintes de pilotes ont été enregistrées concernant l'alimentation en oxygène. Cela correspond à une plainte pour 1000 vols effectués. Cinq de ces annonces concernaient des cas d'hypoxie. Cela signifie que le pilote était insuffisamment alimenté en oxygène. Ces annonces datent des années 2002, 2008, 2011, 2014 et 2016. Sur ces cinq cas, deux ont été qualifiés de graves.

Réaction :

Les Forces aériennes ont analysé chacune de ces annonces et pris des mesures appropriées. Ainsi, une procédure supplémentaire de test a été mise en place, les instructions concernant le lavage des moteurs au terme d'un engagement prolongé des appareils à l'étranger ont été adaptées et une alarme supplémentaire a été intégrée. Les pilotes ont aussi été sensibilisés à la thématique par un entraînement en chambre de décompression et des exercices particuliers sur simulateur.

En outre, les F/A-18C/D Hornet des Forces aériennes suisses sont très bien entretenus par un personnel hautement qualifié et sont normalement stationnés à l'abri dans des hangars. Contrairement aux F/A-18 alignés par les Etats-Unis, les appareils suisses ne sont pas engagés à partir de porte-avions ou de bases aériennes situées dans le désert, ce qui a un impact positif sur l'intégrité du circuit d'oxygène des avions.

Deux problèmes différents:

Il faut différencier deux problèmes survenu au USA. D’un côté, il y a un problème rare de décompression avec les « Hornet » de séries A/B/C/D au standard Block10 (Espagne, Canada), doté du système d’alimention en oxygène avec des bouteilles d’oxygène. Par contre, la maintenance est adaptée en fonction du vieillissement de ces appareils.

Par contre, Les Hornet C/D Block18 (Suisse, Finlande, Koweit) et les « Super Hornet » et plus précisement les E/A-18G « Growler » de la Marine américaine sont eux dotés du système d’alimentation de type OBOGS. Ces appareils ont un problème différent. En effet, il est apparu que le système OBOGS pouvait être contaminé par des lubrifiants et les fluides des moteurs qui se sont infiltrés dans le système de génération d'oxygène. Il apparaît également que les avions écoles de l’US Navy de type BAe T-45 « Goshawk » subissent le même problème de contamination par des fluides. Ce problème semble d'ailleurs plus grave sur les T-45, car les instructeurs de la Navy refusent depuis plusieurs semaines de continuer à voler, tant que le problème n'est pas résolu.

 

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Photos : 1 Boeing F/A-18 C/D Hornet @ Swiss Air Force 2 E/A-18 « Growler » @ US Navy

17/06/2016

L‘Advanced Super Hornet à maturité !

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Pour l’avionneur américain Boeing, le développement de son projet « Advanced Super Hornet » a atteint sa pleine maturité. Le concept « Advanced Super Hornet » qui a été lancé en 2013 et testé en vol, peut officiellement être proposé à la vente.

Réussir à vendre :

Boeing lorgne maintenant les exigences de divers pays pour tenter de placer son « Advanced Super Hornet ». Les marchés potentiels sont : le Canada, la Finlande, la Belgique, l'Espagne, le Koweït et l’Australie.

Les discussions sont engagées avec la Marine américaine pour adapter le concept sur les flottes de « Super Hornet » et de « Growler ». Pour Boeing, cette solution aurait de nombreux avantages. L’augmentation de vie des cellules déjà en service et permettrait de compenser les retards de livraison du F-35. Les mises à jours offriront une meilleure connectivité entre les appareils en service. Le concept « Advanced Super Hornet » permet de réduire la signature radar des appareils et augmente le rayon d’action.

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L’Advanced Super Hornet :

Le projet «Advanced Super Hornet» est basé selon le constructeur Boeing sur le même principe que le F-15 « Silent Eagle ». L’objectif étant de répondre aux besoins anticipés de la crise à des fins de coût-efficacité améliorés concernant des technologies de furtivité. Cette solution permet avec un coût abordable, de répondre aux futurs besoins de survie d’un avion de combat. Tout comme sur le « Silent Eagle », on appliquer une amélioration de la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle.

Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la  cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous le ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs.

Avec ce concept, Boeing peut directement équiper les flottes de « Super Hornet » existantes ou fabriquer directement de nouveaux avions, ce qui permettrait de maintenir la chaine de montage au-delà de 2018.

 

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Photos : Advanced Super Hornet @ Boeing