03/05/2019

L’industrie un partenaire essentiel pour air2030 !


 

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Suite aux différents rapports remis à la Cheffe du DDPS en ce qui concerne le programme «air2030 », des craintes sont apparues en ce qui concerne le domaine des compensations industrielles. De mon côté je vous ai faits part de mon « non alignement » sur ce sujet et de mon soutien en faveur de compensation à 100% garantissant un juste retour pour notre économie. Je vous livre ici la prise de position des organisations faîtières de l’industrie, Swissmem et du GRPM à ce sujet.

Les collaborations industrielles renforcent la sécurité de la Suisse et ouvrent de nouvelles perspectives à l'industrie

L'achat de nouveaux avions de combat est actuellement le projet d'acquisition le plus important et le plus exigeant en Suisse. A la fin de 2018, le Conseil fédéral a décidé que le prix d'achat devait être compensé à 100% par des collaborations industrielles (offsets). Ces opérations de compensation permettront à l'industrie suisse des techniques de sécurité et de défense d'acquérir de précieuses connaissances technologiques en matière de sécurité. C'est essentiel pour que l'industrie suisse puisse contribuer à la sécurité de la Suisse en cas d'urgence. L'étude sur les collaborations industrielles mandatée par le DDPS veut maintenant jeter par-dessus bord cette pratique de longue date et réduire la part de compensation. Swissmem et le GRPM rejettent cette proposition. Toutefois, ils sont prêts à contribuer activement à faire en sorte que les opérations de compensation soient traitées de manière efficace et qu'elles soient respectées de manière effective.

Le rapport commandé par le DDPS soutient à maints égards la pratique antérieure en matière de compensation. Il confirme de manière centrale que le commerce de compensation renforce la technologie et la base industrielle importantes pour la sécurité en Suisse et contribue ainsi à la sécurité de notre pays.

Les collaborations industrielles offrent à l'économie suisse la possibilité d'acquérir des connaissances et des compétences pour l'exploitation et la maintenance de systèmes complexes et importants pour la sécurité. Pour les PME en particulier, elles sont souvent le seul moyen d'accéder à la recherche et au développement de technologies hautement développées et de commercialiser leurs produits innovants dans les chaînes de valeur internationales. Les petites entreprises, en particulier, se verraient refuser l'accès à ce marché international sans les collaborations industrielles. Le succès durable de ces PME montre qu'elles ont saisi cette opportunité dans le passé et créé des emplois durables en Suisse.

 

 

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 Le rapport commandé par le DDPS confirme également des améliorations dans la mise en œuvre concrète des accords d'échanges compensatoires. Dans le même temps, il appelle à de nouvelles améliorations. Swissmem et le GRPM ont repris cette critique. Les deux organisations sont prêtes à coopérer activement afin d'assurer le respect effectif des échanges de compensation. Les deux organisations conviennent également d'atteindre la proportion la plus élevée possible d'échanges de collaborations en matière de sécurité. Swissmem et le GRPM présenteront la semaine prochaine leurs premières propositions à Mme la conseillère fédérale Viola Amherd

Swissmem et GRPM rejettent cependant certaines insinuations et propositions mentionnées dans le rapport :

 

- Il n'y a aucune raison de transférer en Suisse les scandales de corruption qui ont eu lieu en Autriche et de suggérer une menace correspondante.

- Swissmem et GRPM rejettent l'idée de limiter les collaborations industrielles à 60% du volume effectivement facturable. Cela exclurait un grand nombre d'opérations de contrepartie indirectes. Ce n'est qu'à la fin de 2018 que le Conseil fédéral a décidé qu'une norme de compensation de 100 pour cent s'appliquerait aux achats d'armes. Sur cette base, l'industrie suisse a entamé des pourparlers avec des fournisseurs potentiels. Il est contre la bonne foi de remettre en question cette décision après quelques semaines. En outre, la branche est en mesure d'absorber le volume attendu de cinq milliards de francs suisses.

- Cela signifie aussi que la répartition régionale du volume doit être maintenue. Concrètement, selon les principes d’acquisition du Conseil fédéral, 30 pour cent du volume doit provenir d'entreprises de Suisse romande et 5 pour cent d'entreprises tessinoises. Le projet de renouvellement des avions n'a une chance politique de se réaliser que si cette distribution est garantie. Les volumes d'affaires correspondants ne peuvent être réalisés en Suisse latine qu'avec une compensation indirecte dans les domaines admis (machines, métallurgie, électronique et électrotechnique, optique, horlogerie, construction de véhicules et wagons, produits en caoutchouc et matières synthétiques, secteur aéronautique et spatial, software-engineering, coopérations avec des hautes écoles et instituts de recherche).

Swissmem et le GRPM attendent du Conseil fédéral qu’il confirme et ne laisse pas planer le doute sur les règles qu’il a adoptées concernant les collaborations industrielles compensées à 100% (avec 30% pour la Suisse romande). Cela permettra à l’industrie suisse de planifier ses activités sans soubresauts et de contribuer à la sécurité du pays.

 

Photos : Un avion c’est de l’entretien et de nombreux emplois dans l’industrie civile notamment

 

21/07/2018

L’ETPS doté d’une nouvelle flotte !

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L'école britannique de formation des pilotes d’essais l’Empire Test Pilots 'School (ETPS) est en train de subir une importante révision de son parc aérien. De nouveaux avions ont été commandés dans le cadre d'un contrat conclu en 2016 avec le ministère de la Défense avec l’entreprise QinetiQ  pour continuer à gérer l'école jusqu'en 2028. Trois nouveaux types ont été sélectionnés et les livraisons sont presque terminées.

Les deux premiers avions de type Grob G 120TP, soit l’avion de formation pour débuter les opérations sont arrivés. L'école est en train de recevoir quatre Airbus Helicopters H125 qui ont été modifiés avec des équipements de télémétrie, des communications dédiées et un autopilote à trois axes. Le premier a été remis en mars de cette année. Plus récemment, le premier des deux Pilatus PC-21 entièrement instrumentés a été officiellement remis à l'ETPS le 17 juillet dernier, après avoir été piloté en Suisse depuis janvier en vue de la formation des d'instructeurs. Le deuxième  appareil est doit être livré pour le quatrième trimestre de 2018. L’appareil suisse vient remplacer la flotte d'anciens Alpha-Jet allemands de l'école, acquise en 1999,qui a été retirée.

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Les trois nouveaux types d'avions fonctionnent dans le cadre de la toute nouvelle Organisation de vol civil QinetiQ, qui leur permet de voler sous des immatriculations civiles et indépendamment des autres organisations militaires. Ils seront utilisés aux côtés d'autres types comme le pilier des cours à voilure fixe et à voilure tournante 2019.

En ce qui concerne la formation de pointe, c’est un Saab jas-39 D Gripen  qui assure la formation. L’avion de combat Gripen est utilisé pour les cours de formation des pilotes d'essai depuis 13 ans et fait partie intégrante du programme de formation Fixed Wing Graduate de l’ETPS. Les instructeurs et les étudiants volent sur un Gripen biplace dans le cadre de vols d’instructions et de formations sur simulateur, ce qui leur permet de découvrir la technologie avancée et les caractéristiques de vol de cet avion. Parmi les éléments clés du programme, il permet notamment d’apprendre des techniques spécifiques, d’utiliser des systèmes et d’être évalué sur l’avion. La campagne consiste également à réaliser des vols-cibles au cours desquels un avion d’entrainement SK 60 sert de cible lors d’exercices de contrôle radar.

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L’Empire Test Pilots' School (ETPS) :

L’Empire Test Pilots School est géré par le ministère de la Défense Britannique  et la société  QinetiQ en vertu d'un accord à long terme. C’est en 1943, que le maréchal de l'Air Sir Ralph Sorley  à formé le "Flight Training Test Pilots" après que de nombreux pilotes furent tués en testant de nombreux avions et prototypes introduits lors du début de la Seconde Guerre mondiale.

Le 21 Juin 1943, l'unité devient l'école des pilotes d'essai et d'armement expérimental (A & AEE) à Boscombe Down.  L'école devant fournir une formation approfondie leur permettant d’être en mesure de tester des appareils et des systèmes de nouvelles générations afin d’en déterminer les qualités et défauts. En juillet 1944 l’école change de nom et devient  l’Empire Test Pilots School.

L'école des pilotes d'essai de l'Empire a été la première de son genre et fut bientôt suivie par d'autres écoles similaires, telles que l'École de l'US Air Force Test Pilot à Edwards Air Force Base, en Californie, en 1944, le United States Naval Test Pilot School dans le Maryland en 1945 et l'EPNER en France (École du Personnel Navigant d'Essais et de Réception) en 1946. Certaines de ces écoles fonctionnent avec des programmes d'échange, qui élargissent la gamme d'aéronefs que les élèves ont à leur disposition pour acquérir une expérience de test en vol plus large.

En plus de ces échanges d'étudiants, les Britanniques, Français et Américains partagent l'accès aux écoles de leur avion, de sorte que les élèves peuvent éprouver un large éventail de types d'aéronefs au cours de leurs cours respectifs.

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Photos : 1Pilatus PC-21 ETPS 2 H125 ETPS 3 Gripen D ETPS @ETPS 4PC-21 @ Stephan Widmer