31/03/2014

Gripen, des radios « Clean » !

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Ce weekend, la presse s’est lancée dans une attaque en règle contre le Gripen au sujet d’une polémique qui concerne la sécurisation de radio devant équiper l’avion. Si, il est judicieux de s’inquiéter des risques d’éventuelles écoutes, encore faut-il connaitre le dossier. Explications :

 

 

Le coup du mouchard :

 

Il faut en premier lieu replacer cette annonce de « mouchard » dans les radios dans un contexte de guerre de l’information, dont l’objectif est le vote du 18 mai prochain. Lors de la votation sur les Boeing F/A-18, nous avons eu exactement les mêmes remarques. A l’époque les craintes concernaient d’éventuels « mouchards » placés dans les Hornet qui auraient permis aux USA de contrôler à distance nos aéronefs, voir de les verrouiller. Qu’en est-il aujourd’hui ? Rien, aucun mouchard !

 

Plusieurs systèmes en service au sein de l’armée proviennent des Etats-Unis, comme le réseau de radars FLORAKO et aucun « mouchard » ne sont présents.

 

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Saab sécurise les systèmes :

 

 

L'avionneur Saab va donc doter les Gripen E suédois et suisses des mêmes postes de radio fournit par la société Rockwell Collins soit le modèle RT-1851A (C) AN/ARC-210 Gen IV. Ces radios vont s'intégrer dans un système complexe de communication intégré qui équipera les Gripen E. Pour interconnecter ces radios, Saab disposera des codes sources. Par conséquent les ingénieurs de sécurité de Saab pourront à tous moment vérifier les logiciels de ces radios en s'assurant qu'il n’y a pas de « mouchard ».

 

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De plus, pour éviter tout risque extérieur, les clefs d’encryptages seront produites en Suisse. L’idée étant d’éviter toute manipulation aux Etats-Unis, par un sous-traitant qui pourrait intégrer un algorithme malveillant par exemple.

 

Faut-il rappeler que l’armée suédoise ne veut en aucun cas que ses futurs avions puissent être surveillés ! Tout comme Saab qui n’a surtout pas intérêt à ce que ses appareils soient piégés. En résulterait une image déplorable à l’exportation. Saab dispose d’ailleurs de l’ensemble des codes sources des divers systèmes sensibles qui composent le Gripen E, justement dans un but de sécurité.

 

Rockwell Collins :

 

Du côté du fournisseur de ces radios, Rockwell Collins, confirme que les postes radios seront livrés directement chez Saab, sans intermédiaire. L’équipementier assure également qu’en aucun cas ses produits ne comporteront de « mouchard », il en va de la réputation du constructeur et de ses nombreux clients à travers le monde.

 

 

Commentaires :

 

Demander au Peuple de se prononcer sur un sujet aussi complexe qu’un avion de combat est un énorme risque, il est très facile de biaiser les informations, de truquer les chiffres et surtout la moindre information devient invérifiable pour le citoyen lambda, ce qui peut avoir des conséquences irrémédiables. Nos adversaires le savent et en profitent. Je vous rapppelle que ces radios vont permettres de communiquer notamment avec nos voisins dans un cadre de partenariat de sécurité.

Nous avons atteint ici une limite dans la démocratie directe.

Quoi qu’il en soit, nous avons choisi un avion avec lequel nous avons un droit de regard, chose exceptionnelle, imaginez un peu les pays qui optent pour le Lockheed-Martin F-35 et qui n’ont accès à rien, sinon d’honorer la facture !

 

Photos : 1 Gripen F de développement à Emmen 2 Radar FLORAKO @ Swiss Air Force 3 Radio Rockwell Collins AN/ARC-210 @ Rockwell Collins

 

30/03/2014

Gripen E, un choix technologique!

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Voici un volet spécifique au choix du Gripen E, nous allons voir ensemble, que ce choix n’est uniquement financier, mais également technique. L’occasion de décortiquer les  qualités de l’avion et de se rendre compte de la situation du programme. 

 

Situation du programme Gripen E aujourd’hui :

 

Le Gripen F de développement vole depuis l’été dernier avec l’ensemble des systèmes de nouvelle génération (radar AESA, IRST, électronique, avionique) de présérie, soit à un taux d’industrialisation faible. Plus aucun système n’est au stade de prototype. De plus, trois Gripen E de présérie sont depuis juin dernier au stade de l’assemblage. Le premier volera courrant 2015 (T2),puis sera rejoind par les deux autres. Ces systèmes préfigurent l’industrialisation à grande échelle pour les 60 Gripen E suédois, la première tranche de 36 destinés au Brésil (jusqu’à 120) et les 22 destinés à notre pays. En conséquence, on ne peut plus parler d’avion de papier.

 

Lors d’une conférence de presse qui a eu lieu à la mi-mars, l’ingénieur en chef du programme Gripen E, Björn Johansson a confirmé certains éléments : le Gripen E intègre les dernières technologies en matière d’industrialisation, permettant de réduire la signature radar. Si le Gripen E, ne sera pas à proprement  dit «furtif», avec cette technologie, sa signature radar et thermique sera diminuée de 25%, par rapport au standard actuel du Gripen C/D.


 

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Le Gripen E dispose de nombreuses solutions de communication à choix, y compris les radios habituelles, radio sécurisée à sauts de fréquence Havequick/SATURN, une liaison de données tactique pour des mises à jour rapides au sein de l'unité tactique, une communication longue distance par satellite et la célèbre Liaison 16 (Link16) pour le commandement et le contrôle (C2) de zone large.  Le Gripen E dispose d’une deuxième liaison de données (Link TAU), indépendante du Link16 interopérationnel qui constitue l’un de ses avantages déterminants par rapport à tous les autres types d’avions. Cette deuxième liaison est exclusivement dédiée à l’échange de données à l’intérieur des formations de Gripen

 

Pour une communication claire et sans ambiguïté avec un contrôleur aérien avancé (CAA) ou un contrôleur d'attaque terminale conjointe (JTAC) au sol, le Gripen E dispose d'une liaison de données avec le sol qui permet au pilote de recevoir du CAA/JTAC les informations appelées «nine-liner» sous forme numérique. Il est aussi possible de transmettre des images de ciblage depuis l'avion au CAA/JTAC, pour vraiment s'assurer que le pilote du Gripen E et le soldat CAA/JTAC au sol partagent la même perception de la cible. Cette liaison de données avec le sol est appelée ROVER.

 

Les points forts du Gripen E :

 

En parallèle au prix, le Gripen E offre de nombreux atouts :


 

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Radar AESA : le radar AESA (Active Electronically Scanned Array)  ES05 «Raven» offre une ouverture exceptionnelle et unique au monde sur 200°, l'avion suédois voit là ou les autres sont aveugles et ceci grâce au système SWASHPLATE, alors que les radars concurrents ouvrent sur 140°. L'antenne radar produite par Selex-ES est de même conception que celle de l'Eurofighter.


 

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IRST: (Infra-Red Seach and Track) le système de capteur passif/actif infrarouge Skyward-G produit par Selex-ES  est synchronisé (transmission de données d’acquisition entre les appareils) et offre également la capacité d’accrocher des missiles en rapprochement pour les combattre.



 

 


 

Electronique : le Gripen E dispose d’une nouvelle architecture électronique (Net Centric Warfare - NCW). Jugée dix fois plus rapide que ses concurrents. Le nouveau système central PPLI (Precise Participant Location and Identification) et relie l’ensemble aux pistes des capteurs internes et externes (RAVEN, IRST, EW39, pod ATFLIR) pour ensuite offrir les meilleures réponses aux menaces.



 

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Nouvelle avionique : le Gripen E est le premier avion européen à être doté de la nouvelle génération d’avionique (comme le F-22, F-35 et le futur Sukhoi T-50) qui permet de transiter directement du simulateur sans obligatoirement transiter sur un biplace. Cette avionique simplifiée réduite le temps de démarrage de l’avion et permet au pilote de gérer ses écrans en agrandissant les images d’un simple «clic» comme sur une tablette ou un Smartphone.

 

Intégration aux infrastructures : de part sa taille réduite le Gripen E, s’intègre parfaitement et ceci sans aucune modification ni surcoûts aux infrastructures de nos aérodromes. L’avion peut être également utilisé depuis les aérodromes de dégagement et depuis les tronçons d’autoroutes.


 

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Large palette d’équipement : la famille « Gripen » est optimisée pour un choix d’armement et d’équipements connexes particulièrement large. Un utilisateur peut donc choisir, entre différents systèmes d’armes européens, américains, israéliens et brésiliens et sudafricain. Il en va de même pour les nacelles « recco » et de désignation laser.

 

Les Gripen E suisses seront dotés de missiles infrarouges Diehl-BGT Irish-T avec viseur de casque Cobra de 3ème génération, missile longue portée MBDA Meteor, bombe GBU-29 à guidage laser/GPS avec désignateur laser AN/ASQ-228 ATFLIR de l’américain Raytheon et le pod de reconnaissance « RecceLite » (Days/Night) de l’israélien Rafael Systems. Par ailleurs le Gripen peut reprendre les AIM-120C AMRAAM (Raytheon) en service sur les F/A-18C/D Hornet.

 

Optimisé pour la milice : la gamme « Gripen » est optimisée pour une mise en oeuvre facilitée par des soldats de milice. De plus, le temps d’entretien est considérablement réduit par rapport à la concurrence. Le coût d’exploitation du Gripen E est d’ailleurs le plus faible du marché.



 

Mode Supercruise  & biokérosène : le Gripen E dispose du nouveau moteur General-Electric F-414G avec mode « SuperCruise » qui permet de décoller sans postcombustion à pleine charge et d’atteindre Mach1,2. Avec ce mode, les décibels chutent à 99 contre 123 avec la postcombustion. De plus, le moteur F414G est le seul pour l’instant à être validé avec du biokérosène. La Suède prévoit d’ici 2025, de fabriquer 25% de biokérosène à base de compost à des fins écologiques, mais également pour diminuer sa dépendance au kérosène fossile. La Suisse est invitée à participer.


 

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Optimisé pour les drones : les suédois sont les premiers à avoir anticipé l’usage d’ici 10 ans de drones tactiques en binôme avec des avions de combat, de ce fait le Gripen E est le premier avion a disposer d’un architecture permettant le chargement de logiciel en vue d’un tel emploi.


 

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Leurre actif nouvelle génération : le Gripen sera le premier avion a disposer du leurre actif anti-missiles de nouvelle génération  «BriteCloud». Une fois largué, le «BriteCloud» recherche les menacent prioritaires en utilisant la technologie de mémoire numérique autonome (DRFM). Les impulsions radars sont captées dans l'ordinateur de bord du «BriteCloud», puis copiées en utilisant les fréquences de répétitions pour ensuite simuler une «fausse cible». Cette fausse cible, si convaincante que le système de menace ne peut pas détecter la supercherie. Le «BriteCloud» pourra séduire même les menaces les plus modernes, loin de la plate-forme de tir.


 

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Ce système s’intègre dans une architecture complète de guerre électronique (Warfare System) qui comprend les derniers développements avec la détection des missiles en approche de type électro-optique EW39 (ultra-violet) qui fonctionne avec les lances-leurres Saab BOH/BOL de dernière génération (ADIS) couplés avec le système d'alerte aéroporté passif (PAWS-2) d'Elbit Systems. Le PAWS-2 est systèmes d'avertissement de missiles IR (Infrarouge). Il fournit une alerte au personnel navigant de la présence de missiles hostiles et active.

 

Le Gripen E est un appareil multirôle qui combine l’ensemble des technologies nécessaires aux Forces aériennes pour réagir à l’ensemble des nouvelles menaces aériennes (drones furtifs, missiles, nouveaux avions, guerre électronique) de demain. Saab garantit l’accès aux codes sources (garantie qu’il n’y a pas de mouchard, garantie de modernisation) et un suivi permanent du développement (pilotes & ingénieurs)  jusqu’à la livraison. 


 

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Liens sur les articles déjà en ligne : 

 

 

 Les mensonges des référendaires : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

Gripen, un besoin fondamental : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

Anti-Gripen, un comité de pieds-nickelés :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

Gripen l’avenir des Forces Aériennes : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-avenir-des-forces-aeriennes-855166.html

L’obligation d’une police 24/24:

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

Gripen, un contrat béton : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gr......

 Gripen, Offsets sous garantie : 

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/16/gripen-off...

 

16/03/2014

Gripen, Offsets sous garantie !


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Nouveau volet consacré à l’acquisition de l’avion de combat Gripen E, après les garanties du contrat offerts par le gouvernement suédois, je vous propose de découvrir les compensations industrielles et les garanties obtenues avec l’avionneur suédois Saab.

 

Compensations industrielles garanties par contrat :

 

Le contrat d’acquisition prévoit deux closes de sécurité pour notre pays et notre industrie, la première prévoit que l’avionneur suédois Saab doit apporter 10% de contrats de compensation à la conclusion du contrat Gripen. La seconde prévoit que l’avionneur dispose de 10 ans pour achever les 90% restant.

 

Si, dans 10 ans Saab n’a pas bouclé l’ensemble des 100% de compensation industrielle, l’avionneur devra alors payer de sa poche la différence à la Confédération.

 

Ce qui change : 

 

Pour la première fois nous avons la garantie sur contrat d’obtenir 100% de compensations industrielles.

 

Par le passé, les fournisseurs d’équipements militaires s’engageaient à fournir le plus possible de compensation, mais sans garantie. Trois exemples :

 

Boeing avec le F/A-18C/D : notre pays a obtenu 55% d’offsets.

Rheinmettall avec le char Leopard II : notre pays a obtenu 45% d’offsets.

Northrop avec l’avion F-5 Tiger II : notre pays a obtenu 15% d’offsets.

 

Les offsets étaient variables, car non garantie sur contrat.

 

Dès la remise de l’offre, la société Saab s’est engagée à compenser économiquement, par un programme industriel suisse, les flux financiers la concernant. En l’état actuel, le volume total est estimé à quelque 2,5 milliards de francs. Le programme industriel suisse porte sur toutes les parts de fournisseurs étrangers. Il s’agit des fabricants de missiles, en plus du fabricant des avions. Les parts de fournisseurs suisses et d’organes gouvernementaux ainsi que les acquisitions de moindre importance auprès de tiers ne sont pas prises en considération. Le crédit d’engagement demandé inclut toutes les taxes et redevances, aux taux actuellement connus. Pour les projets proposés, le renchérissement a été estimé jusqu’à la livraison complète du matériel et figure dans les demandes de crédit. Le renchérissement est fixé sur la base de l’indice des prix à la consommation et de l’évolution des prix des matières premières.

Le solde des affaires de participation directe et indirecte de l’industrie suisse devra être négocié après la signature du contrat, comme cela est usuel. Les affaires s’étendront sur une période d’environ 10 ans.


 

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Le principe de compensations sur 10 ans : 

 

  • Implications de l’industrie suisse dans le programme Gripen E.
  • Intégration plus forte de l’industrie suisse dans la base des fournisseurs de Saab et de ses partenaires.
  • Promotion des exportations suisses à travers le réseau industriel de Saab.
  • Accroissement des capacités de l’industrie suisse grâce à des transferts de savoir-faire et de technologie.

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Notre industrie participera directement à la fabrication de divers éléments du Gripen E, non seulement pour les 22  appareils destinés à notre pays, mais également pour les 60 Gripen E suédois, la première tranche de 36 Gripen E brésiliens et les suivantes (soit près de 100), il faut ajouter toutes les commandes qui pourront être passées par d’autres clients sur 10 ans.

 

Mais au final l’ensemble de notre industrie bénéficiera des contrats de compensation. D’ailleurs la majorité de ceux-ci reviendra à l’industrie civile.

 

Position de l’industrie suisse des machines, des équipements électriques et des métaux (SWISSMEM) :

 

Les affaires compensatoires (également appelées affaires offset) constituent un instrument important pour les entreprises suisses dans leurs efforts de participation à des programmes industriels internationaux.

 *Si la Suisse renonçait unilatéralement aux affaires compensatoires, ceci entraînerait des dé-savantages qu’on ne pourrait pas compenser par rapport à la concurrence internationale.

*Les affaires compensatoires permettent une collaboration à long terme avec des fabricants leaders des secteurs civil et militaire.

*Afin de pouvoir positionner les entreprises suisses de manière optimale et de permettre aux fournisseurs étrangers de connaître l’industrie suisse, il est important d’intégrer l’industrie suisse dès les premières négociations d’acquisition.

*Un «Offset Controlling» correct est important. Il s’agit de profiter du potentiel d’optimisation existant. C’est pourquoi armasuisse, Swissmem et le GRPM ont créé le bureau des affaires compensatoires. Ce bureau a pour tâche de vérifier la pertinence des réactions de notre industrie et d’établir les évaluations et rapports correspondants.

 

Environnement international et national : 

 

La majorité des pays utilisent la possibilité des affaires compensatoires comme instrument indispensable pour les participations industrielles de leur industrie.

 

Si la Suisse renonçait unilatéralement à la possibilité des affaires compensatoires, ceci cause- rait à l’industrie un désavantage économique impossible à compenser vis-à-vis des concurrents internationaux.Prise de position Swissmem: 

 

Avantages pour la place industrielle suisse :

 

Les affaires compensatoires génèrent des commandes et de l’occupation pour les industries de chaque canton. Elles offrent également de bonnes chances pour l’acquisition de savoir-faire grâce à la coopération avec d’autres industries, centres de recherche et universités. Outre les entreprises, ce sont également les salariés, le fisc et les autorités qui profitent des commandes et de l’occupation supplémentaire. 15 à 20 centimes pour chaque franc généré par l’exportation vont dans la caisse des communes, des cantons et de l’Etat.

 

Exemples importants couronnés de succès dans l’industrie suisse :

 

De nombreuses entreprises suisses ont réussi à placer leurs diverses capacités dans des affaires compensatoires internationales. Un grand nombre a également développé de nouvelles activités et noué de bons contacts d’affaires durables dépassant largement le cadre des affaires compensatoires initiales. Grâce à la conscience de la qualité, au savoir-faire, à la flexibilité ainsi qu’à la fiabilité des fournisseurs suisses, les entreprises suisses sont compétitives au niveau international. Parmi les his- toires de succès d’entreprises membres de Swissmem, nous trouvons plusieurs exemples qui ont été possibles grâce aux affaires compensatoires.

 

Exemples de contrats :

 

Saab doit donc fournir 10% des contrats à la signature d’acquisition par notre pays, des contrats sont déjà sur les rails, en voici quelques exemples :

 

*Saab a signé avec la société Ruag d’Emmen (LU) un contrat évalué à 68 millions de francs pour le développement et la production des pylônes du Gripen E. 15,5 millions de francs prennent effet immédiatement. Ruag a convenu d’exécuter le contrat en y associant des sous-traitants de taille petite et moyenne de la Suisse Romande et de la Suisse italienne.

*La société neuchâteloise Orolia Switzerland SA a remporté un contrat d'une valeur de CHF 8 millions attribué par le fournisseur de matériel de défense, de sécurité et d'électronique spatiale Selex ES, une société du groupe Finmeccanica. Selex ES construit également le radar, le système de détection et de poursuite à infrarouge (IRST) et le système d'identification ami-ennemi (IFF) pour l'avion de chasse Gripen E de Saab. 

*General Electric Aviation a conclu un contrat évalué à presque 29 millions de francs avec Sauter Bachmann, une société de Glaris. Entre 2009 et 2012, GE Aviation, un partenaire de Saab, a déjà acheté des composants de moteurs et des équipements à cinq entreprises suisses pour un montant approximatif de 140 millions de francs.

 

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Liens sur les articles du dossiers Gripen E : 

Les mensonges des référendaires : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

Gripen, un besoin fondamental : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

Anti-Gripen, un comité de pieds-nickelés :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

Gripen l’avenir des Forces Aériennes : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-avenir-des-forces-aeriennes-855166.html

L’obligation d’une police 24/24:

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

Gripen, un contrat béton : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gripen-un-...


 

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Photos : 1 Gripen F de développement en Suisse @ Swiss Air Force 2 Chaine de montage Gripen à Linköping en Suède @ Saab

27/01/2014

WEF/Genève II, les limites du F-5 Tiger II !

 

 

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Nouveau volet concernant les besoins d’acquisition du Gripen E, cette fois-ci, c’est l’actualité qui nous en apporte une preuve supplémentaire.

Nos Forces aériennes ont dû armer les Tiger de la Patrouille Suisse pour sécuriser les deux dispositifs. « Pa capona » : nos ambassadeurs ailés ont donc été armés de missiles « bons de guerre » ! Parce que 32 F/A-18 ne suffisent pas pour protéger une conférence de paix et un forum international accueillis simultanément sur notre sol. Cela, même en collaborant avec d’autres forces aériennes.

Plusieurs opposants à l'achat du Gripen affirment que la solution pour ne pas « gaspiller des milliards » dans ces avions, réside dans la collaboration avec les pays voisins. Collaborer ? Sans avoir de quoi collaborer effectivement, dès lors qu'une frange politique de ce pays refuse que l’armée investisse, sur son budget ordinaire alloué par le Parlement, dans une aviation efficace au-delà de quelques jours ?

 

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Ces appels à la collaboration, c'est de la sculpture sur nuages ! Certes, nos Forces aériennes ont su faire face durant le WEF et Genève 2. Mais avec un manque cruel de moyens efficaces, en étant obligées d’armer leurs vénérables ambassadeurs pour faire le job. En Suisse, des prétendus « experts militaires » de gauche, maqués avec le Groupe pour une Suisse sans armée, n’ont cure du maintien de notre capacité de défense. Une capacité qui ne pourra être reconstruite du jour au lendemain une fois qu’on y aura renoncé le 18 mai prochain.

La situation du F-5 Tiger II :

 Les Northrop F-5E/F Tiger des Forces aériennes suisses ont une conception datant de la fin des années 60. La Confédération a acquis dès 1978 110 Tiger au total avec une mise hors service prévue à l’origine pour 2010. La flotte actuelle qui comprend moins de 50 appareils peut accomplir diverses missions, mais elle ne peut absolument pas se mesurer avec des avions de combat modernes des 4e et 5e générations.

Les derniers F-5E/F encore en service sont, non seulement limités du point de vue des capacités, ne pouvant par exemple, pas voler de nuit ou par mauvais temps, mais ceux-ci doivent également être guidés, depuis les stations radar au sol jusqu'à l’objectif. De plus, le vieillissement des cellules et des équipements de bord imposent soit un retrait des appareils les plus anciens, soit une augmentation annuelle des heures de maintenance et donc des coûts d’exploitation.

 

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Jusqu'à présent les F-5 destinés à la Patrouille Suisse n’étaient pas engagés lors d’opérations telles que le WEF ou des conférences du type Genève II, d’ailleurs les F-5 de la PS n’ont plus de canons de bord opérationnels, dont la partie arrière a été remplacée, par le système permettant de former les fumigènes. Mais l’attrition de la flotte de F-5 est aujourd’hui telle, qu’il fallut se résoudre à puiser dans l’effectif des F-5 destinés à la Patrouille Suisse. Le dispositif fumigène ayant été démonté pour réinstaller les canons de bord.

A l’évidence la situation de la flotte de F-5 devient complexe, il devient nécessaire de remplacer ces appareils par le Gripen E. Non seulement pour assurer dignement la souveraineté de notre espace aérien, mais aussi pour assurer l’avenir de la Patrouille Suisse !

Texte : François Monney/ Pascal Kümmerling

Photos : 1 & 3 F-5E PS armé@ René Gogniat 2 Aim-9P Sidewinder sur un F-5 E de la PS @ Anthony Schafroth

 

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OUI le 18 mai à la loi sur le financement du Gripen !

 

Lien sur les articles du dossier :

Gripen, un besoin fondamental :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

Gripen, les mensonges des référendaires :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...