07.02.2012
Gripen E/F : l’excellence !

Voici la première partie d’une nouvelle série d’articles, concernant le choix par le Conseil Fédéral du nouvel avion de combat, le Gripen (Griffon) E/F. Le dossier étant en pleine évolution, je reviendrai notamment sur les offres de partenariat industriel (Offsets), ainsi que les évènements qui ont marqué la décision.
Cette première partie va me permettre de vous révéler certaines informations techniques qui n’ont jusqu’ici jamais été abordées. Elles font suite à mes recherches ainsi qu’à la possibilité que j’ai eu de me rendre en Suède chez Saab pour voir de près l’avion et obtenir de nombreux éclaircissements.
Les raisons du choix :
Les raisons du choix sont particulièrement complexes et tiennent compte d’une multitudes de paramètres et ceci contrairement à la croyance populaire. Le choix s’est fait suite à l’obtention de centaines d’informations vérifiées qui font suite à l’évaluation de 2008.
Je me permets ici de rappeler qu’aucun des trois standards d’avion proposés à notre pays ne sont actuellement en service. Le Gripen E/F dérivé du démonstrateur NG sera commandé ce printemps par la Suède. Le Rafale proposé, soit le F3-04T n’existe qu’à un seul exemplaire dont l’Armée de l’air recevra ses premiers modèles en 2013. L’Eurofighter DA7 série 3, proposé et en cours d’industrialisation mais ne pouvait être doté du radar AESA avant 2016.
La presse a avancé que le choix du Gripen pour notre pays était principalement financier. Ce n’est pas totalement juste, du moins très incomplet !
Effectivement, le prix proposé pour une dotation minimale de 22 appareils à 3,1 milliards est le meilleur prix des trois. Mais, il faut encore tenir compte des coûts d’utilisation, qui sont là encore, très inférieurs pour le Gripen. Cela permettra à terme deux options sur un budget annuel :
- Economie des coûts sur le budget annuel pouvant être réinvestis dans la modernisation.
- Augmentation des heures de vol à l’année sans modifier le budget.
Les avantages techniques du Gripen E/F :
Les trois appareils proposés à notre pays disposent d’une technologie équivalente et sont tous trois en constante évolution. Du côté de l’offre suédoise, certains points ont fait la différence !
- Le radar AESA ES-05 «RAVEN» permet un balayage avec un débatement total de ± 100 ° qui offre la possibilité de voir vers l’arrière et d’engager directement les adversaires.
- L’architecture électronique est au minimum 5x plus rapide en matière de calcul que ses concurrents.
- Le cockpit, basé sur un écran géant (comme le F-35), offre la possibilité de personnalisation pour chaque pilote et l’adaptation immédiate en fonction de l’évolution de la mission (air-air, reco, air-sol).
- Le moteur, General-Electrique GE F-414G, offrira 10,5 tonnes de poussées (avec mode SuperCruise).
Un équipement complet :
Concernant les équipements du Gripen E/F, ils sont très complets et prêts à l’industrialisation. Voici la liste standard de ceux-ci :
Avec le radar AESA ES-05 « Raven » couplé au système optique frontal IRST Skyward-G, le Gripen E/F dispose d’une liaison électronique Link16 à large bande, d’un système de communication satellitaire SATCOM et d’un fusion des données (Net Centric Warfare - NCW). Un nouveau système de guerre électronique avec détection des missiles en approche de type électro-optique EW39 qui fonctionne avec les lances-leurres Saab BOH/BOL de dernière génération (ADIS).
La fusion de données complètement intégrée au système d'arme permet la fusion des informations de la liaison 16 (pistes des équipiers, messages PPLI (Precise Participant Location and Identification) et relie l’ensemble aux pistes des capteurs internes et externes (RAVEN, IRST, EW39, pod ATFLIR.
Le pilote dispose d’une commande vocale, des classiques commandes HOTAS et d’un viseur de casque et d’un HUD large également de la nouvelle génération.
Enfin, un générateur d'oxygène embarqué (On-Board Oxygen Generation System, OBOGS) permet d’augmenter la teneur en oxygène de l'air prélevé au niveau d'un compresseur du moteur, afin, qu'il soit fourni directement aux pilotes. Avec l'OBOGS, la production d'oxygène est quasiment infinie et facilite la logistique : pas de production au sol, ni de chargement et d'installation des bouteilles à bord.
Le siège éjectable Matin-Baker dispose de deux airbag latéraux pour protéger le pilote en cas d’éjection.
En matière d’armement, le Gripen E/F offre un vaste choix international :
Air-Air :
Missiles courte portée à guidage infrarouge couplé avec viseur de casque SRAAM (Sort Range Air to Air Missile):
IRIS-T, AIM-9X, A-DARTER, Python 5
Missiles longue portée BVRAAM (Beyond Visual Range Air to Air Missile) :
AIM-120C7 AMRAAM, DERBY, METEOR.
Air-Sol :
Missiles :
Maverick, RBS-15, TAURUS (missile de croisière).
Bombes à guidages laser de type « Paveway », modèles : GBU 10/12/16/24/27/28.
Nacelles : Reco et ATFLIR, Nite-Hawk, SNIPER.

Optimisation pour les drones :
Saab fait partie du groupe de travail mené par Dassault Aviation dans le cadre du drone de démonstration NEURON. Le constructeur suédois, comme son homologue français avec le Rafale, a optimisé l'avenir de son avion de combat Gripen E/F en vue d'une utilisation future en binôme avec le futur drone de combat européen.
Questions fréquements posées :
Une nouvelle affaire "Mirage" pourrait-elle se reproduire avec le Gripen ?
En aucun cas, les surcoûts engendrés lors de l'achat des Mirage III étaient dûs à de nombreuses modifications (radar, armement, cockpit, cellule) voulues par la Suisse. Dans le cas du Gripen E/F, le modèle pour notre pays sera exactement le même que celui qui équipera la force aérienne suédoise.
En cas de retard qui paiera ?
Saab Aerospace s'est engagé à prendre en charge les éventuels surcoûts d'industrialisation à 100%.
Quelles sont les risques de maladies de jeunesse ?
Les risques sont faibles, car l'ensemble des systèmes fonctionnent et ont fait leurs preuves durant les essais du démonstrateur Gripen NG.
Le développement du Gripen va-t-il s'arrêter une fois les livraisons effectuées à la Suisse ?
Non, le programme Gripen va continuer d'évoluer, il est garantit jusqu'en 2040. la Suisse aura d’ailleurs de nombreuses cartes à jouer en matière de recherche & développement dans le cadre du programme de partenariat avec la Suède.
Commentaires :
Le Gripen n’est en rien un appareil inférieur techniquement. Certes, la gamme du constructeur suédois est plus modeste en ce qui concerne l’emport de charges avec 10 points d’attaches contre 14 à ses concurrents. Le rayon d’action est également sensiblement plus court d’environ 400 km, mais l’avion permet le ravitaillement en vol. Il est optimisé pour le dégagement sur des aérodromes secondaires et l’emploi sur autoroutes. Ce même concept permettant de limiter les pertes lors d’attaques, notamment le sabotage d’aérodrome par des terroristes.
Aujourd’hui, nous avons sur le vieux continent une chance extraordinaire d’avoir trois appareils d’excellente valeur en développement continu, Gripen E/F, Rafale, Eurofighter. Hormis Quelques différences, l’Europe peut répondre comme jamais à la demande de divers clients et de leurs spécificités. L’Inde, de part sa situation géopolitique avec son voisin, a préféré un appareil pouvant répondre en matière d’attaque lourde en profondeur. Notre pays n’a pas ce besoin extrême, heureusement d’ailleurs, mais va pouvoir assumer son rôles en matière de surveillance, détection et poursuite de cibles, reconnaissance et attaque au sol tactique en travaillant en collaboration avec ses voisins, dans un cadre moderne et évolutif.
A suivre : le détail de la commande, les Offsets, les conclusions de la sous-commissions d’enquête, le lancement de la fabrication en chaîne.

Photos : 1 Gripen NG avec IRIS-T, METEOR et Paveway @ Saab 2 & 3 Gripen NG @ Pascal Kümmerling 4 Gripen E/F & NEURON 5 Gripen F & D l’ancienne et la nouvelle génération @ Saab
22:15 Ecrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (137) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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02.10.2011
Suisse : Gripen contre Rafale !

Nous voici arrivé dans la dernière ligne droite, avant l’annonce du choix de l’avion qui compensera le départ à la retraite des F-5 et permettra d’augmenter la dotation de nos Forces aériennes en matière d’avions tout-temps, susceptibles de renforcer la surveillance de l’espace aérien et à plus long terme, d’assurer la transition au-delà du départ à la retraite des F/A-18. Vous l’aurez compris lors des dernières dispositions votées par les chambres à Berne, l’armée disposera de 5 milliards et devra réduire ses effectifs à 100.000 hommes. Le DDPS va donc devoir mettre en place une réorganisation qui comprendra également le financement des nouveaux avions. De fait, la marge de manoeuvre en matière d’argent est faible. Le possible référendum sur cet achat de la part de la gauche est possible et l’achat devra être porté d’ici au plus tard à 2014, les offres des trois candidats, seront dès lors échues puisque valable jusqu’à la fin de l’année. Le Chef du DDPS va demander des offres retravaillées !
Ce qui est clair aujourd’hui, c’est qu’un des concurrents, l’Eurofighter se retrouve mal placé du fait de son prix. Et, EADS ne pourra pas sauf un miracle offrir un prix qui puisse se calquer avec les possibilités financières de notre pays. Dommage, car la contrepartie en matière d’Offsets étaient la meilleure soit près de 8 milliards !
Deux concurrents se retrouvent donc au coude-à-coude pour le choix final, je vous propose un récapitulatif concernant le Gripen et le Rafale avec les avantages et désavantages de chacun !

L’offre des suédois pour le Gripen :
Nombre de caractéristiques du Gripen sont intégrées au niveau logiciel. Les changements et les améliorations peuvent donc en général être développés et mis en œuvre sans modifications onéreuses du matériel. Une décision formelle prise récemment par le gouvernement suédois a confirmé que le Gripen sera développé et maintenu au niveau le plus avancé de la technique, afin qu’il puisse être efficacement mis en œuvre par les Forces aériennes suédoises au moins jusqu’en 2040. Cette décision était basée sur la facilité et le coût avantageux de l’ajout de nouvelles fonctions opérationnelles ainsi que sur le faible coût avéré du Gripen en termes d’exploitation, de maintenance et de cycle de vie total. Le développement du Gripen se poursuit de manière continue.
La configuration proposée à la Suisse est similaire à celle mise en service par les Forces aériennes suédoises, ce qui implique que toutes les nouvelles fonctions et capacités introduites durant le cycle de vie de l’appareil seront également mises à la disposition de la Suisse. Le Gripen correspondra ainsi aux les exigences actuelles et futures des Forces aériennes suisses. Le Gripen est conçu et constamment mis à niveau en vue d’évoluer dans l’environnement de combat du 21e siècle, la guerre réseaucentrée (Net Centric Warfare – NCW). Flexible et modulaire, la conception de l’avion permet d’en assurer l’amélioration et le développement permanents dans des conditions de faible risque et de coût performant.
Le programme Gripen actuellement en cours garantit que le Gripen restera à la pointe de la technologie pendant de longues années. Le but du programme Gripen est de présenter les fonctions susceptibles d’être intégrées dans les versions actuelles ou futures du Gripen. Outre son aptitude déjà avérée à la croisière supersonique. La version proposée à notre pays est accueillera un certain nombre de systèmes tactiques de nouvelles générations, tels que le radar à balayage électronique AESA, le ES-05 «Raven» un nouveau système de communication satellitaire et un système électro-optique de détection des missiles en approche.

Le Gripen multirôle est apte à utiliser les armes de dernière génération, ce qui garantit que toutes celles détenues par la Suisse pourront être mises en œuvre facilement avec un effort minimal et l’avion sera optimisé pour l’adjonction de nouveaux missiles comme le METEOR.
Spécialement conçu pour une utilisation au sein d’un environnement d’opération en réseau, le Gripen dispose des systèmes de liaison de données les plus aboutis du monde. Le pilote bénéficie ainsi d’une appréhension totale de la situation dans tous les scénarios de combat. L’interaction fluide avec les chasseurs F/A-18 existants des Forces aériennes suisses et le système de surveillance de l’espace aérien FLORAKO est garantie à tout moment.
La Suède offre à la Suisse un partenariat dans le programme de mise en pool des pièces de rechange du Gripen qui se traduirait par de substantielles économies en termes de stockage et de maintenance. Toutes ces opportunités de coopération qui s’ouvrent aux deux pays ne compromettent en rien leur neutralité et leur non-alignement.
Par ailleurs, la Suède a besoin de remplacer ses actuels avions d’entraînement Saab SK60/105 et est en train d’étudier l’acquisition d’avions d’entraînement PC-21 de Pilatus Aircraft.
Comparé à celui de ses concurrents, le coût d’acquisition du Gripen est nettement moins élevé. Le même montant permettra donc d’acheter davantage d’appareils. Qui plus est, les frais d’exploitation annuels ne représentent qu’un quart de ceux de ses concurrents, ce qui s’explique par:
- les importants avantages en termes de coûts de maintenance et de consommation de carburant grâce à l’efficacité de la conception monoréacteur,
- le personnel relativement réduit nécessaire à la maintenance,
- la taille du Gripen, qui correspond à celle du F-5 Tiger et permet d’utiliser les infrastructures existantes sans modifications onéreuses,
- le temps moyen comparativement long entre deux pannes,
- le temps moyen de réparation comparativement faible,
- les mises à niveau techniques qui s’effectuent, pour la plupart, sur une base logicielle, n’entraînant que peu de modifications matérielles.
L’offre française pour le Rafale :
Face à l’évolution constante du spectre des menaces dans les années à venir, seul un avion de combat doté d’un radar à balayage électronique actif, d’un système d’identification visuelle efficace, d’un système d’autoprotection performant, et d’une endurance conséquente pourra garantir une police du ciel crédible permettant en toute circonstance de préserver la maitrise du ciel. Le radar à balayage électronique actif est un élément incontournable dans l’approche moderne de la défense aérienne. Il offre une capacité d’interception très largement supérieure aux radars classiques. Capable de traiter simultanément un nombre important d’aéronefs, ce radar est couplé à un système optronique de dernière génération agissant comme de véritables jumelles intégrées au Rafale, pour apporter au pilote un zoom très performant sur un aéronef inconnu et pour permettre son identification en un temps record. Grace à un système d’autoprotection unique, complètement intégré à l’avion et couvrant l’ensemble des menaces existantes.
Le Rafale proposé soit le standard 04T comprend une optique frontal de deuxième génération (OSF) une liaison Link16, la fusion des données (NCW) le radar à antenne active AESA RBE2-AA couplé avec le système SPECTRA d’autoprotection.
Le Rafale a été pensé dès le lancement du programme pour remplacer les sept types d’avions en service en France et pour remplir toutes les missions dévolues à ces appareils: missions de police du ciel et de défense aérienne missions de reconnaissance > missions air-sol > missions anti-navires.
Le Rafale est équipé d’un large éventail de capteurs de dernière technologie: le radar antenne active à balayage électronique, le système d’auto-protection intégré et l’optronique secteur frontal forment avec la liaison 16, un ensemble de capteurs incomparables qui fournissent au pilote, au travers d’une fusion de données optimisée, une image complète et précise de la situation tactique.
Le Rafale peut emporter simultanément un grand nombre d’armements et de réservoirs externes. Il peut ainsi réaliser au cours du même vol plusieurs types de missions de manière optimale et apporte de ce fait une grande flexibilité dans la planification et l’exécution des vols.
Des armements et des optionnels pour tout type de mission, le système d’armes du Rafale a été conçu pour permettre l’utilisation sans restriction d’une gamme complète d’armements performants: Missile d’Interception, de Combat et d’Autoprotection MICA, dans ses versions IR et EM, utilisables indifféremment en combat rapproché ou en interception BVR (beyond visual range)> armement air sol modulaire AASM > bombe guidée laser > armement air-sol conventionnel > missile stand-off à longue portée SCALP > missile anti-navires EXOCET
Le POD multifonctions DAMOCLES donne une efficacité redoutable au Rafale dans les missions air-sol et de reconnaissance de jour et de nuit. Par ailleurs, la nacelle de reconnaissance AREOS permet la prise d’images de jour et de nuit à toute altitude, avec la capacité de transmission immédiate en vol des photos vers une station sol.
Le programme de participation industrielle (Offsets) offert par la France comprend la recherche et le développement du Rafale avec les principaux acteurs que sont Dassault Aviation, Snecma, Thales et MBDA. De plus, l’industrie suisse sera intégrée dans les programmes des moteurs civils CFM56, avions d’affaires Falcon. La France garantit un retour sur investissement de l’ordre de 6 milliards.
En été comme en hiver, une patrouille de Rafale peut décoller le matin de sa base en Suisse, rejoindre en trente minutes une zone d’entraînement supersonique, se poser sur une base française d’où elle peut redécoller en début d’après-midi ou en soirée pour un deuxième vol d‘entraînement avant de rallier sa base de départ.
En parallèle, la proximité des deux pays rend possible l’échange et la formation des techniciens sans la contrainte de déploiements de longue durée. Le Rafale offre une haute technologie permettant à chaque personnel d’enrichir son savoir faire dans un environnement de maintenance simplifiée: pas d’indisponibilités de longue durée, diagnostics de panne précis et rapides réduisant le nombre d’équipements de test au sol.
Cette approche fournit une souplesse d’emploi indispensable à l’armée de milice dont les effectifs ne sont disponibles que pour une période limitée d’engagement et d’instruction.

Les points communs :
Saab Gripen tout comme Dassault Aviation doivent absolument vendre leurs appareils, les chaînes de montage tournent au ralentit et il sera donc possible de recevoir rapidement les premiers avions dans l’attente de mise en fonction d’une production en Suisse.
En ce qui concerne le partenariat d’entraînement et la stratégie bilatérale, les deux pays répondent de la même manière soit :
- Entraînement conjoint de pilotes/zones d’entraînement communes
- Maintenance conjointe des avions de combat
- Utilisation partagée de simulateurs
- Achats groupés d’armements
Dans les deux cas, la Suisse est son industrie deviennent partenaires dans le développement futur de l’avion.
Points forts & points faibles :
Le Gripen :
L’avion suédois offre le meilleur prix achat/maintenance et correspond parfaitement à l’enveloppe budgétaire fixée par le parlement, son intégration sur les infrastructures de notre pays sera facile. L’avion emporte une panoplie de missiles internationaux qui offre un large choix.
Par contre, il n’est pas sûr que le radar EASA soit disponible d’ici 2015-2018 et les Offsets industriels sont plus faibles.
Le Rafale :
L’avion français est opérationnel immédiatement avec son radar EASA et un standard technique très élevé. Les Offsets industriels sont très bons est garantissent 6 milliards de retombées pour notre industrie.
Par contre, pour l’instant le prix semble dépasser légèrement l’enveloppe budgétaire.
Analyse :
Le budget mis en place à Berne permet la réorganisation de l’armée, mais pourrait tendre à un choix limité en matière d’avion de combat, il faut dès lors espérer qu’un second concurrent puisse répondre en matière de coût fixer par le parlement et laisser ainsi un véritable choix libre, il en va, non seulement, d’une option plus vaste en matière de capacités aériennes mais également en ce qui concerne le futur de notre industrie aéronautique et de ses dérivés !
Photos : 1 Gripen & Rafale lequel portera les cocardes suisses ? @ Armasuisse 2 Gripen à Sion @ Paul Marais-Hayer 3 Gripen lors des essais à Emmen @ Ermman Keist 4 Rafale à Sion @ Pascal Kümmelring 5 A Emmen lors des essais @ Ermman Keist
21:38 Ecrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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