10/07/2017

Belgique, nouvel abandon !

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Bruxelles, après l’abandon en avril dernier de Boeing avec son « Super Hornet, c’est l’avionneur suédois Saab et l’agence suédoise pour l’exportation d’équipements militaires FMV (Försvarets Materielverk) qui renoncent à proposer l’avion de combat Saab JAS-39 Gripen E pour le remplacement de la fotte de F-16.

La Suède renonce donc à concourir pour ce marché de 3,573 milliards d’euros en indiquant que le partenariat souhaité par le gouvernement belge exigerait de la Suède « un mandat de politique étrangère et politique qui n’existe pas aujourd’hui ».  «Dès lors, la Suède et (l’agence) FMV ont décidé de ne pas soumettre de réponse» à l’appel d’offres lancé par la Belgique, a indiqué la Försvarets Materielverk dans un communiqué.

Plus que trois :

Dès lors, trois appareil sont encore en compétition, il s’agit du Lockheed-Martin F-35 « Lightning II » du Dassault pour le Rafale F3R et le ministère britannique de la Défense (MoD) pour l’Eurofighter « Typhoon II » T3.

Photo : Gripen E de présérie@ Saab

 

15/06/2017

Le Gripen E de préséries a effectué son vol inaugural!

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La société de défense et de sécurité Saab a effectué avec succès ce matin le premier vol de son Gripen E de préséries.

À 10h32, le premier des trois Gripen E de préséries des installations de l’avionneur suédois à Linköping, en Suède. Aux commandes de l’avion, le pilote d’essais Marcus Wandt a emmené l’avion sur la partie oriental de l’Ostergötland durant 40 minutes. La pilote a pu effectuer plusieurs manœuvres et vérifier le bon fonctionnement des systèmes. Il s’agissait notamment de s’assurer de la parfaite intégration des nouveaux logiciels et de la nouvelle avionique.

 

On se rappelle qu’en début d’année Saab avait retardé ce premier, vol afin de qualifier complètement l’ensemble des nouveaux logiciels directement sur l’avion. Ce choix va permettre maintenant de concentrer les efforts sur les tests en vol et de facilité l’arrivée des deux prochains avions de préséries. Saab confirme être capable d’assurer son calendrier de livraison des premier Gripen E de série pour 2019 à la Force aérienne brésilienne (FAB),  puis à la Flygvapnet l’année suivante.

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Photos : 1 Gripen E de préséries lors de son premier vol 2 Le pilote d'essais à son retour@ Saab

02/04/2017

Missile multirole de nouvelle génération pour le Gripen E

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La Suède va équiper sa future flotte d’avions de combat Saab JAS-39 Gripen E avec une version étendue du missile antinavire et air-sol RBS15 fabriquée par Saab/Diehl Defense, dans le cadre d'un projet d'une valeur de 3,2 milliards de couronnes (358 millions de dollars).

Annoncé le 31 mars dernier, l'accord offrira des armes avec des «capacités grandement améliorées pour engager une cible dans toutes les conditions météorologiques», déclare le directeur général de Saab, Håkan Buskhe. La nouvelle version du missile RBS15F ER aura un poids de lancement réduit et une portée accrue par rapport aux versions antérieures du missile d'attaque maritime et terrestre.

Ce développement viendra compléter les nouveaux systèmes d’armes déjà prévues et validées pour les Gripen E qui entreront en service en 2019 au sein de la flygvapnet et au Brésil. Le Gripen E emportera les missiles air-air Iris-T de Diehl BGT, le Meteor de MBDA et pour l’attaque au sol le MBDA Brimstone II et le futur RBS15F ER en plus des systèmes déjà qualifiés air-air et air-sol sur les version antérieur C/D du Gripen.

Le Saab/Diehl Defense RBS15F ER :

Le RBS-15 (Robotsystem 15) est un missile à son origine conçu pour la lutte-anti-navie à longue portée de type « tir et oublie », fabriqué par Saab Defense. Il peut être employé depuis des navires, des vecteurs terrestres ou des aéronefs. La dernière version en service le  RBS-15 Mk.III, permet également d'attaquer des cibles terrestres. Saab Défense travaille en collaboration avec le missilier allemand Diehl Defense depuis quelques années pour les améliorations du RBS15. La nouvelle version connue jusqu’ici sous l’appellation Mk.IV et renommée « F-ER ». Elle intègrera des autodirecteurs doubles et disposera d'une portée accrue et d'une nouvelle liaison de données. La signature radar est diminuée et la charge militaire peut être changée en fonction de la mission à accomplir. La portée du RBS15F ER sera significativement plus importante que celle de ses prédécesseurs, probablement de plus de 1’000 km. Et pourra être engagée contre des navires mais également contre des cibles terrestres.

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Photos : 1 Gripen E armé de quatre RBS15, deux Meteor et deux Iris-T 2 Le version du Gripen C/D avec deux RBS, deux AMRAAM et deux Iris-T @ Saab Defense

 

 

 

 

28/11/2016

Saab prépare la certification des logiciels du Gripen E !

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L’avionneur suédois Saab a choisi de retarder de six mois le premier vol de son Gripen E pour répondre aux exigences de qualification de logiciels. Cette décision doit permettre de gagner au final du temps et de pouvoir ainsi répondre aux exigences commerciales.

Initialement, le premier Gripen E de présérie 39-8 devait voler au début du mois de décembre. Mais l’avionneur suédois a revu son calendrier dans le but de qualifier l’ensemble des logiciels de l’avion d’ici la fin du premier trimestre de 2017. Cette solution doit permettre d’effectuer les essais en vol directement avec les versions finales des logiciels. Le second objectif de cette opération doit permettre d’installer directement les logiciels sur les deux Gripen E suivant de préséries sans avoir a refaire de nombreux tests en vol. Selon l’avionneur suédois, cette solution lui permettra ensuite de disposer à fin 2017 des trois appareils à 99.9 % de la version de série finale qui sera livrée en 2019 aux forces aériennes suédoises et brésiliennes.

Disponible pour les clients potentiels :

La seconde raison de ce changement doit permettre à Saab de disposer en plus des essais finaux, d’un Gripen E MS21 pour les évaluations des clients potentiels. En effet, l’avionneur suédois de devra présenter son nouvel avion pour des essais en Finlande, en Belgique et en Suisse. L’occasion pour ces pays de pouvoir voler et essayer l’avion au plus près de ce qu’il pourra fournir.

Une réalisation qui progresse :

Selon le chef d'exploitation de Saab Aeronautics, Lars Ydreskog le premier vol aura lieu au second trimestre de 2017 avec la qualification complète de la conception de l'avionique modulaire intégrée (DIMA) aux normes commerciales et validée par l'autorité suédoise de l'aviation militaire. L’ensemble des logiciels sont actuellement en phase finale d’essais sur simulateur en vue de la certification.

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«Ce n'est pas une exigence des clients ou de l’autorité aérienne, c'est une décision commerciale que nous avons prise. Nous sommes persuadés qu'il sera bénéfique pour nos clients de tester un avion stable et robuste dès le premier jour ", explique Ydreskog. "Nous gagnerons en le faisant maintenant et cela enlèvera tout point d'interrogation sur la stabilité et la robustesse des logiciel et des systèmes."

A ce jour plus de 500 heures de tests en vol ont eu lieu avec le démonstrateur Gripen 39-7 de Saab et les attentes ont été dépassées. A fin octobre, Saab a terminé l’intégration du moteur GE F414G sur le Grièpen E 39-8. Les essais au sol à pleine puissance sont terminés. Les essais de roulage à grande vitesse devraient se dérouler sur le site de Linköping en Suède très prochainement.

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Le point avec le Brésil :

L’un des trois avions de préséries sera livré en 2018 au Brésil. En novembre, Saab et Embraer ont ouvert une installation dédiée au Gripen E sur le site Gavião Peixoto. Environ 20 des 100 ingénieurs d'Embraer qui ont reçu une formation à Linköping sont récemment retournés au Brésil, et la nouvelle installation est «pleine d'activité». Le personnel brésilien travaille maintenant à l'intégration de nouvelles armes et l'achèvement d'un modèle F biplace qui sera fabriqué exclusivement au Brésil.

Embraer serait également impliqué dans la livraison du Gripen E/F pour les clients potentiels d’Amérique Latines. On parle aujourd’hui de la Colombie et du Chili.

 

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Photos : 1 &3 Tests moteur Gripen E 2 Cockpit avec le WAD Elbits Systems 4 Présentation en mai dernier @ Saab

 

21/11/2016

Nouvel avion de combat, résultats des travaux du groupe d’experts !

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Berne, Une étape importante dans le cadre du programme d’acquisition d’un nouvel avion de combat pour remplacer les F-5 « Tiger II » et F/A-18 « Hornet » vient de s’achever. Le groupe d’experts sur le nouvel avion de combat a rendu un rapport succinct dans lequel il expose les premiers résultats de ses travaux et recommande des mesures immédiates. Il préconise notamment, l’octroi d’un crédit pour la poursuite du projet, la réalisation de tests et la préparation de l’acquisition, et conseille de lancer des travaux en vue de prolonger l’utilisation des F/A-18 et de maintenir provisoirement la flotte de F-5 « Tiger II » en service.

Un rapport qui clarifie la situation et détermine les mesures d’urgences :

 Le 27 août 2014, le Conseil fédéral a présenté un concept pour la sécurisation à long terme de l’espace aérien.Il y définit le niveau des prestations que les Forces aériennes doivent atteindre sur le long terme et montre comment celles-ci doivent se développer pour y parvenir. Il maintient qu’il est nécessaire de disposer d’un nouvel avion de combat et que la procédure relative à son acquisition doit être engagée d’ici trois ou quatre ans. L’achat de la première série d’avions doit s’effectuer dans le cadre du programme d’armement 2022, la seconde série étant prévue cinq ans après environ.

Comme vous le savez certainement, en février dernier, le chef du DDPS a informé le Conseil fédéral du lancement des travaux préparatoires en vue de l’évaluation d’un nouvel avion de combat, à la suite de quoi le DDPS a mis sur pied un groupe interne d’experts composé de représentants des principaux domaines de compétence de l’armée, d’armasuisse et du Secrétariat général. Ce groupe a reçu pour mandat de répondre aux questions fondamentales liées aux besoins, aux procédures à suivre et aux aspects industriels, et de présenter ses résultats dans un rapport d’ici le printemps 2017 – en tenant compte d’une éventuelle poursuite des travaux dans le domaine de la défense sol-air après la suspension provisoire du projet DSA 2020 (BODLUV 2020).

Objectif du rapport :

Les experts se penchent sur le contenu du rapport et échangent régulièrement des informations avec le groupe d’accompagnement externe. Jusqu’à présent, le travail a porté essentiellement sur l’analyse des besoins en moyens de défense aérienne (avions de combat et systèmes de défense sol-air), sur la définition du degré de réalisation des performances visées par le Conseil fédéral pour les années 2020 ainsi que sur la présentation d’options de développement. Sur la base de ces réflexions, le groupe d’experts formulera des recommandations répondant aux questions posées. Les travaux sont en cours, et le rapport pourra être présenté au printemps 2017.

Les experts ont toutefois reconnu que le rapport définitif paraîtra trop tard pour ce qui concerne certaines décisions, qui doivent être prises sans tarder. Aussi, le rapport succinct a pour but d’émettre des recommandations en vue de ces décisions.

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Mesures nécessaires ces prochains mois :

Afin de garantir une liberté de manœuvre suffisante lors de la phase d’acquisition prévue dans les années 2020, le chef du DDPS a décidé d’introduire dès à présent trois mesures concrètes, à savoir :

  • l’octroi, pour le nouvel avion de combat, d’un crédit études de projets, essais et préparatifs d’achats (EEP) à hauteur de dix millions, qui devra être demandé aux Chambres fédérales dans le cadre du message sur l’armée 2017 ;
  • la poursuite des travaux en vue de prolonger la durée d’utilisation des F/A-18C/D (plafond des coûts à 490 millions), notamment pour disposer d’une vue d’ensemble des crédits nécessaires, avant que la mesure soit demandée aux Chambres fédérales selon la planification actuelle, au plus tard dans le cadre du message sur l’armée 2018 ;
  • la suspension provisoire du retrait des F-5 Tiger pour pouvoir, le cas échéant, continuer d’utiliser ne serait-ce qu’une partie de cette flotte après 2018.

 

Ces trois mesures sont urgentes. Elles dépendent les unes des autres et représentent des étapes importantes pour la suite de la procédure. Elles doivent être prises avant la publication du rapport des experts, sans quoi les délais (p. ex. demande du crédit EEP assez précoce pour l’intégration au message adressé au Parlement) ne pourront pas être respectés. S’il fallait attendre jusqu’à ce que le rapport sorte, la concrétisation des mesures serait retardée d’un an au moins.

 Nécessité de disposer d'un nouvel avion de combat :

Le rejet en mai 2014 de l'acquisition du Gripen n'a rien changé à la nécessité de disposer d'un nouvel avion de combat; le Conseil fédéral l'a d'ailleurs confirmé dans son concept pour la sécurité à long terme de l'espace aérien.

L'armée est un système global: pour que les troupes au sol puissent remplir leurs missions – notamment lors de périodes de tensions ou de conflits armés –, une situation aérienne favo- rable doit pour le moins être établie. En d'autres termes, les Forces aériennes doivent être capables d'empêcher que des moyens de guerre aérienne adverses puissent engager effi- cacement leurs armes. Sans l'assurance d'une couverture aérienne suffisante, l'armée perd sa liberté de manœuvre au sol. De surcroît, sans défense aérienne efficace, la population civile et les infrastructures critiques ne pourraient plus être protégées des menaces venant du ciel. La liberté de manœuvre du gouvernement en cas de crise ou de conflit serait ainsi considérablement réduite si l'armée ne disposait pas de moyens permettant de défendre l'espace aérien. A cela s'ajoute que les Forces aériennes, en situation normale ou particu- lière, doivent remplir leurs tâches originelles, à savoir la sauvegarde de la souveraineté sur l'espace aérien et l'application, dans le cadre du service de police aérienne (SPA), des règles édictées par la Suisse concernant l'utilisation de son espace aérien.

La réalisation de toutes ces tâches nécessite le recours à des avions de combat modernes, dans un futur prévisible également. L'acquisition d'autres systèmes (par ex. drones armés, avions de combat sans pilotes) n'est pas une alternative, car rien ne laisse actuellement supposer que des systèmes capables de mener des missions de reconnaissance et d'attaque au sol, puissent à moyen ou à long terme également assurer la défense aérienne et le service de police aérienne.

Des aéronefs lents tels les avions à hélice ou les hélicoptères ne peuvent être engagés qu'en complément aux avions de combat; leurs performances ascensionnelles, leurs pla- fonds pratiques et leurs vitesses ne sont en effet pas suffisants pour effectuer l'ensemble des tâches relevant du service de police aérienne (notamment en cas d'intervention contre des objets rapides volant à haute altitude) ou de la défense aérienne.

L'option consistant à utiliser exclusivement des moyens de la défense sol-air pour protéger l'espace aérien n'est pas viable non plus, notamment parce qu'ils ne peuvent pas être engagés dans le cadre du service de police aérienne: la défense sol-air ne permet ni d'identifier des aéronefs ni de les avertir ou de les contraindre à atterrir. Seule la combinaison d'avions de combat et des moyens de la défense sol-air permet de garantir la protection de l'espace aérien; l'une ou l'autre de ces armes prises indépendamment ne peut couvrir l'ensemble des tâches requises. Dans le cadre de la défense aérienne, il est nécessaire de pouvoir placer des efforts principaux. Les moyens de la défense sol-air sont adéquats pour assurer une défense permanente de secteurs ou d'objets; les systèmes modernes permettent non seu- lement de combattre des aéronefs, mais aussi – du moins pour une partie d'entre eux – de plus en plus d'objectifs de petite taille (missiles de croisière, engins guidés, projectiles d'artillerie, de lance-mines, etc.). Ils ne sont toutefois pas assez mobiles pour fixer rapidement des efforts principaux. Les avions de combat, en revanche, représentent l'élément dynamique de la défense aérienne. Ils peuvent être engagés en temps voulu là où la situation l'exige en priorité.

Enfin, il n'est pas non plus possible de confier le service de police aérienne et la défense aérienne à un possible partenaire dans le cadre d'une coopération, et ce pour deux raisons. D'une part, une telle coopération ne serait pas compatible avec le principe de neutralité; d'autre part, la Suisse devrait renoncer à sauvegarder son intégrité territoriale de manière autonome et dans son intégralité du moins dans le domaine important qu'est l'espace aérien.

Etendue de la procédure d'évaluation :

L'étendue des activités d'évaluation dépend du nombre de types d'avions à examiner et si ceux-ci ont déjà fait l'objet d'une évaluation antérieure ou pas. Si l'évaluation se limite aux appareils qui ont déjà subi cette procédure dans le cadre du projet de remplacement partiel du Tiger, il serait en principe possible de ne les réévaluer que sous l'angle des changements entrepris entre-temps par leurs constructeurs respectifs. En revanche, si d'autres types sont proposés, un seul et même programme complet d'évaluation devrait en principe s’appliquer à tous les candidats, fussent certains d’entre eux déjà connu, sans quoi certains soumisionnaires pourraient dénoncer une éventuelle inégalité de traitement.

Il serait également possible de décider de ne soumettre à la procédure d’évaluation que deux types d’avions connus, voir un seul. Cela diminuerait sensiblement les frais et accélérerait considérablement les préparatifs d’acquisition. Cette alternative aurait toutefois le désavantage de ne pas mettre les soumissionnaires face à une concurrence lors des négociations relatives au prix et aux accords de coopération.

Dans le cas d'une évaluation plus complète encore, la pré-évaluation des candidats retenus sur la liste appelée communément "longlist", pourrait avoir lieu tant en Suisse que dans les pays des divers constructeurs. En revanche, l'évaluation définitive sur la base d'une liste restreinte "shortlist" (ou une réévaluation des appareils déjà examinés en 2008) devrait dans la mesure du possible se dérouler en Suisse pour que les systèmes puissent être testés dans la topographie suisse et leur compatibilité vérifiée avec les systèmes périphériques existants et les procédures d'engagement suisses

Tenir jusqu’à l’arrivée du nouvel avion :

Réduire encore plus le nombre d'heures de vol annuelles sur F/A-18, c'est-à-dire aller au-delà de la réduction déjà prévue pour ainsi prolonger de plusieurs années la durée d'exploitation de l'ensemble de la flotte dont la limite est fixée à 5000 heures de vol par appareil, n'est pas une option. En effet, avec une telle mesure, les pilotes ne pourraient plus accomplir l'intégralité de l'entraînement requis pour rester opérationnels sur F/A-18 (approximativement 120 heures/an par pilote d'escadrille). Pour la même raison, il ne leur est pas non plus possible de s'entraîner en lieu et place sur un autre avion (par ex. F-5 Tiger ou PC-21) ou sur le simulateur du F/A-18. Une baisse du nombre annuel des heures de vol causée par une réduction du corps des pilotes professionnels limiterait considérablement la liberté de manœuvre et la capacité à durer lors d'engagements sur une longue période. Les avions disponibles seraient certes en nombre suffisant, mais il n'y aurait pas assez de pilotes pour assurer les engagements.

Objet de la prolongation de la durée d'exploitation :

La prolongation de la durée d'exploitation comporte quatre domaines:

- programme d'assainissement de la structure, certification incluse, pour que chaque avion soit certifié à 6000 heures de vol;

- remplacement d'éléments;

- mesures diverses pour prolonger l'efficacité opérationnelle;

- le cas échéant, développement d'une capacité limitée d'attaque au sol.

Assainissement de la structure

Malgré le renforcement préventif de la cellule du F/A-18C/D suisse lors de la production, plusieurs faiblesses ont été identifiées dans le cadre des tests de fatigue et pendant son exploitation. Certaines ont pu être corrigées dans un premier programme d'assainissement. Depuis, plusieurs autres faiblesses sont apparues qui exigent la prise de mesures avant même que chaque appareil ait atteint 5000 heures de vol. Pour pouvoir exploiter la flotte au moins cinq ans de plus et certifier la capacité de chaque avion à effectuer 6000 heures de vol.

Commentaire :

Oui, il y a un chef à la tête du DDPS et une véritable équipe qui travail en vue de rendre le projet crédible et tourné en direction de la communication. A gauche, on trouvera toujours une « mauvaise excuse », mais fort de constater que le projet avance et prend en compte la globalité du dévelloppement des Forces aériennes. Une bonne chose, notre aviation militaire semble avoir un avenir ! (source DDPS).

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Photos : 1 Les trois candidats déjà en course l’Eurofighter T3, le Gripen E et le F-35@ montage P.Kümmerling 2 Les avions a remplacer le F-5 et le F/A-18 @ DDPS