17/06/2012

Gripen E/F : mise au point !

 


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De nombreux évènements ont ponctués ces six derniers mois le dossiers du nouvel avion de combat. Voici l’occasion de revenir sur les points forts du dossier, corriger certaines spéculations et nous pencher sur la suite du calendrier.

 

 

 

 

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Tests en vol au mois de mai :

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Début mai, une équipe de pilotes d’essai et d’ingénieurs d'essai en vol en provenance des Forces aériennes suisses et de l’agence d’achat de la défense fédérale suisse, armasuisse, a rendu visite à Saab, à  Linköping en Suède, afin d'effectuer des vols d'essai sur l'avion de démonstration Gripen E/F. Le programme de trois jours comprenait une formation en simulateur et quatre vols d’essai.

Ces vols se sont concentrés sur des missions de défense aérienne et de police aérienne avec différentes configurations d’armement (IRIS-T, METEOR et AMRAAM). Les deux pilotes d’essai, le lieutenant-colonel Fabio Antognini des Forces aériennes suisses et Bernhard Berset d’armasuisse, ont indiqué que les vols d’essai avaient été exécutés avec succès et qu’ils étaient très satisfaits des résultats obtenus (l’article complet en lien).

Quelques médias suisses ont récemment fait état de spéculations concernant le niveau de développement du Gripen E/F. Le programme de test du Gripen E/F se déroule conformément au calendrier prévu, et plus de 230 vols test ont déjà été effectués. Le démonstrateur du Gripen «Nouvelle génération» est en passe d’atteindre ses essais finaux avec l’ensemble des ses systèmes.

 

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Visite du Cmdt des Forces aériennes :

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A fin mai, une délégation officielle helvétique chapeautée par le Lieutenant Général Markus Gygax, Commandant des Forces aériennes suisses, a visité Linköping pour participer au Aerospace Forum Sweden. Au-delà des conférences qu'il a suivies sur les thèmes "International Air Power" et "International Aerospace", le commandant helvétique a pu visiter les installations de Saab pour une démonstration personnelle de l'avion test Gripen E/F.

Le Cmdt des Forces aériennes était accompagné d’un délégation d’officiers des FA. Le Chef pilote d’essais de Saab Richard Ljungberg a répondu à l’ensemble des questions et a pu présenter l’avion et ses systèmes à notre délégation.

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Le programme de participation industrielle (Offsets) :

La dernière semaine de juin marquera une nouvelle étape dans le processus de partenariat entre notre pays et la Suède avec la rencontre interentreprises organisée par le GRPM, Swissmem et le Bureau des affaires compensatoires d’armasuisse. Cet événement de quatre jours se déroulera à Berne, au Stade de Suisse. Cette rencontre aurait du se dérouler en avril, mais devant le très fort intérêt démontré par les entreprises suisses, il a fallut trouvé un lieu plus grand qui puisse répondre à cette demande.

Conformément aux exigences formulées dans l’appel d’offres d’Armasuisse, Saab fournira un programme de participation industrielle d’une valeur équivalente à 100 pour cent minimum du prix d’achat.

Le programme de Saab soutiendra la distribution régionale de la participation industrielle, construite sur des bases commerciales solides.

La plupart des partenaires suisses participant aux projets du programme de participation industrielle de Saab sont des petites et moyennes entreprises (PME).

La Suisse pourra améliorer et développer son industrie grâce à son investissement dans le Gripen.

Les activités continueront à se développer longtemps après la fin de la participation industrielle. Le programme de participation industrielle créera des liens économiques, industriels et culturels encore plus étroits entre la Suisse et la Suède, deux pays indépendants et non alignés.

Mais, nous aurons l’occasion de revenir prochainement avec plus de précision sur les Offsets et le partenariat industriel entre nos deux pays.

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Dernière phase de vol :

Durant l’été une seconde et définitive phase de tests en vol aura lieu en Suède avec cette fois-ci les dernières mises à jour des logiciels  du radar AESA  ES-05 «Raven» couplé avec l’IRST, soit en fait le "Raven Gen. II" (voir tableau ci-dessus).

Politique et présentation en Suisse  :

Durant le mois d’août, la sous-commission de sécurité devra avoir rendu son rapport sur le dossier. Si, pour l’instant rien n’a filtré sur le sujet mis à part la complexité du dossier. Les premiers éléments démontrent qu’il n’y pas eu d’irrégularité, A suivre !

Cet automne le Gripen F devrait venir en dans notre pays pour y être présenté  aux diverse commissions de sécurité ainsi qu’aux parlementaires fédéraux qui devront se positionner sur le programme d’armement en ce qui concerne l’avion de combat JAS-39 Gripen E/F.

 

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lien sur les tests en vol :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2012/05/05/gripen-f-pilotes-suisses-tres-satisfaits.html

Photos :  1 Image de synthèse Griffon F 2 L’équipe test en vol 3 & 4 Cmdt Gygax en visite 5 & 6 Démonstrateur F en vol @ SAAB/Swiss Air Force

 

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11/06/2012

Gripen E/F l'avis du rédacteur de Cockpit!

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Rédacteur en chef du magazine aéronautique Cockpit, Max Ungricht, nous livre ici son avis, son humeur sur la question du Gripen "Griffon" E/F pour notre pays, à suivre également l'édition de mai du journal !

 

Roger Federer ne mesure pas 2,06 m comme John Isner, dont le service puissant fuse com­me un boulet de canon. Il n’est pas non plus un paquet de muscles comme son concurrent es­pagnol Rafael Nadal, ni une machine de guerre obstinée comme le Serbe Novak Djokovic.

Roger Federer dispose de tous les atouts né­cessaires à un bon joueur de tennis. Il domine tout, il joue parfaitement du fond du court, il sait smasher, slicer et placer un amorti. Son ser­vice est excellent et il est invincible au filet. Roger Federer est un joueur de tennis complet, qui dispose cependant d’autres atouts, très différents: il est astucieux et il est polyvalent.

 

Le Gripen ne porte pas de missiles nucléaires comme le Rafale français. Il n’est pas surmotorisé, sursophistiqué et surarmé comme l’Eurofighter. Et le Gripen n’est pas l’avion de combat ultime comme le F-35 américain.

Le Gripen est doté de tous les atouts utiles dont disposent ses concurrents. Il maîtrise tous les rôles qu’on exige d’un avion de combat moderne; il peut assurer des missions de police du ciel, combattre des avions ennemis et servir d’appareil de reconnaissance ou d’appui au sol. Le Gripen, qui est un multiplicateur complet, dispose aussi d’autres atouts, très différents: il est astucieux et constitue une plate-forme polyvalente.

 

L’époque du dogme privilégiant le plus grand, le plus fort et le plus rapide est révolue. Les concepts de puissance du siècle dernier sont des résidus de la Guerre froide. Bien sûr, les Etats ayant des ambitions mondiales continuent de s’offrir de tels avions de combat – à des coûts astronomiques. C’est le cas des Etats-Unis, avec son F-35 JSF, dont nul ne sait vraiment combien il finira par coûter (très cher!). Ou de la France dont la Force de frappe exige un chasseur de dissuasion. Ou de la Grande-Bretagne dont l’Eurofighter est censé compenser la dramatique perte d’influence de ce pays sur les mers du globe. Trois avions de combat qui relèvent du dogme «plus grand, plus fort, plus rapide». Et dont le coût est exorbitant, comme celui de tous les concepts issus de la Guerre froide. Dans l’esprit des développeurs de l’époque, l’argent n’était pas un facteur véritablement déterminant. Seules étaient jugées suffisamment bonnes les solutions les plus chères.

Les Suédois, toutefois, ont perçu les signes de notre temps. Ce n’est plus le «hardware» qui distingue l’avion du futur. Les cuirassés bardés d’armes dont les coûts d’exploitation dévorent la moitié d’un budget militaire n’ont plus de raison d’être. C’est le cerveau qui fait la différence. C’est-à-dire le radar, les autres capteurs, l’intégration dans un système ISTAR. Vitesse ascensionnelle, rayon d’action, vitesse – certes, tout cela est important. Mais la différence se fait sur le «software», le logiciel, qui en toute circonstance peut s’adapter en souplesse aux exigences de l’utilisateur et qui est capable d’intégrer l’évolution fulgurante de la technique des processeurs. C’est là que réside la véritable force de l’avion suédois! Sans oublier son coût modéré.

 

Au cours des années passées, Cockpit a chaque mois fait une large place au remplacement partiel du Tiger. Nos lecteurs réguliers sont bien informés du processus de sélection. Ils savent qu’en raison de sa «frenchness» le beau Rafale ne convient pas à la Suisse. Il serait désastreux de dépendre de la France en matière d’armes, d’électronique, d’avionique et de motorisation. Dassault n’a toujours pas de client à l’exportation. Les négociations avec l’Inde ont été temporairement gelées pour des raisons «d’incohérence des coûts d’exploitation». L’Eurofighter, construit par un consortium européen, n’a jamais eu la moindre chance – quelles qu’en soient les raisons. Pourtant, avec son assise industrielle (Airbus, Eurocopter, etc.), EADS aurait certainement pu offrir les meilleures affaires compensatoires.

«Ce qui est bon pour la Suède est forcément bon aussi pour la Suisse», a déclaré le conseiller fédéral Maurer à propos de la décision relative au système – raisonnant juste, mais avec un bon sens de pilote. Lorsque Saab développe le concept du 21e siècle, nous, les Suisses, avons aussi notre mot à dire – un changement de paradigme tout à fait remarquable! La Suisse n’est pas seulement un client, comme au cours des 60 dernières années d’acquisition d’avions de combat. La Suisse contribue désormais à façonner l’avenir. Ce ne sont pas les fournisseurs américains, français ou britanniques qui nous dictent ce qu’il nous faut; non, nous définissons nous-mêmes nos besoins. Nous nous sommes émancipés, dans le droit fil de notre politique de neutralité.

 

Le futur Gripen E/F est adapté à nos besoins. Tous les experts l’ont reconnu. Les experts? Dans les forums, lettres de lecteurs et blogs, les discussions vont bon train, mais restent unidimensionnelles. Qui achète une voiture sur le seul critère de sa puissance? Quelle entreprise s’offrirait un calculateur Cray, quand un ordinateur plus modeste répond à son cahier des charges? Quel contribuable blogueur est prêt à payer, sur trente années d’exploitation, trois ou quatre milliards de plus en entre­tien? Quel connaisseur du théâtre d’opérations est véritablement informé de la doctrine d’engagement des avions de combat russes? Et quel rédacteur de lettre de lecteur appréhende les relations entre performance, coût, adaptation à l’usage de la troupe et indépendance? Indépendance par rapport à des centaines de millions de redevances de licence en cas de mise à niveau? Indépendance vis-à-vis de pays potentiellement peu ragoûtants, membres du même groupe des utilisateurs? On a souvent la mémoire courte: Nicolas Sarkozy avait proposé «son» Rafale aussi à Monsieur Kadhafi.

 

Avec l’achat de nouveaux avions de combat, nous entrons dans une ère nouvelle. Nous abandonnons le plus grand, le plus fort, le plus rapide. Pour moi aussi qui, à 64 ans, ai connu la période du Vampire au F/A-18, la révisi­on de mes conceptions a été progressive. Je comprends donc parfaitement que d’anciens pilotes de chasse façonnés par le Hunter rêvent de puissance et de performance. A l’époque, le plus fort était le meilleur. Tempi passati. Le meilleur, c’est désormais le plus astucieux! Selon le principe Federer.

 

Max Ungricht, rédacteur en chef du journal Cockpit

07/02/2012

Gripen E/F : l’excellence !

 

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Voici la première partie d’une nouvelle série d’articles, concernant le choix par le Conseil Fédéral du nouvel avion de combat, le Gripen (Griffon) E/F. Le dossier étant en pleine évolution, je reviendrai notamment sur les offres de partenariat industriel (Offsets), ainsi que les évènements qui ont marqué la décision.

Cette première partie va me permettre de vous révéler certaines informations techniques qui n’ont jusqu’ici jamais été abordées. Elles font suite à mes recherches ainsi qu’à la possibilité que j’ai eu de me rendre en Suède chez Saab pour voir de près l’avion et obtenir de nombreux éclaircissements.

Les raisons du choix :

Les raisons du choix sont particulièrement complexes et tiennent compte d’une multitudes de paramètres et ceci contrairement à la croyance populaire. Le choix s’est fait suite à l’obtention de centaines d’informations vérifiées qui font suite à l’évaluation de 2008.

Je me permets ici de rappeler qu’aucun des trois standards d’avion proposés à notre pays ne sont actuellement en service. Le Gripen E/F dérivé du démonstrateur NG sera commandé ce printemps par la Suède. Le Rafale proposé, soit le F3-04T n’existe qu’à un seul exemplaire dont l’Armée de l’air recevra ses premiers modèles en 2013. L’Eurofighter DA7 série 3, proposé et en cours d’industrialisation mais ne pouvait être doté du radar AESA avant 2016.

 

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La presse a avancé que le choix du Gripen pour notre pays était principalement financier. Ce n’est pas totalement juste, du moins très incomplet !

Effectivement, le prix proposé pour une dotation minimale de 22 appareils à 3,1 milliards est le meilleur prix des trois. Mais, il faut encore tenir compte des coûts d’utilisation, qui sont là encore, très inférieurs pour le Gripen. Cela  permettra à terme deux options sur un budget annuel :

  • Economie des coûts sur le budget annuel pouvant être réinvestis dans la modernisation.
  • Augmentation des heures de vol à l’année sans modifier le budget.

 

Les avantages techniques du Gripen E/F :

Les trois appareils proposés à notre pays disposent d’une technologie équivalente et sont tous trois en constante évolution. Du côté de l’offre suédoise, certains points ont fait la différence !

  • Le radar AESA ES-05 «RAVEN» permet un balayage avec un débatement total de ± 100 ° qui offre la possibilité de voir vers l’arrière et d’engager directement les adversaires.
  • L’architecture électronique est au minimum 5x plus rapide en matière de calcul que ses concurrents.
  • Le cockpit, basé sur un écran géant (comme le F-35), offre la possibilité de personnalisation pour chaque pilote et l’adaptation immédiate en fonction de l’évolution de la mission (air-air, reco, air-sol).
  • Le moteur, General-Electrique GE F-414G, offrira 10,5 tonnes de poussées (avec mode SuperCruise).
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Un équipement complet :

Concernant les équipements du Gripen E/F, ils sont très complets et prêts à l’industrialisation. Voici la liste standard de ceux-ci :

Avec le radar AESA ES-05 « Raven » couplé au système optique frontal IRST Skyward-G, le Gripen E/F dispose d’une liaison électronique Link16 à large bande, d’un système de communication satellitaire SATCOM et d’un fusion des données (Net Centric Warfare - NCW). Un nouveau système de guerre électronique avec détection des missiles en approche  de type électro-optique EW39 qui fonctionne avec les lances-leurres Saab BOH/BOL de dernière génération (ADIS).

La fusion de données complètement intégrée au système d'arme permet la fusion des informations   de la liaison 16 (pistes des équipiers, messages PPLI (Precise Participant Location and Identification) et relie l’ensemble aux pistes des capteurs internes et externes (RAVEN, IRST, EW39, pod ATFLIR.

Le pilote dispose d’une commande vocale, des classiques commandes HOTAS et d’un viseur de casque et d’un HUD large également de la nouvelle génération.

Enfin, un générateur d'oxygène embarqué (On-Board Oxygen Generation System, OBOGS) permet d’augmenter la teneur en oxygène de l'air prélevé au niveau d'un compresseur du moteur, afin, qu'il soit fourni directement aux pilotes. Avec l'OBOGS, la production d'oxygène est quasiment infinie et facilite la logistique : pas de production au sol, ni de chargement et d'installation des bouteilles à bord.

Le siège éjectable Matin-Baker dispose de deux airbag latéraux pour protéger le pilote en cas d’éjection.

En matière d’armement, le Gripen E/F offre un vaste choix international :

Air-Air :

Missiles courte portée à guidage infrarouge couplé avec viseur de casque  SRAAM (Sort Range Air to Air Missile):

IRIS-T, AIM-9X, A-DARTER, Python 5

Missiles longue portée BVRAAM (Beyond Visual Range Air to Air Missile) :

AIM-120C7 AMRAAM,  DERBY, METEOR.

Air-Sol :

Missiles :

Maverick, RBS-15, TAURUS (missile de croisière).

Bombes à guidages laser de type « Paveway », modèles : GBU 10/12/16/24/27/28.

Nacelles : Reco et ATFLIR, Nite-Hawk, SNIPER.

 

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Optimisation pour les drones :

Saab fait partie du groupe de travail mené par Dassault Aviation dans le cadre du drone de démonstration NEURON. Le constructeur suédois, comme son homologue français avec le Rafale, a optimisé l'avenir de son avion de combat Gripen E/F en vue d'une utilisation future en binôme avec le futur drone de combat européen.

Questions fréquements posées :

Une nouvelle affaire "Mirage" pourrait-elle se reproduire avec le Gripen ?

En aucun cas, les surcoûts engendrés lors de l'achat des Mirage III étaient dûs à de nombreuses modifications (radar, armement, cockpit, cellule) voulues par la Suisse. Dans le cas du Gripen E/F, le modèle pour notre pays sera exactement le même que celui qui équipera la force aérienne suédoise.

En cas de retard qui paiera ?

Saab Aerospace s'est engagé à prendre en charge les éventuels surcoûts d'industrialisation à 100%.

Quelles sont les risques de maladies de jeunesse ?

Les risques sont faibles, car l'ensemble des systèmes fonctionnent et ont fait leurs preuves durant les essais du démonstrateur Gripen NG.

Le développement du Gripen va-t-il s'arrêter une fois les livraisons effectuées à la Suisse ?

Non, le programme Gripen va continuer d'évoluer, il est garantit jusqu'en 2040. la Suisse aura d’ailleurs de nombreuses cartes à jouer en matière de recherche & développement dans le cadre du programme de partenariat avec la Suède.

Commentaires :

Le Gripen n’est en rien un appareil inférieur techniquement. Certes, la gamme du constructeur suédois est plus modeste en ce qui concerne l’emport de charges avec 10 points d’attaches contre 14 à ses concurrents. Le rayon d’action est également sensiblement  plus court d’environ  400 km, mais l’avion permet le ravitaillement en vol. Il est optimisé pour le dégagement sur des aérodromes secondaires et l’emploi sur autoroutes. Ce même concept permettant de limiter les pertes lors d’attaques, notamment le sabotage d’aérodrome par des terroristes.

Aujourd’hui, nous avons sur le vieux continent une chance extraordinaire d’avoir trois appareils d’excellente valeur en développement continu, Gripen E/F, Rafale, Eurofighter. Hormis Quelques différences, l’Europe peut répondre comme jamais à la demande de divers clients et de leurs spécificités. L’Inde, de part sa situation géopolitique avec son voisin, a préféré un appareil pouvant répondre en matière d’attaque lourde en profondeur. Notre pays n’a pas ce besoin extrême, heureusement d’ailleurs, mais va pouvoir assumer son rôles en matière de surveillance, détection et poursuite de cibles, reconnaissance et attaque au sol tactique en travaillant en collaboration avec ses voisins, dans un cadre moderne et évolutif.

A suivre : le détail de la commande, les Offsets, les conclusions de la sous-commissions d’enquête, le lancement de la fabrication en chaîne.

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Photos : 1 Gripen NG avec IRIS-T, METEOR et Paveway @ Saab 2 & 3 Gripen NG @ Pascal Kümmerling 4 Gripen E/F & NEURON 5 Gripen F & D l’ancienne et la nouvelle génération @ Saab