23/03/2011

Fukushima : ralentissement du secteur aérien Asie-Pacifique !

 

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La catastrophe nucléaire de Fukushima-Dai-ichi va provoquer un "ralentissement majeur" pour le transport aérien qui ne se remettra pas avant le second semestre de l’année. Bien qu’il soit trop tôt pour chiffrer l’impact réel.

Selon les premières estimations  de l’IATA, le marché japonais du transport aérien est évalué à 44,4 milliards EUR et représente 6,5% du trafic mondial et 10% du chiffre d'affaires du secteur. Le marché le plus exposé à la catastrophe japonaise est la Chine, où les vols depuis ou vers le Japon représentent 23% du chiffre d'affaires dans les liaisons internationales.
Viennent ensuite Taiwan et la Corée du Sud avec 20% du chiffre d'affaires, devant la Thailande (15%) et les États-Unis (12%).
La France est le marché européen le plus exposé avec 7% de son revenu international lié à la troisième économie mondiale, devant l'Allemagne (6%).

Par ailleurs, le Japon assure 3 à 4% de la production mondiale de kérozène, dont une partie est exportée vers l'Asie. Hors, une partie des installations ayant été touchées, la diminution de l’approvisionnement pourrait renchérir les prix. Certaines compagnies aérienne à l’instar de d’Air Canada ré-évaluent leur croissance à la baisse de l’ordre de 1%, passant de 4,5 à  5,5%. Ces même prix étant déjà  sous pression avec la crise libyenne du moment.

 

 

 

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Les autres secteurs du trafic aérien se portent bien :

Les fuites radioactives s'échappant de la centrale n’affectent pas pour l’instant les couches supérieures de l'atmosphère et n'entraînent donc pas de danger pour le transport aérien. Seules les couches  très  basses de l’atmosphère et de manières limitées ont été atteintes (sources l'Organisation Météorologique Mondiale. En conséquence de quoi, les autres secteurs du trafic aérien continuent de se développer normalement.

 

Accélération du renouvellement des flottes :

 

La poussée des prix sur le kérosène qui s'accélèrent avec les deux crises du moment ont pour premiers  résultats une sensible accélération du retrait des avions les plus gourmands. On avait déjà noté une poussée des commandes des compagnies aériennes afin de disposer d'avions de dernières générations. Pour exemple, la compagnie américaine Delta annonce  qu'elle allait retirer 120 avions, choisis parmi ceux les moins efficaces du point de vue de la consommation, du service au cours des 18 prochains mois. Nul doute, que d'autres lui emboîteront le pas !

 

 

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Photos :  1 B777 ANA @WT 2 A330-300 Cathay Pacific@  3 Airbus B787 JAL @ Boeing