15/10/2021

Les démonstrations à l’Axalp auront lieu !

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Fini les restrictions, et c’est avec une grande joie que les Forces aériennes confirment la tenue des démonstrations aériennes sur l'Axalp cette année. Elles se tiendront les 20 et 21 octobre 2021, l'entraînement aura lieu le 19 octobre 2021.

Quelques infos vis-à-vis du COVID :

Les règles suivantes s'appliquent aux invités des Forces aériennes suisses et aux visiteurs utilisant les services de transport de l'organisation Transport Axalp Flugvorführungen :

  • Certificat COVID à partir de 16 ans pour les personnes vaccinées, guéris ou testées (règle dite des 3-G : « geimpft, genesen, getestet » c’est-à-dire « vacciné, guéri, testé »).
  • Le certificat COVID, une pièce d'identité officielle et les billets d'avion reçus (invités des Froces aérienes uniquement) doivent être présentés aux points de contrôle.
  • Les masques sont obligatoires dans les véhicules et à l'intérieur.
  • Aucune possibilité de test COVID sur le site.

Visiteurs utilisant les services de transport de prestataires privés :

  • Nombre de visiteurs par jour maximum 4'000, jour la journée d’entraînement maximum 2'000.
  • L'achat de billets pour le transport et le télésiège n'est possible que via les canaux de vente ticketino.ch, début octobre au plus tôt - pas de guichet sur place.
  • Cette offre commerciale fonctionne en parallèle, mais pas sous la responsabilité des Forces aériennes.

Ces démonstrations attirent toujours de nombreux spectateurs. Il est donc recommandé d’emprunter les transports publics pour le voyage jusqu’à la gare de Brienz.

Les zones réservées aux spectateurs se trouvent à 2200 m d’altitude. Des habits chauds, une protection contre la pluie et de bonnes chaussures de marche sont indispensables.

Les zones réservées aux spectateurs ne sont accessibles qu’à pied et avec un bon équipement en passant par les chemins de montagne balisés. Pour s’y rendre, il faut être en bonne forme physique, sachant que les trajets se font sous la responsabilité de chacun. Il est déconseillé d’emmener des enfants de moins de huit ans et des chiens.

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Il est impératif d’observer en tout temps les instructions des organes de sécurité. Un service de sauvetage et un service sanitaire sont mis sur pied (voir plan de situation). En cas de besoin, il est aussi possible de s’adresser au personnel chargé de surveiller les zones d’accès autorisées.

Les présentations commencent à 14h00 précises.
Les chemins d’accès d’Ebenfluh et de Tschingel sont bloqués à partir de 13h30. Durée de la démonstration : environ une heure et demie.

Tout le secteur de la place démonstrations aériennes des forces aériennes suisses est annoncé comme zone dangereuse. Les barrières des zones sécurisées ne doivent être franchies sous aucun prétexte. Pendant démonstrations aériennes des forces aériennes, tous les spectateurs doivent se trouver dans les zones délimitées qui leur sont réservées.

Les démonstrations de vol sont commentées par haut-parleurs dans toutes les zones réservées aux spectateurs. Des toilettes sont mises à disposition dans toutes les zones.

Aperçu du programme :

  • Tir au canon en montagne (F/A-18)
  • Caractéristiques de vol du Cougar
  • Opération d’extinction d’incendie
  • Service de police aérienne
  • Engagement d‘éclaireurs parachutistes
  • Caractéristiques de vol du F/A-18
  • Présentation du PC-21
  • Forces spéciales (CFS)
  • Patrouille Suisse

Les avions de types F/A-18 Hornet et PC-21 ainsi que les hélicoptères Super Puma, Cougar et EC635 participent aux démonstrations aériennes.
Le même programme est présenté tous les jours.
Nous nous réservons le droit de modifier le programme à court terme.

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Photos : Démonstrations ayant eu lieu précédemment @ DDPS

 

11/11/2020

L’Italie et la Suisse prolongent le partage des entraînements transfrontaliers !

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Ce matin à Berne, Berne, Conseil fédéral a approuvé le renouvellement de la convention de secteur d’entraînement transfrontalier pour les forces aériennes suisses et italiennes. Les Forces aériennes suisses peuvent ainsi continuer à utiliser des secteurs de l’espace aérien italien dans le cadre de l’instruction et des entraînements quotidiens, ce tant pour leurs propres exercices que pour des exercices communs.

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Secteur créé il y a 11 ans :

En 2009, un accord sur la création d’une zone transfrontalière réservée aux vols d’entraînement de l’aviation militaire avait pu être conclu avec l’Italie. Cette convention, conclue à titre d’essai, il y a onze ans, a pu être remaniée et adaptée à l’évolution technique sur la base des expériences qui ont été faites. Elle contient des dispositions qui fixent les limites géographiques de la zone d’entraînement et qui règlent les conditions de son utilisation.

Garantie des besoins en matière d’instruction : 

La convention conclue entre le Département de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) et le Ministère de la défense de la République italienne permet à des aéronefs militaires des deux États de continuer d’utiliser à des fins d’entraînement l’espace aérien qui couvre la région Misox/Chiavenna/Engadine/Valteline. Sa prolongation garantit pour les Forces aériennes suisses l’utilisation de secteurs de l’espace aérien italien dans le cadre de l’instruction et des entraînements quotidiens, tant pour leurs propres exercices que pour des exercices communs. Les Forces aériennes peuvent ainsi d’une part remplir leurs besoins d’instruction et, d’autre part, maintenir leurs capacités. (Source : DDPS).

 

05/05/2020

Retour à la normale progressive du service de vol !

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La gestion de la crise du coronavirus a conduit l'armée à d'importants changements dans la planification et adaptation des priorités. Le commandant des Forces aériennes avait donc également décidé de réduire les entraînements à un minimum acceptable de manière temporaire. 

Par égard pour la population confinée, les Forces aériennes ont réduit leur service de vol depuis le 27 mars 2020. Il s'agit maintenant de retrouver le chemin vers la normalité en renforçant de manière progressive le service de vol afin de pouvoir assurer les missions à venir.

Sans possibilité d'entraînement, le niveau de formation des pilotes diminue et la sécurité des vols aussi. Un minimum d'heures de vols par pilote doit être atteint si l'armée veut pouvoir assurer ses missions de souveraineté telles que la protection de conférence lors du WEF en 2021 par exemple ou encore le service de police aérienne permanent qui se concrétisera au 1er janvier 2021. 

Le retour à la normal du service de vol se fera donc en trois étapes :

A partir du 11 mai 2020, un premier élargissement approprié avec certaines restrictions: les heures de vols des F/A-18 seront limités à 120 par semaine, les entraînements au combat air-sol sont toujours suspendus et les équipes de démonstrations ne voleront pas.

Dès le 8 juin, il est prévu de lever la plupart des restrictions en appliquant les recommandations de l'Office fédéral de la santé publique.

La dernière étape après les vacances d'été consistera à reprendre les entrainements pour les équipes de démonstration, les cours de répétitions ainsi que les entraînements au vols de nuit. Ces derniers reprendront en octobre 2020 selon la planification annuelle.

Rappel :

Durant toute la limitation du service de vol, les tâches des Forces aériennes (service de police aérienne, service de recherche et de sauvetage, service de transport aérien de la Confédération) pour assurer la souveraineté ainsi que les services d'assistance de plus en plus nombreux avec des hélicoptères pour la police, le corps des gardes-frontières et les troupes fournies dans le cadre du service d'assistance ont été garantis. (Sources DDPS).

Photo : F/A-18 Hornet en démonstration @ DDPS

19/02/2019

La première suissesse qualifiée sur F/A-18 « Hornet » !

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Payerne, ce mardi a eu lieu à la présentation officielle de la première femme à piloter un avion de combat Boeing F/A-18 C/D « Hornet ». Depuis le 1er janvier 2019,le premier-lieutenant Fanny Chollet est opérationnelle au sein de l'escadrille d'aviation 18 "Panthers" basée à Payerne. L’occasion de rencontrer ce « Chevalier du Ciel » au féminin.

 

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Rappel :

En décembre 2017, Fanny Chollet est devient la première femme a recevoir son brevet de pilote militaire en vue d’une transition sur « Hornet ». Puis à ce jour elle a poursuivi sa formation d'un an sur le F/A-18.La transition du PC-21 au F/A-18, avec sa vitesse de près de 2000km/h, a été une étape importante pour la pilote et l'entraînement tactique fut exigeant. «Mon objectif est de maîtriser l'entraînement et d'accomplir toutes mes missions ultérieures de la meilleure façon possible», explique-t-elle. Le chemin jusqu'au cockpit du « Hornet » fut long, exigeant et sans traitement de faveur aucun. Tout au long de sa formation, elle ne s'est jamais sentie traitée différemment par rapport à ses collègues masculins. Les règles ont toujours été les mêmes pour tous.  

 

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Le rêve devient réalité :

Dix ans après son choix de devenir pilote d'avion de combat, la jeune femme de 28 ans est maintenant assise depuis janvier dans le cockpit d'un F/A-18 « Hornet » et participe quotidiennement au service de vol avec des engagements de police aérienne ou des exercices de combat aérien. Sa carrière ne va pas s'arrêter là et déjà de nouveaux objectifs se présentent: un cours de conduite pour devenir capitaine, une campagne internationale d'entraînement et une formation tactique pour devenir leader d'une formation de deux avions (section lead) sont au programme. Aux futurs pilotes, elle recommande de sauter le pas dans la troisième dimension en s'inscrivant au cours SPHAIR. C'est là que débute l'introduction à l'aviation, aussi bien militaire que civile. Son conseil pour les jeunes intéressés: «Soyez motivés, engagés et toujours préparés. Être pilote militaire est une passion.»

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Qui est Fanny :

Fanny "Shotty" Chollet est née en 1991, vient de Saint-Légier / VD, est diplômée de Pully High School avec une majeure en biologie et chimie et a fait sa formation d'officier dans l'armée de l'air. Elle a gagné sa vie sur les aérodromes militaires Payerne, Dübendorf et Alpnach. Depuis 2012, Chollet est employé par l'armée de l'air suisse et membre de la classe pilote 11 dans l'école de pilote d'Emmen. Elle a complété sa première partie de sa formation avec la licence de pilote professionnel civil de Swiss Aviation Training (SAT, aujourd'hui Lufthansa Aviation Training) et le Bachelor in Aviation de l'Université des Sciences Appliquées de Zurich (ZHAW) à Winterthur. Puis elle a suivi les phases d'un an sur Pilatus PC-7 et Pilatus PC-21.

Une modestie qui en impose :

Fanny, j’ai eu le plaisir de la rencontrer une première fois, lors de la première édition du meeting aérien RIO2.0 sur l’aérodrome d’Ecuvillens, avec l’équipe organisatrice. Sympathique et disponible, ce fut un plaisir de faire un article ici sur le blog. A l’époque, elle n’était qu’au début de sa formation et tout restait à faire. Une aventure en soi, semée de doutes et de réussites, dans un monde bien particulier, que celui de l’aviation à plus forte raison dans un monde de militaires. Fanny a atteint un point culminant dans un métier difficile, à force de travail et de persévérance, là où beaucoup ont échoué. Fanny n’est pas mieux ou moins bien que ses collègues masculins, elle est elle-même. On appelle cela l’égalité professionnelle. Pour autant, là voici qui ouvre une nouvelle page de l’aviation de notre pays, déjà un petit bout d'histoire. Fanny rejoint ainsi ces femmes connues ou restées dans l’ombre de l’histoire de l’aviation internationale de ses débuts à aujourd’hui. Mais n’oublions pas, celles qui n’ont pas eu droit aux flashs des médias, comme ses collègues féminines, pilotes militaires également, mais qui œuvrent sur Super Puma/Cougar ou EC-635. Un bel exemple pour toutes et tous, respect Mesdames !

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Photos : Présentation du Plt Fanny Chollet, Payerne En compagnie du Cmdt des Force Aérienne le Divisionnaire Bernhard Müller @ P.Kümmerling

06/07/2018

Demandes d’offres envoyées pour le nouvel avion de combat !

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Cette fois nous sommes entrés de plein pied dans le lancement de l’évaluation du futur avion de combat, qui doit venir remplacer les derniers Northrop F-5 E/F « Tiger II » et les Boeing F/A-18 C/D « Hornet ». La demande d’offre doit permettre aux avionneurs d’entrer ou non dans la compétition. Les avionneurs doivent pour celà rendre leurs copies d’ici à fin janvier 2019.

Sur la base des exigences publiées par le DDPS le 23 mars 2018, armasuisse a, le 6 juillet 2018, envoyé la demande d'offre des prochains avions de combat aux organismes gouvernementaux des cinq constructeurs concernés: l’Allemagne (Airbus Eurofighter), la France (Dassault Rafale), la Suède (Saab Gripen E) et les Etats-Unis (Boeing F/A-18 Super Hornet, Lockheed-Martin F-35A). Après prise de contact par leur organisme gouvernemental, les constructeurs ont la possibilité de soumettre leur offre à armasuisse jusqu’à fin janvier 2019.

Les offres doivent notamment contenir les éléments suivants:

  • calcul du nombre d’avions requis selon le constructeur pour accomplir les missions de l’armée de l’air suisse (et notamment de faire voler quatre avions en permanence pendant quatre semaines) 
  • prix pour 40 et 30 avions, frais logistiques et armement compris comme base pour la détermination ultérieure du nombre requis.
  • informations et propositions de coopération entre forces armées et autorités de passation des marchés.
  • indication quant à la possibilité de compensations.

Evaluation et analyse des coûts/de l’utilité :

Puis, les indications des constructeurs seront analysées dans le détail. Pour ce faire, le DDPS a défini une pondération des quatre critères d'évaluation principaux concernant l’utilité du système:

  • efficacité (opérationnelle, autonomie)  55%
  • assistance produit (facilité d’entretien, autonomie dans l’assistance)  25%
  • coopération  10%
  • compensations directes  10%

Cette pondération vaudra aussi pour le système de défense sol-air (DSA) pour lequel la demande d'offre devrait être envoyée à la fin de l’été.

Cette fois-ci, la comparaison des candidats pour le nouvel avion de combat et le nouveau système de défense sol-air se basera, en plus de l’utilité globale, sur les coûts d’achat et d’exploitation.

Etapes suivantes :

De mai à juillet 2019, les avions de combat passeront les uns après les autres des essais en vol et au sol à Payerne, après quoi une deuxième demande d’offre sera envoyée par armasuisse en novembre 2019 avec des réponses attendues pour fin mai 2020. Les constats effectués pendant les essais en vol et au sol, ainsi que l’évaluation de la première offre seront intégrés dans cette deuxième demande d'offre. Celle-ci demandera aux constructeurs de proposer une offre la plus avantageuse possible pour la Suisse.

Le rapport d’évaluation sera établi de juin à fin 2020 pour ensuite être soumis au Conseil fédéral en même temps que celui du système de défense air-sol afin de décider du modèle. (sources DDPS).

Ce à quoi il faut s’attendre :

Le renouvellement de notre flotte aérienne intéresse au plus au point les avionneurs qui doivent vendre absolument. Nous pouvons déjà être assurés de la participation des avions européens (Rafale, Gripen, Eurofighter). L’avionneur américain Boeing étati un peu en retrait ces derniers mois, mais il semble bine que la politique d’exportation de l’administration Trump permette cette-fois à l’avionneur de répondre par la positive. Rien n’est jouer par contre pour le F-35, dont certains critères (maintenance et codes sources) ne répondent pas à la demande suisse.

Fortes compensations :

Je reviendrais sur les crittères techniques au moment venu, mais pour l’emporter les avionneurs doivent « garantir 100% » de compensations industrielles. Pour tenter de remporter le contrat en Suisse, les avionneurs vont rivaliser d’offres toutes plus avantageuses les unes que les autres ,avec probablement des garanties supérieurs à 100%. Mais là encore, nous aurons l’occasion d’y revenir.