14/02/2018

Suisse : modernisation de la protection des Gougar & achat de Bombardier Challenger !

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Le programme d’équipement militaire prévoit pour les Forces aériennes, la modernisation du système de guerre-électronique des Hélicoptères Cougar et l’achat de deux avions Bombardier Challenger 604. Nous parlerons du retrait d'une partie des F-5 dans un autre article.

Modernisation des Cougar :

2010 à 2014. Entre-temps, un programme de maintien de la valeur est également devenu nécessaire pour le Cougar, dont l’acquisition remonte à la fin des années 90, pour les raisons suivantes :  le système d’autoprotection intégré a atteint la fin de sa durée d’utilisation. Il doit être renouvelé. Faute de quoi, l’hélicoptère ne pourra plus être engagé dans des zones de conflits ou dans des régions à risques, c’est-à-dire ni dans la promotion militaire de la paix ni lors de conflits armés. 
Aujourd’hui, différents défauts et lacunes sont constatés dans le domaine de la procédure d’approche par satellite, de l’identification militaire ami ou ennemi et de la radiocommunication aérienne sécurisée. Afin de pouvoir encore utiliser le Cougar avec succès dans toutes les situations pendant la prochaine 
décennie, ces lacunes doivent être comblées et les défauts constatés éliminés. À défaut, l’éventail d’engagement de l’hélicoptère serait considérablement réduit.

Avec les deux hélicoptères de transport Super Puma et Cougar, l’armée dispose de deux systèmes semblables, mais pas identiques. Le Cougar est un développement du Super Puma. Si l’on harmonise les deux hélicoptères, ce qui est prévu dans le cadre du maintien de la valeur demandé du Cougar, les procédures d’engagement et l’instruction s’en trouveront simplifiées et les processus d’exploitation optimisés.

Description de la variante proposée et arguments

La planification comprend le maintien de la valeur des hélicoptères de transport Cougar existants, à l’exception de l’hélicoptère VIP, qui doit satisfaire à d’autres exigences. Le maintien de la valeur comprend un nouveau système d’autoprotection avec des capacités améliorées, de nouveaux appareils radio de bord, un système d’identification ami ou ennemi de la nouvelle génération ainsi que l’ajout de la capacité à réaliser des procédures d’approche par satellite. Les hélicoptères seront équipés d’un nouveau système d’alerte de trafic et d’évitement, d’un viseur de casque ainsi que de diverses autres fonctionnalités et seront donc largement harmo- nisés avec le Super Puma. Le câblage électrique sera entièrement remplacé.

En même temps que le maintien de la valeur, une révision en profondeur des hélicoptères s’impose. Avec les mesures prévues, il sera possible d’utiliser les machines au moins jusqu’en 2030. En outre, l’harmonisation entre les Super Puma et les Cougar permettra de limiter la hausse des coûts d’exploitation et de maintenance.

Le maintien de la valeur comporte aussi l’adaptation du matériel au sol et de la documentation relative à l’instruction, à l’exploitation et à la maintenance. Le simulateur, les moyens didactiques informatisés et le système de planification des engagements seront adaptés par les services des modifications respectifs et financés par le maintien de la valeur du Cougar.

Dans la perspective des mesures demandées ici, un Cougar a déjà suivi le maintien de la valeur planifié en tant que prototype et il est actuellement en phase de test, vraisemblablement jusqu’à l’automne 2018. Le début des travaux de maintien de la valeur des autres hélicoptères est prévu au printemps 2019 pour s’achever en 2023.

Deux Challenger 604 :

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La Confédération a besoin d’importantes capacités de transport aérien, notamment pour l’armée. L’avion Beech 1900D du Service de transport aérien de la Confédération (STAC) nécessitera, fin 2018, l’investissement de deux à trois millions de francs pour la modernisation de son avionique et de sa cabine. Ce maintien de la valeur deviendrait superflu en cas d’achat des deux avions d’occasions de la Rega et le Beech 1900D pourrait être vendu.

A l’avenir, les deux CL604 permettraient de gagner en autonomie et de remplir diverses missions : rapatriement et évacuation sanitaire (MedEvac) rapides de citoyens suisses, soutien à des actions d’aide humanitaire (HUMRO) et au Corps pour l’aide en cas de catastrophe, transport de détachements, réalisation de modules d’instruction à l’étranger et engagements divers. Les deux appareils pourraient en outre être mis à la disposition du Secrétariat d’Etats aux migrations (SEM) pour le rapatriement de personnes expulsées pour lequel la location coûteuse d’avions supplémentaires pourrait être évitée.

Etant donné que la Rega vend ses avions avec leur équipement médical pour le transport de blessés, la Confédération pourrait couvrir ses propres besoins pour ce type de transports ou en faire bénéficier les engagements subsidiaires (avec le soutien de la Rega ou d’autres prestataires) en cas d’urgence médicale impliquant des citoyens suisses à l’étranger.

Des dépenses inutiles pour la location d’appareils de remplacement pourraient également être évitées en cas de panne ou d’entretien normal d’un des deux avions. De plus, les CL604 pourraient remplir des missions d’engagement avec plus de souplesse, d’efficacité et de stabilité dans un périmètre plus large avant d’atteindre la fin de leur durée de vie en termes d’heures de vol (prévue pour 2031).

Pour l’achat de ces avions, le DDPS souhaite proposer un crédit d’armement de 13 millions de francs dans le message sur l’armée 2018. Au final, c’est le Parlement qui tranchera.

Le STAC effectue non seulement des vols en faveur des département fédéraux, mais aussi des engagements militaires, notamment pour les contingents des opérations de promotion de la paix de Swissint et des Forces aériennes dans les Balkans, ainsi que des vols de mensuration pour swisstopo. Le service utilise une flotte mixte constituée de jets commerciaux, d’avions à hélice et d’hélicoptères. (Sources DDPS).

Photos : 1 Cougar 2 Challenger 604 @ DDPS

 

 

29/01/2017

DSA20 peut continuer !

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Le rapport d’enquête de la délégation des Commissions de gestion du Parlement arrive à la même conclusion que le rapport de Kurt Grüter, qui s’est récemment penché sur les processus liés à la suspension de l’acquisition d’une nouvelle défense sol-air (DSA): le projet étant bien préparé, aucune suspension ne s’avère nécessaire.

Comme la SSO l’a indiqué à plusieurs reprises, il est incontestable que le système de défense sol-air actuel, obsolète et dont la puissance de feu a déjà été considérablement réduite, devra être prochainement remplacé. «Car il s’agit d’un système clé pour la protection des ouvrages et du territoire. Si la protection n’est pas assurée depuis le sol, à quoi cela servirait-il d’acquérir de nouveaux avions de combat, de nouvelles pièces d’artillerie ou des chars plus puissants? Sans une protection effective et efficace assurée par la défense sol-air, ils ne seront que peu utilisés, voire pas du tout», insiste Stefan Holenstein, colonel d’état-major général et président de la SSO.

C’est la raison pour laquelle l’Armée suisse a urgemment besoin d’une défense sol-air qui soit capable de déployer toute sa puissance par n’importe quel temps, de jour comme de nuit, lorsqu’elle est combinée à des moyens d’action aéroportés et fonctionne en interaction avec les autres capteurs et effecteurs de l’armée.

La SSO demande donc logiquement au Conseil fédéral de remettre immédiatement sur les rails le processus d’acquisition de la défense sol-air. Il convient en outre de préciser les conséquences qu’a eu le retard pris par le processus d’acquisition sur le budget d’investissement de l’armée et de quelle manière ce budget pourra être augmenté de sorte à ne pas compromettre d’autres investissements dont l’armée a également un besoin urgent. Car il faut considérer l’armée comme un système global qui ne peut fonctionner correctement que si les différents investissements et projets d’armement ne sont pas mis en opposition voire, pire, en concurrence.(SSO)

Une réaction légitime :

Le Mnistre de la Défense Guy Parmelin a-t-il été trop brutal sur ce dossier ? Je vous rappelle qu'il y a une année la presse s'est déchainée sur le sujet : accusant de négligence le chef de l'armée, le Cmdt des FA et relatant les problèmes des deux systèmes à l'étude. Le nouveau Chef du DDPS a donc réagi et bloqué l'évaluation avec en sus une enquête sur le fonctionnement de l'évaluation. Aurait-il pu en être autrement ? Non. D'une part l'enquête à révélé que l'évaluation a été correcte, que les chefs de l'armée n'ont commis aucune faute. Pare contre, oui, le système de BAe le CAMM-ER ne répond pas en terme de rayon d'action et l'Iris-SL de Diehl-BGT devait améliorer sa capacité d'engagement lors de conditions météorologiques difficiles. Aurait-t-on pu commander l'un de ces deux systèmes dans ces conditions ? La réponse est NON. En Suède le système Iris-SL qui a été commandé est retardé en ce qui concerne sa mise en service, tant que les capacités n'ont pas été améliorées. Les essais de 2016 sont positifs, un nouveau test aura lieu cette année pour valider la capacité de l'Iris-SL et finalement l'entrée en service se fera en 2019 avec une année de retard !! Non, notre Ministre n'a pas commis de faute, peut-être a-t-il surréagi trop brutalement, mais il n'a pas commis de faute, le projet DSA20 peut aujourd'hui être conduit correctement.

A noter que dans cette fâcheuse histoire notre Ministre de la Défense se doit d’assumer sa décision en tant que Chef, la presse qui a de son côté, une fois de plus, sombrer dans la désinformation n’assume pas ses erreurs, pour combien de temps encore ?

 Photos : Systèmes Diehl BGT Iris-SL & radar Girafe @ Diehl BGT

 

 

20/11/2016

Les Forces aériennes font leur travail !

 

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La polémique enfle depuis hier en ce qui concerne l’interception d’un avion du gouvernement russe vendredi par nos F/A-18 « Hornet ». Pourtant, il n’y a rien d’extraordinaire, cette procédure s’inscrit dans le cadre normal de la police du ciel.

Réactions disproportionnées des Russes :

Les autorités russes se montrent très surprise ce contrôle aérien. Ceux-ci ont demandé des explications à la Suisse et parlent d’incident impliquant un avion du gouvernement russe dans l'espace aérien suisse, selon les dires de l'ambassade de Russie à Berne.

Procédure normale :

Le contrôle aérien qui s’est effectué ce vendredi par nos Forces aériennes est légal et fait partie des missions de celle-ci. L'interception en vol d'un aéronef par un avion de chasse obéit à des règles très précises, codifiées internationalement et connues de tous les pilotes de ligne ou d'avions légers.

En effet, dans le cade de la police aérienne et des procédures internationales, il est prévu qu’un Etat puisse effectuer des contrôles des aéronefs d’Etat étranger. Il s’agit de vérifier que le type, l’immatriculation de l’avion correspondent au plan de vol déposé.

En 2015, près de 300 avions ont été ainsi contrôlés. On démontre par ailleurs pour la même année 44 violations de notre espace aérien.

 

Principe de la Police du ciel :

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*Aide pour les avions en situation de détresse, défaillance technique ou problème de navigation Pour vérifier par exemple si le train d'atterrissage d'un appareil est sorti normalement ou remettre sur la bonne route un pilote égaré. Il faut alors les accompagner sur un aérodrome adapté. Pour vérifier par exemple si le train d'atterrissage d'un appareil est sorti normalement ou remettre sur la bonne route un pilote égaré. Dans le cas d'une panne radio, le pilote de l'intercepteur dispose de moyens permettant de savoir si cette panne est volontaire ou non. Sur instructions du centre de commandement dont il est "l'oeil et le bras", l'intercepteur pourra effectuer dans un premier temps une "reconnaissance à distance" de l'avion. Son commandant de bord, "bien sûr, est informé qu'il fait l'objet d'une interception".

En cas de besoin, l'intercepteur s'approche de beaucoup plus près pour procéder aux vérifications nécessaires, établissant un contact radio et visuel avec l'appareil intercepté.

*Identification ou intervention lors de la violation des règles du trafic aérien : entrée non-autorisée dans notre espace aérien, pas de contact radio, avions ne correspondant pas au type décrit dans le plan de vol.

*Identification ou intervention lors de la violation de l’espace aérien lors d’évènements comme le WEF, l’EURO, OSCE ainsi que lors de tensions internationales.

Toutes ces instructions, codifiées dans les règlements internationaux, sont connues de tous les pilotes, dans le monde entier. Si l'avion intercepté se conforme aux ordres, il reste surveillé jusqu'à son atterrissage. S'il n'obéit pas, la situation devient plus délicate.

Fonctionnement :

Deux appareils sont affectés à des «Hot Missions» et à des «Live Missions». Dans le premier cas, il s’agit d’intercepter des aéronefs qui violent gravement les règles du trafic ou la souveraineté sur l’espace aérien de la Suisse. Par «Live Missions», en revanche, on entend le contrôle ponctuel des aéronefs d’Etats étrangers qui requièrent pour le survol du territoire suisse une « diplomatic clearance ».

La première étape a démarrer en janvier 2016 : les avions seront prêts à être engagés du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h, pendant 50 semaines. Cette présence sera étendue à 365 jours en 2017. A partir de 2019, les avions seront prêts à intervenir de 6 h à 22 h. A la fin 2020, ils seront disponibles 24 h sur 24 pendant toute l’année.

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Ce que l’on ne vous a pas dit :

Une certaine presse s’est largement moquée des fameuses « heures de bureaux » en 2014, lors du détournement du Boeing d’Ethiopian Airlines sur Genève. Si, effectivement nos pilotes ne pouvaient pas à cette époque décoller, nos Forces aériennes ont pourtant effectués leur travail. Car se sont elles qui ont coordonné avec les radars, l’interception de l’avion par les Eurofighter italiens, puis par les Mirage 2000 français et ceci jusqu'à l'atterrissage à Genève. Eh oui, tout le monde ne dormait pas au sein de l'armée, comme on a tenté de vous le faire croire !

 

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07/10/2014

Journée portes ouvertes à Alpnach !

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Tandis que les Forces aériennes suisses célèbrent en 2014 leur centenaire, la Base aérienne d’Alpnach (OW) et le commandement de la base aérienne 2 s’apprêtent à souffler cette année cinquante bougies. Une journée portes ouvertes est organisée pour fêter ce samedi 11 octobre dès 09h00, ce demi-siècle d’activité de la Base pour hélicoptères d’Alpnach. 

 

Pour les visiteurs, ce sera l’occasion de découvrir les différentes organisations présentes sur la base aérienne. Outre les Forces aériennes, la Base logistique et la Base d’aide au commandement, de nombreux partenaires tels que RUAG, skyguide, la police cantonale, la protection civile, les services sanitaires et la Sécurité militaire seront de la partie. Les pompiers d’Alpnach et ceux de Sarnen ainsi que le corps de sapeurs-pompiers d’entreprise, le piquet de sauvetage, le Secours Alpin Suisse et le club d’aéromodélisme d’Obwald seront aussi présents, parmi d’autres. Qu’il s’agisse de la formation des apprentis, des différents postes de travail des collaborateurs ou encore de la production et de l’entretien, tous les domaines militaires et civils de la base aérienne seront présentés. 

 

Parmi les nombreuses attractions, une exposition d’aéronefs, la présentation des moyens d’intervention ainsi qu’une démonstration des chiens de garde et de protection sont prévues au programme. Le public aura également le plaisir d’assister à des présentations de vols avec hélicoptères. 

 

 

Bien évidemment, divers stands de nourriture proposeront tout le nécessaire pour régaler les papilles. Il sera également possible de faire l’acquisition de pièces d’hélicoptères originales dans l’un des shops ou de tenter sa chance en achetant un billet de tombola. Quant aux plus jeunes visiteurs, une garderie sera organisée pour eux. (info DDPS).


18:00 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : forces aériennes suisse, alpnach, ddps |  Facebook | |

03/09/2014

Air14 le signe d’un nouveau départ !

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Payerne, le Commandant de corps Aldo C. Schellenberg, Commandant des Forces aériennes prépare ses troupes aux développements des années à venir. Air14 sera la base d’un nouveau départ dans le but de préparer le management de projets d’achat d’avions et de systèmes de défense contre avions.

 

La décision démocratique contre l’acquisition du Saab Gripen du 18 mai est naturellement respectée par l’Armée suisse, dit Schellenberg durant son rapport d’information à Payerne VD, qui a eu lieu dans le cadre de l’air show AIR14 et du 100ème anniversaire des Forces aériennes. Les 54 F-5 Tiger des Forces aériennes seront mis hors service d’ici 2016, tel que communiqué lors de la votation sur le Gripen par le Conseil fédéral.


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« S’en écarter pourrait compromettre une future acquisition d’avion de combat », dit Schellenberg. Une revalorisation de la flotte de Tiger ou de parties de celle-ci n’est pas possible pour des raisons opérationnelles et financières. Les F-5 ne se laisseraient pas adapter aux nécessités modernes que ce soit pour le radar ou l’armement.
Le chef du DDPS, le Conseiller fédéral Ueli Maurer, planifie avec le budget actuel une armée de 100'000 hommes, comme il l’a annoncé durant son message d’accueil au rapport d’information. Il veut une armée qui corresponde aux idéaux d’un «équilibre politique». Maurer renonce à une armée trop grande, orientée à des besoins antérieurs. Il lutte de même contre un rétrécissement additionnel considérable des troupes.


Schellenberg a également insisté sur un concept pour une prompte acquisition de nouveaux systèmes de défense contre avions. Il y a un besoin pour une défense aérienne intégrée, avec des avions de combats et des systèmes de défense contre avions basés au sol.

Une meilleure communication : 

Il sera néanmoins nécessaire de renforcer le management de projet, ce qui inclut également la communication : « Si la population comprend précisément ce que nous faisons, alors elle nous soutiendra. Nous avons raté cela le 18 mai. Cela ne doit pas nous arriver une seconde fois ».
Le succès d’AIR14 à Payerne comme évènement de toute l’Armée doit être compris comme un signal de départ pour les prochaines votations. Schellenberg se montre optimiste: « Les Forces aériennes continuent leur ascension». (sources DDPS)


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Photos : 1 Patrouille Suisse à Air14 2 Swiss Hornet Solo Display à Air14 3 Lanceur missiles Rapier (BL88) à Air14 @ Pascal Kümmerling