09/12/2016

Police aérienne 24/24 : seconde phase !

20080420.jpg

Le développement de la disponibilité du service de police aérienne se poursuivra par étapes jusqu’à fin 2020. A terme, il est prévu que deux avions armés soient opérationnels 24 heures sur 24, 365 jours par an. La prochaine étape débutera le 2 janvier 2017 : à compter de cette date, le service de police aérienne sera disponible 365 jours par an de 8h00 à 18h00, week-ends et jours fériés compris.

Le projet PA24 va permettre de réaliser en quatre étapes la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum soit QRA15 (Quick Reaction Alert) en temps normal, en cas de crise on peut abaisser le temps à 8 minutes, pilote dans l’avion moteur éteint (QRA8) et finalement pilote dans l’avion moteur allumé soit QRA3.

2017, phase II :

La première étape a débuté au commencement de 2016 : pendant 50 semaines, deux avions armés étaient disponibles les jours ouvrables de 8h00 à 18h00. La deuxième étape débutera prochainement : dès le 2 janvier 2017, la disponibilité sera étendue puisque les avions seront prêts à être engagés 365 jours par an, donc aussi les week-ends et les jours fériés.

579602903.png

2019, phase III :

Dès 2019 et le lancement de la troisième étape, les avions de combat se tiendront prêts de 6h00 à 22h00 et, fin 2020, dans le cadre de la quatrième étape, le service sera étendu encore une fois puisque les avions seront prêts à être engagés 24h sur 24, 365 jours par an. Par ailleurs, avant fin 2020, une disponibilité des avions 24 heures sur 24 peut être garantie pour une durée limitée en tout temps ou de façon imprévue.

La police du ciel :

Les deux appareils sont affectés à des hot missions et à des live missions. Dans le premier cas, il s’agit d’intercepter des aéronefs qui violent gravement les règles du trafic aérien ou la souveraineté dans l’espace aérien suisse. Par live missions, on entend le contrôle ponctuel des aéronefs d’Etats étrangers qui requièrent une autorisation de vol diplomatique (diplomatic clearance) pour le survol du territoire suisse.

La réalité :

En 2015, près de 300 avions ont été ainsi contrôlés. On dénombre par ailleurs pour la même année 44 violations de notre espace aérien.

Les structures :

2915892343.png

Le site principal du projet PA24 est la Base aérienne de Payerne. Toutefois, en cas de fermeture des pistes de l’aérodrome, les vols se dérouleront à partir d’Emmen ou de Meiringen. Pour concrétiser intégralement le projet à la fin 2020, une centaine de postes supplémentaires seront créés aux Forces aériennes, à la Base logistique de l’armée et à la Base d’aide au commandement. Les frais supplémentaires se monteront à près de 30 millions de francs par an. Ce montant comprend essentiellement des coûts de personnel, des coûts pour la sécurité des vols et des coûts d’exploitation. La PA24 permettra à terme que des mouvements aériens avec des avions de combat puissent se dérouler en dehors des horaires habituels du service de vol, y compris parfois sous forme de vols supersoniques. Ces tâches sont indispensables pour assurer en permanence la sécurité du trafic aérien et protéger 24 h sur 24 les droits souverains de la Suisse.

 

DSC_6422.JPG

Photos : 1 Interception d’un F-27 par un Hornet@ Swiss Air Force 2 F/A-18 à Payerne @ P.Kümmerling

 

13/11/2016

Les Forces aériennes en Norvège !

 

 

20150078.jpg

Les Forces aériennes suisses s’entraîneront une nouvelle fois à Ørland, en Norvège, du lundi 14 novembre au vendredi 9 décembre 2016, dans le cadre du module d’instruction à l’étranger «Nightway».

En comptant deux relèves, ce sont au total 130 militaires des Forces aériennes suisses, à savoir 36 pilotes, 93 membres du personnel au sol et un opérateur de bord professionnel qui feront le déplacement à Ørland avec huit avions de combat F/A-18 et deux appareils de réserve. Le module d'instruction à l'étranger « Nightway », organisé en Norvège, offre aux Forces aériennes suisses la possibilité d'effectuer des vols d'entraînement dans de vastes secteurs situés au-dessus de la Mer du Nord et de s'exercer avec les pilotes de l'armée de l'air norvégienne. Nos pilotes pourront également se familiariser avec les vols de nuit et, pendant la journée, s'entraîner à la pratique du combat aérien à basse altitude. En effet, dans un pays aussi densément peuplé que la Suisse, les vols de nuit et à basse altitude ne peuvent être pratiqués que de manière très limitée par égard pour la population.

A l'instar des années précédentes, les objectifs de la campagne de vol de nuit en Norvège sont les suivants : étape finale de l'instruction de base pour les jeunes pilotes de F/A-18 (service nocturne de police aérienne), perfectionnement et consolidation des tactiques de vol de nuit avec et sans appareil de vision nocturne pour les pilotes plus avancés, et  engagements d'avions de combat dans des conditions difficiles (obscurité, froid, intempéries et topographie).

 

1156514277.gif

Nightway :

- Courte durée d'ensoleillement  (=plus de vols de nuit)

- La plupart des secteurs se situent au-dessus de la mer ce qui entraîne beaucoup moins de nuisances sonores pour la population

- L'altitude minimale dans les secteurs est de 5000ft/AMSL (1600m) au lieu de 13000ft/AMSL (3700m) en Suisse. Les performances des réacteurs sont bien meilleures à cette altitude ce qui nécessite une certaine adaptation.

- Les vols supersoniques ont lieu jusqu'à un minimum de 2800m au-dessus de la mer contre 10'000m (sol) pour la Suisse.

- Entraînements contre les F-16 norvégiens.

Le vol au-dessus de la mer ainsi que les altitudes minimales très basses ont demandé une préparation extrêmement sérieuse. Avant la campagne, chaque pilote a suivi une instruction particulière de «Sea Survival» de nuit dans le lac de Neuchâtel pour s'adapter aux manipulations sur l'équipement dans l'obscurité. Lors de cet exercice, comme pendant chaque vol, le port d'une combinaison étanche était obligatoire. Elle est nécessaire et sert à prolonger le temps de survie du pilote en cas d'éjection dans des eaux glaciales (env.+4°C). D'autres briefings tels que les procédures de sauvetage en mer, les conditions météorologiques extrêmes, les différences des procédures ATC avec la Suisse, les connaissances de la base d’Ørland ont été suivis.

 

20150043.jpg

Photos : F/A-18 C/D Hornet en Norvège @ Swiss Air Force

 

09/06/2016

Exercice franco-suisse Epervier 2016 !

FA-18_et_Mirage_2000_FR_1_(Epervier09).jpg

Du 10 au 26 juin 2016, les Forces aériennes suisses participent avec une quarantaine de collaborateurs, dont 12 pilotes, à l’exercice bilatéral de défense aérienne «Epervier16 » qui se tient à Mont-de-Marsan (France).

La délégation suisse se compose d'environ 40 personnes et de quatre avions de chasse de type F/A-18. L'exercice offre l'opportunité de s'entraîner conjointement avec une nation étrangère, de tester les procédures des Forces aériennes suisses dans un environnement international, d'exercer l'interopérabilité de l'équipage, ainsi que d'augmenter l'expérience des collaborateurs au sol et en l'air.

En participant à cet exercice, le détachement suisse complète l'entraînement de défense aérienne, qu'il ne peut exécuter que partiellement en Suisse en raison des mesures prises par égard pour la population.

Un arrangement technique entre la Suisse et la France sert de base légale pour la participation helvétique à l'exercice «Epervier16».

Exercice « Epervier » :

L’Exercice « Epervier » n’est pas une première, il existe depuis plusieurs années entre nos deux pays. Dans le cadre des échanges bilatéraux, l’exercice “Epervier” se déroule chaque année à tour de rôle en Suisse et en France. Mais pour des raisons d’engagement sur des théâtres d’opération étrangers de l’Armée de l’air française, cet exercice avait été momentanément reporté ces dernières années.

Epervier, c’est l’occasion pour les deux Forces aériennes de s’entrainer conjointement au combat aérien longue portée BVR (Beyond Visual Range = hors de portée visuelle) et combat aérien rapproché (Dogfight) en enchaînant des missions simples 1 vs 1 puis, plus complexes 4 vs 4.

Il s’agit également de peaufiner les procédures d’engagement afin de parfaire la capacité commune d’engagement en matière de partenariat de défense aérienne.

Il faut rappeler que depuis plusieurs années le partenariat entre les deux pays à fortement augmenté dans le domaine de la sécurité en Europe et ce genre d’exercice, ainsi que l’entraînement au ravitaillement en vol des F/A-18 suisses sont devenus chose courante.

 

Photo : Mirage 2000-5 de l’EC 1.2 « Cigognes » et deux F/A-18 C Hornet lors en 2009 @ Swiss Air Force

28/05/2016

Les 75 ans de l’escadre de surveillance !

01.jpg

L’escadre de surveillance des Forces aériennes (Überwachungsgeschwader (UeG) en allemand), respectivement son successeur, le corps des aviateurs professionnels (CAP) - fête ses 75 ans d’existence.

En l’honneur de cet anniversaire, une brochure a été réalisée par le DDPS. Elle retrace la naissance et l’histoire de l’escadre de surveillance et du corps des aviateurs.

Rappel :

Par décision du Conseil fédéral suisse, une escadre de surveillance permanente a été mise sur pied le 28 mai 1941. Sa tâche principale consistait à assurer la neutralité de l’espace aérien suisse. Alors qu’au début de l’escadre de surveillance, les pilotes étaient polyvalents, ils constituent aujourd’hui un corps de pilotes des Forces aériennes hautement spécialisé, qui aussi bien en Suisse qu’à l’étranger, sont engagé pour la formation, l’entraînement, les engagements ainsi que dans tout type de situations d’urgence. 

03.jpg

L’« UeG », une communauté soudée :

30 ans plus tard, en 1997, les Forces aériennes suisses publiaient la brochure «L’escadre de surveillance», qui faisait preuve d’une plus grande sobriété. «L’escadre de surveillance constitue le noyau professionnel de la brigade d’aviation 31. Toutes les escadrilles de l’escadre de surveillance (...) sont subordonnées chacune à l’un des quatre domaines spécialisés Opérations, Reconnaissance aérienne, Défense aérienne et Transport aérien, pour l’accomplissement des différentes tâches. Les bases principales de l’escadre de surveillance sont Payerne, Dübendorf et Alpnach. L’obtention du brevet de pilote est la résultante de l’achèvement d’une instruction de deux ans sur jet ou sur hélicoptère. Ensuite, si le pilote fraîchement breveté décide d’embrasser une carrière de pilote militaire professionnel, il commence l’instruction dans l’escadre de surveillance à l’école des pilotes militaires de carrière. Cette formation, d’une durée d’environ trois ans, transmet aux jeunes lieutenants des connaissances théoriques et un savoir pratique en matière d’aviation, qui les rendent aptes à assurer entièrement un engagement de pilote militaire professionnel dans l’escadre de surveillance. L’instruction de pilote militaire est aussi ouverte aux femmes, depuis 1993 sur hélicoptère et depuis 1996 sur jet.

Depuis la création de l’escadre de surveillance, le métier de pilote militaire n’a probablement jamais été aussi complet qu’aujourd’hui, allant de la fascination éternelle de l’aviation aux aspects terre à terre du quotidien, complexe, composé de technologies de plus en plus pointues et d’exigences élevées en matière de gestion rationnelle. Aussi passionnant que soit l’environnement d’engagement des pilotes militaires professionnels, dominé aujourd’hui par les technologies de pointe, les aspects pénibles de ce travail rationnalisé à l’extrême ne manquent pas. Cependant, l’esprit de l’escadre de surveillance ne s’éteint jamais et donne des ailes à cette communauté soudée, même face à l’adversité, et la pousse à se dépasser sans cesse à l’engagement, au profit de la sécurité de la Suisse. (sources DDPS).

02.jpg

Photos : DDPS

23/04/2016

Les derniers miliciens formés sur F-5 « Tiger II » !

letzte_rekrutenschule.parsys.43416.Image.jpeg

La carrière des « bons vieux » Northrop F-5 E/F « Tiger II » touche à sa fin et avec elle, la dernière école de recrue de soldats d’aviation formés sur le vénérable chasseur. Dorénavant, l’école de recrue pour soldats d’aviation se consacrera uniquement aux Boeing F/A-18 C/D « Hornet ».

La première volée de soldat de milice formé sur F-5 E/F s’est déroulée durant l’été 1981, il y a 35 ans à Payerne. La deuxième école de recrues a pris fin le 9 novembre 1982 dans l'Oberland bernois.

Ces miliciens qui font voler nos aéronefs :

Certes, les soldats d’aviation de milices n’effectuent les tâches les plus complexes sur les aéronefs militaires, les professionnels sont là pour y répondre. Mais le soldat de milice est un élément clef au bon fonctionnement de notre aviation. Durant les premières semaines de l'école de recrues, les recrues sont incorporées au sein des différents groupes spécialisés sur la base de tests. Les fonctions ci-après sont entre autres instruites à l’école de recrues d’aviation : aide-mécanicien, mécanicien et électromécanicien sur hélicoptères Super Puma/Cougar, EC635 aide-mécanicien d’aviation, aide-mécanicien sur armes et mécanicien pour F-5 Tiger ou F/A18 Hornet, ferblantier d’aviation, électricien et mécanicien-électricien. En outre, une formation comme ordonnance d’aérodrome, comme soldat de piquet de sauvetage, de transmission et de poste de commandement d’engagement ou comme soldat chargé de la sécurité des ouvrages est également possible.

C’est ainsi que durant 35 années, des milliers de jeunes suisses ont œuvré sur les aérodromes au bon fonctionnement du Tiger II. Reste maintenant à trouver un successeur à celui-ci !

fonct_tech.parsys.14367.Image.gif.jpeg

 

Photos : Peinture spéciale sur un F-5 E pour la dernière ER 2 Miliciens au travail de réarmement sur les canons d’un F-5@ DDPS