18/02/2019

Le Gouvernement suisse reçoit son Pilatus PC-24 !

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Le gouvernement suisse officiellement pris livraison du Pilatus PC-24 commandés en 2014, le 18 février 2019. Le tout nouveau PC-24 « Super Polyvalent Jet » remplace le biréacteur précédemment Cessna Citation 560 Excel utilisé pour les vols gouvernementaux.

Ueli Maurer, président de la Confédération suisse, a pris livraison du PC-24 lors d'une cérémonie simple remise tenue à Berne. La Force aérienne suisse exploitera l'avion pour le gouvernement suisse. Le jet du gouvernement arbore une livrée gris blanc moderne, avec frappe croix suisse sur la nageoire caudale plus les mots « Swiss Air Force ». L'avion numéro de série est 121, ce qui indique qu'il est le 21 e PC-24 à venir sur la ligne de production. L'enregistrement militaire est T-786. 

« Je suis ravi que le gouvernement suisse a opté pour un produit suisse, et voyagera à bord du PC-24 - la nouvelle « Swiss Air Force One » - à l'avenir! Ce choix envoie un signal très important pour notre biréacteur d'affaires flambant neuf. Je suis convaincu que d'autres gouvernements adopteront le PC-24 une fois qu'ils voient les possibilités et une flexibilité incomparables qu'elle offre », a commenté le président Pilatus Oscar J. Schwenk. 

Rentable et polyvalent

La cabine généreuse avec plancher plat offre un espace suffisant pour huit passagers et l'équipage et les bagages. En plus de la cabine spacieuse et la vitesse, les passagers du gouvernement pourront également profiter d'autres avantages tels que la grande porte de soute équipée en standard et la capacité du jet d'utiliser des pistes très courtes. En d'autres termes, les conseillers fédéraux suisses peuvent désormais voler plus près de leur destination finale, économisant ainsi un temps précieux. 

L'avion sera utilisé principalement pour voyage en Europe. Le PC-24 est beaucoup moins coûteux à exploiter que des jets de taille de la cabine similaire, il contribuera à faire des économies substancielles.

Pilatus est fier et remercie le gouvernement suisse pour sa confiance dans le tout nouveau biréacteur d'affaires suisse Pilatus. La direction et tous les employés sont ravis que dorénavant, le gouvernement va voler dans un style typiquement suisse: avec le PC-24 Pilatus.

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Le STAC :

Le jet d’affaire « made in Switzerland » va rejoindre la flotte du STAC composée d’un Dassault Falcon 900 EASY et de deux  Bombardier Challenger 604 en cours de livraison. Depuis le 1 janvier 2005 les activités du STAC dépendent des Forces aériennes et ceci depuis la réorganisation décidée par le Conseil Fédéral le 12.11.2004. Précédemment le STAC appartenait à l’OFAC, mais pour des raisons d’économies et de simplification des structures un nouvel organigramme a été planifié.

Les missions du STAC :

-          le transport des VIP (Conseil Fédéral, secrétaire d’Etat et toutes délégations officielles) de la Confédération en Suisse et à l’étranger.

-          Transport de passagers mandatés dans le cadre de mission telle que l’OSCE.

-          Transport de personnels dans le cadre de mission pour la Paix.

-          Acheminement de matériels pour la Confédération.

-          Opération de cartographie de la Suisse dans le cadre de Swisstopo.

-          Transport de militaires dans le cadre d’exercices à l’étranger (tests de tir RAPIER & STINGER).

-          Accompagnement du personnel lors de déplacement des Forces aériennes en démonstrations à l’étranger (Patrouille suisse, F/A-18, Super Puma) ou en exercices ( Nightway, Tigermeet, Norka)

-          Simulations au profit des Forces aériennes.

-          Mise à disposition pour répondre à diverses urgences de transport (plan catastrophe).

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Le Pilatus PC-24 Super Jet Polyvalent :

Le PC-24 est le premier biréacteur d'affaires dans le monde entier conçu pour décoller et atterrir sur des pistes très courtes, ou les pistes non pavées, et d’offrir une porte cargo standard. Il dispose également d'une cabine très spacieuse, dont l'intérieur peut être facilement adapté aux besoins du personnel. La flexibilité exceptionnelle du PC-24 ouvre la porte sur un éventail enviable de possibilités, que ce soit en tant que jet d'affaires, d'avions d'ambulance ou pour d'autres missions spéciales. Tout cela fait un super polyvalent Jet, un avion conçu pour répondre à une grande variété de profils de mission individuels. Avec une distance de décollage de 820m et une distance d'atterrissage de 770 m, le PC-24 est destiné à être utilisé également sur des pistes non revêtues (neige, herbe, sable). Le jet offre un rayon d’action de 3’610 km avec quatre passagers (3’300 avec six passagers) et une vitesse de croisière maximale de 787 km/h. Il peut emporter jusqu'à 10 passagers en cabine pressurisée. Le cockpit est construit autour d’une suite avionique développée sur un concept Pilatus baptisé « Advanced Cockpit Environnement » (ACE), avec quatre écrans de 12 pouces et un système de vision synthétique. Le PC 24 est alimenté par deux réacteurs Williams FJ-44-4A montés à l'arrière du fuselage.

 

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Photos :Cérémonie de livraison avec de gauche à droite : Oskar Schwenk CEO Pilatus Aircraft, Ueli Maurer Président de la Confédération et le Divisionnaire Bernhard Müller Cmdt des Forces aériennes, photos du PC-24 T-786 et cockpit @ PIlatus Aircraft

 

 

 

 

13/01/2019

RUAG modernise des hélicoptères Cougar !

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RUAG modernisera huit hélicoptères « Cougar » appartenant à la flotte d'hélicoptères de transport de l'armée de l'air suisse. L’accord correspondant a été signé en décembre par des représentants d’armasuisse et de RUAG à Berne.

RUAG devrait moderniser les hélicoptères « Cougar » avec une technologie de pointe dans ses installations à Emmen d’ici au milieu de 2022. Acquis en 1998, les systèmes de commande de vol, de navigation et de communication électroniques de l’hélicoptère nécessitent une modernisation importante. La mise à niveau inclut de nouveaux ordinateurs de gestion de vol, un système de navigation de précision pour les vols aux instruments, un système anticollision qui alerte les pilotes en cas de proximité critique des aéronefs et un système développé par RUAG qui émet un signal sonore lorsque le giravion quitte niveau de vol défini. Le package comprend également des écrans montés sur le casque, permettant de projeter les données de vol les plus importantes sur la visière du pilote, ainsi que la dernière génération d’équipements de radio et de téléphones satellites, garantissant une communication sûre et efficace.

Protection de guerre-électronique :

RUAG équipera également les hélicoptères du dernier système d'autodéfense IDAS-3. Ce système alerte l’équipage des ondes radar, laser et électro-optiques, ainsi que des missiles. Il émet également des contre-mesures, telles que la distribution de leurres. L'IDAS (MAW-300) du suédois Saab est conçu pour assurer l'autodéfense dans des environnements de menaces sophistiqués, diversifiés et denses. Le système haut de gamme avec avertisseur laser, alerte d'approche de missile, ainsi que capacité de détection multispectrale. Le système est entièrement intégré au distributeur de contremesures BOP-L.

Grande maintenance :

En plus de la mise à niveau, RUAG est également chargé de procéder à une révision complète des hélicoptères. Les spécialistes Cougar de RUAG prévoient de démonter les hélicoptères de transport, de vérifier l’usure et l’endommagement des pièces concernées et de réparer ou de remplacer des pièces si nécessaire. L'intention est que les hélicoptères soient rendus à la Force aérienne aussi bien, voire mieux, que les nouveaux.

«Assurer la disponibilité de la flotte suisse d'hélicoptères est un élément essentiel de notre mission principale. Cette mise à niveau dotera l’armée de l’air d’un système d’hélicoptères de transport ultramoderne pour la décennie à venir et assurera ainsi le succès de la mission », déclare Philipp Berner, premier vice-président de l’aviation militaire, RUAG.

Outre les 10 hélicoptères Cougar, l’armée de l’air exploite 15 autres hélicoptères de transport, dénommés «Super Puma», qui ont été achetés à la fin des années 80. Ces hélicoptères plus anciens ont déjà été modernisés par RUAG entre 2011 et 2014. Les hélicoptères de transport volent, sont des travailleurs lourds et des épargnants. Ils transportent des personnes et du matériel, soutiennent les missions de recherche et de sauvetage des personnes disparues et sont considérés comme un outil très prisé des missions de secours en Suisse et à l'étranger.

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Photos : 1 Cougar des Forces aériennes suisses Cockpit @ RUAG AG

06/01/2019

Air2030, la grande farce du Parti Socialiste !

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Le Parti Socialiste veut donner de la voix en ce qui concerne le projet Air2030. Pour lui, le modèle proposé par le DDPS est trop cher et ne correspond pas à une armée moderne. Pour cela, le PS propose son propre modèle et nous allons voir, que celui-ci est en soi une vaste fumisterie. Il semble donc bien que PS qui trouvait que la police du ciel était inutile, il y a peu, a retourné sa veste histoire de plaire en vue des prochaines élections Fédérales.

La proposition socialiste :

Pour le PS les avions proposés dans le cadre du projet Air2030 sont trop chers et surtout dépassés ! De fait, les socialistes proposent d’évaluer les avions suivants : le M-346 de l’italien Leonardo, l’Aerovodochody L-159 et le sud-coréen KAI T-50. Ces avions coûtent entre 10 et 20 millions d'euros chacun. À titre de comparaison: les jets que la Suisse souhaite acheter (Rafale, Eurofighter, Gripen, F-35, Super Hornet) coûtent 100 millions et plus chacun selon, le PS. On notera que le PS cherche également à faire patienter jusqu’à l’arrivée des futurs avions comme le Scaf et le Tempest. Le nombre de jets légers devant être achetés "dépend également du type acheté", explique le responsable de la sécurité du PS Zurich, Priska Seiler Graf. "L'ordre de grandeur est une douzaine visant à assurer la sécurité de l'espace aérien dans la force aérienne en attendant le départ à la retraite des F/A-18.

En ce qui concerne le système sol-air, le PS préconise un achat limité à 1,2 milliards de nos francs. Pour ce faire, le SP s’appuie sur une défense aérienne au sol bien plus grande que celle prévue par Parmelin. "Deux cloches de protection" doivent être installées: une pour 1,1 milliard d'euros et distribuée dans tout le pays, à courte et moyenne portée. En outre, une artillerie antimissile guidée d’une portée de 200 kilomètres et pour environ 1,2 milliard de dollars. Au total, le concept de SP coûterait 4 milliards.

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Rappel des besoins pour Air2030 :

L’ensemble de la flotte doit être mesure de réaliser les prestations suivantes : 

  • fournir les prestations journalières de police aérienne, 24 heures sur 24, et imposer les restrictions d’utilisation de l’espace aérien suisse.
  • lors de tensions accrues, intervenir dans un délai de quelques minutes (QRA) dans l’ensemble de l’espace aérien suisse avec des avions de combat en cas de violation de l’espace aérien par des avions civils non coopératifs, des avions militaires de transport, des drones et des avions de combat pénétrant dans l’espace aérien.
  • en situation de défense, en combinaison avec la défense sol-air, empêcher un adversaire, pendant une durée limitée, d’obtenir la supériorité aérienne et, dans le même temps, appuyer l’armée avec du feu opératif au-delà de la portée de notre propre artillerie et avec de la reconnaissance aérienne.

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Données servant de base de calcul pour le dimensionnement de la flotte : la taille de la flotte doit permettre :

  • en situation normale, d’assurer le service journalier de police aérienne ainsi que l’instruction et l’entraînement.
  • lors de tensions accrues, de maintenir une présence permanente dans les airs d'au moins quatre avions pendant au moins quatre semaines.
  • en cas d'attaque armée, d'engager, parallèlement à l’accomplissement des tâches de défenseaériennedes avions de combat pour la reconnaissance aérienne et pour frapper des objectifs au sol. 

Exigences relatives à l’acquisition du prochain avion de combat et d’un nouveau système de défense sol-air. Le paquet logistique doit être dimensionné au minimum pour : 

  • assurer en permanence le service de vol lorsque les frontières sont ouvertes et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger peut être garanti ; 
  • assurer la souveraineté sur l’espace aérien pendant approximativement six mois, de même que l’instruction et l’entraînement lorsque les frontières sont fermées et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger ne peut pas être garanti. 

Les deux systèmes (avions/système sol-air) doivent pouvoir communiquer à travers la fusion des données et permettre de contrer les aéronefs modernes, drones divers, appareils furtifs, missiles balistiques.

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La défense sol-air de grande portée doit être en mesure, seule ou en combinaison avec les avions de combat, de protéger des secteurs et, ce faisant, de combattre en premier lieu des objectifs dans l’espace aérien moyen ou supérieur. La surface à couvrir doit être de 15’000 km système doit disposer d’une grande portée, c’est-à-dire atteindre une altitude d’engagement de plus de 12’000 m (verticalement) et une portée supérieure à 50 km (horizontalement). 

L’affabulation socialiste :

Au vue des exigences du cahier des charges qui est en parfaite adéquation avec les nouvelles menaces, le modèle socialiste est une énorme farce. Pourquoi ?

Les aéronefs proposés par le PS sont issus d’avions formateurs et ne sont pas des intercepteurs multirôle. De plus, ces appareils en version combat  (light attack) sont spécialisés pour l’attaque au sol légère et dans certains cas l’interception à courte distance. Par ailleurs, ces appareils ne disposent pas de radars modernes AESA avec une portée suffisante. Pires, ces avions écoles ne possèdent pas la postcombustion et encore moins le nouveau mode « supercroisière ». Le manque de puissance électronique et de capteurs ne permet pas une une redondance adaptée en mode « Electronic Warfare » 

Incapable d’effectuer la police du ciel !

Les avions proposés par le PS sont incapables de faire la police du ciel en temps de paix, car trop lent, ils ne peuvent rejoindre un avion civil à haute altitude. Le KAI T-50 le pourrait, mais de manière limitée, car sont radar ancien, serait insuffisant dans des conditions climatiques hivernales par exemple.

Exemples concrèts :

Pour Leonardo le concepteur du M-346 LCA (Light Combat attack) l’avion ne peut effectuer la police du ciel que face à aéronefs lents comme des hélicoptères et des avions de tourismes.

Aux Philippines le FA-50, soit la version armée du T-50 de KAI n’est utilisée que pour la lutte antiguerrilas islamistes. Pour la police du ciel, Manille prévoit d’acquérir, des Gripen ou des F-16. 

En résumé :

Les avions proposés par le modèle socialiste sont incapables d’assurer :

Le police du ciel en temps de paix face à des avions civils à réaction.

Incapable de défendre l’espace aérien en temps de crise et de guerre, ils seraient détectés et abattus avant même que le pilote ne puisse voir l’ennemi.

Incapable d’assurer une sécurité aérienne en binôme avec le système sol-air, par manque de puissance électronique.

Ne peuvent assurer une protection en matière de cyberguerre en terme liaison.

Un vol en binôme avec des drones.

Les PS détourne la théorie McCain :

Selon le PS, feu le Sénateur McCain a posé la théorie qu’il faut  un "mélange intelligent" dans la Force aérienne: d'un côté, de gros avions de combat coûteux et de l’autre d’avions légers et peu coûteux.

Ce que le PS ne dit pas, vient du fait que McCain parlait de l’Armée américaine. Hors la Suisse n’a pas le budget militaire des USA et ne participent pas à des « opérations extérieurs ». La comparaison s’arrête là. Quant aux avions légers, le Sénateur McCain faisait allusion aux appareils de type turbopropulseurs spécialisés dans la lutte antiguérillas. Quel intérêt pour notre pays ? Aucun !

En ce qui concerne le système sol-air :

Le PS propose d’acquérir pour 1,2 milliards de nos francs un système sol-air proposé par le DDPS. Sauf que le PS semble ne pas connaître les prix. En effet, pour acheter un système minimal qui comprend 4 lanceurs de missiles et deux centrales radars, il faut compter entre 1,8 et 3 milliards  en fonction du système choisi. Même en choisissant le moins onéreux la facture sera sensiblement plus élevée que celle proposée par les socialistes 

Exemple : La Suède a choisi le plus cher,  soit le Raytheon Patriot PAC-3, soit une facture en Chf de 2,8 milliards.

Le Air2030 ne prend pas encore en compte la défense sol-air courte portée, soit le remplacement des missiles Stinger et radar «PSTAR ». Et pour cause ce remplacement est prévu à partir de 2025 pas avant. Mais les socialistes proposent 1,1 milliards pour ce remplacement, sauf que les systèmes de remplacement ne pourront être testés avant 2023, car ils ne sont pas encore disponibles sur le marché.

Le PS prétend offrir une plus grande protection aérienne sol-air que celle proposée par le DDPS. Mais c’est faux. D’une part, par le manque de moyens financiers et de l’autre un décalage technique par rapport aux systèmes de courte portée encore indisponibles. Le PS néglige également la topographie spécifique de la Suisse qui de part ses montagnes et collines réduisent les capacités de détection en profondeur des radars au sol des systèmes de DSA. Sans oublier que la DSA est une arme de guerre, elle ne peu remplacer la flexibilité d’un avion de combat multirôle.

Le « low cost » inefficace, donc trop cher :

Au total, le concept de parti Socialiste coûterait 4 milliards selon ses dires. Ce modèle « low cost » s’avère inapplicable, inefficace, car ne remplissant pas les exigences même minimales du cahier des charges. Pires, ce modèle serait voué à un échec en terme de fonctionnement et rimerait avec une perte financière.  

La leçon :

La proposition socialiste est doublement dangereuse, d’une part elle pourrait séduire des citoyennes et citoyens qui n’ont pas de connaissance suffisantes dans le domaine aérien, ni en ce qui concerne la culture militaire. Un double danger en vue du futur vote sur l’achat d’avion. De l’autre, il s’agit pour le PS de faire croire que celui-ci est un acteur fiable dans le domaine de la sécurité et ceci en vue des votations fédérales de 2019. Il n’en est rien, le PS a toujours comme but de supprimer l’armée, ce modèle est un trompe l’œil. Par contre, il renforce la conviction que le projet Air2030 est bon et doit être poursuivi sans délai, car celui-ci permet une réelle protection de l'espace aérien tout temps et répond aux besoins de la guerre hybride.

 

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Photos : 1 Hornet & F-5 @ Marc Wenger 2L-39NG, M-346FT, FA-50 du PS3Les avions proposés par le DDPS Rafale, Gripen E, Super Hornet, Eurofighter, F-35

 

 

 

27/12/2018

Nouvelle étape pour la Police du ciel !

 

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Au 1er janvier 2019, la disponibilité du service de police aérienne franchit une nouvelle étape en élargissant ces horaires de 6h à 22h, 365 jours par année, week-ends et jours fériés compris. La disponibilité permanente du service de police aérienne sera atteinte à la fin de l’année 2020. À partir de cette date, deux avions armés seront disponibles 24 h sur 24 et 365 jours par an. Cette nouvelle étape, fixée au 1er janvier 2019, permettra de couvrir plus que 90% du trafic aérien qui passe au-dessus de la Suisse. 

Le projet de service de police aérienne 24 (PA24) remonte à une motion présentée par l’ancien Conseiller aux Etats Hans Hess (PRD/OW) en 2009. Celui-ci avait, à l’époque, demandé d’étendre la disponibilité dans le service de police aérienne au-delà des heures de travail normales. Le projet PA24 permettra de garantir la disponibilité permanente de deux avions de combat armés prêts à décoller dans un délai de 15 minutes au maximum.

La première étape a été réalisée début 2016 : pendant 50 semaines, deux avions armés se sont tenus prêts à intervenir en semaine, de 8 h à 18 h. Depuis janvier 2017, la disponibilité a été étendue à 365 jours par année, donc aussi pendant les week-ends et les jours fériés. À partir de 2019, les jets seront prêts à intervenir entre 6 h et 22 h. Ce sont les heures pendant lesquelles 90% du trafic aérien passe au-dessus de la Suisse. Fin 2020, l'Armée suisse assurera une couverture 24 h sur 24, 365 jours par année.

Les deux avions sont affectés principalement à des « Hot Missions » et à des « Live Missions ». Dans le premier cas, il s’agit d’engagements déclenchés par la présence d’aéronefs qui violent la souveraineté de l’espace aérien de la Suisse ou qui commettent de graves infractions aux règles du trafic aérien. Les « Live Missions », quant à elles, sont des contrôles ponctuels d’avions officiels appartenant à des Etats étrangers qui, pour survoler la Suisse, ont besoin d’une autorisation de vol diplomatique (Diplomatic Clearance).

Le site principal choisi pour le projet PA24 est la Base aérienne de Payerne. Pendant la durée de la fermeture de la piste, les avions décolleront depuis Emmen ou Meiringen. Avec PA24, il faudra s’attendre, à l’avenir, à des mouvements d’avions de combat, même à des vitesses supersoniques en cas de nécessité, en dehors des périodes de vols militaires habituelles. Il s’agit là de mesures nécessaires à la garantie de la sécurité du trafic aérien et à la protection de la souveraineté de l’espace aérien suisse 24 h sur 24.

Comme les pilotes PA24 disposent de relativement peu de possibilités d'entraînement en vol de nuit – comparé aux standards internationaux – il est nécessaire d'augmenter leur entrainement pour être prêt à toute heure pour les missions de police aérienne. C'est pour cette raison qu'à partir de 2019, l'équipage en alerte pourra effectuer des vols d'entraînement les lundis (intégrés aux entraînements des vols de nuits hebdomadaires en hiver) et en plus les mercredis soirs. (sources DDPS)

 

08/11/2018

Nos Hornet de retour en Ecosse !

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Du 12 novembre au 7 décembre 2018, des militaires des Forces aériennes suisses s’entraîneront au vol de nuit avec jusqu’à dix avions de combat F/A-18 depuis le point d’appui de Lossiemouth de la Royal Air Force, situé au nord de l’Écosse. Cet exercice, portant le nom de « SCOTNIGHT », est considéré comme un élément essentiel de l’entraînement au vol de nuit des Forces aériennes qui, pour diverses raisons, ne peut plus être effectué qu’irrégulièrement en Suisse. Au total, 40 pilotes et une centaine de membres du personnel au sol répartis en deux relèves feront le déplacement jusqu’en Écosse.

Le séjour dans le nord de l’Écosse servira à l’instruction de base intensive au vol de nuit pour les pilotes de F/A-18, notamment pour le service de police aérienne, et permettra aux pilotes expérimentés d’approfondir et de consolider les tactiques d’engagement nocturne. De nos jours, les engagements de nuit occupent en effet une place décisive dans tous les conflits modernes.

Les objectifs de ce module de formation à l’étranger sont l’instruction intensive au vol de nuit (service de police aérienne de nuit) ainsi que l’approfondissement et la consolidation des tactiques d’engagement nocturne pour les pilotes avancés. En effet, dans chaque conflit moderne, surtout dans le contexte actuel, les engagements effectués pendant la nuit revêtent une grande importance.

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On constate d’ailleurs depuis quelques décennies que les opérations aériennes se déroulent de plus en plus souvent dans l’obscurité pour des raisons tactiques.En Suisse, les Forces aériennes n’ont pas l’opportunité de s’entraîner au vol de nuit selon les standards internationaux en vigueur car elles sont soumises à un certain nombre de restrictions : taille et nombre des secteurs d’entraînement, limites imposées en termes d’altitude et de vitesse (peu d’entraînements supersoniques), restriction des horaires du service de vol et du nombre de mouvements aériens autorisés sur les aérodromes militaires. 

De plus, le trafic aérien civil dans notre pays est intense et la densité de population importante de sorte qu’il faut veiller à ne pas multiplier les nuisances sonores, surtout la nuit.Dans le nord de l’Écosse en revanche, les conditions sont idéales pour les Forces aériennes suisses, tant du point de vue de l’environnement que de l’entraînement proprement dit. La base militaire de Lossiemouth dispose d’une infrastructure adaptée pour s’y installer et y effectuer des opérations aériennes. Les grands secteurs d’entraînement se trouvent à une distance raisonnable, au-dessus de la mer du Nord, et permettent de s’exercer efficacement au vol tactique de nuit dans les différents domaines d’engagement avec très peu de restrictions, y compris pour les vols supersoniques.


Les installations de la RAF :

Nos pilotes bénéficient des équipements de la RAF de Lossiemouth et disposent des installations d’entraînement et de la possibilités de développer les compétences en matière de pilotage avec et contre les Eurofighter « Typhoon II » de Sa Majesté.
Il faut rappeler que depuis septembre 2014, La base aérienne de la RAFà Lossiemouth a pour rôle principal de fournir une alerte rapide (Interceptor) Nord, ou QR. 
La position stratégique de la RAF Lossiemouth sur la côte nord de l’Écosse en fait un lieu idéal pour maintenir les aéronefs et les équipages en état d’alerte afin venir d’intercepter les aéronefs non identifiés qui se rapprochent de l’espace aérien du Royaume-Uni. (Sources DDPS).

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Photos : Nos pilotes à Lossiemouth en 2017 @ DDPS