25/04/2017

Une Commission du National veut équiper les Hornet pour l’air-sol !

 

 

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La Commission de la politique de sécurité du Conseil national a achevé l’examen du message sur l’armée 2017. Par 13 voix contre 6 et 4 abstentions, elle a approuvé le programme d’armement. A une courte majorité, elle a décidé de proposer à son conseil de relever de 20 millions de francs le crédit global correspondant, afin de rétablir une capacité limitée pour les Forces aériennes de mener des attaques au sol.

A sa dernière séance, la commission s’était déjà prononcée en faveur de trois des quatre projets d’acquisition de matériel prévus; il lui restait à prendre une décision au sujet du crédit d’engagement relatif à la prolongation de la durée d’utilisation des avions de combat F/A-18.  Elle avait demandé au DDPS de lui fournir des informations complémentaires à ce sujet. Après avoir discuté du rapport succinct fourni par le département, elle a décidé, par 11 voix contre 10 et 3 abstentions, de proposer à son conseil de voter un crédit global de 920 millions de francs (le projet du Conseil fédéral n’en prévoyant que 900). L’objectif est d’équiper les Forces aériennes afin qu’elles soient en mesure, dans un scénario de défense, d’attaquer au sol des cibles à longue distance. Cette capacité n’existe plus depuis 1994.

Eu égard aux profondes transformations survenues ces dernières années dans le domaine de la politique de sécurité, la majorité de la commission estime que cette capacité doit impérativement être rétablie, et ceci le plus rapidement possible étant donné que 5 à 10 ans seront nécessaires pour restaurer cette capacité de combat. Selon elle, les expériences qui seront faites dans le domaine de l’entraînement et dans l’utilisation de la technique, pourront aussi être exploitées avec un nouvel avion de combat. Une minorité estime pour sa part qu’il n’est pas utile qu’un pays aussi petit et aussi densément peuplé que la Suisse dispose d’une capacité à mener des attaques au sol. Pour elle, il est irréaliste de penser que la Suisse doive avoir recours un jour à cette capacité. Elle souligne enfin que la situation budgétaire ne permet pas de pareilles dépenses pour le moment.
Le Conseil national se penchera sur cet objet à la session d’été.

 

Photo : Boeing F/A-18C « Hornet » à Payerne @ P.Kümmerling

 

 

07/04/2017

Le point sur l’oxygénation de nos Hornet !

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Suite à une série de problèmes révélés aux Etats-Unis, les médias suisses rapportent des problèmes d’alimentation en oxygène dans les F/A-18 C/D « Hornet » des Forces aériennes. Il est important de clarifier la situation, car une fois de plus l’information est incomplète et peut mener à une confusion.

La situation en Suisse :

Les F/A-18 C/D « Hornet » volent depuis environ 20 ans au sein des Forces aériennes suisses et ont accumulé plus de 100’000 heures de vol. Au cours de cette période, quelque 100 plaintes de pilotes ont été enregistrées concernant l'alimentation en oxygène. Cela correspond à une plainte pour 1000 vols effectués. Cinq de ces annonces concernaient des cas d'hypoxie. Cela signifie que le pilote était insuffisamment alimenté en oxygène. Ces annonces datent des années 2002, 2008, 2011, 2014 et 2016. Sur ces cinq cas, deux ont été qualifiés de graves.

Réaction :

Les Forces aériennes ont analysé chacune de ces annonces et pris des mesures appropriées. Ainsi, une procédure supplémentaire de test a été mise en place, les instructions concernant le lavage des moteurs au terme d'un engagement prolongé des appareils à l'étranger ont été adaptées et une alarme supplémentaire a été intégrée. Les pilotes ont aussi été sensibilisés à la thématique par un entraînement en chambre de décompression et des exercices particuliers sur simulateur.

En outre, les F/A-18C/D Hornet des Forces aériennes suisses sont très bien entretenus par un personnel hautement qualifié et sont normalement stationnés à l'abri dans des hangars. Contrairement aux F/A-18 alignés par les Etats-Unis, les appareils suisses ne sont pas engagés à partir de porte-avions ou de bases aériennes situées dans le désert, ce qui a un impact positif sur l'intégrité du circuit d'oxygène des avions.

Deux problèmes différents:

Il faut différencier deux problèmes survenu au USA. D’un côté, il y a un problème rare de décompression avec les « Hornet » de séries A/B/C/D au standard Block10 (Espagne, Canada), doté du système d’alimention en oxygène avec des bouteilles d’oxygène. Par contre, la maintenance est adaptée en fonction du vieillissement de ces appareils.

Par contre, Les Hornet C/D Block18 (Suisse, Finlande, Koweit) et les « Super Hornet » et plus précisement les E/A-18G « Growler » de la Marine américaine sont eux dotés du système d’alimentation de type OBOGS. Ces appareils ont un problème différent. En effet, il est apparu que le système OBOGS pouvait être contaminé par des lubrifiants et les fluides des moteurs qui se sont infiltrés dans le système de génération d'oxygène. Il apparaît également que les avions écoles de l’US Navy de type BAe T-45 « Goshawk » subissent le même problème de contamination par des fluides. Ce problème semble d'ailleurs plus grave sur les T-45, car les instructeurs de la Navy refusent depuis plusieurs semaines de continuer à voler, tant que le problème n'est pas résolu.

 

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Photos : 1 Boeing F/A-18 C/D Hornet @ Swiss Air Force 2 E/A-18 « Growler » @ US Navy

23/02/2017

Sensible modernisation des Hornet suisses !

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Berne, ce matin le ministre de la défense Guy Parmelin a présenté le programme d’armement 2017 (PA17) à la presse. Une part importante des acquisitions se fera en faveur de l’aviation.

Combler le vide du non achat des Gripen :

Afin d’éviter toute lacune dans la protection de l’espace aérien, il est prévu d’engager les F/A-18 jusqu’à ce qu’une flotte des nouveaux avions de combat soit opérationnelle. Pour ce faire, la durée d’utilisation initialement prévue des F/A-18 doit être prolongée de 5 ans, soit jusqu’en 2030. L’objectif de la prolongation de la durée d’utilisation est de certifier les F/A-18 à 6000 heures de vol par appareil afin de pouvoir engager la flotte jusqu’à la fin du processus d’introduction du nouvel avion de combat en 2030. Actuellement, les F/A 18 sont certifiés aptes à effectuer 5000 heures de vol chacun. Ils auront atteint cette limite et donc la fin de leur durée technique d’utilisation plus tôt que ce qui avait été initialement planifié, soit en 2025 au plus tard. Les mesures requises concernent non seulement la structure des avions, mais aussi des sous-systèmes et des composants dont l’exploitation et l’entretien sont de plus en plus problématiques. La modernisation comprendra également les systèmes d’entraînement à l’engagement, des missiles et de l’avionique.

Pour prolonger l’efficacité opérationnelle, des missiles de type Raytheon AMRAAM AIM-120C7 feront l’objet d’une acquisition subséquente (second lot). Dans les domaines de la communication, de la navigation et de l’identification, des composants seront remplacés ou renouvelés afin de garantir l’interopérabilité jusqu’en 2030. Un nouvel appareil de vision nocturne intégré dans le casque permettra d’améliorer considérablement le champ de vision dans l’obscurité.

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Les points d’amélioration :

- Programme de remise en état de la structure et certification de celle-ci à 6000 heures de vol par appareil.

- Train de mesures logistiques visant à appuyer l’exploitation jusqu’en 2030.

- Adaptations des simulateurs, des systèmes d’instruction et du système de planification et de debriefing des missions.

- Acquisition subséquente de missiles à guidage radar AIM-120C7 AMRAAM

- Remplacement ou renouvellement des systèmes de communication et des appareils de vision nocturne avec adaptations des logiciels des aéronefs.

Pas d’équipement pour l’appuis au sol :

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Un élément imporant du programme à ce pendant été retiré du programme par le Conseil Fédéral, il s’agit de l’adaptation des « Hornet » avec la capacité de l’engagement à l’attaque au sol et à l’appuis des troupes au sol. Il était en effet, prévu à l’origine de doter nos Hornet de la capacité à engager des bombes à guidage laser/GPS. Cette option devait permettre de venir combler une importante lacune en terme de frappe de proximité, perdue avec le retrait des Hawker Hunter en 1994. La décision du Conseil Fédéral va à l’encontre de la proposition de notre ministre de la défense et va continuer à entrenir une grave faiblesse de notre défense. Une telle capacité aurait été un gain de temps et de compétence avant l’entrée en service du nouvel avion de combat, qui devra de toute manière être multirôle.

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Crédit EEP :

Les autres point du PA17 concernant l’aviation sont soumis avec le crédit EEP qui permettra de lancer l’évaluation d’un nouvel avion de combat. Il est en outre prévu de préparer le maintien de la valeur des avions PC-7 école et du système d’instruction des pilotes de jet avec le PC-21, ainsi que le remplacement du système de brouillage embarqué Vista 5. Il est en effet, prévu d’acquérir un nouveau système de brouillage-électronique embarqué, également capable de fonctionner dans le cadre de la Cyberguerre.

Centre de lutte incendie sur avions :

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La lutte contre les incendies sur des aéronefs doit être entraînée dans des conditions militaires aussi réelles que possible. Dans ce cadre, l’accent doit aussi être mis sur la manipulation des munitions et de l’armement. Les installations d’exercice pour la lutte contre les incendies des bases aériennes de Meiringen et de Dübendorf ne disposent toutefois plus d’une structure d’instruction moderne et ne peuvent être utilisées qu’avec une autorisation spéciale pour des raisons d’ordre environnemental. Lors des exercices d’engagement, du pétrole est utilisé pour la combustion, et de vrais agents d’extinction à base de poudre ou de mousse doivent être employés. La fumée et les odeurs incommodent fortement les habitations et les bâtiments commerciaux de la région.

Le futur centre d’instruction de lutte contre le feu « Phenix » satisfera à toutes les exigences environnementales ainsi qu’aux normes internationales et civiles concernant la lutte contre les incendies sur des aéronefs et les équipements techniques des bâtiments. A l’avenir, du gaz liquide sera utilisé comme combustible, ce qui permettra notamment de réduire la formation de fumées. L’instruction de lutte contre les incendies pourra donc être réalisée sans agents d’extinction nocifs pour l’environne- ment. Les eaux d’extinction et de surface seront acheminées dans un bassin de récupération et traitées afin d’être réutilisées dans les véhicules extincteurs. Pour des raisons de coûts, l’instruction sera concentrée à Payerne. Les deux autres sites de Meiringen et de Dübendorf seront fermés.

Un centre pour systèmes aéronautiques à Emmen :

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Le domaine des essais en vol d’armasuisse est responsable de l’évaluation, de l’acquisition et de l’autorisation des aéronefs immatriculés à l’échelon étatique. Il se trouve sur la Base aérienne d’Emmen, qui est accessible à tous les aéronefs usuels. Les essais en vol sont effectués en collaboration avec RUAG, l’entreprise de la Confédération active dans les secteurs de l’armement et des technologies, dont l’emplacement principal pour la maintenance industrielle des avions se trouve sur cet aérodrome. Les lo- caux actuels d’armasuisse sont loués auprès de RUAG. La densification de la zone prévue par RUAG modifie la situation. Les contrats de location actuels seront résiliés. Au nord de la piste de la base aérienne, il a été possible de trouver un terrain à bâtir qui se prête aux essais en vol, à l’exploitation des drones et au service de police aérienne afin d’y ériger une nouvelle construction.

Le centre pour systèmes aéronautiques d’Emmen rassemblera les connaissances techniques du DDPS dans le domaine de l’aviation. Il comprendra cinq box pour avions ainsi qu’une halle de stationnement. La possibilité d’utiliser les box à différentes fins permettra d’améliorer la flexibilité de l’exploitation tout en optimisant l’occupation de l’infrastructure. Les synergies ainsi réalisées réduiront l’utilisation de terrains constructibles ainsi que les coûts de construction et d’exploitation à Emmen. En outre, la nouvelle construction permet- tra de diminuer le nombre de véhicules-ci- ternes devant traverser la piste, ce qui fera baisser la charge de travail ainsi que les risques d’accident. De plus, les nouveaux box disposeront d’une installation pour les avaries, ce qui permettra de réduire sensiblement les dangers pour l’environnement lors du ravitaillement en carburant.


Photos : 1 F/A-18 C Hornet à Payerne @ P.Kummerling 2 Tir d’un AIM-120 AMRAAM 3 Hornet en vol 4 simulateur Hornet 5 Centre lutte incendie 6 Centre systèmes aéronautique @ DDPS

 

 

15/02/2017

Police du ciel, première intervention le week-end!

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L‘annonce avait été faite en décembre 2016, le service de police du ciel 24H24 est opérationnel les week-end. Selon le communiqué du DDPS, ce dimanche 12 février 2017, un F/A-18 des Forces aériennes suisses est venu en aide à un jet d’affaires victime d’un dysfonctionnement sur l’un de ses trains d’atterrissage. Grâce à cette intervention, l’appareil a finalement pu se poser en toute sécurité à Zurich.

Déroulement des faits :

Alors qu’il se dirigeait vers l’aéroport de Sion, l’avion d’affaires en provenance d’Helsinki a dû interrompre son plan de vol peu avant midi après que le pilote ait reçu une alarme signalant un dysfonctionnement sur le train d’atterrissage droit. La Centrale d’engagement de la défense aérienne suisse (CEN déf aér) a été alertée par le signal de détresse émis par le transpondeur de l’appareil. Elle a immédiatement proposé son aide au pilote et pris en charge son guidage dans l’espace aérien.

Un F/A-18 stationné à Payerne dans le cadre de la PA24 a ensuite procédé à un contrôle visuel de l’avion au-dessus de la région du Pilatus. Le pilote du F/A-18 a alors constaté que le train d’atterrissage semblait être correctement sorti malgré le message de dysfonctionnement, et que les deux trains d’atterrissage principaux se trouvaient dans la même position. La CEN déf aér a finalement averti les autorités aéroportuaires de Zurich, où le jet d’affaires s’est posé en toute sécurité peu après 12h30.

Rappel :

Depuis le 2 janvier dernier, le service de police aérienne est disponible 365 jours par an de 8h00 à 18h00, week-ends et jours fériés compris.

Le projet PA24 va permettre de réaliser en quatre étapes la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum soit QRA15 (Quick Reaction Alert) en temps normal, en cas de crise on peut abaisser le temps à 8 minutes, pilote dans l’avion moteur éteint (QRA8) et finalement pilote dans l’avion moteur allumé soit QRA3.

2017, phase II :

La première étape a débuté au commencement de 2016 : pendant 50 semaines, deux avions armés étaient disponibles les jours ouvrables de 8h00 à 18h00. La deuxième étape a débuté le 2 janvier 2017, la disponibilité sera étendue puisque les avions seront prêts à être engagés 365 jours par an, donc aussi les week-ends et les jours fériés.

2019, phase III :

Dès 2019 et le lancement de la troisième étape, les avions de combat se tiendront prêts de 6h00 à 22h00 et, fin 2020, dans le cadre de la quatrième étape, le service sera étendu encore une fois puisque les avions seront prêts à être engagés 24h sur 24, 365 jours par an. Par ailleurs, avant fin 2020, une disponibilité des avions 24 heures sur 24 peut être garantie pour une durée limitée en tout temps ou de façon imprévue.

La police du ciel :

Les deux appareils sont affectés à des hot missions et à des live missions. Dans le premier cas, il s’agit d’intercepter des aéronefs qui violent gravement les règles du trafic aérien ou la souveraineté dans l’espace aérien suisse. Par live missions, on entend le contrôle ponctuel des aéronefs d’Etats étrangers qui requièrent une autorisation de vol diplomatique (diplomatic clearance) pour le survol du territoire suisse.

La réalité :

En 2015, près de 300 avions ont été ainsi contrôlés. On dénombre par ailleurs pour la même année 44 violations de notre espace aérien.

 

 

09/12/2016

Police aérienne 24/24 : seconde phase !

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Le développement de la disponibilité du service de police aérienne se poursuivra par étapes jusqu’à fin 2020. A terme, il est prévu que deux avions armés soient opérationnels 24 heures sur 24, 365 jours par an. La prochaine étape débutera le 2 janvier 2017 : à compter de cette date, le service de police aérienne sera disponible 365 jours par an de 8h00 à 18h00, week-ends et jours fériés compris.

Le projet PA24 va permettre de réaliser en quatre étapes la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum soit QRA15 (Quick Reaction Alert) en temps normal, en cas de crise on peut abaisser le temps à 8 minutes, pilote dans l’avion moteur éteint (QRA8) et finalement pilote dans l’avion moteur allumé soit QRA3.

2017, phase II :

La première étape a débuté au commencement de 2016 : pendant 50 semaines, deux avions armés étaient disponibles les jours ouvrables de 8h00 à 18h00. La deuxième étape débutera prochainement : dès le 2 janvier 2017, la disponibilité sera étendue puisque les avions seront prêts à être engagés 365 jours par an, donc aussi les week-ends et les jours fériés.

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2019, phase III :

Dès 2019 et le lancement de la troisième étape, les avions de combat se tiendront prêts de 6h00 à 22h00 et, fin 2020, dans le cadre de la quatrième étape, le service sera étendu encore une fois puisque les avions seront prêts à être engagés 24h sur 24, 365 jours par an. Par ailleurs, avant fin 2020, une disponibilité des avions 24 heures sur 24 peut être garantie pour une durée limitée en tout temps ou de façon imprévue.

La police du ciel :

Les deux appareils sont affectés à des hot missions et à des live missions. Dans le premier cas, il s’agit d’intercepter des aéronefs qui violent gravement les règles du trafic aérien ou la souveraineté dans l’espace aérien suisse. Par live missions, on entend le contrôle ponctuel des aéronefs d’Etats étrangers qui requièrent une autorisation de vol diplomatique (diplomatic clearance) pour le survol du territoire suisse.

La réalité :

En 2015, près de 300 avions ont été ainsi contrôlés. On dénombre par ailleurs pour la même année 44 violations de notre espace aérien.

Les structures :

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Le site principal du projet PA24 est la Base aérienne de Payerne. Toutefois, en cas de fermeture des pistes de l’aérodrome, les vols se dérouleront à partir d’Emmen ou de Meiringen. Pour concrétiser intégralement le projet à la fin 2020, une centaine de postes supplémentaires seront créés aux Forces aériennes, à la Base logistique de l’armée et à la Base d’aide au commandement. Les frais supplémentaires se monteront à près de 30 millions de francs par an. Ce montant comprend essentiellement des coûts de personnel, des coûts pour la sécurité des vols et des coûts d’exploitation. La PA24 permettra à terme que des mouvements aériens avec des avions de combat puissent se dérouler en dehors des horaires habituels du service de vol, y compris parfois sous forme de vols supersoniques. Ces tâches sont indispensables pour assurer en permanence la sécurité du trafic aérien et protéger 24 h sur 24 les droits souverains de la Suisse.

 

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Photos : 1 Interception d’un F-27 par un Hornet@ Swiss Air Force 2 F/A-18 à Payerne @ P.Kümmerling