13/05/2014

Gripen : Souveraineté ou mise sous Tutelle ?

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Il semble que certaines personnes n’aient pas encore compris l’enjeu fondamental de la votation de dimanche prochain. On ne vous demande pas de choisir entre un avion ou de nouvelles chaussettes pour nos soldats ! On parle de l’avenir de notre Force aérienne.

 

 

Maintenir les partenariats et rester neutre : 

 

Aujourd’hui notre Force aérienne travaille en collaboration avec nos voisins directes, mais nous avons également mis en place plusieurs collaborations étendues avec des pays plus éloignés avec lesquels nous travaillons lors d’exercices aériens (TigerMeet, Epervier, TLP, Wittmund, Nightway, Noam, Elite ) et d’échange de pilotes.

 

Ce système nous permets d’entretenir de bonnes relations, également d’échanger nos connaissances et pratiquer des entraînements rigoureux. En parallèle, nous restons souverain de notre espace aérien.

 

D’ici 2016, il est prévu de renforcer nos capacités de police aérienne et donc prendre part plus activement à la collaboration directe avec nos voisins avec la mise en oeuvre de QRA 24/24/7.



 

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32 F/A-18 Hornet ne suffiront pas :

 

La flotte actuelle de Hornet peut en principe remplir la tâches de police aérienne, mais uniquement en situation normale sans restriction du trafic aérien. Lors de tensions ou restrictions du trafic lors du WEF, la protection de l’espace aérien requière une présences permanente d’avions de combat en vol. avec l’unique flotte de F/A-18, notre capacité serait de trois semaine. Les appareils devant alors entrés en maintenance. Avec l’arrivée des 22 Gripen E, cette capacité sera doublée.

 

Par ailleurs, la flotte unique de 32 Hornet accomplit  5’000 heures de vol par avion. L’ensemble de la flotte des F/A-18 vole en moyenne 6’000 heures par année, ce qui représente environ 200 heures de vol par avion. Ceci en tenant compte de l’engagement des F-5 Tiger. Les chiffres de fin 2013 démontrent qu’en moyenne, chaque F/A-18 a d’ores et déjà 2’500 heures de vol à son actif. En continuant sur cette lancée, partie des F/A-18 aura atteint la limite de 5’000 heures de vol dès 2025 et l’autre en 2017. Mais comme les F-5 Tiger seront mis au rebut en 2016, et qu’ils ne seront pas remplacés en cas de non au Gripen, la vie des F/A-18 pourrait bien s’achever en 2025 déjà.

 

Mise sous tutelle de notre espace aérien : 

 

La première conséquence en cas de NON au Gripen concernera donc bien la capacité à durer des Forces aériennes tant dans les domaines du service de police aérienne que de celui de la défense aérienne. 

La seconde conséquence proviendra du retrait des F/A-18 dans la période 2025/2030 sans pouvoir disposer d’un avion de combat moderne. A ce moment là, nous ne pourrons plus assumer la protection aérienne ni les partenariats avec nos voisins ! En résulterait la fin de notre Force aérienne et une mise sous tutelle de notre espace aérien par l’Otan. 

 

 

Une tutelle = perte de souveraineté : 

 

A ce propos, je vous livre le commentaire du Président du Centre de politique de sécurité de Genève, François Heisbourg détaillant les enjeux de la crise ukrainienne pour l’Europe et la Suisse. «Un pays qui n’affirme pas sa souveraineté est diplomatiquement et politiquement vulnérable», avertit l’expert en faisant référence à l’achat des avions de combat Gripen !

Le fait d’avoir des avions de combat n’a pas seulement pour objectif de repousser une possible invasion. C’est un signal. C’est l’affirmation de la souveraineté.


 

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Pour le reste vous trouverez encore les nombreux articles détaillés sur le sujet :



Les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

Gripen l’avenir des FA : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-a...

 

L’obligation de police 24/24 : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

 

Gripen, un contrat béton : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gripen-un-...

 

Gripen, des radios clean : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/31/gripen-des...


Gripen E, un choix technologique: 


http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/30/gripen-e-u...

 

 


27/04/2014

Un livre pour dénoncer le NON au Gripen !

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En 2012, je dénonçais déjà de fausses informations concernant le choix de l’avion suédois. Plus récemment je dénonçais les méthodes des opposants à l’achat du Gripen E.  Voici qu’un livre reprend les éléments de cette désinformation et traite également de la manière dont les opposants livres de fausses informations.

 

Rappel : 

 

En automne 2013, le peuple suisse a accepté à une majorité écrasante de maintenir l’obligation de servir. Personne n’aurait attendu une profession de foi aussi claire. L’adhésion du citoyen envers l’armée a nettement augmenté ces dernières années, ce qui est remarquable. La majorité est consciente du fait que la sécurité de notre pays revêt une importance décisive. Sans sécurité, il n’y a pas de liberté, pas de paix, pas de stabilité et pas de bien-être!

Le 18 mai 2014, nous devrons de nouveau nous prononcer sur une question de sécurité fondamentale: l’acquisition de 22 avions de com- bat du type «Saab Gripen E». L’achat de ces avions est nécessaire et pressant, car nos 54 «F-5 Tiger» vieux de près de 40 ans, sont techniquement dépassés et ne répondent plus aux exigences opérationnelles requises actuellement. Ils doivent être remplacés. Le Conseil fédéral et le Parlement ont approuvé ce projet («loi sur le fonds Gripen») et recommandent au peuple de l’accepter.

 

Voici les thèmes abordés par le livre : 

 

 

Le Gripen pour un espace aérien sûr:

 

L’importance des forces aériennes ne pourra jamais être surestimée. Les avions constituent le seul moyen de combat en mesure de défendre le pays dans les airs contre des opérations étrangères inattendues. Par ailleurs, les forces aériennes sont le toit sur l’armée et sur la Suisse. L’armée ne peut remplir sa mission au sol et assurer notre sécurité que si cette toiture est imperméable.

 

En tant que pays souverain et neutre, la Suisse a le devoir de défendre son territoire et son espace aérien.4 Elle ne peut déléguer cette tâche à des tiers. Des forces aériennes performantes sont donc indispensables.

 

Pourquoi nous avons un besoin urgent du Gripen : 

 

Actuellement, nos forces aériennes disposent de 32 avions de combat «F/A-18»5 entièrement opérationnels et de 54 «F-5 Tiger» qui doivent être remplacés. Avec les seuls 32 «F/A-18», notre flotte d’avions de com- bat est trop petite et doit être complétée le plus rapidement possible. A défaut, nos forces aériennes perdront leur capacité de combat et leur savoir-faire. C’est la raison pour laquelle l’acquisition des 22 avions de combat «Gripen E» est une nécessité.

 

Pilotes d’essai en faveur du Gripen :

 

Lors du choix d’un nouvel avion de combat, la Suisse a examiné trois offres: le «Saab Gripen» suédois, le «Dassault Rafale» français et l’«Eurofighter», d’un consortium international. Les trois avions ont subi une évaluation complète avec de nombreux tests individuels. A la fin, les pilotes d’essai et les experts sont parvenus à la conclusion que les trois avions étaient à peu près équivalents. Ce sont donc avant tout des rai- sons économiques et politiques, mais également sur un certain nombre de points techniques qui avantage l'avion suédois, qui ont fait choisir «Gripen».

 

Le «Gripen» est le moins cher et présente le meilleur rapport prix/ utilisation. Le fait que Saab soit l’un des constructeurs d’avions de com- bat les plus expérimentés en Europe et que l’Etat suédois sera notre partenaire contractuel pour cette acquisition, ce qui nous garantit un degré élevé de sécurité, parle en faveur de l’avion de combat suédois. Du point de vue politique, la Suède est elle aussi un Etat neutre et nous a toujours traité avec respect.6 La Suisse et la Suède entretiennent traditionnellement de bonnes relations. Il est donc compréhensible que nous nous soyons finalement décidés en faveur du «Gripen».

 

Attaque contre notre souveraineté :


 

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Le véritable objectif de nos adversaires, Il ressort de ce qui vient d’être dit qu’un Oui pour le «Gripen» est un Oui pour l’armée et pour la protection du pays et de sa population.

Les cercles hostiles à l’armée ne veulent pas d’armée, donc pas de nouveaux avions de combat. Ils ont lancé le référendum contre l’achat des «Gripen». En première ligne, le «Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA)», suivi d’une partie des Socialistes, des Verts et des Vert’libéraux.

Le nom de «Groupe pour une Suisse sans armée» dit bien ce qu’il veut dire. Le parti socialiste a défini dans son programme l’objectif suivant: «Le parti socialiste s’engage pour la suppression de l’armée».7 Le parti écologiste va dans le même sens: «Les Verts veulent que la Suisse re- nonce [...] à l’armée. » Seuls les Vert’libéraux se tiennent à couvert dans la question de l’armée. Ils ne se prononcent pas sur ce thème fondamental dans les lignes directrices de leur parti. En revanche, ils prennent d’autant plus violemment parti contre le «Gripen». Quelles sont les rai- sons de cette contradiction? Les Vert’libéraux se taisent-ils à propos de l’«armée» pour éviter les discussions désagréables et ne pas mettre en danger leur image bourgeoise?

 

Attaque contre notre souveraineté:

 

Outre les adversaires précités de l’armée, on trouve, de manière inattendue, dans le camp des anti-«Gripen» certains représentants de l’armée. Leur opposition au «Gripen» repose soit sur de l’ignorance soit sur le fait qu’ils jugent encore judicieux d’abandonner la défense aérienne de la Suisse aux mains de l’UE et de l’OTAN:

«La défense autonome du pays n’a pas de sens et n’est pas finançable.».  Elle doit faire place à une «spécialisation des rôles et à une concentration des ressources militaires nationales dans l’alliance européenne». Cela implique un «abandon conscient de capacités militaires en faveur d’autres pays».

Vu cette analyse, l’opposition au «Gripen» de ces «partisans» de l’armée devient un peu plus compréhensible. La renonciation à la souveraineté nationale et l’intégration de l’armée suisse à des forces armées étrangères ont réellement été soutenues dans certains cercles de l’armée et circulent encore dans certains esprits. Elles sont plus proches des buts des adversaires roses-verts de l’armée que de la volonté populaire et de la Constitution fédérale: «La Suisse a une armée. [...] Elle assure la défense du pays et de sa population».

 

La suppression de l’armée par étapes :


 

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Le référendum contre le «Gripen» n’est pas la première tentative des opposants à l’armée d’affaiblir nos forces aériennes en tentant de leur retirer les moyens financiers. En 1992 déjà, le «Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA)» a combattu l’achat des 34 «F/A-18» par une initiative populaire: les «F/A-18» étaient, disait-il, trop coûteux et inutiles. Mais la majorité des citoyens ont senti que l’initiative du GSsA n’était qu’un premier pas dans la «suppression de l’armée par étapes». L’initiative fut rejetée par la majorité des votants et les 34 «F/A-18» furent achetés conformément à la volonté du peuple. Cette attaque contre la capacité de défense et la souveraineté de la Suisse avait fait long feu.

La situation actuelle est très comparable. En réalité, les adversaires roses-verts du «Gripen» utilisent cet avion pour atteindre leur but de toujours, la disparition pure et simple de l’armée suisse. Bien entendu, ils ne le disent pas ouvertement, préférant camoufler leurs objectifs. Ainsi, lors d’une des émissions de télévision «Arena», la conseillère nationale socialiste Evi Allemann a rejeté le reproche d’être hostile a l’armée en jouant les indignées, comme si elle n’avait pas lu le programme de son parti politique.

 

Manipulation au lieu d’arguments objectifs : 



 

Le fait que les citoyens aient des opinions diverses ne pose aucun problème en démocratie. Mais en Suisse, il est de coutume de les présenter de manière correcte et argumentée. Ce n’est malheureusement pas le cas dans la campagne anti-«Gripen». Les adversaires du «Gripen» opèrent à l’aide de manipulation et de propagande.  Ils tentent par exemple de faire croire qu’il existe un «consensus» contre le «Gripen». A cette fin, ils ont fait «monter au front» certains Vert’libéraux (anciennement membres des Verts) qui, grâce à leur image bourgeoise, devaient faire monter des parlementaires bourgeois à bord du camp anti-«Gripen». Raté! «Les Vert’libéraux n’ont guère trouvé de personnalités pour leur lutte contre le «Gripen», dixit Der Bund. Les parlementaires bourgeois ont voté presque sans exception en faveur du «Gripen».

 

Un truc de propagande :

 

Un autre truc de propagande des Verts a consisté à lancer le slogan «Krippen statt Gripen» [«Des crèches plutôt que des Gripen»]. Les rimes ont toujours un effet hypnotisant [en l’occurrence, ça ne joue qu’en allemand, ndt.]. Ce slogan pleurnichard est censé apporter un caractère «émotionnel» à la discussion et la faire dévier du vrai sujet. Le mot «Krippen» provoque une représentation de bienveillance à l’encontre des enfants et des familles tandis que le nom «Gripen», par son opposition artificielle au nom «Krippen» place automatiquement l’avion militaire sous une lumière négative. Cette opposition est évidemment un non-sens. Des forces aériennes aptes à défendre le pays servent au bien commun, tout comme une offre suffisante en places de crèches. Le fait que les adversaires de l’armée doivent recourir à des trucs émotionnels bon marché montre qu’ils ne disposent pas d’arguments objectifs.

 

Ridiculiser, une technique psychologique :

 

Le fait de ridiculiser une chose (ou une personne) est une autre technique de manipulation visant à dissimuler les faits. Les adversaires de l’armée ridiculisent le «Gripen» en parlant d’«avion en papier».

En réalité, l’avion de combat suédois a été présenté en automne 2012 lors d’une démonstration remarquable et satisfaisante à tous égards. A cette occasion, le «Gripen» s’est révélé être le résultat d’un travail d’ingénierie convaincant, offrant une relation prix/prestation excel- lente. Il s’agit d’un avion polyvalent de haut niveau et contenant déjà dans son ordinateur de bord les logiciels nécessaires à assurer des missions diverses (observation, chasse, soutien de combats au sol).

Déjà lors de l’achat des «F/A-18», la version testée n’était pas celle qui fut livrée ultérieurement. Pour autant, on n’a jamais parlé d’«avion en papier». Un tel processus est habituel pour des avions de ce genre, car, durant leur utilisation – comme durant la période d’acquisition – ils subissent continuellement des améliorations. Si ce n’était pas le cas, le GSsA aurait dénoncé l’acquisition de vieux clous! C’est pourquoi, au moment de leur livraison, les «Gripen» disposeront de la technologie la plus récente.

 

Connaissances spécialisées simulées :

 

Un autre truc que les adversaires de l’armée utilisent pour tromper le public consiste à utiliser des termes spécialisés et des détails techniques, le Vert Joe Lang a fait usage de cette manipulation lors de l’émission «Arena» de la Télévision suisse alémanique SRF du 20/12/13. Lang est membre fondateur du «Groupe pour une Suisse sans armée/GSsA» et en même temps vice-président des Verts suisses.

 Attaque contre notre souveraineté, même s’ils n’ont pas la moindre connaissances en la matière: ils peuvent compter sur le fait que la plupart des gens ont tout aussi peu de connaissances qu’eux-mêmes. La politicienne socialiste Evi Allemann objecta lors de l’émission «Arena» dans une tirade donnant l’impression qu’elle était une connaisseuse: «Et il n’a qu’un seul réacteur!». Elle considéra le public d’un air triomphant. En réalité, le fait que le «Gripen» n’ait qu’un seul réacteur ne pose aucun problème à la Suisse. Seuls les avions de la marine doivent posséder deux réacteurs, pour répondre à certains scé narii d’urgence propres à de tels avions. En règle générale, les avions des forces aériennes n’ont qu’un réacteur. Le fait que le Gripen n’ait qu’un seul réacteur constitue un avantage pour la Suisse, en ce que cela contribue au prix relativement avantageux de cet avion.

Un autre point fort du réacteur du «Gripen» est le fait que son réacteur soit pratiquement identique à celui des «F/A-18» que nous utilisons déjà, ce qui est un avantage important pour la logistique. Lui reprocher d’être monoplace est tout aussi absurde. Ce n’est pas un problème pour un avion de combat. Ce type d’avion n’a besoin de deux sièges que pour l’instruction. Avec le «Pilatus PC-21», nous disposons déjà d’un système d’instruction révolutionnaire sur lequel les pilotes d’avions à réacteur peuvent être formés. Il suffit d’adapter le logiciel à un avion de combat monoplace. Le «Gripen» monoplace correspond parfaitement aux besoins de la Suisse et réduit de surcroît son prix.

 

Jeu d’embrouille avec les chiffres : 

 

Dire que le «Gripen» est trop cher relève aussi de la propagande. Le «Gripen» est non seulement le plus avantageux des trois avions évalués, mais son financement sera alimenté, à l’aide du «fonds Gripen», pendant dix ans par le budget régulier de l’armée. 

 

Pas de suppléments pour le contribuable :

 

Afin d’empêcher le «remplacement partiel des Tiger», les adversaires du «Gripen» répandent des chiffres inventés. Ils prétendent que l’avion ne coûte pas les 3,126 milliards de francs officiels mais dix milliards.24 Ils parviennent à ce montant vertigineux en intégrant les frais d’exploitation et d’entretien pendant 30 (!) ans. Les adversaires de l’armée savent parfaitement qu’on ne calcule jamais ainsi. Leur jeu d’embrouille avec ces chiffres n’a qu’un but, celui d’insécuriser les électeurs. On doit espérer que la plupart des Suisses ont suffisamment les pieds sur terre pour ne pas tomber dans ces artifices bon marché.

 

Alliance contre nature :

 

Personne ne sait exactement d’où provient la rumeur que le choix du «Gripen» était entaché de corruption. Ce qui est certain, c’est qu’une lettre anonyme a été remise aux médias, il y a quelques mois, lettre qui contenait cette accusation. Elle était rédigée en français et plusieurs noms suisses-alémaniques comportaient des erreurs, ce qui fait penser à des auteurs français. Certains politiciens, spécialistes de la politique de la sécurité, supposent que l’entreprise Dassault, voulant nous vendre le «Rafale», pourrait en être l’instigateur. S’agirait-il d’une «complicité objective» entre l’alliance gauche-verte des adversaires de l’armée et certains cercles financiers et économiques internationaux?

Qui tire les ficelles?

Une grande partie des médias ont rapporté avec satisfaction que nos forces aériennes n’étaient pas opérationnelles lors de l’atterrissage à Genève d’un avion de passagers éthiopien détourné. Certains lecteurs en ont rapidement et faussement conclu que l’achat des «Gripen» n’avait donc pas de sens. En réalité, ce dysfonctionnement était connu. Des travaux ont été entrepris pour y remédier. Pourquoi les médias ne s’y intéressent-ils que maintenant, trois mois avant la votation sur les «Gripen»? Qui tire les ficelles et décide de ce qui doit être publié et à quel moment? Pourquoi les médias ne rapportent-ils pas de la même manière détaillée le fait que des propositions de spécialistes ont été émises pour rendre à l’armée, par étapes réalistes, sa pleine capacité de défense? L’acquisition des 22 «Gripen» en est un aspect central.


 

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Le rôle des services secrets :

La Basler Zeitung suppose même que certains services de renseignements se mêlent de la campagne anti-«Gripen». Par des «indiscrétions» ciblées, ils essaieraient d’«ébranler la Suède et la Suisse» et d’empêcher l’achat des «Gripen». La Neue Zürcher Zeitung est également d’avis que les adversaires du «Gripen» ont préparés encore d’autres buzz destinés à influencer la votation dans un sens négatif Vont-ils nous annoncer, ce qui ne serait pas nouveau non plus, qu’en Suède égale- ment, des cercles d’opposants contestent sa capacité de défense afin de pouvoir faire entrer ce pays dans l’OTAN? Néanmoins, en Suède aussi, toujours plus nombreux sont ceux qui refusent d’entrer dans ce jeu, d’ailleurs contraire à la volonté populaire.

 

La jeune génération soutient la Suisse :

 

Les affaires compensatoires créent des places de travail

L’acquisition du «Gripen» devrait profiter à l’économie suisse. La Suisse et la Suède ont négocié des «affaires compensatoires» s’élevant à 2,5 milliards de francs. Cela signifie que des entreprises suédoises passeront des commandes à des entreprises suisses pour une valeur de 2,5 milliards de francs. Quelque 518 affaires ont déjà été conclues avec 125 entreprises suisses.

Les affaires compensatoires liées à l’achat des «Gripen» garantiront à la Suisse des emplois correspondants à 10’000 hommes/jours, avec des recettes fiscales, la TVA et les cotisations AVS. Si l’on tient compte de tout, il est juste de lier ces flux d’argent à l’achat des «Gripen».

La Suisse bénéficie d’une grande expérience de tels accords compensatoires. Elle en a réalisés avec succès à plusieurs reprises avec l’aide de «Swissmem». Les commandes ont toujours été réparties correctement sur les cantons.

 

Le Brésil s’est également décidé pour le «Gripen» :

 

Le Brésil, conscient de sa propre valeur, s’est également décidé en faveur du «Saab Gripen E» et s’en procurera prochainement 36 exemplaires (soit une première tranche sur un potentiel de 100 avions) . Les spécialistes de l’Armée de l’air brésilienne sont parvenus à la conclusion, après une évaluation interne, que le «Gripen» s’était révélé être le meilleur et le plus avantageux des avions à choix.34 Cette décision parle également en faveur de la qualité du «Gripen». La présidente socialiste de l’Etat brésilien Dilma Rousseff a déclaré: «Le Brésil est un pays pacifique et doit donc pouvoir se défendre de manière adéquate.» Elle a cité explicitement les riches ressources en pétrole de la côte brésilienne qui pourraient éveiller des convoitises étrangères.

 

Signe des temps :

 

L’argument du Brésil, selon lequel un Etat pacifique doit pouvoir se défendre de manière adéquate et disposer d’une armée de l’air forte, vaut aussi pour la Suisse. La Suisse possède également des richesses qui doivent être défendues, les cols alpins, son château d’eau, ses finances et ses installations industrielles.

La capacité d’un pays à se défendre est particulièrement importante dans une situation mondiale où les tensions augmentent chaque jour, en Ukraine, par exemple, c’est-à-dire à nos portes.

Ecoutons un politicien expérimenté comme Jean-Claude Juncker, ancien président de l’Eurogroupe: «Celui qui croit que la question éternelle de guerre et de paix en Europe ne se posera plus jamais se trompe cruellement. Les démons n’ont pas disparus. Ils ne font que dormir.»35 L’ancien politicien du SPD Egon Bahr est lui aussi convaincu qu’il est tout à fait possible que la guerre réapparaisse bientôt en Europe. A l’adresse de la jeune génération, il précise que lui-même, en 1933, n’avait pas cru son père lorsque celui-ci lui disait: «Hitler signifie la guerre». Aujourd’hui, Egon Bahr estime «que nous vivons dans un temps d’avant-guerre».36 Des économistes prennent des positions dans le même sens. Nouriel Roubini, professeur d’économie américain re- connu et conseiller gouvernemental, affirme: «Je ne prédis pas la troisième Guerre mondiale, mais l’instabilité politique et sociale croissante et menaçante en Europe et dans d’autres économies nationales développées, nous causent de grands soucis.»

 

Nouvelle prise de conscience en matière de sécurité :

 

Cette situation globale a conduit, en Suisse aussi, à un changement dans la manière de voir les choses. La sécurité du pays et de la population est à nouveau perçue comme un élément important. Preuve en soit le résultat de la votation fédérale sur le maintien de l’obligation de servir. Preuve en soit aussi le fait que le Parlement fédéral a de nouveau fixé le budget de l’armée à cinq milliards de francs, après de longues années de réduction du budget, et qu’il a accepté l’acquisition des 22 «Gripen». D’une manière générale, l’armée intéresse de plus en plus la population. Les livres consacrés à l’armée se vendent bien. Une nouvelle génération prend le relais. Elle prend congé des modèles un peu trop faciles et souvent incohérents des années 1990. Elle soutient les institutions suisses, notamment l’armée. De ce fait, les chances que les citoyens suisses approuveront l’acquisition du «Gripen» le 18 mai 2014 sont bonnes.

 

Les auteurs de ce livre  :

 

Franz Felix Betschon

Dr. sc. techn., dipl. ing. EPFZ. Etudes à la Harvard Business School de Cambridge (USA). Ancien colonel EMG, en dernier lieu dans les forces aériennes et au service de renseignements, membre de l’International Institute for Strategic Studies de Londres de 1985 à 2005. Carrière dans l’industrie et en tant que membre de divers conseils d’administration. Auteur de plusieurs livres sur la politique de sécurité.

 

Judith Barben-Christoffel

Dr. phil., psychologue et psychothérapeute FSP. Auteure d’articles scientifiques et éditrice. Ancienne institutrice d’école primaire et d’écoles spéciales. Etudes en psychologie à l’Université de Zurich. Cabinet de psychothérapie. Conférences et publications dans les domaines de la psychologie, de la psychothérapie, de la pédagogie et de l’éthique ainsi que sur la mise en danger de la démocratie directe par la manipulation et la propagande.


Les liens avec les articles sur la votation : 

 

Les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

Gripen l’avenir des FA : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-a...

 

L’obligation de police 24/24 : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

 

Gripen, un contrat béton : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gripen-un-...

 

Gripen, des radios clean : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/31/gripen-des...


Gripen E, un choix technologique: 


 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/30/gripen-e-u...

 

18/04/2014

L’économie en faveur du Gripen E !

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Nouveau volet consacré à l’acquisition de l’avion de combat Gripen, nous allons cette fois-ci, nous concentrer sur les milieux économiques et la position de ceux-ci. L'achat des Gripen coûte 3,125 milliards de francs qu'il est prévu de verser entre 2014 et 2024 dans un fonds alimenté avec de l'argent du budget annuel de l'armée. En contrepartie, le fournisseur s'engage à conclure, sur une période de dix ans, des affaires de compensation avec des entreprises suisses pour un montant de 2,5 milliards de francs garanti sur contrat. Le Conseil national et le Conseil des États ont approuvé la loi sur le fonds Gripen. 


 

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Que pense les milieux  économiques

 

Pour Swissmem et le GRPM, les chambres de commerce vaudoise et genevoise, de fribourg, du valais, neuchâtel (CVCI, CCIG, CCIF, CCI-valais, CCIN)  et plus de 1'000 entreprises membres, la sécurité de la Suisse est primordiale. Une armée crédible et une armée de l'air moderne en sont une condition indispensable. En tant qu'état neutre et non aligné, la Suisse n'est pas en mesure, sans armée de l'air performante et moderne, d'assurer la protection et la défense constitutionnelle de l'espace aérien. De plus : sécurité est aussi synonyme de prospérité. Le bien-être ne peut prospérer ou se maintenir que dans un environnement sûr. Par conséquent, Swissmem approuve l'acquisition du Gripen pour assurer le bon fonctionnement de l'armée jusqu'en 2050. 


 

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Pour garantir la sécurité de la Suisse, l'armée suisse a besoin d'une base industrielle solide dans le domaine de la technique de défense et de sécurité. L'acquisition prévue de 22 avions de chasse Gripen du fabricant suédois Saab confère à l'industrie suisse, dans le cadre d'une coopération industrielle, un volume de commandes et d'exportations supplémentaire considérable et fortifie ainsi cette industrie clé. 

 

L'industrie suisse de défense et de sécurité offre quelque 10’000 places de travail de haut niveau dans près de 70 entreprises réparties dans toute la Suisse, dont la majeure partie sont des PME. Un grand nombre de ces entreprises doit depuis longtemps déjà s'imposer dans un environnement difficile. En raison des trésors publics fortement déficitaires, les budgets d'armement et les programmes d'armement ont fortement été taillés dans de nombreux pays européens. Les règlements d'exportation très sévères en Suisse pour le matériel de guerre compliquent en plus l'accès à de nouveaux marchés. 

 

 

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Dans ce contexte, les affaires Offset en rapport avec l'acquisition du Gripen ont une grande signification pour l'industrie de défense et de sécurité suisse. Elles renforcent globalement la place industrielle et de recherche suisse grâce au maintien du savoir-faire existant et à l'acquisition de nouveau savoir-faire

 

Un plus pour la romandie : 

L'achat de nouveaux avions de combat pour l'armée suisse fait régulièrement l'objet de discussions au sein de la population. Au vu des montants à investir, il est tout à fait normal que le débat démocratique ait lieu et que les contribuables puissent décider de l'utilisation de leurs impôts. Il est donc utile de préciser en quoi le fonds d'acquisition de l'avion de combat Gripen, sur lequel nous allons voter le 18 mai 2014, est nécessaire à l'armée suisse et constitue une très bonne affaire pour les entreprises romandes.

En effet, sur les 3,1 milliards de francs qui vont être investis sur dix ans, la totalité de la somme qui sera versée pour l'obtention des 22 avions de combat fera l'objet d'affaires compensatoires, soit 2,5 milliards de francs (la différence de 600 millions étant destinée à la formation des pilotes ainsi qu'aux différents perfectionnements et améliorations). En clair, Saab s'engage à trouver des entreprises suisses, dont 30 % d'entreprises romandes, qui signeront des contrats avec la société suédoise ou l'un de ses fournisseurs. Mais cela ne concerne pas uniquement les entreprises actives dans le secteur de la défense ou de l'aéronautique. Grâce à la participation industrielle indirecte, de nombreux secteurs sont éligibles pour ces contre-affaires comme l'horlogerie, l'électronique, l'informatique, la métallurgie, l'optique, l'automobile, la chimie et même la coopération avec des instituts de recherche. Le Conseil fédéral estime les retombées économiques à quelques 10'000 années-hommes.

 

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Cet impact sur l'industrie suisse n'est toutefois pas le seul argument pour l'obtention de ces avions de combat. Il est nécessaire que l'armée puisse assurer la surveillance de l'espace aérien. Alors que les cyber-menaces redessinent les contours stratégiques traditionnels, la police du ciel demeure essentielle pour la sécurité de la Suisse et doit rester performante en adaptant ses équipements. Nous l'avons vu récemment lors de l'organisation conjointe du Forum économique de Davos et de la Conférence sur la Syrie à Montreux où les forces aériennes ont été mises à rude contribution. 

Le Gripen est ainsi indispensable pour notre sécurité et les retombées économiques de son achat permettront de maintenir et de créer des emplois en Suisse.

Le point sur la situation :  

 

Les entreprises suisses, dont 24 romandes, ont signé des contrats pour 400 millions de francs en guise de compensation à l'éventuel achat du jet suédois.

 

Le montant de ces affaires s'élèverait à 400 millions de francs, alors que la Confédération en demandait 300 millions avant juin 2014. La Suisse romande n'est pas oubliée: 24 entreprises de la région ont ainsi signé 96 contrats pour un montant de 71 millions de francs. L'avionneur suédois promet de ne pas annuler ces affaires en cas de non le 18 mai.

Les sociétés concernées, et celles encore en négociations avec Saab, produisent notamment des pièces de haute précision pour l'aéronautique, des câbles pour les avions ou encore des logiciels informatiques.

La garantie sur contrat : 

Rappelons encore une fois, que contrairement aux contrats précédent ou aucune garantie de compensation ne figurait dans le contrat d’acquisition, cette fois, l’avionneur Saab s’engage sur contrat à compenser 100% sur 10 ans l’acquisition de l’avion


 

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Les liens sur le dossiers complet: 

 

 Les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

Gripen l’avenir des FA : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-a...

 

L’obligation de police 24/24 : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

 

Gripen, un contrat béton : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gripen-un-...

 

Gripen, des radios clean : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/31/gripen-des...


Gripen E, un choix technologique: 


 http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/30/gripen-e-u...

 


 

 

  

 

13/04/2014

Gripen, les enjeux de la votation !

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Dans ce nouvel article, nous allons voir que la votation du 18 mai prochain sur le «fond Gripen»  ne concerne pas simplement le choix d’un avion, mais concerne l’avenir des Forces aériennes et de la réponse ce celle-ci, aux diverses menaces de demain.

 

Les menaces aériennes:


 

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Les menaces aériennes de demain sont directement liées aux divers conflits potentiels, qui éclore dans le monde. La réponse immédiate consiste dans la dissuasion armée. Par contre, nous pouvons classifier, quatre types menaces : 

 

*La modernisation des flottes aériennes avec de nouveaux aéronefs, d’ici 2025 la majeure partie des pays auront modernisé leur aviation, avec de nouveaux appareils plus performants.

 

*La prolifération balistique nous pose un nouveau défi, tous les trois ans un pays est capable de disposer d’une capacité de frappe balistique au-delà de son propre continent. Un nombre grandissant de pays situé en Asie-Pacifique, le Moyen-Orient, le proche-Orient, l’Afrique du Nord et l’Amérique latine sont potentiellement capable de frapper un pays situé en Europe avec des missiles balistiques à charge conventionnelle. 

 

*L’arrivée d’ici 10 ans de la nouvelle génération de drones furtifs, permettra à ses acquéreurs de prendre un avantage significatif par rapport aux nations qui n’auront pas su répondre à cette nouvelle menace.

 

*Les Etats-Unis, la Russie et maintenant la Chine, développent une nouvelle génération de bombardiers stratégiques à très grande vitesse capable de frapper des cibles intercontinentales n’importe où sur la planète. 

 

 

Les réponses de nos Forces aériennes : 


 

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Pour répondre à l’ensemble de ces menaces, nos Forces aériennes prévoient une importante mutation dont la pierre centrale est l’acquisition de l’avion de combat Gripen E.

 

Dans quelques semaines, nous connaîtrons le nom du nouveau drone de reconnaissance qui viendra épauler la compétence de renseignement de l’armée et qui apportera également, un souffle nouveau pour l’appuis aux autorités civils.

 

Le DDPS prévoit d’ici 2017, le remplacement des actuels systèmes de DCA en service soit les missiles BAe Rapier et canons Oerlikon de 35mm et stations de guidage Skyguard, par un ou deux nouveaux systèmes ayant la capacité de détecter les missiles balistiques et drones furtifs et de les combattre.

 

Le remplacement des radars tactiques mobiles basse-altitude TAFLIR par un nouveau système de dernière génération.

 

La modernisation des centrales d’engagement et de commandement de Forces aériennes.

 

En conséquence : 

 

La supériorité aérienne reste donc déterminante, faisant la victoire ou la défaite, mais permet en priorité, la dissuasion des conflits. Les avions de combat sont indiscutablement un élément essentiel d’une armée, car ils permettent le lien entre les divers systèmes des Forces aériennes et viennent efficacement compléter les dispositifs de DCA, qui de part notre topographie, ne permettent qu’une protection de sectorielle.

 

La votation du 18 mai prochain, porte sur bien plus qu’un type d’avion, il s’agit de la pierre centrale, capable de détecter grâce à ses capteurs, comme le nouveau radar AESA et l’IRST, de pouvoir répondre aux nouvelles menaces, d’assurer le lien entre les nouveaux systèmes pour permettre d’assurer à long terme notre souveraineté aérienne.


 

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Photos : 1 Gripen F de développement @ Saab 2 Les menaces aériennes  3 La réponses des FA @ P.Kümmerling 4 Gripen E avec 5 Meteor et deux Iris-T@ DDPS

 

Les liens avec les articles sur la votation : 

 

Les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

Gripen l’avenir des FA : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-a...

 

L’obligation de police 24/24 : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

 

Gripen, un contrat béton : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gripen-un-...

 

Gripen, des radios clean : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/31/gripen-des...


Gripen E, un choix technologique: 


 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/30/gripen-e-u...

 


 

 

 

30/03/2014

Gripen E, un choix technologique!

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Voici un volet spécifique au choix du Gripen E, nous allons voir ensemble, que ce choix n’est uniquement financier, mais également technique. L’occasion de décortiquer les  qualités de l’avion et de se rendre compte de la situation du programme. 

 

Situation du programme Gripen E aujourd’hui :

 

Le Gripen F de développement vole depuis l’été dernier avec l’ensemble des systèmes de nouvelle génération (radar AESA, IRST, électronique, avionique) de présérie, soit à un taux d’industrialisation faible. Plus aucun système n’est au stade de prototype. De plus, trois Gripen E de présérie sont depuis juin dernier au stade de l’assemblage. Le premier volera courrant 2015 (T2),puis sera rejoind par les deux autres. Ces systèmes préfigurent l’industrialisation à grande échelle pour les 60 Gripen E suédois, la première tranche de 36 destinés au Brésil (jusqu’à 120) et les 22 destinés à notre pays. En conséquence, on ne peut plus parler d’avion de papier.

 

Lors d’une conférence de presse qui a eu lieu à la mi-mars, l’ingénieur en chef du programme Gripen E, Björn Johansson a confirmé certains éléments : le Gripen E intègre les dernières technologies en matière d’industrialisation, permettant de réduire la signature radar. Si le Gripen E, ne sera pas à proprement  dit «furtif», avec cette technologie, sa signature radar et thermique sera diminuée de 25%, par rapport au standard actuel du Gripen C/D.


 

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Le Gripen E dispose de nombreuses solutions de communication à choix, y compris les radios habituelles, radio sécurisée à sauts de fréquence Havequick/SATURN, une liaison de données tactique pour des mises à jour rapides au sein de l'unité tactique, une communication longue distance par satellite et la célèbre Liaison 16 (Link16) pour le commandement et le contrôle (C2) de zone large.  Le Gripen E dispose d’une deuxième liaison de données (Link TAU), indépendante du Link16 interopérationnel qui constitue l’un de ses avantages déterminants par rapport à tous les autres types d’avions. Cette deuxième liaison est exclusivement dédiée à l’échange de données à l’intérieur des formations de Gripen

 

Pour une communication claire et sans ambiguïté avec un contrôleur aérien avancé (CAA) ou un contrôleur d'attaque terminale conjointe (JTAC) au sol, le Gripen E dispose d'une liaison de données avec le sol qui permet au pilote de recevoir du CAA/JTAC les informations appelées «nine-liner» sous forme numérique. Il est aussi possible de transmettre des images de ciblage depuis l'avion au CAA/JTAC, pour vraiment s'assurer que le pilote du Gripen E et le soldat CAA/JTAC au sol partagent la même perception de la cible. Cette liaison de données avec le sol est appelée ROVER.

 

Les points forts du Gripen E :

 

En parallèle au prix, le Gripen E offre de nombreux atouts :


 

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Radar AESA : le radar AESA (Active Electronically Scanned Array)  ES05 «Raven» offre une ouverture exceptionnelle et unique au monde sur 200°, l'avion suédois voit là ou les autres sont aveugles et ceci grâce au système SWASHPLATE, alors que les radars concurrents ouvrent sur 140°. L'antenne radar produite par Selex-ES est de même conception que celle de l'Eurofighter.


 

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IRST: (Infra-Red Seach and Track) le système de capteur passif/actif infrarouge Skyward-G produit par Selex-ES  est synchronisé (transmission de données d’acquisition entre les appareils) et offre également la capacité d’accrocher des missiles en rapprochement pour les combattre.



 

 


 

Electronique : le Gripen E dispose d’une nouvelle architecture électronique (Net Centric Warfare - NCW). Jugée dix fois plus rapide que ses concurrents. Le nouveau système central PPLI (Precise Participant Location and Identification) et relie l’ensemble aux pistes des capteurs internes et externes (RAVEN, IRST, EW39, pod ATFLIR) pour ensuite offrir les meilleures réponses aux menaces.



 

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Nouvelle avionique : le Gripen E est le premier avion européen à être doté de la nouvelle génération d’avionique (comme le F-22, F-35 et le futur Sukhoi T-50) qui permet de transiter directement du simulateur sans obligatoirement transiter sur un biplace. Cette avionique simplifiée réduite le temps de démarrage de l’avion et permet au pilote de gérer ses écrans en agrandissant les images d’un simple «clic» comme sur une tablette ou un Smartphone.

 

Intégration aux infrastructures : de part sa taille réduite le Gripen E, s’intègre parfaitement et ceci sans aucune modification ni surcoûts aux infrastructures de nos aérodromes. L’avion peut être également utilisé depuis les aérodromes de dégagement et depuis les tronçons d’autoroutes.


 

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Large palette d’équipement : la famille « Gripen » est optimisée pour un choix d’armement et d’équipements connexes particulièrement large. Un utilisateur peut donc choisir, entre différents systèmes d’armes européens, américains, israéliens et brésiliens et sudafricain. Il en va de même pour les nacelles « recco » et de désignation laser.

 

Les Gripen E suisses seront dotés de missiles infrarouges Diehl-BGT Irish-T avec viseur de casque Cobra de 3ème génération, missile longue portée MBDA Meteor, bombe GBU-29 à guidage laser/GPS avec désignateur laser AN/ASQ-228 ATFLIR de l’américain Raytheon et le pod de reconnaissance « RecceLite » (Days/Night) de l’israélien Rafael Systems. Par ailleurs le Gripen peut reprendre les AIM-120C AMRAAM (Raytheon) en service sur les F/A-18C/D Hornet.

 

Optimisé pour la milice : la gamme « Gripen » est optimisée pour une mise en oeuvre facilitée par des soldats de milice. De plus, le temps d’entretien est considérablement réduit par rapport à la concurrence. Le coût d’exploitation du Gripen E est d’ailleurs le plus faible du marché.



 

Mode Supercruise  & biokérosène : le Gripen E dispose du nouveau moteur General-Electric F-414G avec mode « SuperCruise » qui permet de décoller sans postcombustion à pleine charge et d’atteindre Mach1,2. Avec ce mode, les décibels chutent à 99 contre 123 avec la postcombustion. De plus, le moteur F414G est le seul pour l’instant à être validé avec du biokérosène. La Suède prévoit d’ici 2025, de fabriquer 25% de biokérosène à base de compost à des fins écologiques, mais également pour diminuer sa dépendance au kérosène fossile. La Suisse est invitée à participer.


 

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Optimisé pour les drones : les suédois sont les premiers à avoir anticipé l’usage d’ici 10 ans de drones tactiques en binôme avec des avions de combat, de ce fait le Gripen E est le premier avion a disposer d’un architecture permettant le chargement de logiciel en vue d’un tel emploi.


 

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Leurre actif nouvelle génération : le Gripen sera le premier avion a disposer du leurre actif anti-missiles de nouvelle génération  «BriteCloud». Une fois largué, le «BriteCloud» recherche les menacent prioritaires en utilisant la technologie de mémoire numérique autonome (DRFM). Les impulsions radars sont captées dans l'ordinateur de bord du «BriteCloud», puis copiées en utilisant les fréquences de répétitions pour ensuite simuler une «fausse cible». Cette fausse cible, si convaincante que le système de menace ne peut pas détecter la supercherie. Le «BriteCloud» pourra séduire même les menaces les plus modernes, loin de la plate-forme de tir.


 

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Ce système s’intègre dans une architecture complète de guerre électronique (Warfare System) qui comprend les derniers développements avec la détection des missiles en approche de type électro-optique EW39 (ultra-violet) qui fonctionne avec les lances-leurres Saab BOH/BOL de dernière génération (ADIS) couplés avec le système d'alerte aéroporté passif (PAWS-2) d'Elbit Systems. Le PAWS-2 est systèmes d'avertissement de missiles IR (Infrarouge). Il fournit une alerte au personnel navigant de la présence de missiles hostiles et active.

 

Le Gripen E est un appareil multirôle qui combine l’ensemble des technologies nécessaires aux Forces aériennes pour réagir à l’ensemble des nouvelles menaces aériennes (drones furtifs, missiles, nouveaux avions, guerre électronique) de demain. Saab garantit l’accès aux codes sources (garantie qu’il n’y a pas de mouchard, garantie de modernisation) et un suivi permanent du développement (pilotes & ingénieurs)  jusqu’à la livraison. 


 

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Liens sur les articles déjà en ligne : 

 

 

 Les mensonges des référendaires : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

Gripen, un besoin fondamental : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

Anti-Gripen, un comité de pieds-nickelés :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

Gripen l’avenir des Forces Aériennes : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-avenir-des-forces-aeriennes-855166.html

L’obligation d’une police 24/24:

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

Gripen, un contrat béton : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gr......

 Gripen, Offsets sous garantie : 

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/16/gripen-off...