26/11/2017

La Finlande veut 64 nouveaux avions de combat !

 

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Helsinki, dans le cadre du programme de remplacement de la flotte actuelle de sa flotte de Boeing F/A-18C/D « Hornet », le ministère finlandais de la Défense prévoit l'achat de 64 nouveaux chasseurs à réaction pour un montant d'environ 7 à 10 milliards d'euros.

Pas question de restreindre les capacités :

La Force aérienne veut un minimum de 64 nouveaux avions de combat multirôle, soit la même dotation qu’actuellement. Pour la Finlande, il n’est pas question de sacrifier sa capacité d’action. La Finlande ne veut pas suivre les exemples de pays voisins, qui sacrifient la dotation et qui se retrouveront dans une limitation de capacités et d’engagement. Pour le pays il est primordial de garder une marge de manœuvre avec un nombre d’avions qui permet de tenir le ciel en cas de situation de tensions.

"Nous avons besoins de 64 avions de chasse, parce que les nouveaux avions ne sont pas plus rapides et ne peuvent rester plus longtemps en l'air que les avions actuels, nous aurons besoin du même nombre de jets pour maintenir la défense aérienne ", Lauri Puranen du ministère de la Défense finlandaise.

Appel d’offres :

Le ministère a annoncé qu'il enverrait des appels d'offres début 2018 à Boeing et Lockheed-Martin, Saab, Dassault Aviation et Airbus DS.

On retrouve une nouvelle fois les grands classiques du moment, avec le Lockheed-Martin F-35 «Lightning II», le Saab JAS-39 Gripen E MS21,  l’Eurofighter «Typhoon II» T3A/B Block20 et le Dassault Rafale F3-R, ainsi que le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Le Parlement finlandais a décidé qu'il dépenserait entre 7 et 10 milliards d'euros pour l’achat nouveaux avions, ce qui fera de cette acquisition le plus gros achat jamais effectué par la Finlande.

Essais et choix : 

Les essais des aéronefs proposés auront lieu à la fin de 2019 et au début de 2020 afin de démontrer la performance dans des conditions météorologiques difficiles. La sélection est prévue pour 2021, avec des livraisons en cours d'exécution entre 2025-2030.

Photo : F/A-18 C Hornet finlandais@ aviation finlandaise

03/10/2017

Une première en Suisse: des modifications robotiques sur F/A-18 !

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Un important jalon du deuxième projet de renforcement structurel du F/A-18 a été franchi avec la première modification préventive implémentée sur un Boeing F/A-18 « Hornet » J-5003. Ce premier prototype, réalisé avec un an d’avance sur le programme initial, consiste à améliorer deux positions critiques de la cellule grâce à un fraisage local effectué par un robot.

Une première en Suisse :

58 autres sous-projets sont en phase de développement dans le cadre du deuxième projet de renforcement structurel (SRP2) du F/A-18. La modification en question consiste à fraiser un cadre dans le but d’enlever la couche supérieure sujette à des microfissures et à optimiser la géométrie localement. L’idée est de prévenir la propagation de fissures à cet endroit afin d’éviter des inspections coûteuses et, le cas échéant, des réparations complexes.

L’utilisation d’un robot permet un fraisage de précision et une constante dans l’exécution, avantages importants qu’un travail manuel ne pourrait garantir. Il est intéressant de noter que, lors de la réalisation du prototype, une fissure a été découverte sur une des quatre positions travaillées. Ce cas de figure était prévu et le dommage a été éliminé en fraisant de manière plus profonde. Le robot étant préprogrammé pour cette opération, aucun retard dans l’exécution n’a été déploré. Cette fissure démontre la nécessité et l’urgence de ces modifications préventives. Une réalisation trop tardive des différents travaux ne permettrait en effet plus de prévenir les fissures.

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Coopération internationale:

Le groupe technologique RUAG est responsable du développement des modifications et des inspections. L’entreprise canadienne L3-MAS s’est vite imposée comme sous-traitant de RUAG pour les modifications robotiques car elle a acquis une grande expérience dans ce domaine lors de travaux pour l'Aviation royale canadienne (RCAF).

Le problème principal des modifications robotiques est leurs coûts de développement. Une diminution des charges de moitié a été réalisée grâce à l’excellente collaboration entre les forces aériennes finlandaises et armasuisse. Les dirigeants finlandais ont en effet été convaincus de l’utilité de ces modifications et ont accepté de contribuer financièrement à leur réalisation.

Les travaux de développement ont commencé durant l’été 2015 et se terminent avec le prototype J-5003. Le budget alloué pour ces travaux n’a pas été dépassé et ces derniers se clôturent plus d’un an avant la date prévue dans l’échéancier initial. On peut également noter que ceci n’aurait pas été possible sans le support de la RCAF qui a livré des données essentielles aux analyses de fatigue, lors d’échanges de gouvernement à gouvernement.

209 inspections et 54 modifications :

Le SRP2 consiste en 209 inspections et 54 modifications. Les inspections doivent garantir la sécurité en vol et les modifications ont pour but de prévenir des dommages. La disponibilité de la flotte à moyen et long terme s’en retrouve améliorée et les coûts d’exploitation diminués.

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Texte : Michel Godinat, armasuisse

 

Photos : 1 Entretien de Hornet chez RUAG à Emmen 2 Robot effectuant la modification sur l’avion J-5003 3 Points critiques @ armasuisse

 

09/09/2017

Police du ciel : collaboration renforcée entre la Suisse et l’Autriche !

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La Suisse et l’Autriche veulent renforcer leur collaboration dans la sécurisation transfrontalière de l’espace aérien pour contrer les menaces aériennes non militaires. Le Conseil fédéral, lors de sa séance du 6 septembre 2017, a approuvé un nouvel accord sur la police aérienne et l’a transmis pour adoption au Parlement. Il a permis au chef du DDPS de l’entériner, sous réserve de sa ratification par le Parlement.

Intevenir dès la frontière:

Pour être efficaces dans leur mission de police aérienne, les Forces aériennes suisses doivent pouvoir intervenir dès la frontière. A cet égard, la collaboration avec les Etats voisins s’avère indispensable. Cette coopération est déjà en place aujourd’hui ; elle se fonde sur des traités gouvernementaux conclus avec l’Allemagne, l’Autriche, la France et l’Italie.

Mais contrairement aux accords conclus avec les autres Etats voisins, celui convenu avec l’Autriche se limite à l’échange de données sur la situation aérienne et n’autorise aucun engagement transfrontalier des avions. Cette restriction diminue considérablement l’efficacité du service de police aérienne. Lors de manifestations comme le Forum économique de Davos (WEF), qui nécessite une restriction de l’espace aérien des deux côtés de la frontière, l’absence d’un service transfrontalier de police aérienne peut avoir des conséquences particulièrement fâcheuses.

Exemple d’une lacune actuelle avec l’Autriche :

Un exemple récent est l’incident survenu le 5 juillet 2016. Averties d’une alerte à la bombe sur un appareil de la compagnie aérienne israélienne El Al en route entre New York et Tel-Aviv, les Forces aériennes suisses ont immédiatement déployé deux F/A-18. Les avions ont intercepté l’appareil au-dessus de Schaffhouse, mais ont dû faire demi-tour avant la frontière. Ce n’est qu’au sud-ouest de Salzbourg que l’avion menacé a pu être pris en charge par les Forces aériennes autrichiennes. Cette menace non militaire non élucidée a donc été hors contrôle pendant plusieurs mi- nutes dans l’espace aérien autrichien. Avec le présent accord, le Conseil fédéral entend combler ce type de lacune de sécurité dans le cadre du service de police aérienne quotidien. Ce faisant, le principe de réciprocité est appliqué selon les usages internationaux.

Permettre des engagements transfrontaliers :

Le Conseil fédéral souhaite combler cette lacune avec le nouvel accord sur la collaboration dans le domaine de la sécurisation transfrontalière de l’espace aérien pour contrer les menaces aériennes non militaires. Il règle la collaboration transfrontalière avec l’Autriche pour le service de police aérienne à un niveau comparable à celui qui existe déjà avec les autres pays voisins. Les forces aériennes suisses et autrichiennes auront la possibilité de prendre des mesures sur le territoire des deux Etats et d’accompagner des avions au-delà de la frontière jusqu’à leur prise en charge par les forces aériennes partenaires. L’usage des armes comme mesure de police aérienne de dernier recours n’est possible qu’avec les appareils du pays survolé.

L’accord défini :

Le personnel de la Partie d’envoi, à savoir les personnels militaire et civil des forces armées et des ministères de la défense (p.ex. armasuisse), doit impérativement être couvert par l’accord.

Par menace aérienne non militaire on entend toute situation dans laquelle il existe un soupçon qu’un aéronef avec ou sans pilote est utilisé illégalement et constitue une menace potentielle pour l’une des Parties en cas de violation de sa souveraineté aérienne. Cette formulation délibérément ouverte garantit la prise en compte de l’évolution technique de l’aviation et définit les menaces non militaires de façon à inclure tant que possible les menaces encore inconnues aujourd’hui si les conditions susmentionnées sont remplies.

Par autorité d’engagement on entend l’autorité nationale de chaque Partie chargée d’exécuter les mesures de sûreté aérienne. En Suisse, il s’agit de la Centrale des opérations des Forces aériennes.

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Photos : Exercice de police du ciel @ DDPS/Swiss air Force

19/05/2017

Les Hornet suisses engagés pour l’Arctic Challenge Exercise !

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Dans le cadre de la coopération nordique de défense, la Finlande, la Norvège et la Suède unissent leurs forces pour un grand exercice aérien avec l'aide des Pays-Bas, de la Belgique, de la Grande-Bretagne, du Canada, de la France, de l'Allemagne et de la Suisse, des bombardiers américains B-52H seront également de la partie.

Une délégation des Forces aériennes suisses participe une nouvelle fois à l’exercice international de défense aérienne Arctic Challenge Exercise ACE 2017 qui se déroule à Luleå-Kallax, en Suède.

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L'exercice mettra en vedette des avions de combat de plusieurs pays, des avions de guerre électronique, des aéronefs aéroportés et des avions de contrôle aérien avancé, et une défense aérienne terrestre «aux fins de la gestion de crise » selon un scénario spécifique à la situation internationale actuelle.

Les pays scandinaves restent neutres, mais ont vu leur espace aérien et leurs eaux territoriales qui sont régulièrement violées par des avions russes. Ils s’agit ici, d’entraîner les forces aériennes alliées à la collaboration internationale pour surmonter des situations de crise actuelles et d’entraîner, dans le cadre de scénarios complexes, l’engagement commun de différents moyens de mener une guerre aérienne, d’améliorer la capacité à coopérer avec leurs partenaires, tant sur les plans opérationnel et technique que logistique (interopérabilité), et enfin, de comparer leurs capacités tactiques et logistiques propres (benchmarking)

L'événement promet de rassembler les meilleures plates-formes aériennes de l'aviation de l'Ouest. Avec notamment : F /A-18, F-16 et F-15, Gripen, Rafale et Eurofighter. Pour compléter le tableau, un B-52H et un B-2 Spirit seront engagés par l’US Air Force. L'exercice se déroulera du 22 mai au 2 juin.

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Photos : 1 Hornet suisse arrivant en Suède 2 Hornet finlandais et Gripen suédois @ACE2017

 

18/05/2017

Finlande, le point sur le nouvel avion de combat !

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La Finlande est actuellement en phase d’analyse des réponses préliminaires des avionneurs en ce qui concerne la demande d'information qu'elle a émise dans le cadre du programme HX-FRP pour remplacer sa flotte de Boeing F/A-18C/D « Hornet ».

Selon le calendrier finlandais en vigueur, il est prévu de débuter le processus de sélection officielle au début de l’année 2018. C’est également à cette période que la Finlande demandera un premier devis (RFQ) aux avionneurs en compétition. Selon le chef de projet au ministère de la Défense finlandaise, Lauri Puranen, le cahier des charges doit permettre aux soumissionnaires de proposer une gamme de solutions suffisamment large pour répondre à un certains nombres de scénarios clés.

Les bases du projet :

La Finlande ne veut pas sacrifier sa capacité d’engagement en temps de paix et doit pouvoir compter sur une dotation lui permettant un engagement sur de longs mois en cas de situation tendue au niveau international. Pour ce faire la Force aérienne veut un minimum de 64 nouveaux avions de combat multirôle, soit la même dotation qu’actuellement. Pour la Finlande il n’est pas question de sacrifier sa capacité d’action. L’avion doit pouvoir évoluer en réseau connecté avec les systèmes de défenses au sol et le reste de l’armée. Pour cette acquisition la Finlande prévoit un budget d’acquisition dans une fourchette allant de 9 à 11 milliards de dollars. A noter, que la Finlande estime que les coûts à l'heure de vol pourraient atteindre trois fois le montant du prix d'achat sur une période de 30 ans. Cette donnée sera prise en compte pour le choix final.

Les aéronefs en compétitions:

On retrouve une nouvelle fois les grands classiques du moment, avec le Lockheed-Martin F-35 «Lightning II», le Saab JAS-39 Gripen E MS21,  l’Eurofighter «Typhoon II» T3A/B Block20 et le Dassault Rafale F3-R, ainsi que le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Le Hornet en Finlande : 

C’est en 1992 que la Finlande décida d’acquérir 64 F/A-18 C/D «Hornet» pour remplacer les bons vieux MiG-21 et Saab J-35 «Draken». A l’époque, les Hornet finlandais ne sont pas complètement équipés, notamment en matière de guerre électronique et d’avionique, ce qui avait permis à l’époque de faire baisser le prix d’achat. Mais dès le début des années 2000, la Finlande décida d’équiper ses « Hornet » des systèmes manquants. Depuis les « Hornet » finlandais ont reçu les missiles air-air à moyenne portée de type AIM-120 AMRAAM avec un système de système de visée plus performant et de doter ceux-ci, du système de guerre électronique AN/ALQ-67.

Le groupe de travail du ministère de la Défense finlandais a recommandé que la flotte de F/A-18C/D puisse entrer en retraite durant la période 2025-2030. A signaler, que la Finlande considère que le coût d'un programme d'extension de vie des « Hornet » est à la fois risqué et prohibitif.

Essais et choix :

Les essais des aéronefs proposés auront lieu à la fin de 2019 et au début de 2020 afin de démontrer la performance dans des conditions météorologiques difficiles. La sélection est prévue pour 2021, avec des livraisons en cours d'exécution entre 2025-2030.

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Photos : Boeing F/A-18C « Hornet » finlandais@ Cristain Schrik