13/07/2017

Modernisation des Super Hornet australiens !

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 Le département d'État américain a approuvé la vente de systèmes électroniques en veu de la modernisation de 24 appareils de combat Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » de la Royal Australian Air Force (RAAF). La valeur du contrat est estimée à 101 millions de dollars.

La société Harris Corporation fournira 32 systèmes de radio tactique JITRS MIDS et 39 systèmes de contre-mesures AN/ALS-214A (V) 4, a fin de venir renforcer le potentiel des « Super Hornet » australiens.

Cet équipement aidera l'Aviation royale australienne à communiquer et à protéger son avion F/A-18, et l'ajout de MIDS JTRS atteindra l'objectif de rendre les avions américains et australiens plus interopérables lorsqu'ils soutiendront des forces opérationnelles.

Le Joint Tactical Radio System (JTRS) est un programme développé par le Département de la défense en 1997 pour remplacer 25 à 30 familles de systèmes radio utilisés par les forces armées américaines dans le but de rendre intéropérable l’ensemble des systèmes de transmissions radio. Intégré dans le programme Futur Combat Systems, le JTRS est un système basé sur le principe de radio logicielle et utilisant les technologies les plus modernes. Le but à long terme est d'être le cœur des réseaux hertziens du futur et ainsi d'obtenir une liaison de données tactiques unique et largement interopérable. Le JTRS se présente pour la majorité des systèmes comme une unité remplaçable en ligne qui pourra remplacer le système radio déjà existant. Couvrant le spectre de fréquence de 2 à 2 000 MHz, le JTRS sera un système sans fil capable de transmettre voix, vidéo et données à haut débit. Le système fournira des postes de radio tactiques qui peuvent inclure des routeurs et autres composants de réseaux (fonctions intégrante de l'ensemble et configuré pour répondre à la diversité de l'hôte). Ces postes seront adaptables sur d’anciens systèmes comme le MIDS JTRS de la liaison 16 par exemple ou seront utilisables directement comme moyen de communication. Le programme JTRS est d’ailleurs développé en quatre segments qui étudient chacun des besoins spécifiques.

Photo : Super Hornet australien@ RAAF

 

29/05/2017

USA : Le Super Hornet au menu !

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 Washington, le budget de la défense proposé par le président Donald Trump prévoit des fonds pour acheter jusqu'à 74 Boeing F/A-18E/F « Super Hornet » jusqu'en 2022, soit 60 appareils de plus que prévu dans les prévisions budgétaires précédentes.

La Marine américaine demande 14 « Super Hornet » additionnels pour l'exercice 2018 pour atténuer le déficit de modernisation dû aux retards du F-35 et au vieillissement des « Hornet ». En outre, la proposition de budget de Trump prévoit de nouveaux plans pour obtenir 23 F/A-18E/F supplémentaires en 2019 et 14 en 2020. Puis se sont 14 appareils prévus pour 2021 et 15 en 2022. La demande récente inclut non seulement le financement de nouveaux « Super Hornet », mais aussi des fonds de passation de marchés avancés pour répondre aux capacités avancées.

La ligne de production reconduite :

L’avionneur Boeing se frotte les mains, car la l’engagement du nouveau Président permettra de continuer à produire l’avion durant encore quelques années. Ce maintien de la production permettra également à Boeing de venir confiant vers de nouveaux clients, dont les évaluations pour un nouvel avion, va ou vont débuter prochainement.

Reste la question du financement :

 Mais avant de pouvoir sabler le champagne, Boeing devra encore attendre que le financement puisse être entièrement validé. Car pour placer définitivement ces commandes sur étagère, il va falloir à l’administration Trump revoir le budget de la Marine qui ne prévoyait pas de tels achats.

Le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » :

Le Boeing F/A-18E/F «Super Hornet» est un avion multirôle, capable d'effectuer pratiquement toutes les missions dans le spectre de tactiques, y compris la supériorité aérienne, de jour comme de nuit avec des armes à guidage de précision, chasseurs d'escorte, de soutien aérien rapproché, la suppression de défenses aériennes ennemies, de reconnaissance.  En comparaison du «Hornet» le «Super Hornet» permet des missions à très grand rayon d’action. Le «Super Hornet» est doté du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon.

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Photos : 1 Super Hornet @ Jeremy Dando 2 Super Hornet @ Phlip Hosking

15/03/2017

Le Canada prépare l’achat de Super Hornet !

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Le Canada vient de franchir une nouvelle étape dans sa volonté d’acquérir une flotte transitoire composée de 18 Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » avec une lettre de demande d’information au gouvernement américain.

Le Canada attend une réponse des États-Unis pour cet automne, indique un communiqué de presse du gouvernement du 14 mars. De fait, nous assistons à la première partie des négociations entre le gouvernement du Canada, le gouvernement américain et l’US Navy pour déterminer les besoins canadiens pour ces appareils, les configurations possibles et ce qui sera inclus dans le «package» final.

Le Canada prévoit d’acquérir le standard BlockII du « Super Hornet ». Celui-ci pourrait également à l’avenir évoluer au BlockIII, soit « L’Advanced Super Hornet ». En matière de coûts, le gouvernement canadien estime qu’un « Super Hornet » standard se négocie aux allentours de 65 millions de dollars US. En fonction des options choisies, le coûts total pourrait attendre les 90 millions de dollars US, soit une facture encore très inférieure à celle du F-35.

Par ailleurs, on apprend que Boeing et le nouveau gouvernement américain s’engagent à appliquer la politique des avantages industriels et technologiques à cette acquisition potentielle, ce qui oblige les fournisseurs à faire des investissements au Canada égaux à 100% de leur valeur contractuelle.

 Les États-Unis et le Canada pourraient conclure un accord officiel sur la flotte de « Super Hornet » au début de 2018.

 

Photo: Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » @ USN

31/01/2017

Rafale M & Super Hornet en concurrence pour la Marine indienne !

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New Dehli, on en sait un peu plus sur les besoins de la Marine indienne en ce qui concerne son futur avion de combat. La Marine confirme l’information concernant ses besoins pour un total de 57 appareils.

Les détails disponibles :

La Marine indienne a publié une demande de renseignements détaillés pour l'achat de 57 avions de combat polyvalents (MRCBF). L’avion devra pouvoir être mis en œuvre à partir des deux porte-avions, soit l’IAC-1 et le futur IAC-2.

De fait, un premier point saute aux yeux, les deux porte-avions n’utilisent pas le même mode de catapultage. L ‘IAC-1 INS Vikramadita en service depuis 1987 est de type STOBAR, c’est-à-dire qu’il fait appel à un tremplin sur une piste oblique. Alors que le futur IAC-2 INS Vishal sera muni du système avec catapultes de type CATOBAR. L’avion devra pouvoir réduire son envergure grâce à des ailes pliantes.

Selon les besoins de la Marine, le futur avion devra être polyvalent, capable de fonctionner tous les jours et de nuit, pouvant être utilisé pour la défense aérienne, les opérations air-surface, le ravitaillement d’avions amis avec nacelle, la reconnaissance et missions de guerre électronique. Le coût du cycle de vie de l'aéronef (après la garantie) est une considération importante, avec deux installations de réparation au niveau du dépôt. L'Inde veut le transfert de technologie critique et la participation à ce processus par les fournisseurs indiens de second rang et ceux qui peuvent contribuer à la chaîne d'approvisionnement. 

Les avionneurs intéressés ont jusqu'au 17 mai pour répondre à la demande. Les livraisons de l'aéronef doivent pouvoir débuter dans les trois ans qui suivent la signature du contrat et être complétées dans un délai supplémentaire de trois ans.

Rafale contre Super Hornet :

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A la lecture du projet, on se rend compte que ni les russes, ni le projet suédois du Sea Gripen ne pourront répondre à de telles demandes. Seul deux avions ont disposent grosso modo de ces compétences. Le plus avantagé pour l’instant est le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » car celui-ci bien que fonctionnant uniquement avec le mode CATOBAR, a été testé en mode STOBAR et validé par la Marine américaine. De plus, ses ailes sont pliables et l’avion peut être offert avec un coût particulièrement abordable.

De son côté le Rafale M de Dassault n’a semble-t-il jamais été testé avec une rampe de lancement. Ses ailes ne sont pas pliables et l’avion est sensiblement plus cher. Pour le reste l’avion français remplis toutes les conditions et des liens de formations et de maintenance pourraient être intéressant avec l’Indian Air Force. Se serait une nouveauté pour ce pays qui a tendance à compartimenter ses types d’appareils au détriment de l’efficience.

Mais gardons-nous pour l’instant d’une éventuelle prémonition en matière de choix dans cette compétition, l’Inde nous réserve régulièrement de drôles de surprises.

 

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Photos : 1 Rafale M & Super Hornet @ USN 2 Rafale M @ Aéronavale 3 Super Hornet @ Navy

07/02/2016

L’US Navy veut le maintien du Super Hornet !

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L'US Navy veut maintenir la chaine de production du Boeing F/A-18 « Super Hornet » à St Louis, car celle-ci est « vitale » pour surmonter les déficits et les retards du Lockheed-Martin F-35C. La flotte actuelle de F/A-18C/D « Hornet » vieillit plus vite que prévu de fait de sa surexploitation dans les longues campagnes au Moyen-Orient. Par ailleurs, des problèmes similaires sont actuellement rencontrés l'US Marine Corps avec ses « Hornet » et sa flotte de AV-8B « Harrier ».

Pour la marine américaine, il est devenu impératif de commander un minimum de 16 «Super Hornet» & « Growler » avec l’exercice financier 2016. Mais, il en faudra encore 35 d’ici 2020 pour combler les besoins opérationnels, mais également de formation des pilotes. Avec le retrait progressif des F/A-18C/D « Hornet » à partir de 2023, il faudra non seulement combler le départ de ceux-ci, mais également palier à la lente mise en opération de la flotte de F-35, dont l’US Navy semble perdre confiance.

Produire des «Super Hornet » :

Le secrétaire américain à la défense Ashton Carter a confirmé à la Marine qu’il faudra plus de F/A-18 « Super Hornet » que prévu précédemment. De plus, d’ici 2030 la force de frappe de la Marine reposera essentiellement avec le binôme « Super Hornet » & F-35 à la condition que ce dernier puisse recevoir l’ensemble de ses validations opérationnelles.

 

Les craintes opérationnelles du F-35 :

Une fois de plus, la problématique est connue et touche le programme du F-35. Le dernier rapport de la Direction des tests opérationnels et d’évaluation datant de la fin 2015 est tout simplement clair : « L'avion de chasse furtif ne sera pas prêt pour l'échéance de juillet 2017 » ! "Les problèmes importants sont bien connus, ils incluent l'immaturité du système d'information logistique autonome ainsi, que le système d’identification des pannes « Autonomic Logistic Information »(ALIS) qui continue d’échouer à identifier les pannes, sans oublier l'instabilité du logiciel avionique du Block 3F qui représente le squellette de l’avion et plusieurs problèmes concernant la fiabilité et la maintenabilité du moteur de l'avion", a ajouté le responsable du rapport Michael Gilmore.

Du côté de la Marine, la perplexité gagne du terrain avec le système de simulation qui doit permettre d’évaluer l’avion dans des environnements très complexes, difficiles à reconstituer dans la réalité, est lui-même en panne, car confronté à des difficultés informatiques. Le rapport pointe un nouveau problème qui concerne la question de l’échauffement de la soute à munitions qui dépasserait dans plusieurs cas de figure les limites fixées. Au sol, par forte chaleur à 32°C ou à grande vitesse et moyenne altitude (de 500 à 600 kt sous 25.000 ft pour le F-35A de l’USAF). La solution proposée par l’avionneur consiste à ouvrir la soute pour la refroidir et ceci même en vol. Problème, en mission de pénétration furtive, cette action rend tout simplement l’avion pleinement visible par les radars adverses. Toujours sur cette question, le refroidissement de la cellule et des soutes est obtenu sur le F-35 en utilisant le carburant comme dissipateur de chaleur (idem sur d’autres avions) mais ne donne pas de résultat satisfaisant sur le F-35. Cette problématique a été identifiée dès le début des premiers vols, il y a près de dix ans, mais à ce jour aucune solution n’est proposée.

 

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Photos :1 le F/A-18 E/F « Super Hornet @ USN 2 F-35 soutes ouvertes @ Lockheed-Martin