15/03/2017

Le Canada prépare l’achat de Super Hornet !

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Le Canada vient de franchir une nouvelle étape dans sa volonté d’acquérir une flotte transitoire composée de 18 Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » avec une lettre de demande d’information au gouvernement américain.

Le Canada attend une réponse des États-Unis pour cet automne, indique un communiqué de presse du gouvernement du 14 mars. De fait, nous assistons à la première partie des négociations entre le gouvernement du Canada, le gouvernement américain et l’US Navy pour déterminer les besoins canadiens pour ces appareils, les configurations possibles et ce qui sera inclus dans le «package» final.

Le Canada prévoit d’acquérir le standard BlockII du « Super Hornet ». Celui-ci pourrait également à l’avenir évoluer au BlockIII, soit « L’Advanced Super Hornet ». En matière de coûts, le gouvernement canadien estime qu’un « Super Hornet » standard se négocie aux allentours de 65 millions de dollars US. En fonction des options choisies, le coûts total pourrait attendre les 90 millions de dollars US, soit une facture encore très inférieure à celle du F-35.

Par ailleurs, on apprend que Boeing et le nouveau gouvernement américain s’engagent à appliquer la politique des avantages industriels et technologiques à cette acquisition potentielle, ce qui oblige les fournisseurs à faire des investissements au Canada égaux à 100% de leur valeur contractuelle.

 Les États-Unis et le Canada pourraient conclure un accord officiel sur la flotte de « Super Hornet » au début de 2018.

 

Photo: Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » @ USN

31/01/2017

Rafale M & Super Hornet en concurrence pour la Marine indienne !

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New Dehli, on en sait un peu plus sur les besoins de la Marine indienne en ce qui concerne son futur avion de combat. La Marine confirme l’information concernant ses besoins pour un total de 57 appareils.

Les détails disponibles :

La Marine indienne a publié une demande de renseignements détaillés pour l'achat de 57 avions de combat polyvalents (MRCBF). L’avion devra pouvoir être mis en œuvre à partir des deux porte-avions, soit l’IAC-1 et le futur IAC-2.

De fait, un premier point saute aux yeux, les deux porte-avions n’utilisent pas le même mode de catapultage. L ‘IAC-1 INS Vikramadita en service depuis 1987 est de type STOBAR, c’est-à-dire qu’il fait appel à un tremplin sur une piste oblique. Alors que le futur IAC-2 INS Vishal sera muni du système avec catapultes de type CATOBAR. L’avion devra pouvoir réduire son envergure grâce à des ailes pliantes.

Selon les besoins de la Marine, le futur avion devra être polyvalent, capable de fonctionner tous les jours et de nuit, pouvant être utilisé pour la défense aérienne, les opérations air-surface, le ravitaillement d’avions amis avec nacelle, la reconnaissance et missions de guerre électronique. Le coût du cycle de vie de l'aéronef (après la garantie) est une considération importante, avec deux installations de réparation au niveau du dépôt. L'Inde veut le transfert de technologie critique et la participation à ce processus par les fournisseurs indiens de second rang et ceux qui peuvent contribuer à la chaîne d'approvisionnement. 

Les avionneurs intéressés ont jusqu'au 17 mai pour répondre à la demande. Les livraisons de l'aéronef doivent pouvoir débuter dans les trois ans qui suivent la signature du contrat et être complétées dans un délai supplémentaire de trois ans.

Rafale contre Super Hornet :

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A la lecture du projet, on se rend compte que ni les russes, ni le projet suédois du Sea Gripen ne pourront répondre à de telles demandes. Seul deux avions ont disposent grosso modo de ces compétences. Le plus avantagé pour l’instant est le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » car celui-ci bien que fonctionnant uniquement avec le mode CATOBAR, a été testé en mode STOBAR et validé par la Marine américaine. De plus, ses ailes sont pliables et l’avion peut être offert avec un coût particulièrement abordable.

De son côté le Rafale M de Dassault n’a semble-t-il jamais été testé avec une rampe de lancement. Ses ailes ne sont pas pliables et l’avion est sensiblement plus cher. Pour le reste l’avion français remplis toutes les conditions et des liens de formations et de maintenance pourraient être intéressant avec l’Indian Air Force. Se serait une nouveauté pour ce pays qui a tendance à compartimenter ses types d’appareils au détriment de l’efficience.

Mais gardons-nous pour l’instant d’une éventuelle prémonition en matière de choix dans cette compétition, l’Inde nous réserve régulièrement de drôles de surprises.

 

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Photos : 1 Rafale M & Super Hornet @ USN 2 Rafale M @ Aéronavale 3 Super Hornet @ Navy

07/02/2016

L’US Navy veut le maintien du Super Hornet !

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L'US Navy veut maintenir la chaine de production du Boeing F/A-18 « Super Hornet » à St Louis, car celle-ci est « vitale » pour surmonter les déficits et les retards du Lockheed-Martin F-35C. La flotte actuelle de F/A-18C/D « Hornet » vieillit plus vite que prévu de fait de sa surexploitation dans les longues campagnes au Moyen-Orient. Par ailleurs, des problèmes similaires sont actuellement rencontrés l'US Marine Corps avec ses « Hornet » et sa flotte de AV-8B « Harrier ».

Pour la marine américaine, il est devenu impératif de commander un minimum de 16 «Super Hornet» & « Growler » avec l’exercice financier 2016. Mais, il en faudra encore 35 d’ici 2020 pour combler les besoins opérationnels, mais également de formation des pilotes. Avec le retrait progressif des F/A-18C/D « Hornet » à partir de 2023, il faudra non seulement combler le départ de ceux-ci, mais également palier à la lente mise en opération de la flotte de F-35, dont l’US Navy semble perdre confiance.

Produire des «Super Hornet » :

Le secrétaire américain à la défense Ashton Carter a confirmé à la Marine qu’il faudra plus de F/A-18 « Super Hornet » que prévu précédemment. De plus, d’ici 2030 la force de frappe de la Marine reposera essentiellement avec le binôme « Super Hornet » & F-35 à la condition que ce dernier puisse recevoir l’ensemble de ses validations opérationnelles.

 

Les craintes opérationnelles du F-35 :

Une fois de plus, la problématique est connue et touche le programme du F-35. Le dernier rapport de la Direction des tests opérationnels et d’évaluation datant de la fin 2015 est tout simplement clair : « L'avion de chasse furtif ne sera pas prêt pour l'échéance de juillet 2017 » ! "Les problèmes importants sont bien connus, ils incluent l'immaturité du système d'information logistique autonome ainsi, que le système d’identification des pannes « Autonomic Logistic Information »(ALIS) qui continue d’échouer à identifier les pannes, sans oublier l'instabilité du logiciel avionique du Block 3F qui représente le squellette de l’avion et plusieurs problèmes concernant la fiabilité et la maintenabilité du moteur de l'avion", a ajouté le responsable du rapport Michael Gilmore.

Du côté de la Marine, la perplexité gagne du terrain avec le système de simulation qui doit permettre d’évaluer l’avion dans des environnements très complexes, difficiles à reconstituer dans la réalité, est lui-même en panne, car confronté à des difficultés informatiques. Le rapport pointe un nouveau problème qui concerne la question de l’échauffement de la soute à munitions qui dépasserait dans plusieurs cas de figure les limites fixées. Au sol, par forte chaleur à 32°C ou à grande vitesse et moyenne altitude (de 500 à 600 kt sous 25.000 ft pour le F-35A de l’USAF). La solution proposée par l’avionneur consiste à ouvrir la soute pour la refroidir et ceci même en vol. Problème, en mission de pénétration furtive, cette action rend tout simplement l’avion pleinement visible par les radars adverses. Toujours sur cette question, le refroidissement de la cellule et des soutes est obtenu sur le F-35 en utilisant le carburant comme dissipateur de chaleur (idem sur d’autres avions) mais ne donne pas de résultat satisfaisant sur le F-35. Cette problématique a été identifiée dès le début des premiers vols, il y a près de dix ans, mais à ce jour aucune solution n’est proposée.

 

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Photos :1 le F/A-18 E/F « Super Hornet @ USN 2 F-35 soutes ouvertes @ Lockheed-Martin

 

27/04/2011

Livraison du 500e Super Hornet/Growler !

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ST. LOUIS, Boeing et l'US Navy viennent de  célébrer la livraison du 500e F/A-18E/F Super Hornet et dérivés du EA-18G Growler ! Ces appareils sont destinés à rejoindre la  flotte d'avions tactiques de la Marine américaine. A noter, que Boeing a livré tous les F/A-18E/F et EA-18G de l'US Navy en avance sur le calendrier et conformément au budget.

 

Le Super Hornet Block II ainsi que la version de guerre électronique le Growler sont des appareils de première ligne à capacités multi-rôles. l’EA-18G dispose du radar AN/APG-79 à antenne active (AESA) lui permettant non seulement d’être autonome en comparaison de son prédécesseur  EA-6B en mode air-air, mais intègre des possibilités de liaisons de données numériques et de brouillage dirigé indépendant du reste des systèmes embarqués.

Pour la lutte contre les défenses ennemies, l’EA-18G dispose de pod ALQ-99 de brouillage  couplé à un système d’analyse à large spectre ALQ-218 lui permettant de différencier les types de radars (surveillances, poursuites, sol ou embarqué) et l’analyse des types de fréquences. Le système enregistre  et répertorie l’ensemble des menaces pour permettre leur restitution sur un écran tactique, avec une plus grande précision que par le passé.

 

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Les systèmes embarqués du Growler lui permettent d’agir sur trois modes tactiques :

- Reconnaissance électronique (analyse des diverses menaces, radar et missiles)

- Suppression des menaces connues et mémorisées selon un scénario prévu.

-  Réaction immédiate à l’engagement d’une nouvelle menace non répertoriée.

Du point de vue des communications, l’avion dispose du système AlQ-227 qui lui permet d’épier et de brouiller les communications adverses, en contre partie le Growler dispose pour sa propre protection le nouveau concept INCANS  qui améliore les communications et transferts de données à l’intérieur d’un groupe naval.

Capacités ECM :

-          Détection passive/active.

-          Analyse des menaces et classifications.

-          Brouillage actif, perturbation électronique (radar et communication).

-          Paralysie électronique avec des virus informatiques.

Capacités de tirs :

-          air-air (AIM-9X Sidewinder, AIM-120 AMRAAM,)

 

-          Elimination de radars ennemis (AGM-88 HARM)

L’ensemble de ces possibilités offrent l’opportunité aux équipages du Growler de pouvoir participer directement à l’escorte d’un groupe d’attaque tout en étant susceptible de se défendre face à n’importe quelles menaces en vol.

De son côtés, le F/A-18 E/F Super Hornet  est un avion multi-rôles, capable d'effectuer pratiquement toutes les missions dans le spectre de tactiques, y compris la supériorité aérienne, de jour comme de nuit avec des armes à guidage de précision, chasseurs d'escorte, de soutien aérien rapproché, la suppression de défenses aériennes ennemies, de reconnaissance.  En comparaison du Hornet le Super Hornet permet des missions à très grand rayon d’action. Le Super Hornet est doté tout comme le EA-18G du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon.

Concernant l’exportation :

 

Boeing est procède actuellement à la livraison de 24 F/A-18F Super Hornet pour la  Royal Australian Air Force (RAAF). Le Super Hornet est aussi un concurrence  dans les compétitions internationales au Brésil en l'Inde, en  Malaisie et au Japon.

 

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Photos :  1 EA-18G Growler  2 & 3 Cérémonie à ST-Louis avec un Super HOrnet et un Growler @ Boeing

 

 

 

 

 

07:59 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : boeing, super hornet growler, ea-18g, fa-18 ef, usn |  Facebook | |