09/11/2015

Nos Hornet s’entraînent au vol de nuit en Norvège !

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Du 9 novembre au 4 décembre 2015, les Forces aériennes suisses s’entraînent au vol de nuit à Oerland (Norvège) avec un maximum de huit avions de combat F/A-18 C/D « Hornet ». Les vastes zones d’entraînement au-dessus de la mer du Nord sont utilisées parce que les possibilités d’effectuer des vols de nuit sont limitées en Suisse au vu de la forte densité de la population.

L’entraînement des pilotes de jet suisses en Norvège sert surtout à les préparer en vue de leur engagement de protection d’une conférence lors de la réunion du World Economic Forum (WEF) à Davos et à leur permettre d’obtenir les qualifications requises pour les vols de nuit nécessaires à cette occasion.

La disponibilité de la flotte des F/A-18 sera donc réduite en Suisse durant l’entraînement en Norvège. La disponibilité opérationnelle est cependant garantie en tout temps conformément aux normes en vigueur. Des planifications prévisionnelles ont été élaborées pour qu’au besoin, les Forces aériennes puissent spontanément disposer d’un nombre supplémentaire d’aéronefs en Suisse.

Un accord entre le Ministère de la Défense du Royaume de Norvège et le DDPS constitue la base légale de la campagne Nightway.

 

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Nightway :

- Courte durée d'ensoleillement  (=plus de vols de nuit)

- La plupart des secteurs se situent au-dessus de la mer ce qui entraîne beaucoup moins de nuisances sonores pour la population

- L'altitude minimale dans les secteurs est de 5000ft/AMSL (1600m) au lieu de 13000ft/AMSL (3700m) en Suisse. Les performances des réacteurs sont bien meilleures à cette altitude ce qui nécessite une certaine adaptation.

- Les vols supersoniques ont lieu jusqu'à un minimum de 2800m au-dessus de la mer contre 10'000m (sol) pour la Suisse.

- Entraînement contre les F-16 norvégiens.

Le vol au-dessus de la mer ainsi que les altitudes minimales très basses ont demandé une préparation extrêmement sérieuse. Avant la campagne, chaque pilote a suivi une instruction particulière de «Sea Survival» de nuit dans le lac de Neuchâtel pour s'adapter aux manipulations sur l'équipement dans l'obscurité. Lors de cet exercice, comme pendant chaque vol, le port d'une combinaison étanche était obligatoire. Elle est nécessaire et sert à prolonger le temps de survie du pilote en cas d'éjection dans des eaux glaciales (env.+4°C). D'autres briefings tels que les procédures de sauvetage en mer, les conditions météorologiques extrêmes, les différences des procédures ATC d'avec la Suisse, les connaissances de la base d’Ørland ont été suivis.

 

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Photos : Swiss F/A-18 C/D Hornet à Nightway@ Swiss air Force

21/10/2015

La Finlande lance la compétition pour remplacer ses Hornet !

 

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Helsinki, cette fois c’est officiel, la Finlande lance la compétition en vue de remplacer sa flotte de d’avions de combat Boeing F/A-18 C/D « Hornet ». Pour ce faire, le gouvernement prévoit une enveloppe de 7,6 milliards de dollar, qui doit encore être validée par le Parlement.

Le Ministre de la Défense Jussi Niinistö a autorisé l'armée de l'air à ce mardi à débuter, le processus de sélection pour le projet « HX ». Le cahier des charges comprend 64 pages (les coûts et la basse observabilité étant les mots clefs) et va être envoyé, avec une demande de renseignements aux différents avionneurs potentiels, d’ici le mois de février 2016. Les avionneurs ont jusqu’en février 2018 pour transmettre une première offre à la Finlande. Le choix devrait normalement être connu, selon le calendrier actuel, au début de l’année 2021, afin de permettre une entrée en service du premier appareil en 2026.

 

Les aéronefs en compétitions:

On retrouve une nouvelle fois les grands classiques du moment, avec le Lockheed-Martin F-35 «Lightning II», le Saab JAS-39 Gripen E MS21,  l’Eurofighter «Typhoon II» T3A/B Block20 et le Dassault Rafale F3-R, ainsi que le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

 

Le Hornet en Finlande : 

C’est en 1992 que la Finlande décida d’acquérir 64 F/A-18 C/D «Hornet» pour remplacer les bons vieux MiG-21 et Saab J-35 «Draken». A l’époque, les Hornet finlandais ne sont pas complètement équipés, notamment en matière de guerre électronique et d’avionique, ce qui avait permis à l’époque de faire baisser le prix d’achat. Mais dès le début des années 2000, la Finlande décida d’équiper ses « Hornet » des systèmes manquants. Depuis les « Hornet » finlandais ont reçu les missiles air-air à moyenne portée de type AIM-120 AMRAAM avec un système de système de visée plus performant et de doter ceux-ci, du système de guerre électronique AN/ALQ-67.

Le groupe de travail du ministère de la Défense finlandais a recommandé que la flotte de F/A-18C/D puisse entrer en retraite durant la période 2025-2030. A signaler, que la Finlande considère que le coût d'un programme d'extension de vie des « Hornet » est à la fois risqué et prohibitif.

 

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Photos : Boeing F/A-18 C/D Hornet @ Finish Air Force

17/02/2011

L’AIM-120C-7 AMRAAM équipera les Hornet suisses !

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Les Forces aériennes vont être dotées de la toute dernière génération du missile AIM-120C-7 AMRAAM pour équiper la flotte d’avion de combat F/A-18C/D Hornet. L’acquisition est planifiée dans le programme d’armement 2011pour un montant de 180 millions.

Remplacer progressivement l’AIM-120B :

Le missile air-air AMRAAM AIM-120B a été acheté dans le cadre du programme d’armement  92 en même temps que l’avion de combat F/A-18. Ce missile air-air est principalement utilisé pour des zones d’engagement situées au-delà du champ de vision. C’est d’ailleurs là que ses caractéristiques peuvent être pleinement mises à contribution. Le niveau technologique du missile air-air AMRAAM AIM-120B des Forces aériennes est dépassé du point de vue opérationnel. Il doit par conséquent être remplacé progressivement par le missile air-air AIM-120C-7 plus moderne et plus performant.

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Le nouvel AIM-120 C-7 :

L'AIM-120 AMRAAM (Advanced Medium-Range Air-to-Air Missile), soit « missile air-air de moyenne portée avancé » est de moyenne portée muni d'un système de guidage à actif. Il est surnommé « Slammer » par les pilotes américains.

La nouvelle version du missile développée par l’américain Raytheon, en plus des capacités d’engagement hors de la portée visuelle ( BVR, Beyond Visual Range ) permet un recalage de la cible grâce à une liaison électronique (DataLink) ceci en plus de son propres systèmes de poursuite WGU-41/B. La portée de la version C-7 est étendue, car notamment doté d’un nouveau moteur fusée WPU-16B.Les ailerons sont plus petits et tronqués.

 

Aux Etats-Unis le C-7 remplace la version B mais également le célèbre missile AIM-54 Phoenix.

L’AMRAAM offre une flexibilité opérationnelle et la capacité multi-shot. Il peut être lancé de jour ou de nuit, par tous les temps. Sa capacité de guidage autonome fournit au pilote une totale capacité de type tir et oublie ! Cela permet de manœuvrer immédiate après le lancement des missiles, offrant ainsi plus rapidement la possibilité de suivi des cibles ou la possibilité de maximiser la séparation de la menace d'origine.

Les capacités opérationnelles de AMRAAM  C-7 permettent  l'immunité « fly-out » et une excellente  robustesse  aux contre-mesures adverses.

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Composition & fonctionnement du «Pitbull» :

Le premier tiers du missile est composé du système de guidage. En premier lieu, on trouve l'antenne. Derrière elle, sont placées les batteries qui alimentent le système, puis l'électronique de guidage à proprement parler. Le missile est de type "tire et oublie", ce qui signifie qu'une fois le missile tiré, il est totalement autonome. Lors du tir, le système d'arme de l'avion transmet au missile les coordonnées de la cible. Ces coordonnées proviennent généralement du  lanceur, mais peuvent également être fournies par un système de détection de type infrarouge, d'un autre avion équipé d'une liaison de données, le missile calcule alors une trajectoire d'interception, et se dirige vers le point d'impact grâce à un guidage inertiel. Une fois la cible arrivée à portée de son radar, le missile passe en guidage actif. L'autodirecteur passe en action, trouve la cible et se verrouille dessus. Les aviateurs de l'OTAN surnomment ce mode « Pitbull » car il ne lâche plus sa cible. Si le missile est tiré a courte portée, il passe directement en mode actif et est donc très efficace.

Les versions de l’AMRAAM .

· YAIM-120A : Programme initial pour un missile de moyenne portée à guidage actif;

· AIM-120A : Première version;

· AIM-120B : Système de guidage WGU-41/B;

· AIM-120C : Ailerons raccourcis, guidage WGU-44/B;

· AIM-120C-4 : Charge militaire WDU-44/B;

· AIM-120C-5 : Charge militaire WDU-44/B, propulsion WPU-16/B, 110km de portée;

· AIM-120C-6 : Nouveau système de déclenchement;

· AIM-120C-7 : Amélioration de la portée et du guidage, motorisation WPU-16, Recalage GPS en cours de vol et  liaison de données.

Double lanceurs :

Le programme comprend également l’acquisition de rail double lanceurs pour les avions de combat F/A-18 permettant une plus grande flexibilité en cas d’engagement. Les simulateurs de Payerne sera également modifié pour l’entraînement avec le nouveau missile.

Vu le contexte actuel de la politique de sécurité et le cadre financier à disposition, seul un nombre minimum de missiles et de lanceurs doubles sera acquis afin de garantir la disponibilité des compétences-clés. Les missiles seront livrés à partir de 2015. Le nombre reste confidentiel.

À ce jour, plus de 33 pays ont déployé des missiles AMRAAM dans les diverses versions disponibles. En acquérant la version C-7, la Suisse se dote de la version la plus récente et la plus performante du missile.

 

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Photos :1 Hornet suisses doté de l’AMRAAM 120B @Swiss Air Froce 2 L’AMRAAM 120B @ P. Kümmerling 3 L’AMRAAM 120 C-7 avec ailerons modifiés 4 Double lanceurs avec AMRAAM @Raytheon