02/11/2021

L’US Navy cherche un remplaçant au Super Hornet !

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Sous la désignation F/A-XX, le futur avion de combat doit à termes venir remplacer l’actuelle flotte de Boeing F/A-18E/F « Super Hornet » dans les années 2030. Le nouvel appareil doit répondre à un cahier des charges qui doit l’amener à devenir la composante d'attaque au sein de la famille de systèmes de domination aérienne de nouvelle génération. L’avion sera classifié en tant que 6ème génération.

Une nouvelle vision d’avenir 

Pour ce faire, l'US Navy a publié la semaine dernière la version non classifiée de la "Navy Aviation Vision 2030-2035". Ce document révèle les options auxquelles travaille la Navy pour définir ses besoins pour la prochaine décennie en "mettant à jour les capacités actuelles, en mettant en ligne des plates-formes nouvelles et avancées, et complétant la compétence de combat d'aujourd'hui avec des tactiques et des procédures améliorées pour le combat haut de gamme ». L'objectif est d'avoir « une marine qui essaime la mer, délivrant des efforts létaux et non létaux synchronisés de près et de loin, sur chaque axe et dans chaque domaine ».

Le document énonce trois éléments clés : fournir la capacité de gagner dans la compétition des grandes puissances (GPC), de générer une préparation future dans l'ensemble de la force,  de réaliser une formation révolutionnaire pour former le cadre de l'avenir de l'aviation navale. Ces objectifs sont essentiels car la guerre maritime évolue rapidement, la Chine et la Russie continuant de travailler pour éroder les avantages de la marine américaine en matière de combat, comme indiqué dans le document, « développant et utilisant un nombre croissant de capacités haut de gamme à un rythme sans précédent depuis l'apogée de la guerre froide ».

Certaines des menaces attendues par l'aéronavale américaine concernes la montée en puissance de la marine de guerre chinoise dont le développement l’amène à dépasser l’US Navy en nombre et modernité.

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Se préparant à faire face à ces menaces, le « Navy Aviation » démontre l’importance des nouvelles technologies de pointe, telles que les technologies de réduction de la signature radiofréquence (RF) et infrarouge (IR), des chaînes de destruction passives et actives améliorées, la collaboration entre aéronefs habités et non habités, l’augmentation des vitesses et la portée des armes, la réduction des délais de prise de décision grâce à l’IA, des capacités de guerre électromagnétique améliorées (EMW), des cyber-capacités en constantes évolution, des réseaux avancés et les nouveaux porte-avions (classe Ford).

 Selon le document "l'escadre aérienne navale du futur sera de plus en plus meurtrière, survivable, en réseau, durable et avec et sans pilote avec des capacités autonomes", avec des plateformes capables de vaincre les menaces aériennes et de surface dans un environnement multi-domaines coordonné en utilisant des effets cinétiques et non cinétiques, offrant des effets de précision sur n'importe quelle cible avec des avions de nouvelle génération qui auront une plus grande portée et une plus grande vitesse.  

F-35C, F/A-XX et drones

Dans un premier temps, le F-35C permettra au F/A-18E/F Block III d'être une plate-forme plus résistante et plus meurtrière en tirant parti des capacités de détection furtive et passive pour façonner l'image aérienne globale, tandis que les nouvelles capacités de guerre électronique (EW) adaptée au  EA-18G « Growler » renforceront le dispositif. L'attaque électronique aéroportée (AEA) EA-18G continuera à fournir des effets non cinétiques intégrés à spectre complet grâce au nouveau brouilleur de nouvelle génération (NGJ) et à d'autres effets non cinétiques (NKE). Puis progressivement, le F/A-XX viendra prendre la place des « Super Hornet » avec l’arrivée toujours plus nombreuse de drones.

Puis progressivement à partir de 2035, la future marine américaine fonctionnera avec trois types de vecteurs aériens que sont le Lockheed Martin F-35C, le nouveau F/A-XX et des divers drones. 

Impact sur le Super Hornet

Cette nouvelle vision de la Navy montre un peu plus l’intérêt pour les aéronefs de 5ème & 6ème générations reléguant un peu plus les appareils actuels à un rang secondaire à court termes et à une fin déjà prédéfinie aujourd’hui. L’avenir du « Super Hornet » est donc déjà clos et met Boeing dans une situation où il lui faudra impérativement se positionner dans le programme F/A-XX sous peine d’être évincer des appareils de pointe de la Navy, mais également des offres à l’exportations. La nouvelle vision de la Navy comme de l’Air Force confirme un peu plus le virage en direction des nouvelles générations d’aéronefs, en Europe les développements du SCaF et Tempest sont eux aussi engagés dans cette révolution. 

 

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Photos : 1 projet F/A-XX @ Boeing 2 F-35C en déploiement @ LM 3 Drone X-47B @ Northrop Grumman

 

 

06/12/2020

Capacité opérationnelle initiale pour les F-35C de l’USMC ! 

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Le US Marine Corps (USMC) a déclaré la capacité opérationnelle initiale (IOC) de sa flotte d’avions de combat F-35C. Cette annonce fait suite à celle de la Navy, qui avait de son côté déclaré l’IOC en 2019. Les F-35B et C remplaceront respectivement les McDonnell Douglas AV-8B Harrier II et McDonnell Douglas F/A-18 Hornet de l'USMC.

Cette déclaration a été réalisée suite aux exercices réalisés avec l’escadron VMFA 314 « Black Knights ». Pour l’USMC, la capacité du F-35 à combiner des capacités furtives avancées, une avionique intégrée et le package de capteurs le plus puissant que le ministère de la Défense n’ait jamais vu lui permet d'opérer dans des zones contestées et donne au Corps des Marines une capacité inégalée à maintenir la supériorité aérienne en dynamique dans les environnements concurrentiels.

A la fois furtif et relativement léger (20 tonnes en combat), le F-35 Lightning II, nommé ainsi en hommage au légendaire P-38, sera essentiellement employé pour des missions d’attaque, même si, il dispose de capacités air-air appréciables. Cependant, son développement a pris au moins 4 ans de retard sur le calendrier initial, en raison de problèmes liés à la complexité de sa conception. 
Le F-35C est la version devant opérer sur porte-avions classique, remplaçant les F/A-18 Hornet de premières générations A/B, puis C/D, et venir compléter les E/F Super Hornet BlockII puis BlockIII.

Les capacités avancées de guerre électronique (EW) vont permettre aux pilotes de F-35C de localiser et de suivre les forces ennemies, de brouiller les radars et de perturber les attaques. L'avionique avancée donne au pilote un accès en temps réel aux informations de l'espace de combat avec une couverture à 360 degrés pour dominer l'environnement tactique. Les données collectées par les capteurs du F-35C sont immédiatement partagées avec les commandants en mer, dans les airs ou au sol, offrant une vue instantanée et de haute-fidélité des opérations en cours. La furtivité très faible observable (VLO) du F-35 lui permet d'entrer en toute sécurité dans les zones de l'espace aérien défendu. Le F-35 entrera en premier dans l'espace de combat aérien, ouvrant la voie à la domination aérienne pour que les forces de la coalition héritées de la suite opèrent avec une impunité relative.

La capacité de voir et de ne pas être vu redéfinit les tactiques air-air de la génération précédente. Tirant parti de l'avantage de la furtivité, des capteurs avancés et de la fusion de données offrant une meilleure connaissance de la situation du pilote, les pilotes de F-35 peuvent effectuer des missions ISR critiques avec une capture de données très sophistiquée. Une grande partie de la guerre électronique et des capacités ISR du F-35 sont rendues possibles par un processeur central qui peut effectuer plus de 400 milliards d’opérations par seconde. Ce processeur central recueille des données à partir de la suite de guerre électronique classifiée, développée par BAE Systems, pour identifier les émissions de radar et de guerre électronique ennemies et, comme cela se produit avec le système de ciblage électro-optique (EOTS) à huit capteurs offrant une couverture pilote à 360 degrés,

recommandant quelle cible attaquer et s'il doit utiliser des moyens cinétiques ou électroniques pour contrer ou annuler la menace. Les composants comprennent le radar AESA, le système de ciblage EOTS, le système d'ouverture distribuée (DAS), l'affichage monté sur casque (HMD) et l'avionique de communications, de navigation et d'identification (CNI).  

Encore des soucis de développements : 

Pour autant, l’USMC travaille avec la Navy et Lockheed Martin pour résoudre les nombreux problèmes inhérents au F-35 B&C. L’un des problèmes concerne l’impossibilité de voler en mode supersonique sans avoir recoure à la post-combustion. Cette dernière entraîne une surchauffe au niveau du réacteur et des vibrations à l’arrière de la cellule. La cellule ainsi que le revêtement furtif peuvent être gravement endommagés. Si ce problème est spécifique aux modèles B&C, l’avion connait encore près de 800 bugs non encore résolus à ce jour. Le F-35, le paradoxe d'un avion ultra-connecté, mais dont les éléments de bases d'un avion de combat laissent à désirer...

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Photos : 1 F-35C du VMFA-314 2 F-35C VFA-101 @ USMC

 

 

 

26/04/2020

Les F-35B/C limités pour les vols supersoniques !

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Révélé une première fois en 2019, le programme F-35 doit faire face à un nouveau problème de taille. Les versions B & C du F-35 ne peuvent voler à des vitesses supersoniques que pendant de courtes périodes avant qu'il n'y ait un risque de structure. Suite à cette grave révélation, le bureau du programme conjoint pour le F-35 devait annoncer une correction du problème, la décision prise a de quoi surprendre !

Les problèmes des vols supersoniques :

Le problème concernant les F-35 B/C apparaissent lors des vols supersoniques qui après un certain temps engendre une déformation de la structure arrière de l’avion et compromettent également la furtivité de celui-ci ainsi que des antennes. Les vols supersoniques doivent être courts et limités. La solution pour résoudre ce problème consisterait à travailler sur un nouveau matériau qui permettrait de tolérer l'environnement de vol pendant une durée illimitée tout en satisfaisant au poids et aux autres exigences d'une surface de contrôle. Soit une révision importante et onéreuse du programme F-35, mais essentielle.  

Pour les F-35B ce problème s’ajoute à la durabilité de vie qui n’est que de 2'100 heures de vol au lieu des 8'000 prévues. Cela signifie que certains jets devraient commencer à atteindre leur limite de durée de vie en 2026. La raison est directement liée à des défauts de la structure. Celle-ci se fatigue plus vite que prévu.

L’incroyable réponse au problème :

Le bureau du programme conjoint pour le F-35 (JPO)  a donc donné sa réponse en ce qui concerne la résolution attendue du problème : « le problème qui risque d'endommager la section arrière du F-35, si l'avion doit maintenir des vitesses supersoniques  « ne vaut pas la peine d'être résolu » et sera plutôt résolu en modifiant les paramètres de fonctionnement » !

Pour autant, le JPO avait classé ce problème des modèles "B" et "C" comme des carences distinctes de catégorie 1, indiquant dans un document que le problème représentait un défi pour l'accomplissement de l'une des missions clés de l'avion de combat. Dans cette échelle, la catégorie 1 représente, le type de carence le plus grave.

La solution consiste à modifier la tactique d’engagement des F-35 B/C avec une limitation stricte du vol supersonique. Donc, les F-35 B/C devraient pouvoir engager un adversaire de manière suffisamment lointaine pour ne pas avoir à utiliser le vol supersonique. Ce qui revient aussi à penser que pour rejoindre un « ennemi » sur une zone définie, il ne faut pas se trouver trop loin, car là aussi on ne pourrait prolonger le vol supersonique ! Et quand est-il, lorsque votre F-35 B ou C, est accroché par un missile en rapprochement ? L’accélération due à la postcombustion fait partie aussi des manœuvres d’évitement.

La réponse à ce problème de catégorie 1 est tout simplement inquiétante, a fortiori pour un avion qui dans son cahier des charges, est clairement mentionné comme « capable de vols en mode supersonique sans limitation ». On en est visiblement bien loin !

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Photos : 1 F-35B @ LM 2 F-35C @ USN

 

 

30/10/2019

Nouvelle commande de F-35 !

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Le ministère de la Défense a finalisé un accord d'achat portant 478 avions F-35 « Lightning II » supplémentaires, pour un montant total de 34 milliards de dollars, ont annoncé des responsables.

Ellen M. Lord, sous-secrétaire à la Défense pour les acquisitions et le maintien en puissance, a annoncé l'accord conclu hier entre le DOD et le constructeur aéronautique Lockheed-Martin lors d'un briefing aujourd'hui au Pentagone.

Les F-35 constitueront l’épine dorsale de l’inventaire de cinquième génération des États-Unis et des pays alliés dans un avenir proche, a-t-elle déclaré.

Selon Lord, l’accord concernant le lot 12 comprend 149 appareils, le lot 13 comprend 160 appareils et le lot 14, 169 appareils.

Le lieutenant-général de l'armée de l'air, Eric T. Fick, responsable du programme F-35, a déclaré que ces lots comprennent 351 des avions F-35A, qui sont le modèle standard utilisé par l'armée de l'air. Il existe également 86 appareils du F-35B, qui est le modèle à décollage vertical utilisé par le Corps des Marines, et 41 des appareils du F-35C, destinés à des opérations avec des transporteurs.

Ces avions ne sont pas tous destinés aux États-Unis. Certains de ces avions sont destinés à des pays partenaires, ainsi qu'à des pays qui ont acheté via des ventes militaires étrangères.

Lord a déclaré que l'acquisition et le maintien en puissance, ainsi que le bureau du programme commun du F-35, étaient axés sur la réduction des coûts de l'aéronef, l'amélioration de la qualité et la livraison à temps.

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Un F-35A à 80 millions de dollars : 

Selon les estimations de Lockheed-Martin, l’objectif de coût par avion de type F-35A devrait atteindre un prix de 80 millions de dollars avec le lot 13.  Il devrait également y avoir une réduction de coût unitaire pour chaque variante de l'aéronef d'environ 12,7% en moyenne lorsque l'on comparait les achats du lot 14 aux achats du lot 11.

Pour autant, si le coût unitaire diminue, l’approvisionnement en pièces détachées n’est pas réglé. En effet, l’augmentation du taux de production s’avère difficile pour la chaîne d'approvisionnement pour l’instant. Une amélioration pourra cependant être envisagée et permettre aux fabricants une livraison plus rapide des pièces sur la chaîne de production, des pièces de rechange et des pièces de rechange sur le terrain.

Des problèmes qui persistent :

Au-delà de ces bonnes nouvelles, de nombreux problèmes subsistent encore sur le F-35 :

Par exemple, la durée de vie des variantes de F-35B adoptées par le Corps de la marine "pourrait n’être que de 2’100 heures de vol au lieu des 8’000 heures prévues.

Les mesures de fiabilité provisoires et de maintenance sur le terrain permettant d'atteindre l'objectif prévu de 80% de capacité opérationnelles ne sont pas atteintes, ce qui signifie moins d'avions disponibles pour l'entraînement et donc diminue l'amélioration de la préparation des pilotes.

Les tests de cybersécurité ont montré que plusieurs vulnérabilités révélées au cours des années précédentes "n'ont toujours pas été corrigées", une tendance alarmante à l'ère des cyberattaques.

Les tests sur les systèmes d'armes de l’US Air Force utilisés dans les attaques air-sol indiquent une précision "inacceptable".

Le coût à l'heure de vol reste 40% plus élévé que les autre appareils en service au sein de l'USAF et l'US Navy

Notes : À l'heure actuelle, quelque 440 avions F-35 ont été livrés à des organisations militaires dans le monde entier, notamment aux États-Unis, en Norvège, en Israël, en Italie, au Royaume-Uni, en Australie, en Corée et au Japon. Le programme F-35 va coûter le plus de 1’500 milliards de dollars sur 55 ans, bien que le coût de chaque avion de type F-35 semble atteindre les 80 millions de dollars d’ici 2020.

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Photos : 1 F-35A@ Larry Grace 2 F-35B @ USMC

 

31/01/2019

La durée de vie du F-35B est trop faible !

 

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Une nouvelle révélation peu flatteuse vient de tomber sur le programme F-35. Le bureau d’essais du Pentagone révèle que  les données des tests de durabilité indiquent que la durée de service du F-35B achetés par le Marine Corps est «bien en deçà de» la durée de vie prévue de 8’000 heures initialement prévu.  Selon le rapport annuel 2018 publié par l’agence Bloomberg.

Retrait de service en 2026 :

Selon le rapport du Pentagone, la durabilité de vie du F-35B n’est que de 2'100 heures au lieu des 8'000 prévues. Cela signifie que certains jets devraient commencer à atteindre leur limite de durée de vie en 2026. La raison est directement liée à des défauts de la structure. Celle-ci se fatigue plus vite que prévu.

En outre, il n’y a pas de tendance à la hausse en ce qui concerne la disponibilité des aéronefs pour effectuer des entraînements ou des missions de combat, car ils sont restés «stables» au cours des 3 dernières années. Selon Robert Behler, directeur du bureau d’essais, dans une nouvelle évaluation, les mesures provisoires de fiabilité et de maintenance sur le terrain permettant d’atteindre l’objectif prévu de 80% n’ont pas été atteintes, car les améliorations «ne se traduisent toujours pas par une disponibilité améliorée».

Faiblesse en matière de cybersécurité :

La seconde partie du rapport dénonce la continuité des faiblesses en matière de cybersécurité, un comble pour l’avion qui se doit d’être à la pointe de guerre en réseau.  Les tests de cybersécurité concernant la flotte de F-35, toutes versions confondues en 2018 ont montré que certaines vulnérabilités antérieures "n'ont toujours pas été corrigées".

L’outil de maintenance informatisé «ALIS» ne «fonctionne pas encore comme prévu», car certaines lacunes dans les données et les fonctions «ont un effet important sur la disponibilité des aéronefs» et sur les vols. ALIS est également montré du doigt en matière de cybersécurité. Un élément qui confirme encore un peu plus les mises en garde israéliennes.

Le temps nécessaire à la réparation des avions et à la reprise des vols “n’a que peu changé” au cours de la dernière année. En résulte une augmentation de l’indisponibilité des avions.

Le personnel de maintenance et les pilotes «doivent traiter tous les jours des problèmes omniprésents liés à l'intégrité et à la complexités des données».

Les tests effectués jusqu'en septembre en ce qui concerne le canon de bord indiquent une précision «inacceptable», déclare un testeur du DoD.

Déploiement remis en cause :

Ces nombreux problèmes qui perdurent et péjore le programme F-35 ont pour effet de remettre en cause le prochain déploiement de l’US Navy prévu cette année avec le F-35C. En effet, la marine américaine accuse le coup elle aussi avec sa flotte de F-35C. Le dernier inventaire à fin 2018 montrait que moins d’un F-35C sur 6 était pleinement opérationnel. En décembre dernier, le rapport du Governement Accountability Office (GAO) montrait que seul 15% des F-35C réceptionnés par l’US Navy étaient effectivement opérationnel. Ce chiffre étant par ailleurs, le même qu’à fin 2017.

 

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Photo :1  F-35B @ LM 2 F-35C @ USN