26/04/2020

Les F-35B/C limités pour les vols supersoniques !

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Révélé une première fois en 2019, le programme F-35 doit faire face à un nouveau problème de taille. Les versions B & C du F-35 ne peuvent voler à des vitesses supersoniques que pendant de courtes périodes avant qu'il n'y ait un risque de structure. Suite à cette grave révélation, le bureau du programme conjoint pour le F-35 devait annoncer une correction du problème, la décision prise a de quoi surprendre !

Les problèmes des vols supersoniques :

Le problème concernant les F-35 B/C apparaissent lors des vols supersoniques qui après un certain temps engendre une déformation de la structure arrière de l’avion et compromettent également la furtivité de celui-ci ainsi que des antennes. Les vols supersoniques doivent être courts et limités. La solution pour résoudre ce problème consisterait à travailler sur un nouveau matériau qui permettrait de tolérer l'environnement de vol pendant une durée illimitée tout en satisfaisant au poids et aux autres exigences d'une surface de contrôle. Soit une révision importante et onéreuse du programme F-35, mais essentielle.  

Pour les F-35B ce problème s’ajoute à la durabilité de vie qui n’est que de 2'100 heures de vol au lieu des 8'000 prévues. Cela signifie que certains jets devraient commencer à atteindre leur limite de durée de vie en 2026. La raison est directement liée à des défauts de la structure. Celle-ci se fatigue plus vite que prévu.

L’incroyable réponse au problème :

Le bureau du programme conjoint pour le F-35 (JPO)  a donc donné sa réponse en ce qui concerne la résolution attendue du problème : « le problème qui risque d'endommager la section arrière du F-35, si l'avion doit maintenir des vitesses supersoniques  « ne vaut pas la peine d'être résolu » et sera plutôt résolu en modifiant les paramètres de fonctionnement » !

Pour autant, le JPO avait classé ce problème des modèles "B" et "C" comme des carences distinctes de catégorie 1, indiquant dans un document que le problème représentait un défi pour l'accomplissement de l'une des missions clés de l'avion de combat. Dans cette échelle, la catégorie 1 représente, le type de carence le plus grave.

La solution consiste à modifier la tactique d’engagement des F-35 B/C avec une limitation stricte du vol supersonique. Donc, les F-35 B/C devraient pouvoir engager un adversaire de manière suffisamment lointaine pour ne pas avoir à utiliser le vol supersonique. Ce qui revient aussi à penser que pour rejoindre un « ennemi » sur une zone définie, il ne faut pas se trouver trop loin, car là aussi on ne pourrait prolonger le vol supersonique ! Et quand est-il, lorsque votre F-35 B ou C, est accroché par un missile en rapprochement ? L’accélération due à la postcombustion fait partie aussi des manœuvres d’évitement.

La réponse à ce problème de catégorie 1 est tout simplement inquiétante, a fortiori pour un avion qui dans son cahier des charges, est clairement mentionné comme « capable de vols en mode supersonique sans limitation ». On en est visiblement bien loin !

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Photos : 1 F-35B @ LM 2 F-35C @ USN

 

 

10/01/2020

Singapour lorgne le F-35B !

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On le savait depuis janvier 2019, Singapour s’intéresse de très près aux avions de combat Lockheed-Martin F-35. Cette décision doit permettre de venir remplacer progressivement la flotte de F-16 « Fighting Falcon » en service. Cependant, le ministre de la Défense nationale Ng Eng Hen avait précisé, lors du Singapore Airshow » de l’époque, que l’avion devait encore être évalué en petit nombre avant de décider de sa flotte à long terme.

Le F-35B :

Jusqu’ici, on ne connaissait pas le modèle de F-35 qui pouvait intéresser Singapour, c’est chose faite aujourd’hui. En effet, le département d'État américain a approuvé une possible vente portant sur un premier lot de 12 avions furtifs Lockheed-Martin F-35B « Lightning II » pour Singapour pour un montant estimé à 2,75 milliards de dollars. Sont également inclus : les systèmes de guerre électronique, les systèmes de commande, de contrôle, de communication, d'ordinateurs et de renseignement, de communication, de navigation et d'identification, des pièces de rechange des équipements de test, ainsi que le système mondial de soutien logistique autonome et le système d’information logistique autonome de l’avion (ALIS). L’agence de coopération en matière de sécurité de défense du Pentagone a déclaré qu’elle en avait informé le Congrès américain le 9 janvier.

Si, Singapour ne dispose pas de porte-avions, le pays semble vouloir utiliser les capacités de décollage court et d'atterrissage vertical (STOLV) du F-35B à partir de petites bases militaires difficiles à trouver. La stratégie ayant pour but de pouvoir disloquer et cacher rapidement les avions sur différents points. Cette vision semble être la réponse à un rapport datant de 2016 qui montraient que les bases aériennes singapouriennes étaient facilement accessibles par des missiles adverses.

Remplacer les F-16 :

L’enjeu consiste à venir remplacer progressivement les actuel 60 F-16 C/D Block52 peu après 2030. L’armée de l’air a achevé l’évaluation technique du remplacement et a décidé que le F-35B serait le chasseur de remplacement le plus approprié. Si l’accord est finalisé, Singapour deviendra ainsi le premier opérateur de F-35 en Asie du Sud-Est et le quatrième en Asie-Pacifique après l’Australie, le Japon et la Corée du Sud. Il deviendra également la première force aérienne du Sud-Est asiatique équipée d'un avion furtif.

Fort lobbying de Lockheed-Martin :

Cette décision n’est pas une surprise, l’avionneur américain travail au corps les militaires du pays depuis longtemps à travers les liens acquis avec le F-16. Par ailleurs, Lockheed-Martin a engagé un important travail de communication, lors des éditions du Salon aérien de Singapour avec notamment une maquette du F-35 au marquage RSAF. Par ailleurs, Singapour est un participant à la coopération en matière de sécurité dans le programme, lui donnant accès aux données du programme et lui permettant de demander des études spéciales.

La variante F-35B :

La variante du F-35B STOVL (Short TakeOff/Vertical Landing, ou décollage court et atterrissage vertical) cette version possède une soufflante intégrée verticalement dans le fuselage, à l'arrière du cockpit (utilisée uniquement pour le décollage ou l'atterrissage), ainsi qu'une tuyère principale orientable vers le bas. La soufflante est reliée à la turbine basse pression du réacteur principal. La capacité interne en carburant est réduite à 6,35 tonnes (- 24,22 % par rapport à la version F-35A). Cette variante du F-35 est celle qui est livrée à l'US Marines Corps et la Royal Air Force et bientôt le Japon.

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Photos : 1 Présentation du F-35 à Singapour 2 Le F-35B @ Lockheed-Martin

30/10/2019

Nouvelle commande de F-35 !

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Le ministère de la Défense a finalisé un accord d'achat portant 478 avions F-35 « Lightning II » supplémentaires, pour un montant total de 34 milliards de dollars, ont annoncé des responsables.

Ellen M. Lord, sous-secrétaire à la Défense pour les acquisitions et le maintien en puissance, a annoncé l'accord conclu hier entre le DOD et le constructeur aéronautique Lockheed-Martin lors d'un briefing aujourd'hui au Pentagone.

Les F-35 constitueront l’épine dorsale de l’inventaire de cinquième génération des États-Unis et des pays alliés dans un avenir proche, a-t-elle déclaré.

Selon Lord, l’accord concernant le lot 12 comprend 149 appareils, le lot 13 comprend 160 appareils et le lot 14, 169 appareils.

Le lieutenant-général de l'armée de l'air, Eric T. Fick, responsable du programme F-35, a déclaré que ces lots comprennent 351 des avions F-35A, qui sont le modèle standard utilisé par l'armée de l'air. Il existe également 86 appareils du F-35B, qui est le modèle à décollage vertical utilisé par le Corps des Marines, et 41 des appareils du F-35C, destinés à des opérations avec des transporteurs.

Ces avions ne sont pas tous destinés aux États-Unis. Certains de ces avions sont destinés à des pays partenaires, ainsi qu'à des pays qui ont acheté via des ventes militaires étrangères.

Lord a déclaré que l'acquisition et le maintien en puissance, ainsi que le bureau du programme commun du F-35, étaient axés sur la réduction des coûts de l'aéronef, l'amélioration de la qualité et la livraison à temps.

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Un F-35A à 80 millions de dollars : 

Selon les estimations de Lockheed-Martin, l’objectif de coût par avion de type F-35A devrait atteindre un prix de 80 millions de dollars avec le lot 13.  Il devrait également y avoir une réduction de coût unitaire pour chaque variante de l'aéronef d'environ 12,7% en moyenne lorsque l'on comparait les achats du lot 14 aux achats du lot 11.

Pour autant, si le coût unitaire diminue, l’approvisionnement en pièces détachées n’est pas réglé. En effet, l’augmentation du taux de production s’avère difficile pour la chaîne d'approvisionnement pour l’instant. Une amélioration pourra cependant être envisagée et permettre aux fabricants une livraison plus rapide des pièces sur la chaîne de production, des pièces de rechange et des pièces de rechange sur le terrain.

Des problèmes qui persistent :

Au-delà de ces bonnes nouvelles, de nombreux problèmes subsistent encore sur le F-35 :

Par exemple, la durée de vie des variantes de F-35B adoptées par le Corps de la marine "pourrait n’être que de 2’100 heures de vol au lieu des 8’000 heures prévues.

Les mesures de fiabilité provisoires et de maintenance sur le terrain permettant d'atteindre l'objectif prévu de 80% de capacité opérationnelles ne sont pas atteintes, ce qui signifie moins d'avions disponibles pour l'entraînement et donc diminue l'amélioration de la préparation des pilotes.

Les tests de cybersécurité ont montré que plusieurs vulnérabilités révélées au cours des années précédentes "n'ont toujours pas été corrigées", une tendance alarmante à l'ère des cyberattaques.

Les tests sur les systèmes d'armes de l’US Air Force utilisés dans les attaques air-sol indiquent une précision "inacceptable".

Le coût à l'heure de vol reste 40% plus élévé que les autre appareils en service au sein de l'USAF et l'US Navy

Notes : À l'heure actuelle, quelque 440 avions F-35 ont été livrés à des organisations militaires dans le monde entier, notamment aux États-Unis, en Norvège, en Israël, en Italie, au Royaume-Uni, en Australie, en Corée et au Japon. Le programme F-35 va coûter le plus de 1’500 milliards de dollars sur 55 ans, bien que le coût de chaque avion de type F-35 semble atteindre les 80 millions de dollars d’ici 2020.

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Photos : 1 F-35A@ Larry Grace 2 F-35B @ USMC

 

18/10/2019

Premiers F-35B sur le HMS Queen Elizabeth ! 

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La Royal Navy a annoncé que le nouveau porte-avions HMS Queen Elizabeth avait réceptionné à son bord ses premiers avions de combat Lockheed-Martin F-35B.

Deux pilotes britanniques du 617e Escadron de la RAF ont réalisé ces premiers essais, l’Integrated Test Force (ITF), stationnée sur la base aéronavale de Patuxent River, dans le Maryland. Le premier appontage vertical d’un F-35B sur le HMS Queen Elizabeth est intervenu le 25 septembre dernier. Un premier test avec des pilote de l'USMC avait précédé celui-ci.

Le HMS Queen Elizabeth ainsi que le second bâtiment pourront embarquer jusqu’à 40 aéronefs, la Royal Navy prévoyant pour le moment un groupe aérien embarqué standard composé de 24 F-35B et des hélicoptères AW-101 « Merlin ».

A ce jour la Royal Navy a reçu un total de 18 F-35B ont été livrés aux forces britanniques, sur les 138 prévus pour les besoins de la Royal Air Force et de la Royal Navy.

Pas d’atterrissage complètement vertical :

Si, le F-35B est optimisé pour les atterrissage verticaux, il est à noter que le HMS HMS Queen Elizabeth n’a pas été conçu pour cela. De facto, les F-35B britanniques utilisent la technique Shipborne Rolling Vertical Landing (SVRL) qui consiste à utiliser à la fois la poussée verticale du moteur et la portance des ailes.  Cela permet un atterrissage en roulage avec une vitesse d'approche et une distance d'atterrissage considérablement réduites. Les atterrissages en roulis permettront au F-35B d'atterrir sur ces transporteurs avec une charge en armes et en carburant accrue et utiliseront les freins à disque contrôlés par ordinateur de l'avion.

La variante F-35B :

La variante du F-35B STOVL (Short TakeOff/Vertical Landing, ou décollage court et atterrissage vertical) cette version possède une soufflante intégrée verticalement dans le fuselage, à l'arrière du cockpit (utilisée uniquement pour le décollage ou l'atterrissage), ainsi qu'une tuyère principale orientable vers le bas. La soufflante est reliée à la turbine basse pression du réacteur principal. La capacité interne en carburant est réduite à 6,35 tonnes (- 24,22 % par rapport à la version F-35A). Cette variante du F-35 est celle qui est livrée à l'US Marines Corps et la Royal Air Force.

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Photos : F-35B sur le HMS HMS Queen Elizabeth @ Royal Navy

 

31/01/2019

La durée de vie du F-35B est trop faible !

 

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Une nouvelle révélation peu flatteuse vient de tomber sur le programme F-35. Le bureau d’essais du Pentagone révèle que  les données des tests de durabilité indiquent que la durée de service du F-35B achetés par le Marine Corps est «bien en deçà de» la durée de vie prévue de 8’000 heures initialement prévu.  Selon le rapport annuel 2018 publié par l’agence Bloomberg.

Retrait de service en 2026 :

Selon le rapport du Pentagone, la durabilité de vie du F-35B n’est que de 2'100 heures au lieu des 8'000 prévues. Cela signifie que certains jets devraient commencer à atteindre leur limite de durée de vie en 2026. La raison est directement liée à des défauts de la structure. Celle-ci se fatigue plus vite que prévu.

En outre, il n’y a pas de tendance à la hausse en ce qui concerne la disponibilité des aéronefs pour effectuer des entraînements ou des missions de combat, car ils sont restés «stables» au cours des 3 dernières années. Selon Robert Behler, directeur du bureau d’essais, dans une nouvelle évaluation, les mesures provisoires de fiabilité et de maintenance sur le terrain permettant d’atteindre l’objectif prévu de 80% n’ont pas été atteintes, car les améliorations «ne se traduisent toujours pas par une disponibilité améliorée».

Faiblesse en matière de cybersécurité :

La seconde partie du rapport dénonce la continuité des faiblesses en matière de cybersécurité, un comble pour l’avion qui se doit d’être à la pointe de guerre en réseau.  Les tests de cybersécurité concernant la flotte de F-35, toutes versions confondues en 2018 ont montré que certaines vulnérabilités antérieures "n'ont toujours pas été corrigées".

L’outil de maintenance informatisé «ALIS» ne «fonctionne pas encore comme prévu», car certaines lacunes dans les données et les fonctions «ont un effet important sur la disponibilité des aéronefs» et sur les vols. ALIS est également montré du doigt en matière de cybersécurité. Un élément qui confirme encore un peu plus les mises en garde israéliennes.

Le temps nécessaire à la réparation des avions et à la reprise des vols “n’a que peu changé” au cours de la dernière année. En résulte une augmentation de l’indisponibilité des avions.

Le personnel de maintenance et les pilotes «doivent traiter tous les jours des problèmes omniprésents liés à l'intégrité et à la complexités des données».

Les tests effectués jusqu'en septembre en ce qui concerne le canon de bord indiquent une précision «inacceptable», déclare un testeur du DoD.

Déploiement remis en cause :

Ces nombreux problèmes qui perdurent et péjore le programme F-35 ont pour effet de remettre en cause le prochain déploiement de l’US Navy prévu cette année avec le F-35C. En effet, la marine américaine accuse le coup elle aussi avec sa flotte de F-35C. Le dernier inventaire à fin 2018 montrait que moins d’un F-35C sur 6 était pleinement opérationnel. En décembre dernier, le rapport du Governement Accountability Office (GAO) montrait que seul 15% des F-35C réceptionnés par l’US Navy étaient effectivement opérationnel. Ce chiffre étant par ailleurs, le même qu’à fin 2017.

 

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Photo :1  F-35B @ LM 2 F-35C @ USN