28/11/2018

Tokyo, plus de F-35 et renaissance de l'aéronavale japonaise !

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Le Japon s'apprête à commander 100 avions de combat furtifs F-35A supplémentaires aux États-Unis pour remplacer certains de ses F-15 vieillissants. Ce plan d’acquisition est considéré comme une réponse à la montée en puissance militaire de la Chine, ainsi qu’un clin d’œil à l’appel du Président américain Donald Trump à Tokyo pour l’achat de matériel de défense américain supplémentaire.

Un seul F-35 coûte plus de 10 milliards de yens (88,1 millions de dollars), ce qui signifie que la commande supplémentaire dépasserait 1’000 milliards de yen.

Le gouvernement japonais prévoit d’approuver l’achat lorsqu’il adoptera les nouvelles directives du programme de défense nationale lors d’une réunion du Cabinet à la mi-décembre. Il inclura également le décret en faveur du F-35 dans son programme de défense à moyen terme, qui couvre les exercices allant de 2019 à 2023.

Les 42 chasseurs que le Japon envisageait à l’origine d’acheter sont tous des F-35A. Les 100 avions supplémentaires comprendraient à la fois le F-35A et le F-35B qui viendra prendre place au sein de l’aéronavale renaissante, capable de décollages courts et d'atterrissages verticaux.

À l’heure actuelle, le Japon déploie environ 200 F-15, dont environ la moitié ne peut pas être mis à niveau. Le ministère de la Défense veut remplacer les avions qui ne peuvent pas être modernisés par les 100 F-35, tout en améliorant et en conservant les F-15 restants. Les Mitsubishi F2 seront encore opérationnels, ceux-ci ayant été modernisés en 2012.

Renaissance de l’aéronavale japonaise :

Pour accueillir les F-35B, le gouvernement a l'intention de réorganiser le porte-hélicoptère JS Izumo de la Force d'autodéfense maritime pour qu'il puisse accueillir le nouvel aéronef. Avec l’arrivée du F-35B sur un bâtiment de surface, le Japon voit ainsi son aéronavale reconstituée depuis la fin de la Seconde Guerre-Mondiale. De plus le pays pourra compter sur une force de frappe avancée qui de fait permettra au Japon de disposer d’une véritable nouvelle force de combat.

Le ministère japonais de la Défense a sélectionné le F-35A en tant que futur combattant de la défense aérienne de la prochaine génération. Au total se sont 42 F-35A qui viendront équiper les Forces d’autodéfenses japonaises dans un premie temps. Les quatre premiers F-35A ont déjà été livrés à partir des installations de production de Fort Worth, au Texas. Les livraisons des 38 appareils se feont directement depuis les installations de Mitsubishi au Japon.

Le Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » : 

Le F-35A est un chasseur polyvalent multirôle. Le F-35A peut emporter 8,38 tonnes de carburant en interne.

Les équipements sont les suivants : 

  • Radar à antenne électronique active AN/APG-81 (issu du AN/APG-77 du F-22 Raptor) avec des modes air-air, suivi de terrain, détection de mobiles terrestres, écoute passive et des capacités de brouillage.
  • brouilleur Sanders/ITT ALQ-214.
  • AN/AAQ-37 Distributed Aperture System, comprenant 6 détecteurs infrarouges répartis en différents points de façon à fournir une vision à 360° autour de l'avion.
  • Electro-Optical Sensor System (EOSS), système de localisation et désignation comprenant un FLIR, une caméra TV et un système Laser (télémétrie, désignation de cible).

Le tableau de bord se compose principalement d’un grand écran LCD couleurs. La surface est tactile, ce qui supprime le besoin de boutons de sélection. Le traditionnel viseur tête haute est supprimé, les informations étant projetées directement sur la visière du casque du pilote.

Cependant, les tests opérationnels et évaluations au Pentagone ont démontrés que l’avion doit encore être amélioré:

temps de présence au-dessus du champ de bataille pour l'intervention armée : 30 minutes (il est de 90 minutes pour l'A-10).

  • Impossibilité d'intervention de nuit à cause de l'absence du système de visée nocturne prévu, qui n'est pas au point et dépend du nouvel ensemble électronique.
  • L'armement autorisé maximal consiste en deux bombes à courte portée de même modèle et deux missiles air-air à moyenne portée AIM-120 AMRAAM. 

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Photos :F-34A japonais @ FADJ

15/06/2018

La tension monte avec la livraison de F-35 à la Turquie !

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L’avionneur américain Lockheed-Martin prévoit de livrer officiellement le premier F-35A « Lighting II » à la Turquie lors d'une cérémonie à Fort Worth, au Texas, le 21 juin prochain et ceci, en dépit des protestations des législateurs et des diplomates américains.

Le F-35A restera aux États-Unis jusqu'à ce que les pilotes turcs soient formés pour piloter l'avion, après quoi il sera envoyé en Turquie.

Une fronde qui se renforce :

Cependant, les représentants américains et les sénateurs se sont opposés à ce que la Turquie reçoive le chasseur furtif à la pointe de la technologie après que le pays a signé un contrat avec la Russie pour acheter le système sol-air Almaz-Antey S-400 « Triumf », l'un des plus sophistiqués du monde et de part la politique menée actuellement par le pays. En effet, les législateurs et les fonctionnaires du Département d'État se sont également plaints du mépris du président turc Recep Tayyip Erdoğan en ce qui concerne la primauté du droit, la diminution des libertés individuelles, la consolidation du pouvoir et les décisions stratégiques, ainsi que les opérations de guerre en Syrie contre les forces kurdes.

Un nouvel effort est apparu ces dernières semaines au sein du Sénat et de la Chambre des représentants des États-Unis pour bloquer le transfert de l'avion à la Turquie à moins que le pays refuse d'acheter le système anti-aérien S-400 et modifie sa stratégie politique.

De son côté, la Turquie à menacé au moi de mai dernier de se tourner en direction du Sukhoi Su-57 (article avia news du 28.5.18).

La Turquie, alliée de l'OTAN a commandé 100 F-35A. Le premier lot de 14 appareils est déjà payé. Au total, 30 F-35A devraient être livrés à l'armée de l'air turque d'ici la fin de 2022.

A noter que pour l’instant, la Maison Blanche n’a pas encore pris position et se mue dans un silence assourdissant.

Photo :F-35A @ Lockheed-Martin

 

12/04/2018

Encore des revers pour le F-35 !

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La saga des problèmes du F-35 continue de plus belle. D’une part les livraisons sont stoppées au Pentagone pour des raisons contractuelles et de l’autre, le nouveau standard F-3 livré à la RAAF devait être pleinement opérationnel, mais il n’en est rien.

Litige sur la corrosion :

Le ministère américain de la Défense a interrompu la livraison des avions F-35 de Lockheed-Martin Corp à la suite d'un litige quant à la responsabilité des coûts engendrés par un défaut de production.

Le constructeur a confirmé mercredi l'arrêt des livraisons pour une question contractuelle, sans donner davantage de détails. Lockheed Martin se dit néanmoins confiant quant à son objectif de livraison de 91 appareils pour 2018.

Cette situation est due suite à la découverte de corrosion sur les panneaux extérieurs en fibre de carbone de l'avion. Le DOD et Lockheed-Martin ont trouvé une solution au problème de la corrosion, mais seraient dans une impasse sur qui devrait payer pour réparer les F-35 déjà stationnés dans le monde.

La bonne nouvelle qui tombe à l’eau :

En début de semaine Lockheed-Martin a annoncé la livraison de trois avions F-35 à la RAAF équipés du logiciel Block 3F, soit une version plus performante que le logiciel 3I installé dans les deux premiers exemplaires livrés à la Royal Australian Air Force, explique la ministre australienne de la Défense, Marise Payne.

Pour bien comprendre le développement des standards du F-35, voici un raccourci :

  • Block 1A / 1B - Le block 1 comprend 78% des plus de 8,3 millions de lignes de code source nécessaires à la capacité de combat complète du F-35. Le block 1A était prêt pour la configuration de l'entraînement alors que le bloc 1B fournissait une sécurité initiale à plusieurs niveaux.
  • Block 2A - Le block 2A est actuellement distribué à la flotte de F-35. Il offre une formation améliorée, y compris la fonctionnalité pour la fusion hors-carte, les liaisons de données initiales, l'attaque électronique et le débriefing de mission. Avec le block 2A, près de 86% du code requis pour une capacité de combat complète volent.
  • Block 2B - Le block 2B fournit des capacités initiales de combat, y compris, mais sans s'y limiter, des liaisons de données étendues, la fusion multi-navires et les armes vivantes initiales. Les Marines américains ont déclaré CIO en juillet 2015 avec le Block 2B. Avec le block 2B, plus de 87% du code requis pour une capacité de combat complète volent.
  • Block 3i - Le block 3i fournit les mêmes capacités tactiques que le block 2B. La principale différence entre 2B et 3i est la mise en œuvre d'un nouveau matériel, en particulier le processeur intégré intégré mis à jour. La Force aérienne a déclaré le CIO avec le bloc 3i en août 2016. Avec le bloc 3i, 89% du code requis pour une capacité de combat complète.
  • Block 3F - Le block 3F fournit 100% des logiciels requis pour une capacité de combat complète, y compris, mais sans s'y limiter, l'imagerie par liaison de données, les armes complètes et l'entraînement intégré.

Sauf que le nouveau Block 3F ne permet pas information détaillées sur les menaces, et ne sera pas disponible à 100% avant cet automne au plus tôt et ceci bien que le bureau du programme ait achevé tous les tests de précision des bombes et des missiles prévus pour 2017, il continue d'analyser ces événements. Le Bureau des essais opérationnels et de l'évaluation du Secrétaire à la Défense, ou DOT & E, craint que si des lacunes sont constatées et perdurent, le JPO devra prendre plus de temps pour développer et tester les corrections.

Alors que le rapport estime que les tests des systèmes de mission nécessaires pour terminer le développement devaient être terminer en février 2018, "le programme n’est pas en mesure d'atténuer complètement les nombreuses lacunes ouvertes à la fin de SDD, entraînant des déficits dans les capacités du Block 3F.

Des questions se posent désormais en ce qui concerne la façon dont le JPO pourrait exécuter la prochaine phase du développement des F-35, anciennement connue sous le nom de «modernisation du Block 4».

Photo : F-35 RAAF @ Lockheed-Martin

 

21/01/2018

Belgique, autorisation de vente et rapprochements industriels pour F-35 !

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Le département d'Etat américain a approuvé une éventuelle vente de 34 avions de combat Lockheed- Martin F-35A à la Belgique. Le contrat est estimé à 6,53 milliards de dollars.

Pour une telle vente à l’étranger, l’avionneur Lockheed-Martin a toujours besoin de l'approbation du Congrès, mais la bénédiction du Département d'Etat fait en sorte que Lockheed se rapproche un peu plus de son objectif de remplacer la flotte vieillissante de 59 F-16A/B en Belgique.

Le paquet d'exportation offert à la Belgique comprend 38 moteurs Pratt & Whitney F135, dont quatre pièces de rechange, ainsi que la gamme complète de systèmes de guerre et de commandement et de contrôle électroniques, ainsi que les services de soutien et de logistique «autonomes» de Lockheed-Martin.

Lockheed-Martin se rapproche de l’industrie belge :

Par ailleurs, l’avionneur américain vient d’annoncer qu’avec l'un de ses fournisseurs, ils conclueront dans les prochaines semaines deux accords avec l'industrie belge pour répondre aux préoccupations du gouvernement en vue d’obtenir une garantie économique en cas d'achat l’appareil. Afin de garantir un partenariat futur, Lockheed-Martin prépara donc un "Memoranda of Understanding" (MoU) avec acteurs de l'industrie aéronautique en Belgique.

Un second MoU sera signé le 29 janvier entre la société Belgian Engine Center (BEC) basée à Herstal et Pratt & Whitney qui fabrique le moteur F-135 du F-35 Lightning II. Les deux entreprises "réaffirmeront également leur partenariat croissant par la signature d'un Memorandum of Understanding, qui facilitera l'accès de BEC à de nouveaux marchés et aux technologies futures", conclut le communiqué.

On apprend également qu’un second accord devrait être signé le 29 janvier entre la société Belgian Engine Center (BEC) basée à Herstal et Pratt & Whitney qui fabrique le moteur F-135 du F-35 Lightning II. Les deux entreprises "réaffirmeront également leur partenariat croissant par la signature d'un Memorandum of Understanding, qui facilitera l'accès de BEC à de nouveaux marchés et aux technologies futures", conclut le communiqué.

 

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Photos : Le F-35A @ Lockheed- Martin

 

 

05/11/2017

Au Danemark les critiques s’envolent sur le F-35 !

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Une nouvelle polémique vient d’éclater à propos du programme de l’avion de combat de Lockheed-Martin F-35 « Lightning II ». Celle-ci, se déroule chez un client européen au Danemark et concerne des problèmes de coûts et la diminution de la capacité de combat future du pays.

Pas assez d’avions et trop cher :

Selon le National Audit Office, le ministère de la Défense du Danemark a été trop optimiste pour calculer ce que les avions de combat F-35 pourront faire, par exemple, en terme d’heures de vol. Les 27 Lockheed-Martin F-35A ne pourront purement et simplement pas compenser en terme de dotation minimale la flotte actuelle de 44 F-16. Pour mémoire le Danemark avait acheté 77 F-16A/B et en avait modernisés 47 au standard MLU.

Dans le même temps, il existe un risque important que le coût total de l’acquisition dépasse les 66 milliards de l’ensemble de la durée programme, soit 30 ans.

Pour la Force aérienne du Danemark, une future flotte de 27 F-35 ne permettrait pas de résoudre les tâches promises et le Danemark se retrouvera avec une Force aérienne plus faible qu’aujourd’hui.

Selon le professeur de politique internationale de l'Université de Copenhague Ole Wæver, le Danemark pourrait être contraint d'acheter plus d'avions de combat ou de réduire le nombre de tâches. L'expert en défense Peter Viggo Jakobsen, de l'Académie de la Défense, critique le ministère de la Défense pour avoir « reculé » afin de s'assurer que le F-35 puisse remporter la compétition sur deux autres avions en concurrence. 

Rappel :

C’est au mois de mai 2016 que le ministère de la défense et le gouvernement du Danemark ont ​​recommandé la sélection du Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » comme futur avion de combat pour le pays. Cette décision fait suite à une réévaluation. La décision finale a été annoncée par le Premier ministre Lars Løkke Rasmussen et le ministre de la Défense Peter Christensen. Trois appareils étaient concernés, l’Airbus DS Eurofighter, le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » et le Lockheed-Martin F-35.

 

Photo : Le F-35 est censé venir remplacer les F-16 au Danemark@ Lockheed Martin.