18/04/2019

Nombreux problèmes pour les F-35 japonais!

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La petite flotte japonaise actuelle composées de 13 (-1) avions de combat  Lockheed-Martin F-35A connait de nombreux problème depuis sa mise en service. Le crash d’un des appareils il y a quelques jours, met en lumière les avaries que rencontre le nouvel avion. 

Plusieurs atterrissages d’urgences :

Lorsqu’un avion est mis en service, des maladies de jeunesses sont parfois présentes et sont réglées assez rapidement. Mais le cas du F-35 et plus inquiétant, cela fait près de 20 ans que le programme traîne derrière lui des ennuis. Ceux-ci ne sont pas encore complétement résolus. La Force d’auto-défense japonaise est directement confrontée à de nombreux problèmes avec ses premiers F-35A. Selon le ministère japonais de la Défense les F-35A japonais ont subi sept atterrissages d'urgence depuis leur mise en service en juin dernier. Le 9 avril dernier, un F-35A a été perdu dans l'océan Pacifique, les recherches en vue de la récupération du corps du pilote et de l’épave est actuellement en cours.

Toujours selon le communiqué du ministère de la Défense japonais, cinq appareils ont été forcés d'atterrir d'urgence dans sept incidents distincts. Parmi ceux-ci, deux atterrissages d'urgence sont dus à des défauts enregistrés dans l'avion qui s'est écrasé la semaine dernière. Le ministère a indiqué qu'il avait confirmé que l'avion pouvait voler en toute sécurité après chaque incident, mais qu'une éventuelle connexion est à l'étude. L'un des cas était dû à une erreur des systèmes de surveillance de l'avion, mais dans les six autres cas, les avions ont été inspectés et leurs pièces remplacées avant d'être confirmés en sécurité et renvoyées en vol.

Problème d’assemblage ?

L'assemblage final de quatre des appareils ayant signalé des erreurs, y compris l'avion de chasse porté disparu, a été effectué au Japon par Mitsubishi Heavy Industries, Ltd. Les autres appareils ont été construits aux États-Unis par Lockheed-Martin à Fort Worth. En ce qui concerne l’avion disparu, les rapports antérieurs montrent que l'avion s'était retrouvé confronté à deux problèmes de refroidissement et de navigation, le 20 juin 2017 et le 8 août 2018.

Enquête en cours :

Le ministre de la Défense, Takeshi Iwaya, a expliqué la nécessité d'enquêter sur les causes de l'accident "la technologie embarquée sur le F-35 est hautement classifiée. Avec la coopération des États-Unis, nous voudrions prendre l’initiative d’enquêter de manière approfondie sur les causes tout en obtenant la coopération des États-Unis", at-il déclaré.

Course à la récupération :

Il n’y pas que le Japon et les Etats-Unis qui sont intéressés à la  récupération de l’épave du F-35, la Russie et la Chine sont entrés dans la course. Les deux pays sont en effet, friands de pouvoir éventuellement mettre la main sur les technologies qui composent le F-35A. Si cela devait arriver, la supériorité de l’avion américain serait alors mise à mal. Une situation qui donne pour l’instant des sueurs froides à de nombreux responsables du Pentagone, mais aussi au sein des pays ayant optés pour l’avion.

 

Photo : F-35 japonais @ Lockheed-Martin

07/04/2019

F-35, la Turquie poussée hors de l’Otan ?

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Washington, le ministère de la Défense américain a interrompu la livraison de pièces et d’avions Lockheed-Martin F-35 « Lightning II » à la Turquie après que Ankara eut refusé d'annuler une commande en faveur du système de défense sol-air S-400..

Les États-Unis et leurs alliés s’inquiètent du fait que le projet turc d’acquérir le système de missile sol-air, Almaz-Antey S-400 « Triumf » pourrait exposer les vulnérabilités de l’avion furtif. Des faiblesses qui pourraient ensuite être exploitées par la Russie. Le système radar est considéré comme l’un des plus avancés du marché à l’exportation.

Les États-Unis ont clairement indiqué que l'acquisition de S-400 par la Turquie était inacceptable. Par conséquent, le DoD a pris les mesures nécessaires pour assurer la planification de la redistribution du programme en vue de la résilience de la chaîne d'approvisionnement du F-35 en Turquie. En effet, la Turquie fait partie de la chaine d'approvisionnement secondaire pour le programme F-35.

Livraison et formation stoppée :

Lockheed-Martin a officiellement présenté les premiers chasseurs F-35A à la Turquie lors d'une cérémonie de déploiement en juin 2018 à Fort Worth, au Texas. Cependant, la Turquie ne devrait pas recevoir le chasseur furtif dans son propre espace aérien avant 2020. Entre-temps, ses pilotes s'entraînaient sur le nouvel avion de Luke AFB, en Arizona, ainsi que des équipes au sol destiné à la maintenance ont commencé à s'entraîner à Eglin AFB, en Floride.

Pour inciter la Turquie à abandonner le S-400, les États-Unis ont proposé le système de missile Patriot de Raytheon. Mais la Turquie a refusé l’offre.

Les risques techniques:

Les États et l'OTAN utilisent une liaison de données tactique qui permet aux avions militaires de partager leurs images tactiques en temps quasi réel. C'est ce qu'on appelle le Link 16. Les avions de l'OTAN utilisent également les systèmes d'identification ami/ennemi soit l’IFF, pour identifier les avions amis dans le ciel.

Les interrogateurs de type IFF et le Link 16 devraient être intégré au système S-400 pour permettre aux F-35 turcs, de voler et d’apparaître comme ami sur les écrans du S-400. Mais cette situation peut compromettre les liaisons de données tactiques entre le Link 16 et l’IFF. Avec le F-35 volant à proximité du système S-400, au fil du temps, vous pourriez rassembler les caractéristiques sensibles à la furtivité du F-35 et voir ses capacités de furtivité détaillées. Il faut savoir que dès que vous connaissez la forme de l’onde issue du F-35, vous pouvez l’usurper,  et donc renvoyer un faux signal qui peut tromper les radars de l’Otan.

Et si la Turquie quittait l’Otan ?

La situation est devenue particulièrement critique entre les Etats-Unis et la Turquie. Cette situation pourrait à terme se compliquer, car il n’est pas question pour les l’Otan de voir ses appareils scannés par le système S-400 prochainement implanté en Turquie. L’abandon de la base aérienne d’Incirlik est donc au menu des plafinificateurs de l’Otan. Une telle décision pourrait avoir comme conséquence de jeter la Turquie hors de l’Otan, ni plus ni moins.

Pour remplacer la base aérienne d’Incirlik, l’Otan et les Etas-Unis réfléchissent à l’utilisation de la base aérienne de Muwaffaq Salti près d’Al-Azraq en Jordanie. Cette dernière n’est pas une inconnue, puisqu’elle a été utilisée par l’OTAN et les forces aériennes de l’UE, concrètement par les Belges en 2014 et 2015. Les forces aériennes américaines opérèrent déjà depuis plusieurs années à partir de cette base.

Photos :F-35 turc @ Lockheed-Martin

 

15/03/2019

L’US Air Force place le F-15 Advanced dans son budget !

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Cette fois c’est fait, l'US Air Force (USAF) demande au Congrès des fonds pour un premier lot de 8 avions de combat Boeing F-15EX « Advanced Eagle » et ceci au lieu d’une commande unique de Lockheed-Martin F-35A « Lightning II ». L’objectif étant de continuer à moderniser la fotte tout en réduisant les coûts.

Au cours des 18 derniers mois, le bureau du secrétaire à la Défense et les chefs d'état-major ont proposé de remplacer rapidement et à moindre coût la flotte vieillissante de F-15C de l'US Air Force, qui entrera en retraite en 2020.

La nouvelle version du F-15 ne faisait pas partie des plans budgétaires initiaux, mais a été ajoutée car ce type d'appareil a des coûts d'exploitation de vie inférieurs, reconnaît l'US Air Force. Le service s'est engagé à acheter 72 chasseurs par an, mais ne peut se permettre d'acheter uniquement des F-35A en raison des coûts d'exploitation élevés de cet avion, qui avoisinent les 35’000 dollars l'heure. 

La demande budgétaire :

Dans le cadre de la demande de financement du Département de la Défense pour l’année fiscale 2020, l’USAF demande initialement 1,1 milliard de dollars pour huit F-15EX. Le service compte demander 80 appareils au total au cours des cinq prochaines années, pour un coût d'environ 80 millions de dollars pièce. Les premiers F-15EX devraient être livrés au cours de l'exercice 2020.

Après avoir légèrement augmenté les exercices 2018 et 2019 (+3 appareils), le nombre de F-35 que le Pentagone envisage de commander pour l'exercice 2020 diminuera de 15 appareils. Plus précisément, l'US Air Force prévoit de réduire son achat de huit avions, passant de 56 à 48, et l'US Marine Corps diminuera sa commande de F-35B d'une douzaine, passant de 22 à 10 appareils.

Prise de position :

Président de l'état-major interarmées Joseph Dunford a déclaré à la Commission des forces armées du Sénat que le "cadre" de cette décision provenait d'une étude des besoins futurs de la flotte d'appareils tactiques de l'armée, qui a montré que l'armée de l'air souffrait d'un manque de nombre d'appareils et de la quantité de ces appareils. Il était urgent de trouver une solution viable du point de vue coût/efficacité. "Donc, dans les cinq ou dix prochaines années, la meilleure solution consiste à utiliser le F-15EX « Advanced Eagle » pour remplacer le F-15, tout en continuant avec le F-35, mais en nombre réduit.

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La Marine également :

Il est clair que l'exercice 2020 confirme que le Pentagone prend des mesures pour trouver d'autres solution pour modernisés les différentes composantes aériennes: 

- L’armée de l’air réduit ses commandes de 8 F-35 et achète 8 F-15EX à la place;

- La marine américaine n’achète que cinq F-35C mais 24 F-18 Super Hornets.

- Le Corps des Marines supprime une douzaine de F-35B de son budget.

Les coûts du F-35, toujours pointés du doigt :

Ces décisions sont directement liées aux nombreux problèmes qui péjorent le programme F-35. En ce qui concerne les coûts, ceux du F-35 augmentent au lieu de baisser, et le coût des réparations et des modifications après livraison a plus que quadruplé en seulement deux ans. Le Pentagone estime que le coût à l’heure de vol est toujours 40% trop élevé par rapport au besoin et que les solutions apportées jusqu’ici n’y change rien.

Le projet F-15EX  « Advanced Eagle »:

Sous la désignation de projet F-15EX, la nouvelle variante du jet offre des commandes de vol plus modernes, un grand écran unique et un radar amélioré. L'avion emportera également beaucoup plus d’armes avec plus de deux douzaines de missiles air-air, soit une capacité inégalée au sein de l’USAF.

Parfaitement conscient de la situation actuelle, l’avionneur Boeing travaille sur une solution basée sur des améliorations de l’actuel F-15.  Pour Boeing, il s’agit de reprendre les travaux engagés sur le « Silent Eagle » mais avec une capacité d’emport d’armement élargie. Le concept de Boeing « F-15 2.040C » (F-15X). La version 2. 040C permettrait également, selon les études de Boeing, de doubler le nombre de missiles à par avions et donc combler une énorme faiblesse du F-35, sa capacité d’emport.

Boeing va doter le F-15X du d’une version améliorée du radar Raytheon APG-63 (V) 3 à balayage électronique actif, avec une nouvelle suite de guerre électronique dénommée EPAWSS «  Eagle Passive/Active Warning Survivability », et un capteur IRST et une liaison de données améliorée permettant  de travaillant en binôme avec le F-22 et le F-35.

Le F-15 ainsi modernisé, offrirait la possibilité de travailler directement avec le F-22 et le F-35 en appuis avec une forte capacité de tir grâce au transport de missiles accrut, mais il permettrait également de fonctionner de manière plus furtive avec l’armement monté dans les trappes. La particularité résident dans le fait, qu’il sera possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel, emport de carburant et armes en externes.

Capacité d’emport phénoménale :

Avec la possibilité d’emporter jusqu’à 24 missiles air-air, le F-15X « Advanced » sera bien supérieur à ses concurrents, mais il pourra également emporter une gamme complète d’arme comme par exemple : le JSOW, le Harpoon, le missile antiradar  HARM. On parle également d’adapter progressivement des armes à énergie dirigée comme les lasers, une fois que ceux-ci seront disponibles. La grande taille de l’avion en facilitera l’intégration.  Dernier élément, le F-15X pourra travailler en binôme avec des drones pour les actions de frappes en profondeur.

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Photos : 1 F-15EX Advanced Eagle@ Boeing F-35A  Cockpit F-15EX @ Boeing

13/03/2019

F-35, ça chauffe entre Rome et Washington !

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L’information avait été gardée secrète, selon la presse italienne le gouvernement italien n’a plus payé un centime au programme des F-35 depuis le début de l’année 2018. Il en résulte un bras de fer entre Rome et Washington avec comme réaction l’interruption des livraisons de l’avion par Lockheed-Martin.

Par ailleurs l’avionneur américain Lockheed-Martin a suspendu toutes ses relations avec l'Italie et a demandé au bureau du programme commun des F-35 de faire de même !

Ces révélations interviennent alors que le gouvernement italien, qui est entré en fonction le 1er juin, continue de revoir ses programmes de défense, avec un accent particulier sur le F-35. Ces révélations de la situation sont le fait du général Alberto Rosso, chef d’état-major de l’armée de l’air italienne, lors d’une séance conjointe de la Chambre basse et de la Défense du Sénat.

Des critiques qui ne datent pas d’hier :

Malgré un rôle important dans la production et la maintenance du F-35, l’Italie s’est montré modéré en ce qui concerne le programme F-35. En juillet 2018, la ministre de la Défense nationale, Elisabetta Trenta, a déclaré que le pays envisageait de limiter la commande totale d'avions et éventuellement de la réduire. Depuis, l'Italie ralentit la livraison de l'avion, dans le cadre d'un effort visant à répartir le coût du programme. Actuellement, six appareils sont en cours de montage au sein de la ligne d’assemblage italienne d’Alenia Aermacchi à Cameri situé près de Novare, qui produit 40% des ailes pour tous les F-35A dans le monde entier, en tant que deuxième fournisseur de source pour Lockheed-Martin. Le coût unitaire initial serait de 106 millions d’euros pour le F-35A produit en Italie. La baisse possible et déjà annoncée en 2015 par lenaicne gouvernement italien du nombre de F-35 pour l’Italie n’est en soi pas une bonne nouvelle pour les coûts de production de l’avion en Italie, ni sur l’avenir de cette chaine d’assemblage. AleniaAermacchi se repose maintenant grande partie sur la  futur maintenance des F-35 en service dans les pays européens pour pouvoir justifier le maintien du site. Le choix de Leonardo d’entrer dans le futur programme Europeén « Tempest » avec les anglais de BAe Systems tent a démontrer que les italiens ne sont que moyennement satifaits du programme F-35. De fait, la participation au « Tempest » permettra d’assurer la survie du site italien, ce que le F-35 ne peut assurer complètement. 

La ministre de la Défense nationale, Elisabetta Trenta, a déclaré lors de sa première interview télévisée le 6 juillet: "Nous n’achèterons pas d’autres F35; nous envisageons de maintenir ou de supprimer des contrats existants…. Nous avons toujours critiqué le programme, Personne ne l'a cachée ", a-t-elle écrit dans un message publié sur son compte Facebook." Pour cette raison, nous n'achèterons aucun nouveau combattant et, à la lumière des contrats déjà signés par le précédent dirigeant, nous procédons à une évaluation minutieuse: prend exclusivement en compte l'intérêt national. "

Une renégociation :

Pour l’heure, il semble que le rapport issu de l’évaluation demandée par La ministre de la Défense nationale a maintenant été remis au Premier ministre Giuseppe Conte, qui, après en avoir examiné le contenu, devrait renégocier la participation de l’Italie avec le président Trump lors de sa prochaine visite à Washington.

Précisions :

Il semble que les factures non payées par l’Italie se montent à 389 millions d'euros. A ce jour, 28 avions commandés pour 11 réceptionné.

(Sources : La Stampa, Giovanni de Briganti DA)

 

Photo : F-35A italien @ FAI

 

 

31/01/2019

La durée de vie du F-35B est trop faible !

 

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Une nouvelle révélation peu flatteuse vient de tomber sur le programme F-35. Le bureau d’essais du Pentagone révèle que  les données des tests de durabilité indiquent que la durée de service du F-35B achetés par le Marine Corps est «bien en deçà de» la durée de vie prévue de 8’000 heures initialement prévu.  Selon le rapport annuel 2018 publié par l’agence Bloomberg.

Retrait de service en 2026 :

Selon le rapport du Pentagone, la durabilité de vie du F-35B n’est que de 2'100 heures au lieu des 8'000 prévues. Cela signifie que certains jets devraient commencer à atteindre leur limite de durée de vie en 2026. La raison est directement liée à des défauts de la structure. Celle-ci se fatigue plus vite que prévu.

En outre, il n’y a pas de tendance à la hausse en ce qui concerne la disponibilité des aéronefs pour effectuer des entraînements ou des missions de combat, car ils sont restés «stables» au cours des 3 dernières années. Selon Robert Behler, directeur du bureau d’essais, dans une nouvelle évaluation, les mesures provisoires de fiabilité et de maintenance sur le terrain permettant d’atteindre l’objectif prévu de 80% n’ont pas été atteintes, car les améliorations «ne se traduisent toujours pas par une disponibilité améliorée».

Faiblesse en matière de cybersécurité :

La seconde partie du rapport dénonce la continuité des faiblesses en matière de cybersécurité, un comble pour l’avion qui se doit d’être à la pointe de guerre en réseau.  Les tests de cybersécurité concernant la flotte de F-35, toutes versions confondues en 2018 ont montré que certaines vulnérabilités antérieures "n'ont toujours pas été corrigées".

L’outil de maintenance informatisé «ALIS» ne «fonctionne pas encore comme prévu», car certaines lacunes dans les données et les fonctions «ont un effet important sur la disponibilité des aéronefs» et sur les vols. ALIS est également montré du doigt en matière de cybersécurité. Un élément qui confirme encore un peu plus les mises en garde israéliennes.

Le temps nécessaire à la réparation des avions et à la reprise des vols “n’a que peu changé” au cours de la dernière année. En résulte une augmentation de l’indisponibilité des avions.

Le personnel de maintenance et les pilotes «doivent traiter tous les jours des problèmes omniprésents liés à l'intégrité et à la complexités des données».

Les tests effectués jusqu'en septembre en ce qui concerne le canon de bord indiquent une précision «inacceptable», déclare un testeur du DoD.

Déploiement remis en cause :

Ces nombreux problèmes qui perdurent et péjore le programme F-35 ont pour effet de remettre en cause le prochain déploiement de l’US Navy prévu cette année avec le F-35C. En effet, la marine américaine accuse le coup elle aussi avec sa flotte de F-35C. Le dernier inventaire à fin 2018 montrait que moins d’un F-35C sur 6 était pleinement opérationnel. En décembre dernier, le rapport du Governement Accountability Office (GAO) montrait que seul 15% des F-35C réceptionnés par l’US Navy étaient effectivement opérationnel. Ce chiffre étant par ailleurs, le même qu’à fin 2017.

 

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Photo :1  F-35B @ LM 2 F-35C @ USN