12/02/2020

Finlande : essais du F-35 !

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Quatrième avion engagé au sein du processus d’évaluation d’un nouvel avion de combat pour la Finlande, le Lockheed-Martin F-35A « Lightning II ». Les appareils sont arrivés sur la base de Pirkkala le 9 février.

Deux sur quatre :

Comme ce fut le cas en Suisse au printemps dernier, se sont quatre F-35A qui se sont envolés de la base aérienne de Luke AFB le 5 février pour rejoindre la Finlande. Mais pour l’instant, seul deux F-35A ont effectivement rejoint le pays. Un problème survenu avec l’avion ravitailleur positionné lors de la traversée transatlantique a obligé deux des F-35 à rebrousser chemin.

Cadre des essais : 

Des missions air-air seront effectuées contre des avions finlandais Hornet et Hawk. La planification et l'exécution du HX Challenge sont gérées par le Air Combat Center du Satakunta Air Command. Les agences de l'armée et de la marine participent également à l'évaluation de la capacité des candidats à soutenir les opérations terrestres et maritimes. Les exigences spécifiques du HX exigent que l'avion soit capable de mener des missions air-air, air-sol, air-mer et à longue portée, ainsi que des services de renseignement, de surveillance, de reconnaissance et d'acquisition d'objectifs.

Baser l'évaluation en Finlande permet non seulement au ministère de la Défense de concevoir les tests de manière équitable pour tous les soumissionnaires, mais évalue également les performances et les capacités de chaque candidat dans l'environnement hivernal finlandais. Bien que l'avion lui-même ait tous été prouvé pour des opérations par temps froid, des activités soutenues dans des combinaisons de températures glaciales, de neige, de pluie et de grésil ont inévitablement des effets néfastes et peuvent également affecter les performances des capteurs électro-optiques et autres.

Des tests supplémentaires peuvent être effectués ultérieurement par les fabricants dans leur propre pays, et d'autres mesures seront évaluées à l'aide de simulateurs. Dans l'ensemble, le HX Challenge est conçu pour vérifier les performances déclarées de chaque candidat, plutôt que de les opposer les uns aux autres dans un vol à cinq voies.

Le défi HX représente la première phase du processus d'évaluation des performances. La deuxième phase sera menée dans des simulateurs pour évaluer le succès des vols de quatre avions dans les missions clés énoncées dans l'exigence, sur la base des valeurs de performance vérifiées dans l'évaluation de vol. Une troisième phase verra comment les prétendants s'en sortent dans une évaluation de « wargaming » à long terme.

Capacité en réseau limitée ?

On ne sait pas pour l’heure, si les deux autres F-35 pourront rejoindre les avions déjà en Finlande. Cette situation inédite remet sensiblement en cause la capacité de démonstration du F-35. En effet, la force de l’avion réside dans son engagement en réseau à « quatre ». Dans une configuration inférieure, la démonstration risque de perdre de sa superbe.

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Photos : Les deux F-35 ayant pu rejoindre la Finlande @ Finnish Air Force

28/01/2020

La Pologne va commander le F-35 !

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Ce n’est pas véritablement un secret, mais cette fois la nouvelle est officielle, la Pologne a choisi son nouvel avion de combat avec le Lockheed-Martin F-35A « Lightning II ». Le ministre polonais de la Défense, Mariusz Blaszczak a annoncé la signature ce vendredi d’un contrat de 4,6 milliards de dollars portant sur 32 avions F-35A. Cette annonce clos les négociations sur le sujet.

Pas de concours :

Le marketing de Lockheed-Martin déjà bien placé avec le F-16 en Pologne a bien marché. Varsovie a choisi son nouvel avion sans prendre la peine d’organiser une compétition loyale comme actuellement en Finlande et au printemps dernier en Suisse. Peine perdue pour la concurrence, dont les avions européens n’ont pas eu la possibilité de montrer ce qu’ils ont dans le ventre.

Forte baisse de prix :

Pour s’assurer de la vente en Pologne, Lockheed-Martin a fortement cassé les prix. Au départ, la demande auprès du Gouvernement américain portait sur un montant de 6,5 milliards de dollars pour les 32 appareils. Au final, l’offre a été descendue à 4,6 milliards de dollars.

Que cache cette baisse de prix ?

Sans avoir tous les détails, il apparaît que l’offre ne comprend plus l’ensemble des systèmes connexes prévus au départ. L’armement, les pièces détachées, ainsi que les simulateurs ont donc été en partie exclu du protocole de vente. Seul, une petite partie va subsister.

On apprend que la Pologne va devoir en réalité investir près de 9 milliards de dollars pour ses futurs 32 F-35. Cela va comprendre, le complément des équipements connexes, ainsi que l’adaptation des bases aériennes qui seront équipées du nouvel avion.

Par ailleurs, la Pologne ne bénéficiera pas de compensations industrielles prévues au début des négociations.

Campagne agressive de Lockheed Martin :  

La Pologne est engagée dans un effort important de modernisation de son armée. La mise à jour de la flotte de F-16 était déjà une étape importante. L’avionneur américain Lockheed Martin a déployé de nombreux efforts pour convaincre Varsovie d’opter pour le F-35, plutôt que de commander un nouveau lot de F-16. La Pologne cherche depuis un certain temps à remplacer ses flottes de MiG-29 et Su-22 encore en service. Lockheed Martin souligne que le F-35 est le seul chasseur de la 5e génération actuellement produit en série et que ses capacités de combat sont uniques par rapport à ses concurrents. La campagne du F-35 en Pologne a débuté officiellement lors de l'événement MSPO 2015.

A cette époque, le directeur de Lockheed Martin responsable du développement commercial international du programme F-35 avait fait remarquer que les capacités de combat des jets de 5ème génération ne peuvent être comparées à celles des chasseurs de la génération précédente, tels que F 16. Grâce à la technologie furtive et au fait que tous les éléments du chasseur, y compris l'armement, le carburant ou les capteurs, sont dissimulés à l'intérieur du chasseur, l'avion devrait avoir plus de chances de survivre dans des conditions de combat denses et un environnement de défense adverse. Une autre caractéristique du chasseur F-35 est visible lors de l’utilisation de capteurs multi-spectres de pointe, notamment des 6 caméras infrarouges. Lockheed Martin a également fait valoir aux polonais que le radar actif phasé AN/APG-81 de type AESA qui permet de suivre les menaces aériennes et terrestres en même temps. Les jets vont opérer en utilisant une tactique de « groupe de loups » à quelques kilomètres de l’avion, ce qui permet à une petite quantité de chasseurs de contrôler de vastes zones. Les F-35 vont pénétrer dans les systèmes de défense de l'ennemi, ce qui permettra aux cellules de la 4ème génération de mener à bien leurs tâches. On le comprend, l’avionneur a fait jouer ici l’interopérabilité de son F-16 modernisé et du F-35 en tant que complément indispensable à l’aviation polonaise.

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Photo : F-35A @ USAF

26/01/2020

Le F-35 démontre les capacités de combat en réseau!

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Si, le programme F-35 est régulièrement montré du doigt pour ses multiples problèmes, il n’en reste pas moins que l’avion dispose de nombreuses capacités. Ces nouvelles capacités offertes grâces à la mise en réseau des nombreux capteurs de l’avion viennent d’ouvrir de nouvelles solutions. Lors d’essais menés en décembre dernier, le F-35 a démontré sa capacité à transmettre des données de ciblage sur de multiples menaces.

Des essais de ciblage ont eu lieu sur le polygone de tir de White Sands Missile Range en décembre dernier. Deux F-35 de l'US Air Force a été intégré au système de commandement de combat aérien et antimissile intégré (IBCS) de l'armée américaine, les avions de combat devaient fournir la capacité de détection aéroportée pour détecter, suivre et intercepter des menaces aériennes simultanées.

Les F-35 et l'IBCS ont été connectés via la liaison de données avancée multifonction MADL (Multi-Function Advanced Datalink system). Cette connexion devait valider l’usage du F-35 en tant que

capteur avancé, lors d'un test de tir réel de combat aérien intégré (ICBS) contre plusieurs cibles. Le test a démontré les compétences du F-35 à recueillir, analyser et de partager de manière transparente des informations critiques avec la force de combat conjointe pour diriger l'espace de combat dans un champ multi-domaines. Le résultat a permis de valider la capacité du F-35 à travailler en tant que capteur aéroporté susceptible d'intercepteurs des missiles aériens comme des missiles de croisière par exemple. Par ailleurs, l’engagement de F-35 a démontré sa capacité de contrer des menaces à basse altitude et évoluant sur un terrain masqué.

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Des capacités qui ouvrent de nouvelles voies :

Le F-35 est le premier à démontrer les nouvelles perspectives qui s’ouvrent dans l’évolution du combat aérien grâce à la mise en réseau des systèmes aériens au sol et sur mer. Très prochainement, l’ensemble des aéronefs (Advanced Super Hornet, Rafale F4, Eurofighter T4 et Gripen E) viendront s’ajouter à la liste des avions de combat qui vont révolutionner le champ de bataille et la perception de celui-ci. Mais de gros efforts vont devoir être réalisés au sein des forces armées avant que l’ensemble des systèmes ne puisse fonctionner complètement en réseau et de manière sûr.

Photo : F-35 @ USAF

 

13/11/2019

Australie : le F-35 serait-il une erreur de casting ?

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La question a de quoi surprendre, mais vient d’être rendue publique par le très sérieux Lowy Institute* australien. La question fait suite à l’intervention deux hauts responsables de l’Armée de l’air australienne (RAAF) qui affirment que le nouvel avion interarmées, Lockheed-Martin F-35A, qui entre actuellement en service est inadéquat pour les futures opérations d'attaque.

Décision trop rapide ?

Cette affirmation faisant suite au fait que l'Australie avait commis de graves erreurs dans la structure de ses forces et la réflexion de ses besoins futurs. Si, l’on se remémore l’historique de l’achat du F-35 par l’Australie, on se rappellera que le pays a rapidement rejoint le programme F-35 en 2002. Il n'y a pas eu d'appel d'offres ni d'évaluation formelle. D’ailleurs à l’époque, il ne pourrait pas y en avoir, car l’avion existait sur catalogue avec un calendrier de livraison et un coût inconnus et ceci alors même qu’il était considéré comme l’achat d’équipement de défense le plus coûteux jamais engagé par l’Australie.

La décision d’opter pour le F-35 de manière rapide et soudaine  a surpris beaucoup de monde. Il faut savoir qu’à l’époque un Livre blanc sur la défense avait été publié par le gouvernement Howard en 2000. Celui-ci  prévoyait un processus décisionnel exhaustif qui examinerait diverses options en matière de structure de la force, notamment des avions de combat à rôle unique, des avions à rôles multiples, des missiles à longue portée et des avions sans pilote.

Le chef de l'armée de l'air de l'époque avait expliqué publiquement la raison de la précipitation inattendue d'acheter des F-35. Malheureusement, peu après la décision, le F-35 a commencé à souffrir de problèmes techniques, d’une croissance des coûts et de longs retards.

Surcoûts et  normes différentes :

Les deux premiers F-35A australiens ont été livrés à la fin de 2018, les neuf derniers étant prévus pour le milieu de 2023. Ces derniers devraient être la version du Lot 15 du Bloc 4, la norme entièrement développée largement envisagée dès 2002. Les autres, comprenant six normes différentes de construction provisoire, seront ensuite progressivement modernisées pour adopter cette configuration définitive.

Les appareils du  Lot 15 ont subi des modifications matérielles et logicielles importantes. Le système complet de maintenance et de support, les simulateurs et les centres de formation devront également être modernisés. Cela prendra du temps et de l'argent supplémentaire, mais il n'y a pas d'autre choix. S’ils ne sont pas modernisés, les anciens F-35, soit : la quasi-totalité de la toute nouvelle flotte de la RAAF deviendront difficiles à maintenir ou à mettre à jour avec les futurs logiciels et deviendront progressivement déficients sur le plan opérationnel.

L’arrivée des neuf appareils du lot 15 permettra à la RAAF de déclarer sa capacité opérationnelle finale et de commencer à boucler le projet d’acquisition. Mais cela veut dire qu’en 20 ans, le projet a glissé de 10 ans.

Ce retard a rendu nécessaire la mise en service d'un autre avion de combat, le « Super Hornet » de Boeing, afin de combler le vide. En finançant cela, le projet global de capacité de combat aérien présentait le plus grand dépassement de coûts de toutes les acquisitions de défense australienne de l'histoire, en termes absolus.

Le F-35 un faux pas stratégique ?

En 2017, l'US Air Force a examiné ses programmes de combat aérien et a déterminé que, tout bien considéré, le F-35 serait incapable de pénétrer dans un espace aérien défendu après 2030. La structure des forces de la RAAF serait donc déjà dépassée, incapable de stopper une puissance hostile dans la région indopacifique. Les officiers australiens appellent maintenant à une «réinitialisation», avec de nouvelles dépenses importantes et éventuellement à l’acquisition de bombardiers avancés, de missiles de croisière et d’avions sans pilote,  une liste exhaustive qui rappelle le Livre blanc du gouvernement Howard de 2000.

Il est intéressant de lire l’analyse du Lowy Institute qui précise que la décision d'acquisition du F-35 a été prise indépendamment de la structure globale de la force aérienne australienne. A l’époque, la RAAF s'est concentrée sur l'acquisition de F-35, plutôt que sur la création d'une capacité de défense des bases aériennes à partir desquelles ils pourraient opérer. Les capacités de la Chine en matière d’attaques de missiles à longue portée signifient désormais qu’en temps de crise, la RAAF pourrait être mal avisée de déployer des F-35 sur les bases aériennes de l’Asie du Sud-Est. Avec le temps, cette vulnérabilité pourrait également s’appliquer aux bases septentrionales de l’Australie.

Certains ont estimé que la décision concernant les F-35 était urgente en 2002. Cette perception parait moins évidente rétrospectivement. Un rapport sur les structures et la composition de la Force aérienne devrait apparemment être mis en place au début de 2020. Une nouvelle prise de décision précipitée aujourd'hui peut produire des résultats médiocres et de longs retards en aval. Une répétition de l'acquisition du F-35 devrait être évitée.

Pour explique ce qui ne va pas, la RAAF, tout comme l’US Navy expliquent que le radar du F-35 ne peut effectuer que des recherches à faisceau étroit, plutôt que des recherches à grande distance de navires en mer ou au sol, par exemple. La capacité de frappe en profondeur s’en rescent cruellement, De plus, l’avion ne peut effectuer de frappes longues distance, laissant ainsi l’avantage à l’adversaire.

Autre contrariété, le F-35 est conçu pour être avant tout un avion de frappe air-sol, cependant limité en terme d’emport de charge et de rayon d’action, mais capable de se défense. Le F-35 a été conçu pour être furtif, en réseau et doté de capteurs exceptionnels, mais avec des performances aérodynamiques qui le rende moins  bon qu’un F-16 ou F/A-18 « Hornet ». La réponse est que le F-35 ne peut pas rivaliser avec le F-22 en tant que chasseur de supériorité aérienne, il n'a jamais été conçu comme tel. Au sein de l’USAF, le F-22 apporte furtivité, conscience de la situation et performance au combat tandis que le F-15C dégage une énorme charge de missiles combinée à un radar incroyablement puissant, les deux systèmes se complète en multiplicateur de puissance. Hors, le F-35 n’apportent pas cette complémentarité en profondeur au sein de la RAAF ni de l’US Navy d’ailleurs. La faiblesse de la RAAF repose donc sur la mauvaise redondance du F-35 dans son organisation.

D’autres critiques montrent du doigt les problèmes rencontrés par l’utilisation récente du F-35 au sein de la RAAF. Et notamment les problèmes de fonctionnalité, de cybersécurité (des données de F-35 australiens ayant étés hackées l’année dernière**) et de souveraineté des données associés aux systèmes logistiques ALIS. Et pour terminer, la chaleur produite par les gaz d'échappement de la tuyère, lors de l’utilisation de la postcombustion provoque des «bulles d'eau» sur les matériaux absorbant les radars (RAM), les surfaces de la queue et des dérives horizontales. Ces dommages causés par la chaleur compromettent l'intégrité structurelle de l’arrière de l’avion. Les capteurs sensibles enfouis dans la peau des surfaces de la queue arrière peuvent également s’avérer susceptibles d’être endommagés. Depuis ce type d’incident, les pilotes de F-35 ne peuvent plus utiliser de postcombustion pendant plus de quatre-vingts secondes à Mach 1,3, et quarante secondes à Mach 1,4. Pour réinitialiser l'usage de la postcombustion, les pilotes doivent attendre ensuite trois minutes de vol pour laisser refroidir l’arrière de l’avion.

Réfléchir à l’avenir :

Avant d'entreprendre un examen «urgent» ou de se précipiter pour acheter un nouvel avion de combat, il est essentiel de se pencher sur la méthodologie utilisée, lors de la conception de la future force. L’Australie va se plonger dans une profonde réflexion en vue du recadrage de l’organisation et de l’acquisition de matériel pour l’avenir.

(Source: Lowy Institute; publié le 10 novembre 2019)

Notes :

*le Lowy Institute est un groupe de réflexion indépendant qui travaille sur les questions politiques, économiques et stratégiques internationales du point de vue de l'Australie.

**la valeur des données hackées n’est pas connue officiellement.

Photo : F-35A de la RAAF @ RAAF

 

30/10/2019

Nouvelle commande de F-35 !

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Le ministère de la Défense a finalisé un accord d'achat portant 478 avions F-35 « Lightning II » supplémentaires, pour un montant total de 34 milliards de dollars, ont annoncé des responsables.

Ellen M. Lord, sous-secrétaire à la Défense pour les acquisitions et le maintien en puissance, a annoncé l'accord conclu hier entre le DOD et le constructeur aéronautique Lockheed-Martin lors d'un briefing aujourd'hui au Pentagone.

Les F-35 constitueront l’épine dorsale de l’inventaire de cinquième génération des États-Unis et des pays alliés dans un avenir proche, a-t-elle déclaré.

Selon Lord, l’accord concernant le lot 12 comprend 149 appareils, le lot 13 comprend 160 appareils et le lot 14, 169 appareils.

Le lieutenant-général de l'armée de l'air, Eric T. Fick, responsable du programme F-35, a déclaré que ces lots comprennent 351 des avions F-35A, qui sont le modèle standard utilisé par l'armée de l'air. Il existe également 86 appareils du F-35B, qui est le modèle à décollage vertical utilisé par le Corps des Marines, et 41 des appareils du F-35C, destinés à des opérations avec des transporteurs.

Ces avions ne sont pas tous destinés aux États-Unis. Certains de ces avions sont destinés à des pays partenaires, ainsi qu'à des pays qui ont acheté via des ventes militaires étrangères.

Lord a déclaré que l'acquisition et le maintien en puissance, ainsi que le bureau du programme commun du F-35, étaient axés sur la réduction des coûts de l'aéronef, l'amélioration de la qualité et la livraison à temps.

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Un F-35A à 80 millions de dollars : 

Selon les estimations de Lockheed-Martin, l’objectif de coût par avion de type F-35A devrait atteindre un prix de 80 millions de dollars avec le lot 13.  Il devrait également y avoir une réduction de coût unitaire pour chaque variante de l'aéronef d'environ 12,7% en moyenne lorsque l'on comparait les achats du lot 14 aux achats du lot 11.

Pour autant, si le coût unitaire diminue, l’approvisionnement en pièces détachées n’est pas réglé. En effet, l’augmentation du taux de production s’avère difficile pour la chaîne d'approvisionnement pour l’instant. Une amélioration pourra cependant être envisagée et permettre aux fabricants une livraison plus rapide des pièces sur la chaîne de production, des pièces de rechange et des pièces de rechange sur le terrain.

Des problèmes qui persistent :

Au-delà de ces bonnes nouvelles, de nombreux problèmes subsistent encore sur le F-35 :

Par exemple, la durée de vie des variantes de F-35B adoptées par le Corps de la marine "pourrait n’être que de 2’100 heures de vol au lieu des 8’000 heures prévues.

Les mesures de fiabilité provisoires et de maintenance sur le terrain permettant d'atteindre l'objectif prévu de 80% de capacité opérationnelles ne sont pas atteintes, ce qui signifie moins d'avions disponibles pour l'entraînement et donc diminue l'amélioration de la préparation des pilotes.

Les tests de cybersécurité ont montré que plusieurs vulnérabilités révélées au cours des années précédentes "n'ont toujours pas été corrigées", une tendance alarmante à l'ère des cyberattaques.

Les tests sur les systèmes d'armes de l’US Air Force utilisés dans les attaques air-sol indiquent une précision "inacceptable".

Le coût à l'heure de vol reste 40% plus élévé que les autre appareils en service au sein de l'USAF et l'US Navy

Notes : À l'heure actuelle, quelque 440 avions F-35 ont été livrés à des organisations militaires dans le monde entier, notamment aux États-Unis, en Norvège, en Israël, en Italie, au Royaume-Uni, en Australie, en Corée et au Japon. Le programme F-35 va coûter le plus de 1’500 milliards de dollars sur 55 ans, bien que le coût de chaque avion de type F-35 semble atteindre les 80 millions de dollars d’ici 2020.

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Photos : 1 F-35A@ Larry Grace 2 F-35B @ USMC