17/07/2019

Turquie : la vente de F-35 stoppée !

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Dans un communiqué de la Maison Blanche, le président Trump a annoncé que les Etats-Unis annuleraient la vente de plus de 100 avions de combat  Lockheed Martin F-35A « Lightning II » destinés à  la Turquie en raison de l'acquisition d'un système de défense antimissile russe Almaz-Antei S-400 « Triumph ».

«Ce n’est pas une situation juste», a déclaré Trump aux journalistes alors qu’il entamait une réunion du Cabinet. Décalant clairement sa réticence à interdire la vente d'aéronefs, Trump a réaffirmé que la Turquie, alliée de l'OTAN, était contrainte de satisfaire ses besoins en matière de défense en achetant le système russe S-400 car l'administration Obama ne le vendrait pas au système américain Patriot.

Washington a également menacé d'imposer des sanctions à l'encontre de l'achat de la Turquie. Ankara a répondu que toute sanction serait appliquée en nature.

La livraison des composants du S-400 ont commencé la semaine dernière et se poursuivent. Le ministère turc de la Défense a annoncé qu'un douzième avion russe avec des pièces anti-aériennes avait atterri mardi à l'aérodrome de Murted, près d'Ankara. Après de longs efforts pour acheter un système de défense aérienne des États-Unis sans succès, Ankara a signé un contrat en 2017 pour l’achat des S-400 de Russie.

Depuis lors, les USA ont tenté de proposer une nouvelle offre pour le missile Patriot, mais qui a été refusée par Ankara. On notera également que la Turquie s’était approchée de l’Europe en ce qui concerne le système Eurosam SAMP/T qui aurait dû être développé dans un standard spécifique pour la Turquie.

Nouveaux équipementiers pour le F-35 : 

La Turquie produit entre 6 et 7% des pièces du F-35, au total se sont 8 entreprises turques qui produisent des composants de l’avion ou de son réacteur F-135. Avec la fin de la vente du F-35, La production doit être transférée à d’autres fournisseurs. Ce changement affectera entre 50 et 70 avions, sur une période de deux ans maximum de deux selon le Pentagone. Mais celui qui aura le plus à perdre est l’industrie turque qui se voit privée d’accès à une technologie indispensable pour le développement du futur avion de combat indigène. On parle ici d e12 ans de retard. Pour compenser, la Turquie devra se tourner vers un nouveau fournisseur, russe ou chinois. 

La Turquie hors de l’Otan ?

La question est maintenant ouverte, l’arrivée de S-400 et peut-être même une participation au système S-500 avec l’achat probable d’un avion russe ou chinois, la Turquie a-t-elle encore sa place au sein de l’Otan ? Si le contentieux entre Ankara et les Etats-Unis a pris ses racines en 2003 lorsque l’agression anglo-américaine de l’Irak de Saddam Hussein et le vide ainsi créé avec l’implosion de l’Etat baathiste ont permis aux Kurdes revanchards d’instaurer un Etat de facto indépendant aux portes de la Turquie voisine. Plus récemment, en Syrie, les Etats-Unis sont allés encore plus loin dans leur alliance militaire avec les Kurdes séparatistes de Syrie (YPG/FDS). Sans oublier que de son côté la Turquie à fâché tout le monde avec son soutien aux rebelles islamistes sunnites syriens liés à Al-Qaïda et même à Daech.

Pour autant il n’existe pas de règlement interne au sein de l’Otan en ce qui concerne les achats d’équipement militaire. La Turquie n’est en soi pas en faute. De leurs côtés, les Etats-Unis menace de lancer des sanctions contre la Turquie via la CAATSA, une loi de 2017 par laquelle Washington a déjà sanctionné l'Iran, la Russie et la Corée du Nord.

Ce qui pourrait donc bien faire basculer la Turquie hors de l’Otan concernerait l’acquisition futur de nouveaux systèmes d’armes en provenance de pays extérieurs à l’Alliance Atlantique. De son côté, la Russie doit bien rire, cette action a réussi à diviser les membres de l’Otan, tout en empêchant un encerclement de celle-ci par L’Otan et ses alliés.

Photo : F-35 turc @ Lockheed martin

28/05/2019

La Japon va commander 105 F-35 !

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Je vous l’annonçais en novembre dernier, le Japon lorgnait sur un lot additionnel d’une centaine d’avions de combat Lockheed-Martin F-35. Cette fois c’est confirmé, Tokyo va acheter 105 avions de combat américains F-35 supplémentaires, a annoncé lundi le président américain Donald Trump à l’issue d’un sommet avec le premier ministre japonais Shinzo Abe. Avec cette nouvelle commande, le Japon va devenir le plus grand utilisateur international de F-35.

Rappel :  

Le gouvernement de Shinzo Abe, avait annoncé en décembre dernier un budget record pour la défense et ceci avec comme objectif de contrer la menace militaire de la Chine dans la région et de pouvoir tenir tête face aux pressions russes en ce qui concerne le différent à propos des îles Kouriles.

Les 42 chasseurs que le Japon a déjà commandés sont tous des F-35A. Les 105 avions supplémentaires comprendraient à la fois le F-35A et le F-35B qui viendra prendre place au sein de l’aéronavale renaissante, capable de décollages courts et d'atterrissages verticaux.

À l’heure actuelle, le Japon déploie environ 200 F-15, dont environ la moitié ne peut pas être mis à niveau. Le ministère de la Défense veut remplacer les avions qui ne peuvent pas être modernisés par les 105 F-35, tout en améliorant et en conservant les F-15 restants. Les Mitsubishi F2 seront encore opérationnels, ceux-ci ayant été modernisés en 2012.

Renaissance de l’aéronavale japonaise :

Pour accueillir les F-35B, le gouvernement japonais a l'intention de réorganiser le porte-hélicoptère JS Izumo de la Force d'autodéfense maritime pour qu'il puisse accueillir le nouvel aéronef. Avec l’arrivée du F-35B sur un bâtiment de surface, le Japon voit ainsi son aéronavale reconstituée depuis la fin de la Seconde Guerre-Mondiale. De plus le pays pourra compter sur une force de frappe avancée qui de fait permettra au Japon de disposer d’une véritable nouvelle force de combat.

Le ministère japonais de la Défense a sélectionné le F-35A en tant que futur combattant de la défense aérienne de la prochaine génération. Au total se sont 42 F-35A qui viendront équiper les Forces d’autodéfenses japonaises dans un premier temps. Les 4 premiers F-35A ont déjà été livrés à partir des installations de production de Fort Worth, au Texas. Les livraisons des 38 appareils s’effectuent dorénavant, depuis les installations de Mitsubishi au Japon.

A ce jour, 390 F-35 ont été livrés dans le monde, avec un coût estimé au total à près de 400 milliards de dollars pour l’armée américaine, pour un objectif de près de 2’500 appareils à produire dans les décennies à venir.

 

Photo : F-35A japonais @jasd

 

 

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15/05/2019

Le F-35 rejoint un escadron d’agresseurs !

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C’est une petite surprise, mais il s’agit surtout d’une réaction très intelligente de l’US Air Force. Cette dernière a annoncé la création d'un nouvel escadron d'agresseurs doté d’avion de combat Lockheed-Martin F-35A « Lightning II ». L’objectif étant d’entraîner le combat aérien dissemblable et d'évaluer et de développer de nouvelles tactiques. Ces appareils seront basés à Nellis AFB dans le Nevada au sein de la 57ème escadre. 

Des F-35 de première génération :

Pour ce faire, l’US Air Force va réactiver l’escadron 65 qui recevra des F-35A. Les appareils qui seront affectés à cette unité sont tous des F-35A provenant des premiers lots livrés  et qui sont techniquement inaptes au combat réel. Par contre, ces appareils seront spécifiquement adaptés pour cette mission. Le transfert des F-35A à la 65ème AGRS devrait commencer au début de 2022. La plus part proviendront de la base aérienne d’Eglin. Celle-ci, recevra en contre partie des F-35A fraichement sortis des lignes d’assemblages de Lockheed-Martin. Selon l’US Air Force l’unité des agresseurs dotés de F-35 devrait être constituée pour fin 2023. 

Développer la guerre en réseau :

L'utilisation de F-35 furtifs permettra au 65ème AGRS de reproduire des tactiques et des capacités d'adversaires potentiels de la cinquième génération. On pense par exemple au J-20 chinois et au Su-57 russe. Le système de guerre électronique intégré du F-35A va notamment permettre de « jouer au méchant » et de reproduire de différentes manières et de tromper les systèmes de capteurs alliés. En finalité, il s’agira pour le F-35 de manipuler sa propre signature pour entraîner les pilotes alliés  à se familiariser de ce à quoi le méchant peut ressembler lors d'un combat réel.

Un entrainement multiple :

L’US Air Force veut de part cette décision accentuer la formation de ses unités, tant dans la continuité du combat aérien traditionnel qu’en direction de la guerre en réseau et de la furtivité. On peut reconnaitre ici que l’US Air Force prend très au sérieux la menace posée par les adversaires au cours de la prochaine décennie et que la mission de l'agresseur est absolument essentielle pour y faire face.

Photo : F-35 @USA

07/05/2019

La mauvaise gestion du remplacement des CF-18 !

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Les critiques s’accumulent en direction de l’actuel gouvernement Trudeau en ce qui concerne la gestion du remplacement de la flotte d’avions de combat Boeing CF-18A/B « Hornet ». De nouvelles révélations sur le dossier sont apparues cette semaine. Le dossier enfle un peu plus avec notamment une perte de confiance du voisin américain.

Rappel :

Le Gouvernement Trudeau continue d’affirmer qu’il ne tiendra pas compte du contrat signé par le précédent gouvernement à propos de l’achat du F-35 de Lockheed-Martin. Dans l’attente d’une nouvelle compétition, le gouvernement Trudeau a opté pour l’achat d’une flotte de F/A18 A/B d’occasions en provenance de l’Australie. Cette solution de remplacement en attendant mieux n’est pourtant pas forcément une bonne idée. En effet, il faut se rappeler que l’US Navy va progressivement retirer ses « Hornet » à partir de 2023. De fait, Boeing ne livrera plus de mises à jour des logiciels à cette date. Un problème d’obsolescence va venir se poser rapidement pour ces avions en service. De plus, le potentiel cellule arrivant en fin de vie, il faudra à la Royal Canadian Air Force les utiliser avec une extrême économie, qui prendra d’autant plus raison, si le nouvel avion tarde à être choisi. Du côté de l’opposition c’est l’insatisfaction qui prédomine. En effet, l’argent investit aurait pu être mieux utilisés dans l’achat d’un nouvel avion. Pour de nombreux observateurs, les vieux « Hornet » australiens souffrent déjà de nombreuses pannes et problèmes techniques, en cause le vieillissement des avions. Pour certains, cette solution permet au gouvernement Trudeau de jouer la montre avec l'achat du futur avion et surtout évite de reparler du contrat F-35.

Un nouveau rapport qui met le feu aux poudres :

L’Institut Macdonald-Laurier (ILM), soit un organisme indépendant d’analyse, vient de publier une étude réalisée par Richard Shimooka, chercheur à l’ILM. Celui-ci jette un regard critique sur l’approche du gouvernement pour remplacer la flotte vieillissante de chasseurs CF-18 du Canada. Dans le rapport intitulé : La catastrophe, évaluer les dommages causés par le fiasco des substituts du chasseur canadien, il affirme que la performance d’Ottawa dans ce dossier reflète le scandale SNC-Lavalin et l’affaire Mark Norman, soit deux autres affaires qui gangrènent l’actuel gouvernement.

Pour le chercheur de l’ILM, le gouvernement tente de contourner le processus établi pour répondre à ses intérêts partisans, notamment en ce qui concerne le futur avion de combat canadien.

Il faut comprendre, que l’ancien gouvernement Harper avait signé des engagements en direction de Lockheed-Martin et le F-35. De fait, le Canada est devenu un participant au programme Joint Strike Fighter (JSF) en vue de venir remplacer les CF-18 vieillissants au sein de l’ARC.

«Lors de la campagne électorale de 2015, le Parti libéral avait promis de ne pas acheter les F-35, mais d'utiliser un concours pour identifier, puis acheter un concurrent moins cher… Cette décision s'est avérée impossible, contraire à l'éthique et potentiellement illégale ”Écrit Richard Shimooka.

L’expert met également le doigt sur un problème de coût. En effet, des milliards de dollars ont été perdus dans un processus d’achat visant à combler un manque de capacités artificielles à une menace potentielle pour la relation de défense entre le Canada et les États-Unis, le rapport conclut que les intérêts politiques ont toujours été placés au-dessus des besoins du Canada en matière de défense. Et de continuer sur le fait que "les décisions prises concernant le remplacement des avions de combat CF-18 concernaient uniquement des raisons d’intérêt politique: aucune d’entre elles ne pouvait être revendiquée comme étant dans l’intérêt national du pays". 

Un rapport qui secoue le pays :

Les conclusions du rapport de l’ILM ont attiré l’attention du Bureau du vérificateur général du Canada (BVG) et de hauts responsables américains. Selon des documents jamais vus auparavant, le BVG avait expressément mis le gouvernement en garde contre le choix d'acheter des « Hornet » australiens comme mesure provisoire dans un projet de rapport - et le rapport final du BVG avait été profondément révisé pour masquer cette recommandation.

Pressions américaines :

De son côté, le voisin américain n’est pas resté muet,  des lettres de responsables américains révèlent que «le ressentiment et la méfiance à l'égard du gouvernement du Canada avaient augmenté, en particulier au sein de l'US Air Force». Ces lettres, qui n'ont pas encore été rendues publiques, décrivent les importants avantages stratégiques et économiques pour le Canada, qui de fait est partie prenante du programme JSF. Cependant, ils contiennent également une menace implicite (mais claire) selon laquelle le Canada pourrait être exclu du programme,  si Ottawa poursuivait sa politique actuelle consistant à essayer d'obtenir des retombées industrielles garanties qui, de par leur nature, ne sont pas autorisées dans le cadre du programme JSF.

Le gouvernement Trudeau a volontairement ignoré les faits fondamentaux concernant l'adhésion au programme JSF, y compris des avantages évidents en termes de coût et de capacité fournis par le F-35 et ceci uniquement dans le but de satisfaire son électorat.

Si l’on peut comprendre les réticences du gouvernement canadien en direction du F-35, celui-ci ne pouvait ignorer les accords signés par le précédent gouvernement. Il semble cette fois bien établit, que le Canada soit lié au programme JSF de manière bien plus solide que ce que ne laisse entendre l’actuel gouvernement. Le simple fait de traîner les pieds sur le remplacement des CF-18 confirme un peu plus ce sentiment. Reste à voir comment ce gouvernement va gérer la crise et surtout l’impact de celle-ci sur la nouvelle compétition qui est en préparation. 

Photo : F-35 aux couleurs du Canada @ Lockheed Martin

21/02/2019

Trump bloque la livraison des F-35 turcs !

 

 

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Le président américain Donald Trump a signé un projet de loi sur les dépenses qui bloque le transfert des avions de combat Lockheed-Martin F-35 en direction de la Turquie.

La livraison des avions F-35 à la Turquie sera bloquée jusqu'à ce que le secrétaire d'État américain et le secrétaire à la Défense soumettent une mise à jour du rapport concernant l'achat par la Turquie du système de défense antimissile S-400 russe. Ce rapport doit être rendu d’ici au mois de novembre.

Dans un rapport précédent au Congrès, le Pentagone a déclaré que l'achat par la Turquie des systèmes de missiles russes S-400 pourrait entraîner l'expulsion potentielle d'Ankara du programme F-35 et affecter l'acquisition d'autres armes, notamment l’hélicoptère lourd Boeing CH-47F « Chinook ». 

Cette décision fait suite à la confirmation faite lundi dernier par le président turc Recep Tayyip Erdogan de l’achat du système sol-air, en précisant qu’il n’y aurait pas de renvois de celui-ci au vendeur. La Turquie s'attend à ce que la livraison des missiles S-400 commence cette année.

Le Feuilleton des F-35 turcs :

Le premier F-35 destiné à la Turquie a été livré sous haute tension le 22 juin 2018 dans une ambiance morose. L’avion est actuellement basé à Luke AFB en Arizona où les premiers pilotes turcs vont commencer à s'entraîner avec l'avion. Ce premier appareil devrait ensuite voler en direction de sa future base d’attachement en Turquie d’ici 12 mois. Mais rien n’est jouer pour l’instant. 

Fortes tensions qui perdurent : 

Les relations entre les États-Unis et la Turquie sont devenues très tendues ces dernières années. Les alliés de l'OTAN se sont affrontés ces derniers mois sur l'expansion turque de sa campagne en Syrie et le soutien américain à la milice des Unités de protection du peuple kurde, ainsi que la détention d'un pasteur américain et l'approfondissement des liens avec la Russie. La communauté internationale a également largement condamné la purge des fonctionnaires militaires et des fonctionnaires par le président turc Recep Tayyip Erdogan après une tentative de coup d'Etat en 2016.

Crainte de divulgation de secrets : 

Il faut également rappeler que de son côté l'Agence de coopération pour la défense de la Défense américaine à annoncé que la grande majorité des dirigeants turcs de l’époque avec qui les discussions sur l’achat du F-35 ont eu lieus sont actuellement en prison. De fait, aux Etats-Unis on commence à craindre sérieusement que le gouvernement actuel ne compromette pas les technologies du F-35 en les vendant à d’autres pays ou en les utilisant pour concevoir le futur avion de combat turc.

Les risques : 

En cas de blocage de la vente de F-35, les conséquences seront importantes. En effet, Ankara est un partenaire essentiel du programme F-35, plusieurs composants clés de la motorisation sont fabriqués par des compagnies turques, tandis que le principal centre européen de réparation et de révision du moteur Pratt & Whitney du F-35 se trouve à Eskisehir, au nord-ouest de la Turquie. Le département de la Défense estime qu'il faudra deux ans pour trouver et qualifier de nouveaux fournisseurs pour remplacer toutes les entreprises turques qui sont expulsées du programme. Autre conséquence, pour l’Otan cette fois, le pays pourrait bien refuser l’usage des installations de la base aérienne d'Incirlik, dans le sud de la Turquie, qui est un lieu de lancement essentiel pour les opérations au Moyen-Orient, notamment la campagne contre l'État islamique, et abrite un stock américain de bombes nucléaires B61, pilier de la dissuasion nucléaire américaine en Europe.