18/05/2017

Finlande, le point sur le nouvel avion de combat !

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La Finlande est actuellement en phase d’analyse des réponses préliminaires des avionneurs en ce qui concerne la demande d'information qu'elle a émise dans le cadre du programme HX-FRP pour remplacer sa flotte de Boeing F/A-18C/D « Hornet ».

Selon le calendrier finlandais en vigueur, il est prévu de débuter le processus de sélection officielle au début de l’année 2018. C’est également à cette période que la Finlande demandera un premier devis (RFQ) aux avionneurs en compétition. Selon le chef de projet au ministère de la Défense finlandaise, Lauri Puranen, le cahier des charges doit permettre aux soumissionnaires de proposer une gamme de solutions suffisamment large pour répondre à un certains nombres de scénarios clés.

Les bases du projet :

La Finlande ne veut pas sacrifier sa capacité d’engagement en temps de paix et doit pouvoir compter sur une dotation lui permettant un engagement sur de longs mois en cas de situation tendue au niveau international. Pour ce faire la Force aérienne veut un minimum de 64 nouveaux avions de combat multirôle, soit la même dotation qu’actuellement. Pour la Finlande il n’est pas question de sacrifier sa capacité d’action. L’avion doit pouvoir évoluer en réseau connecté avec les systèmes de défenses au sol et le reste de l’armée. Pour cette acquisition la Finlande prévoit un budget d’acquisition dans une fourchette allant de 9 à 11 milliards de dollars. A noter, que la Finlande estime que les coûts à l'heure de vol pourraient atteindre trois fois le montant du prix d'achat sur une période de 30 ans. Cette donnée sera prise en compte pour le choix final.

Les aéronefs en compétitions:

On retrouve une nouvelle fois les grands classiques du moment, avec le Lockheed-Martin F-35 «Lightning II», le Saab JAS-39 Gripen E MS21,  l’Eurofighter «Typhoon II» T3A/B Block20 et le Dassault Rafale F3-R, ainsi que le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Le Hornet en Finlande : 

C’est en 1992 que la Finlande décida d’acquérir 64 F/A-18 C/D «Hornet» pour remplacer les bons vieux MiG-21 et Saab J-35 «Draken». A l’époque, les Hornet finlandais ne sont pas complètement équipés, notamment en matière de guerre électronique et d’avionique, ce qui avait permis à l’époque de faire baisser le prix d’achat. Mais dès le début des années 2000, la Finlande décida d’équiper ses « Hornet » des systèmes manquants. Depuis les « Hornet » finlandais ont reçu les missiles air-air à moyenne portée de type AIM-120 AMRAAM avec un système de système de visée plus performant et de doter ceux-ci, du système de guerre électronique AN/ALQ-67.

Le groupe de travail du ministère de la Défense finlandais a recommandé que la flotte de F/A-18C/D puisse entrer en retraite durant la période 2025-2030. A signaler, que la Finlande considère que le coût d'un programme d'extension de vie des « Hornet » est à la fois risqué et prohibitif.

Essais et choix :

Les essais des aéronefs proposés auront lieu à la fin de 2019 et au début de 2020 afin de démontrer la performance dans des conditions météorologiques difficiles. La sélection est prévue pour 2021, avec des livraisons en cours d'exécution entre 2025-2030.

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Photos : Boeing F/A-18C « Hornet » finlandais@ Cristain Schrik

12/05/2017

Canada : fronde contre l’achat de Super Hornet !

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Ottawa, le feuilleton du nouvel avion de combat semble prendre une nouvelle tournure. En effet, des politiciens canadiens ont recommandé que le pays annule son projet d'acquisition de 18 Boeing F/A-18E/ F « Super Hornet », décrivant le plan comme une «décision politique» qui ne peut servir ni l'aviation ni les contribuables.

Un comité sénatorial canadien pour la défense s’est créé pour refuser la décision du gouvernement Trudeau d’acquérir le « Super Hornet » en tant que mesure provisoire. Le Canada prévoit d’acquérir le standard BlockII du « Super Hornet ». Celui-ci pourrait également à l’avenir évoluer au BlockIII, soit « L’Advanced Super Hornet ». En matière de coûts, le gouvernement canadien estime qu’un « Super Hornet » standard se négocie aux allentours de 65 millions de dollars US. En fonction des options choisies, le coûts total pourrait attendre les 90 millions de dollars US, soit une facture encore très inférieure à celle du F-35.

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Ce comité de sénateurs indique dans un rapport nommé « Réinvestir dans les Forces armées canadiennes » publié au début du mois de mai, que le déménagement sera coûteux, entre 5 et 7 milliards de dollars et limitera la capacité de la Royal Canadian Air Force (RCAF) à être totalement interopérable au sein du NORAD et de l'OTAN. Il cite une lettre écrite par 13 anciens officiers supérieurs de l'ARC qui soutient que l'acquisition d'une telle flotte, partageant seulement des points communs limités avec ses combattants actuels sera inutilement coûteuse. Ce comité demande au gouvernement à d'entamer "immédiatement" un concours pour sélectionner le remplacement des FC-18, avec une décision à prendre avant le 30 juin 2018.

Analyse :

En fait ce n’est pas tant le « Super Hornet » qui est visé, mais bien l’idée d’une acquisition provisoire. Il faut se rappeler que le gouvernement Trudeau avait assuré avant d’être élu, qu’il combattrait le choix du Lockheed-Martin F-35. Avec cette décision d’achat du « Super Hornet » le nouveau gouvernement ne fait que satisfaire à court terme son électorat. Mais la vraie question n’a pas été résolue pour autant, le Canada devra un jour ou l’autre se décider pour l’achat en nombre suffisant d’un nouvel avion de combat et ne pourra pas continuellement se retrancher derrière une solution « provisoire ». Le gouvernement Trudeau se retrouve aujourd’hui face à son devoir de décision.

 

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Photos : 1 Le Canadian Solo Display 2017 @ RCAF 2 Super Hornet @ Boeing 3 F-35@ Lockheed-Martin

 

 

 

03/04/2017

Les F-22 et F-35 ne peuvent communiquer !

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Le problème est connu, mais il n’est toujours pas réglé, les avions de la cinquième génération qui équipent l’US Air Force n’arrivent pas à communiquer. Le Lockheed-Martin F-35A « Joint Strike Fighter » et F-22A « Raptor », ne peuvent toujours pas transmettre des données entre eux.

Aujourd'hui, le réseau de données du F-22 (Link16) ne peut recevoir que des données du F-35. De son côté le F-35 peut à la fois transmettre et recevoir des données avec des avions plus anciens comme les F-16 et les F-15 et ceci à travers le réseau de liaisons16 existant pour ces appareils. Mais le F-35 n’arrive toujours pas à recevoir les informations transmises par les F-22.

Les raisons du problème :

Les F-22 fonctionne avec une liaison Link 16 en lien avec des données intra-vol (IFDL), tandis que le F-35 utilise une liaison Link 16 qui englobe le Multi -Function Advanced Datalink (MADL). Hors, Les essais montrent que l’IFDL et le MADL ont une capacité d'interception à faible probabilité d'interception entre-elles. A contrario, les F-15C et F-22 peuvent communiquer à l'aide du de la nacelle « Talon HATE ».

De plus, il apparaît que le système MADL du F-35 a été conçu pour afficher des informations et les donner au pilote du F-35 uniquement. Les ingénieurs du système MADL semblent avoir oubliés d’y avoir intégré une passerelle permettant de transférer les informations sur le réseau de données Link16 permettant ainsi le partage des communications.

Le drame de cette histoire oblige l’US Air Force à revoir complément ses tactiques de combat avec le F-35 en pointe de l’attaque ,car celui-ci se retrouve isolé des autres appareils et surtout du F-22, dont il est pourtant le binôme de supériorité aérienne. Pour terminer cette navrante histoire, il n’est pas prévu pour l’instant dans le budget du F-35 d’amélioration pour ce problème.

 

Photo : Les F-22 et F-35 peuvent voler ensemble mais ne peuvent partager des informations @ USAF

 

 

 

15/03/2017

Le Canada prépare l’achat de Super Hornet !

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Le Canada vient de franchir une nouvelle étape dans sa volonté d’acquérir une flotte transitoire composée de 18 Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » avec une lettre de demande d’information au gouvernement américain.

Le Canada attend une réponse des États-Unis pour cet automne, indique un communiqué de presse du gouvernement du 14 mars. De fait, nous assistons à la première partie des négociations entre le gouvernement du Canada, le gouvernement américain et l’US Navy pour déterminer les besoins canadiens pour ces appareils, les configurations possibles et ce qui sera inclus dans le «package» final.

Le Canada prévoit d’acquérir le standard BlockII du « Super Hornet ». Celui-ci pourrait également à l’avenir évoluer au BlockIII, soit « L’Advanced Super Hornet ». En matière de coûts, le gouvernement canadien estime qu’un « Super Hornet » standard se négocie aux allentours de 65 millions de dollars US. En fonction des options choisies, le coûts total pourrait attendre les 90 millions de dollars US, soit une facture encore très inférieure à celle du F-35.

Par ailleurs, on apprend que Boeing et le nouveau gouvernement américain s’engagent à appliquer la politique des avantages industriels et technologiques à cette acquisition potentielle, ce qui oblige les fournisseurs à faire des investissements au Canada égaux à 100% de leur valeur contractuelle.

 Les États-Unis et le Canada pourraient conclure un accord officiel sur la flotte de « Super Hornet » au début de 2018.

 

Photo: Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » @ USN

14/02/2017

Boeing propose son Advanced Super Hornet comme alternative !

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Boeing semble poussé par les récentes déclarations du président D. Trump en ce qui concerne le F-35. En effet, l’avionneur vient de déclarer qu’il était prêt à lancer la production de son F/A/18 E/F  « Super Hornet » Block III connu jusqu’ici sous la dénomination « Advanced Super Hornet ».

L’alternative Super Hornet Block III :

Le « Super Hornet » Block III est maintenant prêt pour la production après un développement de cinq ans. Du côté de la Marine américaine, l’intérêt est particulièrement important car les derniers appareils commandés seront livrés en 2018 et il va bien falloir combler les retards de techniques et de livraisons du F-35. Une décision devrait donc bientôt tomber en ce qui concerne une réattribution potentielle des fonds du F-35 en direction du nouveau standard du « Super Hornet ». Et ceci d’autant plus, que la Marine américaine n’est toujours pas satisfaite des capacités du F-35C.

Pour Boeing, une commande de  « l’Advanced Super Hornet » de la part de l’US Navy lui ouvrirait également la possibilité d’offrir une mise à jour des « Super Hornet » en service dans le monde, mais aussi la capacité de prospecter de nouveaux clients en offrant le nouveau standard dans les compétitions qui se préparent.

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L’Advanced Super Hornet (Super Hornet Block III) :

Le projet «Advanced Super Hornet» est basé selon le constructeur Boeing sur le même principe que le F-15 « Silent Eagle ». L’objectif étant de répondre aux besoins anticipés de la crise à des fins de coût-efficacité améliorés concernant des technologies de furtivité. Cette solution permet avec un coût abordable, de répondre aux futurs besoins de survie d’un avion de combat. Tout comme sur le « Silent Eagle », on appliquer une amélioration de la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle.

Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la  cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous les ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. L’avionique comprend un écran géant couleur. L’avion est doté d’un capteur IRST. En matière de motorisation, l’appareil est doté de deux General Electric F414-440 qui augmentent la puissance de 20%.

Selon Boeing, le « Super Hornet Block III » peut ainsi effectuer la plupart des missions imaginées pour le F-35C à l’exception de la pénétration furtive.

 

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Photos : le prototype du Super Hornet BlockIII  @ Boeing