21/02/2019

Trump bloque la livraison des F-35 turcs !

 

 

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Le président américain Donald Trump a signé un projet de loi sur les dépenses qui bloque le transfert des avions de combat Lockheed-Martin F-35 en direction de la Turquie.

La livraison des avions F-35 à la Turquie sera bloquée jusqu'à ce que le secrétaire d'État américain et le secrétaire à la Défense soumettent une mise à jour du rapport concernant l'achat par la Turquie du système de défense antimissile S-400 russe. Ce rapport doit être rendu d’ici au mois de novembre.

Dans un rapport précédent au Congrès, le Pentagone a déclaré que l'achat par la Turquie des systèmes de missiles russes S-400 pourrait entraîner l'expulsion potentielle d'Ankara du programme F-35 et affecter l'acquisition d'autres armes, notamment l’hélicoptère lourd Boeing CH-47F « Chinook ». 

Cette décision fait suite à la confirmation faite lundi dernier par le président turc Recep Tayyip Erdogan de l’achat du système sol-air, en précisant qu’il n’y aurait pas de renvois de celui-ci au vendeur. La Turquie s'attend à ce que la livraison des missiles S-400 commence cette année.

Le Feuilleton des F-35 turcs :

Le premier F-35 destiné à la Turquie a été livré sous haute tension le 22 juin 2018 dans une ambiance morose. L’avion est actuellement basé à Luke AFB en Arizona où les premiers pilotes turcs vont commencer à s'entraîner avec l'avion. Ce premier appareil devrait ensuite voler en direction de sa future base d’attachement en Turquie d’ici 12 mois. Mais rien n’est jouer pour l’instant. 

Fortes tensions qui perdurent : 

Les relations entre les États-Unis et la Turquie sont devenues très tendues ces dernières années. Les alliés de l'OTAN se sont affrontés ces derniers mois sur l'expansion turque de sa campagne en Syrie et le soutien américain à la milice des Unités de protection du peuple kurde, ainsi que la détention d'un pasteur américain et l'approfondissement des liens avec la Russie. La communauté internationale a également largement condamné la purge des fonctionnaires militaires et des fonctionnaires par le président turc Recep Tayyip Erdogan après une tentative de coup d'Etat en 2016.

Crainte de divulgation de secrets : 

Il faut également rappeler que de son côté l'Agence de coopération pour la défense de la Défense américaine à annoncé que la grande majorité des dirigeants turcs de l’époque avec qui les discussions sur l’achat du F-35 ont eu lieus sont actuellement en prison. De fait, aux Etats-Unis on commence à craindre sérieusement que le gouvernement actuel ne compromette pas les technologies du F-35 en les vendant à d’autres pays ou en les utilisant pour concevoir le futur avion de combat turc.

Les risques : 

En cas de blocage de la vente de F-35, les conséquences seront importantes. En effet, Ankara est un partenaire essentiel du programme F-35, plusieurs composants clés de la motorisation sont fabriqués par des compagnies turques, tandis que le principal centre européen de réparation et de révision du moteur Pratt & Whitney du F-35 se trouve à Eskisehir, au nord-ouest de la Turquie. Le département de la Défense estime qu'il faudra deux ans pour trouver et qualifier de nouveaux fournisseurs pour remplacer toutes les entreprises turques qui sont expulsées du programme. Autre conséquence, pour l’Otan cette fois, le pays pourrait bien refuser l’usage des installations de la base aérienne d'Incirlik, dans le sud de la Turquie, qui est un lieu de lancement essentiel pour les opérations au Moyen-Orient, notamment la campagne contre l'État islamique, et abrite un stock américain de bombes nucléaires B61, pilier de la dissuasion nucléaire américaine en Europe.

06/01/2019

Air2030, la grande farce du Parti Socialiste !

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Le Parti Socialiste veut donner de la voix en ce qui concerne le projet Air2030. Pour lui, le modèle proposé par le DDPS est trop cher et ne correspond pas à une armée moderne. Pour cela, le PS propose son propre modèle et nous allons voir, que celui-ci est en soi une vaste fumisterie. Il semble donc bien que PS qui trouvait que la police du ciel était inutile, il y a peu, a retourné sa veste histoire de plaire en vue des prochaines élections Fédérales.

La proposition socialiste :

Pour le PS les avions proposés dans le cadre du projet Air2030 sont trop chers et surtout dépassés ! De fait, les socialistes proposent d’évaluer les avions suivants : le M-346 de l’italien Leonardo, l’Aerovodochody L-159 et le sud-coréen KAI T-50. Ces avions coûtent entre 10 et 20 millions d'euros chacun. À titre de comparaison: les jets que la Suisse souhaite acheter (Rafale, Eurofighter, Gripen, F-35, Super Hornet) coûtent 100 millions et plus chacun selon, le PS. On notera que le PS cherche également à faire patienter jusqu’à l’arrivée des futurs avions comme le Scaf et le Tempest. Le nombre de jets légers devant être achetés "dépend également du type acheté", explique le responsable de la sécurité du PS Zurich, Priska Seiler Graf. "L'ordre de grandeur est une douzaine visant à assurer la sécurité de l'espace aérien dans la force aérienne en attendant le départ à la retraite des F/A-18.

En ce qui concerne le système sol-air, le PS préconise un achat limité à 1,2 milliards de nos francs. Pour ce faire, le SP s’appuie sur une défense aérienne au sol bien plus grande que celle prévue par Parmelin. "Deux cloches de protection" doivent être installées: une pour 1,1 milliard d'euros et distribuée dans tout le pays, à courte et moyenne portée. En outre, une artillerie antimissile guidée d’une portée de 200 kilomètres et pour environ 1,2 milliard de dollars. Au total, le concept de SP coûterait 4 milliards.

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Rappel des besoins pour Air2030 :

L’ensemble de la flotte doit être mesure de réaliser les prestations suivantes : 

  • fournir les prestations journalières de police aérienne, 24 heures sur 24, et imposer les restrictions d’utilisation de l’espace aérien suisse.
  • lors de tensions accrues, intervenir dans un délai de quelques minutes (QRA) dans l’ensemble de l’espace aérien suisse avec des avions de combat en cas de violation de l’espace aérien par des avions civils non coopératifs, des avions militaires de transport, des drones et des avions de combat pénétrant dans l’espace aérien.
  • en situation de défense, en combinaison avec la défense sol-air, empêcher un adversaire, pendant une durée limitée, d’obtenir la supériorité aérienne et, dans le même temps, appuyer l’armée avec du feu opératif au-delà de la portée de notre propre artillerie et avec de la reconnaissance aérienne.

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Données servant de base de calcul pour le dimensionnement de la flotte : la taille de la flotte doit permettre :

  • en situation normale, d’assurer le service journalier de police aérienne ainsi que l’instruction et l’entraînement.
  • lors de tensions accrues, de maintenir une présence permanente dans les airs d'au moins quatre avions pendant au moins quatre semaines.
  • en cas d'attaque armée, d'engager, parallèlement à l’accomplissement des tâches de défenseaériennedes avions de combat pour la reconnaissance aérienne et pour frapper des objectifs au sol. 

Exigences relatives à l’acquisition du prochain avion de combat et d’un nouveau système de défense sol-air. Le paquet logistique doit être dimensionné au minimum pour : 

  • assurer en permanence le service de vol lorsque les frontières sont ouvertes et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger peut être garanti ; 
  • assurer la souveraineté sur l’espace aérien pendant approximativement six mois, de même que l’instruction et l’entraînement lorsque les frontières sont fermées et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger ne peut pas être garanti. 

Les deux systèmes (avions/système sol-air) doivent pouvoir communiquer à travers la fusion des données et permettre de contrer les aéronefs modernes, drones divers, appareils furtifs, missiles balistiques.

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La défense sol-air de grande portée doit être en mesure, seule ou en combinaison avec les avions de combat, de protéger des secteurs et, ce faisant, de combattre en premier lieu des objectifs dans l’espace aérien moyen ou supérieur. La surface à couvrir doit être de 15’000 km système doit disposer d’une grande portée, c’est-à-dire atteindre une altitude d’engagement de plus de 12’000 m (verticalement) et une portée supérieure à 50 km (horizontalement). 

L’affabulation socialiste :

Au vue des exigences du cahier des charges qui est en parfaite adéquation avec les nouvelles menaces, le modèle socialiste est une énorme farce. Pourquoi ?

Les aéronefs proposés par le PS sont issus d’avions formateurs et ne sont pas des intercepteurs multirôle. De plus, ces appareils en version combat  (light attack) sont spécialisés pour l’attaque au sol légère et dans certains cas l’interception à courte distance. Par ailleurs, ces appareils ne disposent pas de radars modernes AESA avec une portée suffisante. Pires, ces avions écoles ne possèdent pas la postcombustion et encore moins le nouveau mode « supercroisière ». Le manque de puissance électronique et de capteurs ne permet pas une une redondance adaptée en mode « Electronic Warfare » 

Incapable d’effectuer la police du ciel !

Les avions proposés par le PS sont incapables de faire la police du ciel en temps de paix, car trop lent, ils ne peuvent rejoindre un avion civil à haute altitude. Le KAI T-50 le pourrait, mais de manière limitée, car sont radar ancien, serait insuffisant dans des conditions climatiques hivernales par exemple.

Exemples concrèts :

Pour Leonardo le concepteur du M-346 LCA (Light Combat attack) l’avion ne peut effectuer la police du ciel que face à aéronefs lents comme des hélicoptères et des avions de tourismes.

Aux Philippines le FA-50, soit la version armée du T-50 de KAI n’est utilisée que pour la lutte antiguerrilas islamistes. Pour la police du ciel, Manille prévoit d’acquérir, des Gripen ou des F-16. 

En résumé :

Les avions proposés par le modèle socialiste sont incapables d’assurer :

Le police du ciel en temps de paix face à des avions civils à réaction.

Incapable de défendre l’espace aérien en temps de crise et de guerre, ils seraient détectés et abattus avant même que le pilote ne puisse voir l’ennemi.

Incapable d’assurer une sécurité aérienne en binôme avec le système sol-air, par manque de puissance électronique.

Ne peuvent assurer une protection en matière de cyberguerre en terme liaison.

Un vol en binôme avec des drones.

Les PS détourne la théorie McCain :

Selon le PS, feu le Sénateur McCain a posé la théorie qu’il faut  un "mélange intelligent" dans la Force aérienne: d'un côté, de gros avions de combat coûteux et de l’autre d’avions légers et peu coûteux.

Ce que le PS ne dit pas, vient du fait que McCain parlait de l’Armée américaine. Hors la Suisse n’a pas le budget militaire des USA et ne participent pas à des « opérations extérieurs ». La comparaison s’arrête là. Quant aux avions légers, le Sénateur McCain faisait allusion aux appareils de type turbopropulseurs spécialisés dans la lutte antiguérillas. Quel intérêt pour notre pays ? Aucun !

En ce qui concerne le système sol-air :

Le PS propose d’acquérir pour 1,2 milliards de nos francs un système sol-air proposé par le DDPS. Sauf que le PS semble ne pas connaître les prix. En effet, pour acheter un système minimal qui comprend 4 lanceurs de missiles et deux centrales radars, il faut compter entre 1,8 et 3 milliards  en fonction du système choisi. Même en choisissant le moins onéreux la facture sera sensiblement plus élevée que celle proposée par les socialistes 

Exemple : La Suède a choisi le plus cher,  soit le Raytheon Patriot PAC-3, soit une facture en Chf de 2,8 milliards.

Le Air2030 ne prend pas encore en compte la défense sol-air courte portée, soit le remplacement des missiles Stinger et radar «PSTAR ». Et pour cause ce remplacement est prévu à partir de 2025 pas avant. Mais les socialistes proposent 1,1 milliards pour ce remplacement, sauf que les systèmes de remplacement ne pourront être testés avant 2023, car ils ne sont pas encore disponibles sur le marché.

Le PS prétend offrir une plus grande protection aérienne sol-air que celle proposée par le DDPS. Mais c’est faux. D’une part, par le manque de moyens financiers et de l’autre un décalage technique par rapport aux systèmes de courte portée encore indisponibles. Le PS néglige également la topographie spécifique de la Suisse qui de part ses montagnes et collines réduisent les capacités de détection en profondeur des radars au sol des systèmes de DSA. Sans oublier que la DSA est une arme de guerre, elle ne peu remplacer la flexibilité d’un avion de combat multirôle.

Le « low cost » inefficace, donc trop cher :

Au total, le concept de parti Socialiste coûterait 4 milliards selon ses dires. Ce modèle « low cost » s’avère inapplicable, inefficace, car ne remplissant pas les exigences même minimales du cahier des charges. Pires, ce modèle serait voué à un échec en terme de fonctionnement et rimerait avec une perte financière.  

La leçon :

La proposition socialiste est doublement dangereuse, d’une part elle pourrait séduire des citoyennes et citoyens qui n’ont pas de connaissance suffisantes dans le domaine aérien, ni en ce qui concerne la culture militaire. Un double danger en vue du futur vote sur l’achat d’avion. De l’autre, il s’agit pour le PS de faire croire que celui-ci est un acteur fiable dans le domaine de la sécurité et ceci en vue des votations fédérales de 2019. Il n’en est rien, le PS a toujours comme but de supprimer l’armée, ce modèle est un trompe l’œil. Par contre, il renforce la conviction que le projet Air2030 est bon et doit être poursuivi sans délai, car celui-ci permet une réelle protection de l'espace aérien tout temps et répond aux besoins de la guerre hybride.

 

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Photos : 1 Hornet & F-5 @ Marc Wenger 2L-39NG, M-346FT, FA-50 du PS3Les avions proposés par le DDPS Rafale, Gripen E, Super Hornet, Eurofighter, F-35

 

 

 

31/12/2018

Le Congrès veut limiter l’achat de F-35 !

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Washington, le Bureau du budget du Congrès a présenté au gouvernement fédéral américain un certain nombre d’idées permettant de réduire les coûts, notamment la réduction du nombre d’achats supplémentaires de Lockheed-Martin F-35 « Lightning II », le retrait des flottes de bombardiers Rockwell B-1B Lancer et reporter le développement du bombardier furtif Northrop Grumman B-21.

Réduire le déficit :

Dans le cadre du rapport intitulé "Options pour réduire le déficit: 2019 à 2028", la CBO a décrit des dizaines de réductions des dépenses discrétionnaires, au sein et en dehors du département de la Défense, qui pourraient réduire l’écart entre les recettes et les dépenses du gouvernement américain. L’analyse de l’agence a été faite à la lumière d’un déficit fédéral qui devrait atteindre en moyenne 5,1% du PIB entre 2022 et 2025, pertes qui entraîneraient la dette du gouvernement fédéral à des niveaux supérieurs à ceux de la Seconde Guerre mondiale.

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Développement de la mixité :

Le plan visant à annuler des achats supplémentaires de F-35 entre 2019 et 2028, devrait permettre de réaliser une économie de 13 milliards de dollars pour le Pentagone, selon le CBO. Au lieu d’acheter le F-35, l’US Air Force achèterait 510 F-16 Fighting-Falcon au standard « Block70/75 « Viper » ainsi que 250 F-15 « Advanced Eagle » et la Marine et le Corps des Marines achèteraient 394 F/A-18 « Advanced Super Hornets jusqu’en 2028. Ces achats auraient lieu dans les mêmes délais que celle actuellement en place pour les F-35. Les services continueraient à exploiter les 429 F-35 déjà achetés.

«L’avantage de cette option est qu’elle réduirait les coûts de remplacement des avions de combat plus anciens du DoD tout en fournissant aux nouveaux F-15 , F-16 et F/A-18  avec des capacités améliorées (notamment des radars modernes, des armes de précision et des communications numériques). Ces avions sont capables de vaincre la plupart des menaces auxquelles les États-Unis sont susceptibles de faire face dans les années à venir », indique la CBO. "Les F-35 déjà achetés renforceraient le dispositif furtif de bombardiers B-2 et F-22 actuellement en service, ce qui améliorerait la capacité des services à opérer contre des adversaires dotés de systèmes de défense anti-aérienne sophistiqués."

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Le risque de retarder le B-21 :

Cependant, le changement le plus important dans les plans d'achats de l'US Air Force pourrait être de retarder le développement du bombardier furtif B-21, ce qui permettrait d'économiser environ 32 milliards de dollars entre 2020 et 2028, selon le CBO. Le B-21 devrait entrer en service entre le milieu et la fin des années 2020. Un des avantages de cette approche serait que le programme B-21 pourrait tirer parti des futures technologies aérospatiales non encore disponibles, soutient le CBO.

«Tirer parti des développements technologiques futurs pourrait être particulièrement utile pour les systèmes d’armes qui devraient être utilisés pendant plusieurs décennies», explique l’agence. «Même avec 10 ans de retard, un nouveau bombardier serait encore disponible avant que les bombardiers d’aujourd’hui n’aient atteint la fin de leur vie utile.»

Correction de doctrine :

On le perçoit depuis un certain temps, la doctrine du "tout furtif"avec les F-22 et F-35 ne séduit plus. En cause, les coûts d’achat et d’heures de vol qui péjorent la dotation. Hors, il est devenu évident que la dotation avec un nombre d’avions suffisant pour permettre de tenir lors d’opérations extérieures (OpEx) et de maintenir un nombre adéquat d’aéronefs pour assurer la sécurité du territoire américain, l’entraînement et la formation de nouveaux pilotes n’est pas compatible avec un nombre restreint d’avions fussent-ils furtifs.

 

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Photos : 1 mixité F-35/F-15@ USAF 2 F-15 Advanced 3 Advenced Super Hornet@ Boeing 4 F-16 Viper @ lockheed Martin

09/12/2018

Les F-35 italiens ont atteint la capacité opérationnelle initiale !

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L'armée de l'air italienne a déclaré que sa flotte de Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » avait atteint la capacité opérationnel initiale (IOC), faisant de cette force la première en Europe à atteindre cet objectif.

L’Aeronautica Militare, prévoit d’acheter 60 avions de décollage et atterrissage conventionnels F-35A et 15 avions de décollage court et à décollage rapide F-35B (STOVL), tandis que la marine, Marina Militare, envisage d’acquérir 15 STOVL F-35B.

Ce succès a été officiellement souligné par le Général Alberto Rosso, chef de l’armée de l’air italienne, lors de la 4ème formation au pilotage du programme de leadership tactique à la base aérienne Amendola en Italie.

"Un jour important pour l'armée de l'air italienne: le premier en Europe à atteindre la capacité opérationnelle initiale du F-35", a-t-il déclaré.

Les F-35 commandés remplaceront les 253 Panavia "Tornado", les "AMX" Fighter Bombers et les AV-8B "Harrier" en service. L'Italie héberge l'unique installation d'assemblage final et de commande du F-35 en dehors des États-Unis. Le centre sert également de centre d'excellence européen pour la maintenance, la réparation, la révision et la mise à niveau de l’avion.

De grosses incertitudes :

Malgré un rôle important dans la production et la maintenance du F-35, le pays s’est montré modéré en ce qui concerne le programme. En juillet 2018, la ministre de la Défense nationale, Elisabetta Trenta, a déclaré que le pays envisageait de limiter la commande totale d'avions et éventuellement de la réduire. Depuis, l'Italie ralentit la livraison de l'avion, dans le cadre d'un effort visant à répartir le coût du programme. Actuellement, six appareils sont en cours de montage au sein de la ligne d’assemblage italienne d’Alenia Aermacchi à Cameri situé près de Novare, qui produit 40% des ailes pour tous les F-35A dans le monde entier, en tant que deuxième fournisseur de source pour Lockheed-Martin. Le coût unitaire initial serait de 106 millions d’euros pour le F-35A produit en Italie. La baisse possible et déjà annoncée en 2015 par lenaicne gouvernement italien du nombre de F-35 pour l’Italie n’est en soi pas une bonne nouvelle pour les coûts de production de l’avion en Italie, ni sur l’avenir de cette chaine d’assemblage. AleniaAermacchi se repose maintenant grande partie sur la  futur maintenance des F-35 en service dans les pays européens pour pouvoir justifier le maintien du site. Le choix de Leonardo d’entrer dans le futur programme Europeén « Tempest » avec les anglais de BAe Systems tent a démontrer que les italiens ne sont que moyennement satifaits du programme F-35. De fait, la participation au « Tempest » permettra d’assurer la survie du site italien, ce que le F-35 ne peut assurer complètement.

 

Photo :Le F-35 associés a l’Eurofighter représente l’avenir de L’Aeronautica Militare @ AM

01/12/2018

Coup de théâtre: Taïwan préfère le F-16 « Viper » au F-35 !

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Taïwan, en fin de semaine un communiqué de l’armée taïwanaise a confirmé que celle-ci, à renoncé à son projet d’achat de plusieurs avions de combat Lockheed-Martin F-35A et continuera au contraire à  travailler sur un l’acquisition d’un nouveau lot, portant cette fois sur 66 avions Lockheed-Martin F-16 « Viper » neufs. L'avionneur américain reste gagnant, mais perd ici l'occasion de placer sa dernière création.

Remplacement des vénérables F-5 E/F « Tiger II » :

Selon l’armée de l’air taïwanaise (ROCAF), ce futur achat doit permettre de venir remplacer la flotte d’avions de combat Northrop F-5 E/F « Tiger II » de la base aérienne de Zhi-Hang, dans le comté de Taitung. Les 66 appareils F-16V devraient ainsi venir renforcer la défense de la région contre les navires de guerre chinois et autres menaces.

L’armée taïwanaise a commencé à travailler sur l’achat de F16 « Viper » neufs en août, et le ministère de la Défense nationale espère demander un devis aux États-Unis d’ici à la fin de l’année, d’après le dernier communiqué. De leurs côtés, les États-Unis devant confirmer le prix et la disponibilité au milieu de 2019. Des paiements seraient alors effectués par le biais du budget du ministère de la Défense nationale pour 2020. .

Les États-Unis sont ouverts à la possibilité de concéder à Taiwan une licence sur la propriété intellectuelle et l’expertise en matière de chaîne de production relative à la production de F-16V, offrant ainsi une opportunité pour le développement de l’industrie et de l’emploi taïwanais, selon des rapports.

Selon les prix internationaux, la vente de 66 chasseurs F-16 « Viper » neufs représenterait environ 10 milliards de dollars américains (avec armement, pièces détachées et simulateurs). Le prix serait plus élevé si Taiwan  décide de mettre en place une chaîne de montage sur place.

Unification de la flotte de F-16 :

 Ce choix en direction du dernier standard du F-16 disponible, n’est en soi pas une surprise. En janvier 2017, l'armée de l'air taïwanaise a commencé à moderniser sa flotte existante de 145 chasseurs F-16A/B pour un coût total de 3,46 milliards de dollars américains pour porter les appareils actuels au standard Block70 « Viper ». Le premier de ces combattants améliorés a pris son envol en octobre 2018 et le projet devrait être achevé avant 2022. Un nouveau lot de « Viper » viendrait compléter les appareils actuels en offrant plusieurs avantages : le nombre, le prix et la facilité d’intégration.

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Article concernant l’arrivée des premiers F-16 modernisés à Taïwan :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2018/10/23/taiwan-a-commence-a-recevoir-ses-f-16-viper-866409.html

 

Photos : 1Image de synthèse F-16 « Viper » @ Lockheed-Martin 2F-16 A taïwanais @ ROCAF