09/12/2018

Les F-35 italiens ont atteint la capacité opérationnelle initiale !

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L'armée de l'air italienne a déclaré que sa flotte de Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » avait atteint la capacité opérationnel initiale (IOC), faisant de cette force la première en Europe à atteindre cet objectif.

L’Aeronautica Militare, prévoit d’acheter 60 avions de décollage et atterrissage conventionnels F-35A et 15 avions de décollage court et à décollage rapide F-35B (STOVL), tandis que la marine, Marina Militare, envisage d’acquérir 15 STOVL F-35B.

Ce succès a été officiellement souligné par le Général Alberto Rosso, chef de l’armée de l’air italienne, lors de la 4ème formation au pilotage du programme de leadership tactique à la base aérienne Amendola en Italie.

"Un jour important pour l'armée de l'air italienne: le premier en Europe à atteindre la capacité opérationnelle initiale du F-35", a-t-il déclaré.

Les F-35 commandés remplaceront les 253 Panavia "Tornado", les "AMX" Fighter Bombers et les AV-8B "Harrier" en service. L'Italie héberge l'unique installation d'assemblage final et de commande du F-35 en dehors des États-Unis. Le centre sert également de centre d'excellence européen pour la maintenance, la réparation, la révision et la mise à niveau de l’avion.

De grosses incertitudes :

Malgré un rôle important dans la production et la maintenance du F-35, le pays s’est montré modéré en ce qui concerne le programme. En juillet 2018, la ministre de la Défense nationale, Elisabetta Trenta, a déclaré que le pays envisageait de limiter la commande totale d'avions et éventuellement de la réduire. Depuis, l'Italie ralentit la livraison de l'avion, dans le cadre d'un effort visant à répartir le coût du programme. Actuellement, six appareils sont en cours de montage au sein de la ligne d’assemblage italienne d’Alenia Aermacchi à Cameri situé près de Novare, qui produit 40% des ailes pour tous les F-35A dans le monde entier, en tant que deuxième fournisseur de source pour Lockheed-Martin. Le coût unitaire initial serait de 106 millions d’euros pour le F-35A produit en Italie. La baisse possible et déjà annoncée en 2015 par lenaicne gouvernement italien du nombre de F-35 pour l’Italie n’est en soi pas une bonne nouvelle pour les coûts de production de l’avion en Italie, ni sur l’avenir de cette chaine d’assemblage. AleniaAermacchi se repose maintenant grande partie sur la  futur maintenance des F-35 en service dans les pays européens pour pouvoir justifier le maintien du site. Le choix de Leonardo d’entrer dans le futur programme Europeén « Tempest » avec les anglais de BAe Systems tent a démontrer que les italiens ne sont que moyennement satifaits du programme F-35. De fait, la participation au « Tempest » permettra d’assurer la survie du site italien, ce que le F-35 ne peut assurer complètement.

 

Photo :Le F-35 associés a l’Eurofighter représente l’avenir de L’Aeronautica Militare @ AM

01/12/2018

Coup de théâtre: Taïwan préfère le F-16 « Viper » au F-35 !

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Taïwan, en fin de semaine un communiqué de l’armée taïwanaise a confirmé que celle-ci, à renoncé à son projet d’achat de plusieurs avions de combat Lockheed-Martin F-35A et continuera au contraire à  travailler sur un l’acquisition d’un nouveau lot, portant cette fois sur 66 avions Lockheed-Martin F-16 « Viper » neufs. L'avionneur américain reste gagnant, mais perd ici l'occasion de placer sa dernière création.

Remplacement des vénérables F-5 E/F « Tiger II » :

Selon l’armée de l’air taïwanaise (ROCAF), ce futur achat doit permettre de venir remplacer la flotte d’avions de combat Northrop F-5 E/F « Tiger II » de la base aérienne de Zhi-Hang, dans le comté de Taitung. Les 66 appareils F-16V devraient ainsi venir renforcer la défense de la région contre les navires de guerre chinois et autres menaces.

L’armée taïwanaise a commencé à travailler sur l’achat de F16 « Viper » neufs en août, et le ministère de la Défense nationale espère demander un devis aux États-Unis d’ici à la fin de l’année, d’après le dernier communiqué. De leurs côtés, les États-Unis devant confirmer le prix et la disponibilité au milieu de 2019. Des paiements seraient alors effectués par le biais du budget du ministère de la Défense nationale pour 2020. .

Les États-Unis sont ouverts à la possibilité de concéder à Taiwan une licence sur la propriété intellectuelle et l’expertise en matière de chaîne de production relative à la production de F-16V, offrant ainsi une opportunité pour le développement de l’industrie et de l’emploi taïwanais, selon des rapports.

Selon les prix internationaux, la vente de 66 chasseurs F-16 « Viper » neufs représenterait environ 10 milliards de dollars américains (avec armement, pièces détachées et simulateurs). Le prix serait plus élevé si Taiwan  décide de mettre en place une chaîne de montage sur place.

Unification de la flotte de F-16 :

 Ce choix en direction du dernier standard du F-16 disponible, n’est en soi pas une surprise. En janvier 2017, l'armée de l'air taïwanaise a commencé à moderniser sa flotte existante de 145 chasseurs F-16A/B pour un coût total de 3,46 milliards de dollars américains pour porter les appareils actuels au standard Block70 « Viper ». Le premier de ces combattants améliorés a pris son envol en octobre 2018 et le projet devrait être achevé avant 2022. Un nouveau lot de « Viper » viendrait compléter les appareils actuels en offrant plusieurs avantages : le nombre, le prix et la facilité d’intégration.

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Article concernant l’arrivée des premiers F-16 modernisés à Taïwan :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2018/10/23/taiwan-a-commence-a-recevoir-ses-f-16-viper-866409.html

 

Photos : 1Image de synthèse F-16 « Viper » @ Lockheed-Martin 2F-16 A taïwanais @ ROCAF

27/10/2018

F-35 : prolongation de l’arrêt de vol !

 

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Suite au crash d’un Lockheed-Martin F-35B « Lightning II » près de l’aérodrome du Marine Corps à Beaufort, en Caroline du Sud, le 28 septembre dernier, le Pentagone avait émis le 11 octobre dernier un avis d’interdiction de vol temporaire de la flotte mondiale de F-35. Mais la découverte d’un nouveau problème sur certains appareils bloque l’autorisation de vol d’un certain nombre.

Nouveau problème découvert :

Le Pentagone à pris la décision de prolonger l’arrêt des vols d’au moins 24 avions de combat communs F-35 dont les heures de vol étaient plus longues. Cette décision fait suite aux nouvelles inspections des systèmes de carburant nécessaires qui ont été effectué ces dernières semaines.

Le bureau du programme commun des F-35 a annoncé jeudi avoir découvert que deux nouvelles pièces doivent être inspectées principalement sur les modèles de F-35 entrés en service en premier. Début octobre, le Pentagone a mis à terre toutes les versions de l'avion fabriqué par Lockheed Martin pour examiner les tubes de carburant dans les moteurs, fabriqués séparément par Pratt & Whitney.

"L'équipe technique conjointe du gouvernement et de l'industrie a achevé son évaluation des tubes d'alimentation en carburant dans le moteur Pratt & Whitney de l'avion F-35", a déclaré le bureau dans un communiqué.

"En plus du tube défectueux identifié précédemment, l'analyse a identifié deux tubes d'alimentation en carburant supplémentaires nécessitant une inspection."

Selon le bureau du programme commun des F-35, les pièces incriminées devront être changées progressivement sur l’ensemble de la flotte de F-35 en service. Le vieillissement de celles-ci posant un problème se sécurité après un certains nombres d’heures de vol.

 

Photo :F-35 @ RAF

22/10/2018

F-35, le choix belge qui fait grincer les dents des Européens !

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On le sait depuis hier soir, l’information a transpiré au sein de la presse belge,  le gouvernement belge souhaite acheter 34 avions de combat Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » pour remplacer  la flotte de  F-16 vieillissante. Le montant du contrat serait estimé à 3,6 milliards d'euros.

Un choix vécu comme une trahison : 

Il ne va pas être simple pour le gouvernement belge de justifier le choix d’un avion américain au détriment d’un aéronef européen. Que dire de Bruxelles, ce cœur de l’Union Européenne qui tourne le dos à un élément de la défense européenne pour ouvrir ses bras aux Etats-Unis ! Pour autant, l’offre officielle d’Airbus DS avec  l’Eurofighter T3 était bonne avec notamment des compensations industrielles de l’ordre de 19,3 milliards d’euros et plus de 6'700 emplois garantis. Et si d’aventure les deux offres officielles ne convenaient pas, il y avait celle de Dassault qui était disponible en parallèle. Il semble donc bien difficile aux avionneurs européens de vendre leurs produits à leurs voisins et « alliés économiques membres de l’UE ».

La raison belge : 

Le cas belge n’est pas une exception et démontre qu’une fois de plus il n’y a pas de « culture militaire pro-européenne ». Les intérêts de chacuns en matière de défense prennent le pas sur les considérations d’une défense européenne.  Dans le cas de la Belgique, on connaissait depuis le début de la compétition que certains signes prédestinaient une décision en faveur du F-35. En effet, le choix belge est motivé, depuis le début par le choix d'emporter la  bombe nucléaire américaine B61. En choisissant le F-35, la Belgique garde ainsi ses prérogatives déjà obtenues avec le F-16. Certes, la B61 est sous contrôle de l’US Air Force et les belges se retrouvent sous les ordres de ceux-ci. Mais, il semble bien que Bruxelles y trouve son compte, notamment au sein de l’Alliance Atlantique.

On regrettera qu’Airbus DS n’aie pas réussi à obtenir l’installation de la B61 sur l’Eurofighter, car l'issue du concours aurait pu être tellement différentes.

Et puis, il y a une  raison complémentaire dans le choix belge, elle concerne la possibilité de travailler directement avec la force aérienne néerlandaise qui a également choisi le F-35. A terme, il se pourrait même qu’une alliance puisse se faire avec la Norvège et le Danemark pour mettre en œuvre l’avion américain. Peu importe les nombreux problèmes qui gangrènes le programme F-35, il y a des intérêts plus élevés qui "justifient" le choix d'un Etat et tant pis, si celui-ci est difficilement compréhensible.

 

Photo :F-35A @ Lockheed-Martin

 

21/10/2018

La Belgique aurait choisi le F-35!

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Belgique: Le choix du F-35 pour remplacer les F-16 serait effectif. Plusieurs sources gouvernementales affirment que Charles Michel cherche la bonne manière de communiquer sur le sujet. Il ne va en effet, pas être facile de justifier ce choix face aux voisins européens !

Rien n'est confirmé pour l'heure, il faut attendre le communiqué officiel du gouvernement belge. Ce choix n'est pourtant pas une surprise, dès le début du concours,  de nombreux soupçons concernant un cahier des charges spécifique pour l'avion américain avaient été mentionnés. Certains avionneurs avaient même quittés le compétition parce qu'elle-ci semblait biaisée. A suivre...