19/03/2016

La fin de la production du F-16 !

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L’avionneur Lockheed-Martin se retrouve face à la perspective prochaine, de devoir fermer la chaine de production du F-16. A ce jour, plus de 4'500 exemplaires du « Fighting Falcon » ont été produit dans 140 configurations.

La chaine de montage du F-16 de Fort Worth au Texas produit actuellement les derniers exemplaires du F-16 destinés à l’Irak. Les dernières livraisons sont prévues pour la fin de l’année 2017. L’avionneur américain espère pouvoir compter sur une nouvelle commande en provenance du Pakistan, d’ici cette année pour maintenir encore un peu la ligne de production. Deux autres commandes en provenance du Moyen-Orient et d’Asie du Sud-Est pourraient éventuellement permettre de prolonger la fabrication du F-16 jusqu’en 2020.

Au pic de la production en 1987, sous la direction de General-Dynamics, qui a vendu son activité de fabrication d'aéronefs à Lockheed en 1993, l’usine de Fort Worth produisait un avion par jour. L'an dernier, Lockheed-Martin a livré seulement 11 avions.

L’option Viper :

La dernière version du F-16, le standard « Viper » n’a pas encore trouvé de client pour la production d’avions neufs. Cette variante n’est pour l’instant commandée que pour des modernisations de flottes déjà existantes. Les responsables de Lockheed-Martin sont conscients que certains clients ne pourront tout simplement pas se permettre l’achat du F-35 ou n’ont pas besoin de ses capacités avancées de combat furtifs, ce qui laisse quelques possibilités de ventes.

 

Photo : F-16 Block60 des EAU @Lockheed-Martin

 

 

14/02/2016

Les enjeux du remplacement des F-16 belges !

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Bruxelles, en juin 2014, le ministère de la Défense a adressé à cinq avionneurs, une première demande d'informations dans le but de préparer le lancement de la compétition en vue du remplacement des avions de combats Lockheed-Martin F-16A/B Block15 «Fighting Falcon» en service depuis 1980.

Situation de la flotte de F-16 :

Au printemps dernier, la Belgique avait anticipé le long processus d’évaluation en se lançant dans une dernière mise à jour de sa flotte de F-16, celle-ci doit permettre à l’avion de tenir une dizaine d’années, le temps de voir venir le nouvel appareil. Les F-16 belges auront atteint la limite d’âge en 2023.

Le projet :

En décembre dernier, le ministre de la défense Steven Vandeput a annoncé que, grâce à un plan stratégique en cours d'approbation, 34 nouveaux combattants seraient acquis pour une enveloppe estimée à 4 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros). Un appel d'offres va être publié à la mi-2016 pour un choix en 2018 et permettre le début des livraisons en 2023.

Premières sélections : 

La Belgique a lancé une première demande d’information qui lui a permis d’évaluer les coûts en vue de l’établissement du budget. L’appel d’offre officiel qui sera effectué prochainement servira à établir une «Short List» qui conduira progressivement à la sélection finale d’un avion de combat. 

Les concurrents :

On retrouve tout naturellement les avions suivants, le Lockheed-Martin F-35, Boeing avec le F/A-18E/F «Super Hornet» et trois européens : Dassault avec le Rafale F-3R, Airbus DS avec l’Eurofighter T-3 Block20/25 et Saab avec le Gripen E MS21.

Les questions de fond :

Tout paraît donc dans le meilleur des mondes, pour offrir une véritable compétition en vue du remplacement de la flotte de F-16 en Belgique. Sauf, qu’il y a un détail important qui risque de faire basculer la compétition en la rendant purement et simplement inutile.

Il faut se rappeler, que la Belgique jour un rôle important dans le cadre de l'OTAN, par conséquent le nombre d’avion en dotation minimale pour que la Belgique continue d’être un acteur important dans les opérations de l’OTAN, devrait normalement être supérieur à 40 unités. Hors, le choix primaire de n’acquérir que 34 aéronefs, va poser un sérieux problème en terme de dotation. De plus, le manque actuel de moyens aériens au sein l’OTAN est justement une faiblesse qu’il faut combler.

Le second problème posé par le remplacement du F-16 vient de la capacité de celui-ci à emporter la bombe nucléaire B-61 au profit de l’US Air Force. Les pilotes belges sont formés et disposent donc de cette compétence. Hors, la bombe B-61 n’est pas homologuée sur les Rafale, Eurofighter et Gripen. En d’autres termes, si, les politiques belges désirent que la force aérienne continue à disposer de la compétence au largage de la B-61, un seul choix s’impose : le F-35 de Lockheed-Martin. La compétition devient ainsi inutile, car biaisée par une décision politique.

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Commentaire :

La question de la B-61 est l’élément clef de cette compétition. Si d’aventure les politiques décidaient que le pays n’a plus intérêt à garder une telle compétence, alors la compétition serait bien réelle. On peut effectivement s’interroger sur la faisabilité que les Etats-Unis acceptent par exemple, de monter la B-61 sur le Rafale ou l’Eurofighter. Le secret militaire, les contraintes industrielles et politiques rendront l’exercice compliqué et donc irréaliste. Reste que la France pourrait de son côté proposer le Rafale avec le missile à tête nucléaire ASMP-A, histoire de faire d’une pierre deux coups. Il faudrait alors revoir le partenariat franco-belge et définir une doctrine commune. L'arsenal nucléaire français étant indépendant de celui  de l'OTAN, là encore rien n'est simple. On le voit, la question du remplacement des F-16 belges et sensiblement plus complexe qu’il n’y paraît.

 

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Photos : 1 F-16 Belges @ FAB 2 La B-61 @USAF 3 F-35 @ Lockheed-Martin

 

 

 

 

 

15/07/2015

Pakistan, nacelles Sniper pour les F-16 !

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Les Lockheed-Martin F-16 C/D « Fighting Falcon » pakistanais vont recevoir la nacelle  AN/AAQ-33 ATP« Sniper ». Au total 15 de ces systèmes vont être prochainement livré à la Force aérienne pakistanaise .

 

Au total, le Pakistan dispose d’une flotte de 45 Lockheed-Martin F-16C/D,  Le "Sniper ATP fournira une capacité de ciblage de précision pour localiser des cibles à l'aide de l'imagerie haute résolution et permettra également d’améliorer les capacités de reconnaissance aérienne. Le « pod » détecte, identifie automatiquement les cibles, puis le laser permet de désigner les  cibles tactiques à longue portée et permet  l'emploi des armes par guidage laser et guidage GPS contre des cibles multiples et mobiles.

Si sa fonction principale est d'assurer la désignation de cible pour des bombes à guidage laser, la nacelle « Sniper" peut aussi servir de nacelle de reconnaissance tout temps grâce à son FLIR et un caméra CCD embarquée.

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Photo: 1 F-16D pakistanais @ Emin Findikli 2 nacelle Sniper @ Lockheed-Martin

15/09/2014

Fusées de décollage pour F-16!

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L'armée de l'air israélienne (Heyl Ha'Avir) développe une capacité de décollage court pour ses avions de combat Lockheed-Martin F-16. Cette technologie est basée sur l’utilisation de fusées largables.

 

Dérivé du système JATO : 

 

Israël semble remettre au goût du jour le fameux système JATO, bien connu en Suisse avec les Mirage IIIS et RS. Pour mémoire, le système JATO devait fournir une puissance supplémentaire lors du décollage d'un avion. Ce système était utilisé essentiellement sur les avions militaires, dans les contextes suivants :


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  • décollage à une masse élevée (généralement combinée aux deux raisons suivantes):
  • piste de décollage trop courte par rapport à la masse de l'avion ;
  • nécessité de réduire la consommation en carburant (le supplément de puissance évite de devoir pousser les moteurs de l'avion à fond) 
  • compensation de la perte de puissance des moteurs de l'avion en raison de l'altitude et/ou de la température.
  • décollage rapide en phase d’alerte.

 

 

Le système israélien : 

 

Un premier test est prévu pour l'année prochaine et devra pouvoir équiper l’ensemble de la flotte de F-16 en service au sein  l'armée de l'air, soit les modèles F-16 «Barak» (standard A/B Block50, 102 aéronefs) et F-16I «Sufa» (C/D Block 60, 224 aéronefs). Le système ne sera pas attaché sur la partie arrière du fuselage comme les fusées JATO, mais monté sous les ailes de l’avion, puis largué après utilisation. 

 

Réaction rapide : 

 

L’armée de l'air israélienne semble donc prendre des mesures, afin de permettre la continuité des opérations dans une situation où ses bases pourraient être attaquées d’une part et renforcer sa capacité de réaction rapide. Les menaces en provenances du Hezbollah au Liban voisins et des tirs de roquettes lourdes sur ses installations, dont certaines ont été ciblées depuis la bande de Gaza dernièrement.

 

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Photos : 1&3 F-16I Block60 «Sufa» @ Heyl Ha'Avir) 2 Mirage IIIRS au décollage avec JATO@ Swiss Air Froce