28/03/2018

F-16 Belges, le document du scandale !

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La situation de complique pour le gouvernement belge, avec la publication d’un documemt de la RTBF qui confirme ce que tout le monde pensait : le concours était truqué d’avance. Jusqu’ici, il n’y avait pas de preuves formelles, mais de lourdes présomptions.

Un document issu du cabinet du ministre de la Défense Steven Vandeput fait dire que le choix pour les F-35 de Lockheed Martin en remplacement des F-16 est arrêté depuis longtemps. Le ministre affirme pour sa part qu'il s'agit "d'un seul des dizaines de documents circulant" dans le cadre de ce dossier sensible.

Le document en question date de mars 2015 et a été apporté par un vent favorable aux rédactions du Standaard et de la VRT. Le texte fait état d'un grand appétit pour "un avion de combat de cinquième génération", soit un appareil furtif. Seul le F-35 remplit cette condition.

Le texte pointe également "la capacité de dissuasion nucléaire" des chasseurs-bombardiers. "La Belgique, en tant que pays hôte du siège OTAN, souhaite rester un partenaire durable et fiable et veut participer à la capacité nucléaire de l'alliance", indique la fiche.

Selon le député Dirk Van der Maelen (sp.a), qui a pu consulter le document, toute la procédure de remplacement des F-16 n'est qu'une "arnaque". "Le choix des F-35 est arrêté depuis 2015. Le ministre Vandeput a toujours nié que la capacité nucléaire était un critère important dans le choix, mais cela ne correspond pas à la réalité", estime le ministre. Pour lui, le ministre et son cabinet avaient déjà décidé d'opter pour les F-35 avant le début des négociations et l'élaboration de la Vision Stratégique. Il demande que les audits actuellement menés soient étendus au cabinet du ministre.

Le ministre Vandeput affirme que le document qui a fuité fait partie de dizaines de documents qui ont circulé lors des sessions de brainstorming. "Il date d'avant les négociations sur la Vision Stratégique. Je ne pense même pas qu'il m'ait été présenté sous cette forme."

Photo : Le F-35 @ USAF

09/03/2017

Belgique, bisbille à propos du remplacement des F-16 !

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Bruxelles, des politiciens s’inquiètent de la manière dont le cahier des charges du nouvel avion de combat a été validé. En effet, pour certains, le document a été avalisé par la Chambre des députés un peu trop vite et ceci, sans que les principaux intéressés puisse s’y pencher correctement.

Un vote rapide :

Les députés belges attendaient depuis plusieurs mois le cahier des charges du nouvel avion de combat qui doit permettre de fixer les bases du choix du futur remplaçant de la flotte de Lockheed-Martin F-16A/B Block15 «Fighting Falcon» en service depuis 1980. Le problème dénoncé par certains politiques vient du fait que le document est long, technique et en anglais. En conséquence, il est difficile à lire et il faut du temps pour un novice en matière d’aéronautique militaire d’en comprendre les principaux éléments.

Le précieux document est donc passé très vite entre les mains des députés pour un vote d’acceptation lui aussi très rapide. Hors les questions de base du projet n’ont mêmes pas été discutées lors du vote. Un député se plaignait ce matin, que les questions ayant attraits au maintien de l’emport de la charge nucléaire et des compensations économiques avaient tout simplement été évité.

Les questions de fond :

La réaction de certains politiques belges n’est pas anodine, j’en avais fait le centre d’un article en février de l’année dernière. En effet, des détails importants risquent de faire basculer la compétition en la rendant purement et simplement inutile.

Il faut se rappeler, que la Belgique jour un rôle important dans le cadre de l'OTAN, par conséquent le nombre d’avion en dotation minimale pour que la Belgique continue d’être un acteur important dans les opérations de l’OTAN et devrait normalement être supérieur à 40 unités. Hors, le choix primaire de n’acquérir que 34 aéronefs, va poser un sérieux problème en terme de dotation. De plus, le manque actuel de moyens aériens au sein l’OTAN est justement une faiblesse qu’il faut combler.

Le second problème posé par le remplacement du F-16 vient de la capacité de celui-ci à emporter la bombe nucléaire B-61 au profit de l’US Air Force. Les pilotes belges sont formés et disposent donc de cette compétence. Hors, la bombe B-61 n’est pas homologuée sur les Rafale, Eurofighter et Gripen. En d’autres termes, si, les politiques belges désirent que la force aérienne continue à disposer de la compétence au largage de la B-61, un seul choix s’impose : le F-35 de Lockheed-Martin. La compétition devient ainsi inutile, car biaisée par une décision politique. La crainte d’un cahier des charges qui favoriserait un concurrent est dans les esprits, on comprend mieux le désarroi et la réaction de certains aujourd’hui.

Les concurrents :

On retrouve tout naturellement les avions suivants: le Lockheed-Martin F-35A, Boeing avec le F/A-18E/F «Super Hornet» et trois européens : Dassault avec le Rafale F-3R, Airbus DS avec l’Eurofighter T-3 Block20/25 et Saab avec le Gripen E MS21.

 

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Photos : 1 F-16 Solo display @ Martin Melian 2 F-16B de la FAB @ Marco Papa