14/05/2019

Premiers F-16 modernisés pour le Portugal !

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La Força Aérea Portuguesa (Armée de l’air portugaise, FAP) a reçu le 9 mai le premier des trois F-16 modernisés. Il s’agissait du premier de deux F-16AM monoplaces, dont la livraison est prévue pour le deuxième  à fin juillet, suivie d’un F-16BM à biplace fin 2019. Ils rejoindront la flotte de 24 F-16AM et trois F-16BM des escadrons 201 et 301 à la base aérienne de Monte Real.

De plus, deux appareils  de type F-16A Block 15 et un F-16B Block 15 ont été fournis par le gouvernement des États-Unis comme articles de défense excédentaires en août 2013.

C’est la société aérospatiale portugaise Indústria Aeronautica de Portugal (OGMA) qui est chargée de la mise à jour des Lockheed-Martin F-16 A/B Block 15 en service au sein de la Force aérienne portugaise (FAP).

Programme MLU : 

La flotte actuelle de F-16 portugais comprend 39 appareils qui volent au sein de deux escadrons, les Falcoes et Jaguares. L’ensemble de la flotte sera mise à jour en 2022, une fois que ces trois aéronefs auront subit le programme MLU (Middle Life Update).

La modernisation comprend un renforcement de la structure des F-16, une nouvelle avionique avec écrans couleurs, la mise en place d’une liaison de données Link16, d’un nouvel enregistreur de vol numérique et d’une mise à jour des logiciels radars au standard AN/APG-68 (V)9. Le montage d’un viseur de casque de type JHMCS. De nouvelles radios AN/ARC-238 avec HAVE QUICK I/II. Les F-16 portugais disposeront également d’une nouvelle protection électronique avec les systèmes ALQ-211 AIDEW d’alerte et le système de contre-mesures électronique AN/ALQ-184. L’ensemble de la flotte MLU peut emporter le missile de moyenne portée Raytheon AIM-120C3 AMRAAM.

L’avenir : 

Faute de moyen financier et avec la dernière crise économique qui a ravager le pays, le Portugal se retrouve avec une petite flotte vieillissante de « Fighting Falcon ». Le pays réfléchit pourtant à un successeur au F-16 pour les années 2030. Celui-ci devra être à la fois moderne et peu couteux. Les approches de Lockheed-Martin avec le F-35 semblent pour l’instant infructueuses, auprès du Département de la défense portugais. 

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Photos :F-16 de la FAP @ FAP

 

18/10/2018

Manille préfère le Gripen au F-16 !

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Les Philippines ont désigné le Saab JAS-39 C/D Gripen comme le meilleur candidat pour répondre aux besoins de la modernisation de la Force aérienne du pays.  Le secrétaire à la Défense, Delfin Lorenzana, a déclaré que le chasseur suédois était la meilleure option en termes de prix et de capacité.

Le choix de l’avion suédois fait suite à une recherche approfondie en la matière. Lorenzana a également déclaré que les États-Unis avaient proposé de leurs côtés le Lockheed-Martin F-16, mais que cette solution avait été jugée d’un coût prohibitif d’une part et que le développement à long terme de l’avion n’était plus suffisamment garantit. Il semble également que le gouvernement philippins désire ne pas devoir trop dépendre des « USA » et que la voie d’un avion en provenance d’un pays neutre soit favorisée.

Remplacer les Northrop F-5 A/B :

Les Philippines sont entrés de plein pied dans la seconde phase de modernisation de leur aviation de combat. La première phase a consisté en l’achat de 12 Korea Aerospace Industries FA-50, qui ont tous été livrés pour venir remplacer les OV-10 « Bronco » pour l’appui au sol rapproché et de contre-insurrection.

Il s’agit maintenant de moderniser la capacité de d’interception et de combat aérien de haute intensité avec un avion multirôle. De plus, avec le retrait en 2004 des « bons vieux  F-5 » la police du ciel déjà fortement limitée, n’était plus au goût du jour. Hors, le truculent président « Rodrigo Duterte » avait promis que le pays deviendrait à terme pleinement autonome pour sa défense.

Reste maintenant à achever le choix avec l’entrée en discussion et la signature finale pour environ 10 à 12 avions. En effet, rien n’est encore fait, on se souvient de la Colombie qui avait choisi le Gripen E, mais faute de moyens financiers aviat finalement décidé de ne rien décider.

L’offre suédoise pour les Philippines : 

L’avionneur suédois Saab a offert à Manille le JAS-39 C/D  Gripen  avec au standard MS20 dotée du la version  Mk4 du radarPS-05 Ericsson avec et un nouveau « back-end » permet de renforcer les performances en matière de plage de fonctionnement et de détection. Une nouvelle architecture électronique est installée, pour faire face à l’évolution des menaces et de la guerre électronique à venir. L’avion dispose d’un GCA Ground Collision Avoidance System. Des nouveaux équipements de protection (CBRN) qui permettent un vol dans une zone contaminée. Diverses sécurités en matière de cyberguerre. Une amélioration des liaisons électroniques Link16 (OTAN) et Link TAU (liaison Gripen) ainsi que de la dernière version de la liaison au sol CAA/JTAC. Les fonctions de reconnaissance sont  étendues.

En matière d’armement le MS20 permet l’emploi des missiles air-air Raytheon AIM-120C7 « AMRAAM » et MBDA « Meteor. Pour l’attaque au sol, l’avion peut dorénavant porter le Saab RBS15 « Gungnir » multirôle, ainsi que les bombes SDB (Small Diameter Bombe) GBU-39, ainsi que les GBU-22 et GBU-10.

 

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Photos :JAS-39 C/D Gripen MS20 @ Saab

 

22/05/2018

Israël, premiers engagements du F-35 !

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Les bonnes nouvelles sur le programme F-35 nous arrivent de l’Etat Hébreu, le chef d'état-major de l'armée de l'air israélienne (IAF) a revendiqué le statut de pionnier en tant que première force aérienne à utiliser le Lockheed-Martin F-35 au combat. Mais entre la retenue des informations et les premières « fake news » disponibles sur web, je vous propose un petit retour sur information.

On ne connaît pas la valeur des objectifs du F-35 :

Premier élément, nous ne connaissons pas la valeur précise des deux cibles qui ont été touchée par l’engagement des F-35, ce qui est parfaitement normal, le « modus operandi » reste confidentiel.

 Ce matin lors d’une convention internationale regroupant des représentants d’une vingtaine de forces aériennes,  le commandant de la force aérienne pays le général de division Amikam Norkin: à annoncé : «Nous avons effectué la toute première frappe opérationnelle du F-35 » et d’ajouter « nous avons attaqué deux fois au Moyen-Orient avec le F-35 ».

Selon le commandant de la force aérienne israélienne, plusieurs frappes ont été réalisées ces dernières semaines avec des F-16, F-15 et dernièrement le F-35 contre des objectifs Iraniens

(Force Qods) basés au sein des installations de la base aérienne T-4 à 250 kilomètres d'Israël. Par ailleurs, les vols de reconnaissances ont montrés que les forces iraniennes continuaient à stocker des munitions dans cette base, y compris avec des capacités de défense aérienne.

"Au cours des dernières semaines, nous avons compris que l'Iran transportait des missiles à longue portée et des roquettes vers la Syrie, dont des missiles" Uragan "que nous avons attaqués, juste au nord de Damas", a ajouté le général Norkin. "Les Iraniens ont tiré 32 roquettes sur Israël, nous en avons intercepté quatre, tandis que le reste est tombé en dehors du territoire israélien.

"Par la suite, nous avons attaqué des dizaines de cibles iraniennes en Syrie. Malheureusement, les systèmes de défense aérienne syriens ont tiré plus de 100 SAM (missiles surface-air) en utilisant des batteries de missiles de types : SA-5, SA-17 et SA-22. En réponse, nous avons détruit leurs batteries SAM.

Cependant, on ne connait pas exactement où et comment les F-35 ont été utilisés. Ont-ils frappé en Syrie ou au Liban ? Quel genre de mission ont-ils effectué? Attaque aérienne réelle ou reconnaissance «simple» armée ou électronique ?

 

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Fausse rumeur :

En effet, depuis quelques semaines, des rumeurs parlent d’une prétendue mission de F-35 dans l'espace aérien iranien rapportée par le journal koweïtien Al-Jarida. Deux avions furtifs F-35 « Adir » auraient survolé la Syrie et l'Irak et se sont faufilés dans l'espace aérien iranien, effectuant des missions de reconnaissance sur les villes iraniennes Bandar Abbas, Esfahan et Shiraz. L’Etat major israélien a de son côté totalement démystifié cette rumeur.

Ce que l’on sait :

Pour l’instant la Force aérienne israélienne a débuté des essais réels à petite échelle avec le F-35. Ceux-ci doivent permettre de valider plusieurs éléments : l’adaptation du système israéliens de guerre-électronique installé sur l’avion, valider la formation des pilotes et l’engagement du nouvel avion avec notamment les F-16 « Sufa » et F-15I.

L’arrivée du F-35 demande une adaptation de fonctionnement et donc de la formation des pilotes. Pour les pilotes de F-35, il faut une formation basée à 50% sur simulateur contre 30% avec les autres appareils et ceci pour faire face au volume d'informations et des systèmes technologiques complexes de l’avion. Et pour autant, les pilotes de F-35 doivent apprendre à pouvoir travailler avec les F-16 et F-15 plus maniables et dont l’engagement est différent. 

Les F-35 israéliens vont progressivement être impliqués dans des opérations toujours plus importantes, incluant d'autres avions de missions spéciales de type EW (Electronic Warfare). L’objectif à terme et de géolocaliser et classer les systèmes ennemis. Le F-35 fournira progressivement des renseignements électroniques haut de gamme combinés à des capacités avancées de fusion de capteurs pour créer une image intégrée unique du champ de bataille. Le F-35 deviendra à terme le noyau en de la force aérienne pour mener une attaque et diriger des frappes aériennes d'autres des F-16 et F15.

 Rappel : 

Le F-35 permettra progressivement à l’Etat d’Israël de maintenir une suprématie aérienne et son avance qualitative technologique dans la région, notamment en matière de dissuasion, mais également en cas de frappes préventives. Par contre, du fait du nombre réduit de F-35, l’ossature du combat aérien sera maintenu avec les F-15 et F-16 modernisés. Une nouvelle commande de F-15 est actuellement en fin négociation avec Boeing. Pour les israéliens, le système centralisé de maintenance de Lockheed-Martin représente une dépendance vis-à-vis des Etats-Unis inacceptable d’une part et dangereuse de l’autre. Les industriels israéliens à travers la société Israël Aerospace Industry (IAI) dispsoent dorénavant d’un service de maintenance complet. Israël à mis en place sont propre pare-feu pour vous assurer que l'information privilégiée ne passe pas entre les Etats-Unis et israéliens via un système externe tel que le système Autonomic Logistics information (ALIS)

De plus, pour Israël il est inconcevable de rester dépendant en matière de pièces détachées. Pour ce faire le pays va constituer son propre stock pour garder son autonomie en cas de conflit. A noter que les israéliens sont les seuls à diposer des « codes sources » du F-35.

Un F-35 différent :

Les israéliens participent au programme F-35 avec notamment la production de 811 paires d’ailes par Israel Aerospace Industries (IAI). De plus, Elbit Systems fournit le viseur de casque du pilote. Il faut également noter, que les F-35 "Adir" israéliens sont sensiblement différents avec un système de communication unique dans le cockpit. De plus, les F-35 "Adir" disposent d’un second système de liaison de données, connu sous le nom de "Ravnet-300" et produit par la société Rafael Défense. Ce système qui est à certains égards comparables au système « Link16 » standard de l'OTAN, fonctionne nettement plus rapidement et permet plusieurs applications. Mais les israéliens vont encore plus loin, avec le remplacement du système de guerre-électronique ASQ-239 «  Barracuda » de BAE Systems par un système indigène.

 

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Photos : 1 & 3 F-35 « Adir » israéliens Lance roquettes iranien @ IAF

 Remerciements : mon ami "Jarod" de la Heyl ha'avir pour les infos.

 

 

 

22/03/2018

Belgique, cacophonie et suspicion sur le remplacement des F-16 !

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« L’affaire des F-16 » tel est le nouveau titre du programme de remplacement du vaillant « Fighting Falcon » en Belgique. Nous voici entrés dans une nouvelle phase, dont les politiques de ce pays se seraient bien passés.

Rappel des faits :

Durant l'été 2016, un membre de l'armée a été informé par le constructeur Lockheed-Martin que les chasseurs F-16 pouvaient rester en activité plus longtemps que prévu. Lorsqu'il informe son supérieur hiérarchique, le colonel Letten, c'est le commandant de la composante Air belge, Frederik Vansina, qui va directement se renseigner auprès Lockheed-Martin. Dans le même temps, on va conseiller, par courriel, à l'informateur de rester prudent: "Tant que personne ne pense que les F-16 peuvent voler plus de 8'000 heures. Fais bien attention". 

Le ministre sur la défensive :

Pour le ministre Steven Vandeput, la réponse ne fait aucun doute: « oui et vite ! C'est dans un tel contexte d'urgence, sachant que nos F-16 doivent, nous dit-on depuis le début, être retirés de la circulation à partir de 2023 qu'un appel d'offres a été lancé voici un an. Appel d'offres qui, je l'ai dit maintes fois, s'avère de plus en plus orienté, partial et quelque peu improvisé ».

Et d’ajouter : « On apprend maintenant que la durée de vie de nos appareils pourrait être sensiblement plus longue que celle avancée jusqu'ici pour justifier l'urgence de leur remplacement. C'est du moins ce qu'affirme le constructeur Lockheed-Martin lui-même dans un rapport remis à la Défense belge en avril 2017.

Le ministre de la Défense se défend d'avoir eu connaissance d'un tel document et dénonce une "erreur majeure d'appréciation" de la part des gestionnaires de la flotte. Une enquête interne et externe est en cours afin de déterminer les responsabilités autant que les causes de ce manquement. Pour l'heure, il est évident que cela porte un coup sérieux aux termes de l'appel d'offres ainsi qu'à sa poursuite.

Collusion d’un fonctionnaire avec un avionneur :

De plus, il apparaît que le ministre de la Défense Steven Vandeput a licencié l'an dernier son chef de cabinet adjoint, après qu'il est apparu qu'il a eu des contacts avec Lockheed-Martin, confirme la porte-parole du ministre.

Que dit le fameux rapport :

Le rapport fournit par l’avionneur Lockheed-Martin porte sur la structure des F-16 et des faiblesses dues aux criques. Lockheed indique que l’analyse est délicate du fait de méthodes calquées sur celles utilisées pour les flottes de F-16 Block 30, hors les belges sont au Block 15MLU, mais aussi que l’état des enregistreurs de vol n’a pas toujours permis d’avoir des données fiables.

Il est de notoriété qu’il est parfaitement possible d’augmenter le nombre d’heure de vol d’un appareil. Mais à quel prix ? On parle de 1 milliard de dollars ! Dans le cas des F-16 Belges l’avionneur parle de 6 années, soit le temps qu’il faut pour équiper la Force aérienne belge (FAB) avec un nouvel appareil. Est-ce donc utile ? Pas vraiment, d’autant plus que l’argent serait mieux investit dans l’achat du futur aéronef. Bref cette histoire d’heures de vol, n’est en soi, pas si importante. Mais, elle le deviendrait en cas de retard du choix, car il faudra, alors combler les besoins de la FAB en attendant l’arrivée du nouveau destrier.

Le vrai problème :

Le véritable problème dans cette compétition provient de la connivance entre l’ancien adjoint du ministre de la Défense et l’avionneur américain. Les déclarations du Ministre vont d’ailleurs dans ce sens, lorsqu’il parle de l’appel d’offre. De plus, l'avionneur américain Lockheed-Martin n'a-t-il pas justement jouer un jeu pour mieux faire passer son F-35 en remplacement des F-16 au plus vite?

Finalement, on ne sera pas étonné de voir le gouvernement belge reporter le choix de son futur avion de combat à une date ultérieure, une chance peut-être, pour les avionneurs européens !

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Photos : 1 F-16 Belges @ FAB 2 F-35 @ Lockheed-Martin

 

 

13/02/2018

Remplacement des F-16 Belges, l’évaluation des offres débute ce jeudi !

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Demain, la Belgique entame de plein pied la compétition en vue de remplacer la flotte actuelle d’avions de combat F-16 « Fighting Falcon » avec l’évaluation des offres reçues. Pour le gouvernement il s’agit également de boucler l’épineux dossier d’ici l’été.

Selon la demande, les offres "Request for Government Proposal" ou RfGP des avionneurs doivent être rendues ce jeudi 14 février. Grâce à celles.ci, il sera alors possible d’évaluer celle qui sera la plus comptatible avec les besoins de la Froce aérienne belge.

Pour ce faire, l’évaluation sera effectuée jusqu’en mai par l’intermédiaire de groupes de travail en ce qui concerne trois domaines: les capacités (avec une pondération de 57%), les coûts (33%) et les "intérêts de sécurité essentiels" (NSI, ou retours économiques, 10%). Sur la base de ces données, une recommandation sera transmise au ministre de la Défense, Steven Vandeput en ce qui concerne le choix définitif.

Deux concurrents :

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Selon la demande officielle, deux concurrents sont en compétition, Lockheed-Martin avec le F-35A « Lightning II » et Airbus DS avec l’Eurofighter « Typhoon II » T3. L’avionneur français ayant choisi de contouner la demande d’offre, celui-ci tente d’entrer en négociation directement de gouvernement à gouvernement pour offir le Rafale F-3R.

La question de l’offre parallèle de la France n’est pour l’instant pas réglée, le gouvernement belge n'a toujours pas tranché sur la suite à donner à cette proposition politique. "Nous sommes toujours dans l'analyse juridique", a récemment affirmé le Premier ministre Charles Michel et d’ajouter "D'abord, la clarté juridique. Ensuite, l'appréciation politique".

La France maintien sa position :

Ce matin le président-directeur général du groupe français Dassault Aviation, Éric Trappier, a signé en Belgique un total de treize accords de coopération « Memorandums of Understanding" (MoU) avec des industriels belges dans le cadre de la proposition de partenariat stratégique franco-belge relatif à l’avion de comabt Rafale, que Paris présente en dehors du cadre légal défini. Par ailleurs la France promet un retour global industriel et sociétal d'au moins 20 milliards d'euros sur 20 ans, répartis en fonction du poids économique des régions, a réaffirmé mardi M. Trappier.

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Une situation rocambolesque :

Les mauvaises langues parlent d’une « histoire belge » pour qualifier cette compétition. Mieux certains s’interrogent aujourd’hui dans la presse sur la réelle valeur de celle-ci. Pour bons nombres d’observateurs, le F-35 de Lockheed-Martin est le favori et cela explique les déffections de Boeing avec le « Super Hornet » et de Saab avec son Gripen E et confirme la stratégie de Dassault.

Le gouvernement aurait dû, par ailleurs, trancher le cas juridique de l’offre française avanr la date du 14 février pour clarifier non seulement sa position, mais également le cadre de la démarche française, il n’en est rien.

Au moins du côté de chez Dassault on aura permis d’une part, de parler du Rafale dans ce dossier et de  l'autre de créer un peu plus le débat en ce qui concerne la volonté ou non de maintenir une industrie européenne de défense.

La suite au prochain épisode !

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Photos : 1 F-16 belge@ FAB 2 F-3@ USAF 3 Eurofighter@ BAe 4 Rafael @ Dassault