22/03/2018

Belgique, cacophonie et suspicion sur le remplacement des F-16 !

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« L’affaire des F-16 » tel est le nouveau titre du programme de remplacement du vaillant « Fighting Falcon » en Belgique. Nous voici entrés dans une nouvelle phase, dont les politiques de ce pays se seraient bien passés.

Rappel des faits :

Durant l'été 2016, un membre de l'armée a été informé par le constructeur Lockheed-Martin que les chasseurs F-16 pouvaient rester en activité plus longtemps que prévu. Lorsqu'il informe son supérieur hiérarchique, le colonel Letten, c'est le commandant de la composante Air belge, Frederik Vansina, qui va directement se renseigner auprès Lockheed-Martin. Dans le même temps, on va conseiller, par courriel, à l'informateur de rester prudent: "Tant que personne ne pense que les F-16 peuvent voler plus de 8'000 heures. Fais bien attention". 

Le ministre sur la défensive :

Pour le ministre Steven Vandeput, la réponse ne fait aucun doute: « oui et vite ! C'est dans un tel contexte d'urgence, sachant que nos F-16 doivent, nous dit-on depuis le début, être retirés de la circulation à partir de 2023 qu'un appel d'offres a été lancé voici un an. Appel d'offres qui, je l'ai dit maintes fois, s'avère de plus en plus orienté, partial et quelque peu improvisé ».

Et d’ajouter : « On apprend maintenant que la durée de vie de nos appareils pourrait être sensiblement plus longue que celle avancée jusqu'ici pour justifier l'urgence de leur remplacement. C'est du moins ce qu'affirme le constructeur Lockheed-Martin lui-même dans un rapport remis à la Défense belge en avril 2017.

Le ministre de la Défense se défend d'avoir eu connaissance d'un tel document et dénonce une "erreur majeure d'appréciation" de la part des gestionnaires de la flotte. Une enquête interne et externe est en cours afin de déterminer les responsabilités autant que les causes de ce manquement. Pour l'heure, il est évident que cela porte un coup sérieux aux termes de l'appel d'offres ainsi qu'à sa poursuite.

Collusion d’un fonctionnaire avec un avionneur :

De plus, il apparaît que le ministre de la Défense Steven Vandeput a licencié l'an dernier son chef de cabinet adjoint, après qu'il est apparu qu'il a eu des contacts avec Lockheed-Martin, confirme la porte-parole du ministre.

Que dit le fameux rapport :

Le rapport fournit par l’avionneur Lockheed-Martin porte sur la structure des F-16 et des faiblesses dues aux criques. Lockheed indique que l’analyse est délicate du fait de méthodes calquées sur celles utilisées pour les flottes de F-16 Block 30, hors les belges sont au Block 15MLU, mais aussi que l’état des enregistreurs de vol n’a pas toujours permis d’avoir des données fiables.

Il est de notoriété qu’il est parfaitement possible d’augmenter le nombre d’heure de vol d’un appareil. Mais à quel prix ? On parle de 1 milliard de dollars ! Dans le cas des F-16 Belges l’avionneur parle de 6 années, soit le temps qu’il faut pour équiper la Force aérienne belge (FAB) avec un nouvel appareil. Est-ce donc utile ? Pas vraiment, d’autant plus que l’argent serait mieux investit dans l’achat du futur aéronef. Bref cette histoire d’heures de vol, n’est en soi, pas si importante. Mais, elle le deviendrait en cas de retard du choix, car il faudra, alors combler les besoins de la FAB en attendant l’arrivée du nouveau destrier.

Le vrai problème :

Le véritable problème dans cette compétition provient de la connivance entre l’ancien adjoint du ministre de la Défense et l’avionneur américain. Les déclarations du Ministre vont d’ailleurs dans ce sens, lorsqu’il parle de l’appel d’offre. De plus, l'avionneur américain Lockheed-Martin n'a-t-il pas justement jouer un jeu pour mieux faire passer son F-35 en remplacement des F-16 au plus vite?

Finalement, on ne sera pas étonné de voir le gouvernement belge reporter le choix de son futur avion de combat à une date ultérieure, une chance peut-être, pour les avionneurs européens !

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Photos : 1 F-16 Belges @ FAB 2 F-35 @ Lockheed-Martin

 

 

13/02/2018

Remplacement des F-16 Belges, l’évaluation des offres débute ce jeudi !

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Demain, la Belgique entame de plein pied la compétition en vue de remplacer la flotte actuelle d’avions de combat F-16 « Fighting Falcon » avec l’évaluation des offres reçues. Pour le gouvernement il s’agit également de boucler l’épineux dossier d’ici l’été.

Selon la demande, les offres "Request for Government Proposal" ou RfGP des avionneurs doivent être rendues ce jeudi 14 février. Grâce à celles.ci, il sera alors possible d’évaluer celle qui sera la plus comptatible avec les besoins de la Froce aérienne belge.

Pour ce faire, l’évaluation sera effectuée jusqu’en mai par l’intermédiaire de groupes de travail en ce qui concerne trois domaines: les capacités (avec une pondération de 57%), les coûts (33%) et les "intérêts de sécurité essentiels" (NSI, ou retours économiques, 10%). Sur la base de ces données, une recommandation sera transmise au ministre de la Défense, Steven Vandeput en ce qui concerne le choix définitif.

Deux concurrents :

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Selon la demande officielle, deux concurrents sont en compétition, Lockheed-Martin avec le F-35A « Lightning II » et Airbus DS avec l’Eurofighter « Typhoon II » T3. L’avionneur français ayant choisi de contouner la demande d’offre, celui-ci tente d’entrer en négociation directement de gouvernement à gouvernement pour offir le Rafale F-3R.

La question de l’offre parallèle de la France n’est pour l’instant pas réglée, le gouvernement belge n'a toujours pas tranché sur la suite à donner à cette proposition politique. "Nous sommes toujours dans l'analyse juridique", a récemment affirmé le Premier ministre Charles Michel et d’ajouter "D'abord, la clarté juridique. Ensuite, l'appréciation politique".

La France maintien sa position :

Ce matin le président-directeur général du groupe français Dassault Aviation, Éric Trappier, a signé en Belgique un total de treize accords de coopération « Memorandums of Understanding" (MoU) avec des industriels belges dans le cadre de la proposition de partenariat stratégique franco-belge relatif à l’avion de comabt Rafale, que Paris présente en dehors du cadre légal défini. Par ailleurs la France promet un retour global industriel et sociétal d'au moins 20 milliards d'euros sur 20 ans, répartis en fonction du poids économique des régions, a réaffirmé mardi M. Trappier.

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Une situation rocambolesque :

Les mauvaises langues parlent d’une « histoire belge » pour qualifier cette compétition. Mieux certains s’interrogent aujourd’hui dans la presse sur la réelle valeur de celle-ci. Pour bons nombres d’observateurs, le F-35 de Lockheed-Martin est le favori et cela explique les déffections de Boeing avec le « Super Hornet » et de Saab avec son Gripen E et confirme la stratégie de Dassault.

Le gouvernement aurait dû, par ailleurs, trancher le cas juridique de l’offre française avanr la date du 14 février pour clarifier non seulement sa position, mais également le cadre de la démarche française, il n’en est rien.

Au moins du côté de chez Dassault on aura permis d’une part, de parler du Rafale dans ce dossier et de  l'autre de créer un peu plus le débat en ce qui concerne la volonté ou non de maintenir une industrie européenne de défense.

La suite au prochain épisode !

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Photos : 1 F-16 belge@ FAB 2 F-3@ USAF 3 Eurofighter@ BAe 4 Rafael @ Dassault

05/11/2017

Au Danemark les critiques s’envolent sur le F-35 !

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Une nouvelle polémique vient d’éclater à propos du programme de l’avion de combat de Lockheed-Martin F-35 « Lightning II ». Celle-ci, se déroule chez un client européen au Danemark et concerne des problèmes de coûts et la diminution de la capacité de combat future du pays.

Pas assez d’avions et trop cher :

Selon le National Audit Office, le ministère de la Défense du Danemark a été trop optimiste pour calculer ce que les avions de combat F-35 pourront faire, par exemple, en terme d’heures de vol. Les 27 Lockheed-Martin F-35A ne pourront purement et simplement pas compenser en terme de dotation minimale la flotte actuelle de 44 F-16. Pour mémoire le Danemark avait acheté 77 F-16A/B et en avait modernisés 47 au standard MLU.

Dans le même temps, il existe un risque important que le coût total de l’acquisition dépasse les 66 milliards de l’ensemble de la durée programme, soit 30 ans.

Pour la Force aérienne du Danemark, une future flotte de 27 F-35 ne permettrait pas de résoudre les tâches promises et le Danemark se retrouvera avec une Force aérienne plus faible qu’aujourd’hui.

Selon le professeur de politique internationale de l'Université de Copenhague Ole Wæver, le Danemark pourrait être contraint d'acheter plus d'avions de combat ou de réduire le nombre de tâches. L'expert en défense Peter Viggo Jakobsen, de l'Académie de la Défense, critique le ministère de la Défense pour avoir « reculé » afin de s'assurer que le F-35 puisse remporter la compétition sur deux autres avions en concurrence. 

Rappel :

C’est au mois de mai 2016 que le ministère de la défense et le gouvernement du Danemark ont ​​recommandé la sélection du Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » comme futur avion de combat pour le pays. Cette décision fait suite à une réévaluation. La décision finale a été annoncée par le Premier ministre Lars Løkke Rasmussen et le ministre de la Défense Peter Christensen. Trois appareils étaient concernés, l’Airbus DS Eurofighter, le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » et le Lockheed-Martin F-35.

 

Photo : Le F-35 est censé venir remplacer les F-16 au Danemark@ Lockheed Martin.

 

 

26/10/2017

F-16 hollandais pour la Jordanie !

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Les six premiers des 15 avions de combat multirôle Lockheed-Martin F-16 « Fighting Falcon » que les Pays-Bas ont vendus à la Jordanie ont été transférés de la base aérienne de Volkel par des pilotes jordaniens pour leur nouvelle maison à la base aérienne d'Al-Azraq le 25 octobre dernier.

Renforcement de l’aviation jordanienne :

À ce jour, la Jordanie a reçu un total de 35 F-16 des gouvernements américain et néerlandais. Les Pays-Bas ont vendus 15 avions de combat F-16 MLU excédentaires à Amman.

Dans un premier temps, s’est l'assistance militaire américaine qui a permis la modernisation de l'armée de l'air jordanienne, avec des chasseurs F-16 d’occasion de l’US Air Force. Ce soutien fait suite à l’appui de la Jordanie aux États-Unis pendant la guerre du Golfe, les États-Unis ont repris leurs relations militaires avec la Jordanie en commençant par le don de 16 F-16A et 4 F-16B entreposés au Centre de maintenance et de régénération aérospatiales (AMARC) de la base militaire de Davis Monthan. Les livraisons ont débuté en 1997 et se sont achevées l'année suivante pour venir remplacer les Mirage F1CJ dans le rôle de défense aérienne.

Avec l’arrivée prochaine des 15 F-16 hollandais, l’avion américain forme dorénavant l’épine dorsale de la RJAF.

Un nouvel avion à partir de 2020 :

La Jordanie ne va pas s’arrêter en si bon chemin, la modernisation de son école de pilote militaire avec l’arrivée prochaine du Pilatus 21, prépare l’achat d’un nouvel avion de combat à partir de 2020, pour venir épauler, puis remplacer les actuels F-16.

 

Photo : F-16 jordaniens @ RJAF

05/10/2017

Le F-35, une machine à broyer la concurrence européenne !

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En marge de la décision belge de refuser l’offre du Rafale, petit retour sur la machine à écraser la concurrence que représente le Lockheed-Martin F-35.

Refus de l’offre française :

En septembre dernier, la France a tenté un coup de poker en voulant contourner l’appel d’offre de la Belgique pour remplacer sa flotte de F-16. Le cahier des charges étant un peu trop en faveur du F-35 américain. La réponse belge est tombée : Le ministre de la Défense Steven Vandeput estime non-recevable la contre-offre française avec son avion le Rafale. Le sujet était abordé mercredi matin en commission des achats militaires de la Chambre.

Une proposition indéquate :

Si l’offre du gouvernement français était intéressante en terme de collaboration et de prix, celle-ci n’est pas accpetable du poit de vue juridique "car elle n'entre pas dans la procédure de marche public lancé le 17 mars".

Mais le ministre belge n’en reste pas là, selon ses dires, la lettre de deux pages envoyée par la ministre française des Armées Florence Parly a été rédigée en français, alors que le document devait être écrit en anglais (la Belgique étant bilingue). Par ailleurs, aucune des 164 questions contenues dans le RfP pour permettre une évaluation complète n'a été remplie par la lettre de la ministre française.

Pour terminer, le nom du ministre belge Steven Vandeput aurait  été écorché par son homologue française ! L’aventure du Rafale semble tourner à l’histoire belge, malheureusement.

Ce F-35 qui ne laisse personne indifférent :

Le Lockheed-Martin F-35 « Lightning II » ou « Joint Strike Fighter » (JSF) ne laisse personne indifférent, que ce soit pour ses nombreux problèmes de développement ou ses coûts faramineux. Mais aussi pour les espoirs qu’il suscite en tant qu’outil aérien de demain.  

La genèse  :

Le F-35 a été développé dans le cadre du programme établi « Joint Strike Fighter » en 1993 avec comme objectif d'équiper du même appareil les trois composantes aériennes des forces armées américaines (l’USAF, L’USN, L ‘USMC). A l’origine l’avionneur espérait produire 4'000 exemplaires, mais aujourd’hui le chiffre d’un peu plus de 3’000 est avancé.

Le programme le plus cher:

Le coût unitaire du F-35 était estimé à 69 millions de dollars en octobre 2001. Au lancement du programme, celui-ci à augmenté de 89%. Aujourd’hui, il a atteint les 130,6 millions par avion, selon le dernier rapport du GAO à ce sujet publié en avril dernier. Le GAO américain a estimé que les surcoûts gigantesques risquent de menacer, à terme, le financement d'autres programmes.

L’autre problème concerne le prix à l’heure de vol, 70% des 1’000 milliards de dollars que l'armée américaine estime devoir dépenser pour acquérir et faire voler les avions pendant toute leur durée de vie (estimée à 50 ans) ne financeront que leur utilisation.

Pour tenter de diminuer les coûts, il faut vendre et rallier d’autres pays au programme afin de partager les charges. Pour cela, les clients étrangers sont amenés à cotiser au sein du développement de l’avion.

Tuer la concurrence:

Mais cette façon de faire à un but : tuer la concurrence ! En effet, les Etats-Unis ne partagent pas la technologie, le retour industriel passe intégralement aux Etats-Unis. Une sorte de cercle vicieux. Les clients se retrouvent donc complètement dépendants des Etats-Unis, car ils n’ont plus les moyens technologiques de développer leurs propres matériels ou de se diversifier.

Le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Italie et le Danemark ont rejoint le programme F-35. Ces quatre pays ont investi 5 milliards de dollars dans le programme, soit près de 50% du budget annuel de recherche et développement militaire européen. C’est également un coût proche du programme complet de recherche et de développement d’un avion de combat européen de type Rafale (R&D). Pas un euro n’est actuellement investi dans un futur programme d’avion de combat européen.

Des problèmes à n’en plus finir:

Le programme F-35 est le champion des retards accumulés soit près 7 ans en 2014 par rapport au calendrier initial et un dépassement de budget estimé à 68 % au mois de juillet 2014.. De plus, aucun des 131 appareils achetés et livrés n'est encore opérationnel. L’avionneur Lockheed Martin reconnaît qu’il a encore beaucoup à faire, avant de pouvoir livrer une F-35, pleinement opérationnel. Car la liste des problèmes est longue. Certes, tous les nouveaux avions connaissent des maladies de jeunesse, mais le cas du « Lightning II » est un cas à part. Si, de nombreux problèmes font aujourd’hui partie du passé, il en reste d’autres, pire de nouveaux apparaissent encore. Il serait impossible de lister ici la problématique qui gangrène l’avion tellement la liste est grande, mais en voici quelques-uns :

Disfonctionnement de l'algorithme de concentration d'oxygène de l’Obogs.

La vision nocturne qui n'est pas au point, ce qui induit des difficultés pour atterrir dans le noir.

Des problèmes de GPS qui transmettent parfois par erreur la position de l'avion à l'ennemi.

Surchauffe de la soute à armement, qui oblige une ouverture en plein vol pour la refroidir.

Echec de la fusion des données obtetues par les différents capteurs.

Vulnérabilité à la foudre.

Mais ce qui est incroyable vient du fait que chaque problème réglé en provoque un autre ailleurs et l’adaptation des logiciels dégrade des systèmes qui fonctionnaient bien avec une version antérieure. Autre exemple de problème concerne la maintenance. Le système de maintenance ALIS (Autonomic Logistics information System) centralisé aux Etats-Unis pour l’ensemble des utilisateurs n’offre pas les sécurités nécessaires en matière de cyberguerre. Il faut dire que, si un hacker arrive à pénétrer le système ALIS, qui communique depuis chaque avion directement au sol, il aura accès à l’ensemble de la gestion de la maintenance cellule, des systèmes de missions et des clés cryptographiques utilisées sur chaque F-35 en service.

Pour les israéliens, le système centralisé de maintenance de Lockheed Martin représente une dépendance vis-à-vis des Etats-Unis inacceptable d’une part et dangereuse de l’autre. Les industriels israéliens à travers la société Israël Aerospace Industry (IAI) se préparent à l’installation d’un service de maintenance complet. Israël prévoit de mettre en place son propre pare-feu pour vous assurer que l'information privilégiée ne passe pas entre les Etats-Unis et israéliens via un système externe, tel que le système Autonomic Logistics information (ALIS). De plus, pour Israël il est inconcevable de rester dépendant en matière de pièces détachées. Pour ce faire le pays va constituer son propre stock pour garder son autonomie en cas de conflit.

Et pourtant l’avion se vend :

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Et pourtant malgré ses nombreux déboires, le F-35 se vend plutôt bien. Nombreux sont les pays qui ont déjà opté pour cet appareil pour en faire leur futur et unique avion de combat ou comme Israël, en tant que complément indispensable à la modernisation des unités aériennes. L’Etat Hébreu considère que le F-35 permettra de maintenir une suprématie aérienne et son avance qualitative technologique dans la région, notamment en matière de dissuasion, mais également en cas de frappes préventives. Par contre, du fait du nombre réduit de F-35, l’ossature du combat aérien sera maintenu avec les F-15 et F-16 modernisés.

L’engouement pour le F-35 tient à deux facteurs. Le premier est constitué d’un marketing très travaillé qui a été mis en place par l’avionneur, dès le début du lancement du programme et destiné aux nombreux utilisateurs de l’actuel F-16. L’objectif était de convaincre ceux-ci, que le F-35 est le digne et unique remplaçant des « Fighting Falcon ».

La seconde raison est plus technologique. En effet, le F-35 Lockheed Martin n’est pas seulement un avion, mais une « plate-forme pour système d’arme flexible et adaptable ». Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’avion est destiné à servir de centre pouvant coordonner différents moyens : des drones ou des missiles qui participeront à la bataille à ses côtés.

Les avions européens sont-ils battus ?

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Immanquablement, les coûts et les problèmes de développements du F-35 vont diminuer à l’avenir, rendant ainsi, l’avion plus attrayant encore sur le marché des nouveaux avions de combat. Reste que la maintenance des matériaux furtifs continuera d’imposer des coûts élevés aux utilisateurs et le téléchargement à distance et ses problèmes de cyberattaques ne feront qu’empirer dans un monde toujours plus connecté.

Les avions européens que sont les Rafale, Eurofighter et Gripen n’ont pas dit leurs derniers mots pour autant. En matière de capacités en tant que plateforme d’armes, ceux-ci n’ont pas encore atteint leur pleine capacité. Les trois appareils vont même évoluer prochainement dans ce sens avec une augmentation de la puissance électronique. Chez Dassault on commence à préparer le futur standard F4 du Rafale et chez Saab c’est la version MS22 du Gripen E qui se dessine. Le consortium AirbusDS/Eurofighter prépare lui aussi une telle amélioration pour le standard T3. Dans les trois cas les améliorations des logiciels et de la puissance électronique doivent justement permettre d’exploiter de nouvelles capacités à travers les censeurs comme les radars AESA, mais également rendre la fusion électronique encore plus rapide et permettre de nouvelles applications de connectivité immédiate avec l’ensemble des forces en activités (air, sol, mer). Ce sont d’ailleurs ces trois nouveaux standards qui pourront être disponibles pour notre pays dès 2025. De fait, l’Europe a encore son mot à dire en matière d’aéronefs militaires et la récente déclaration franco-allemande sur l’avenir peut être rassurante pour autant que les erreurs du passé puissent être comprises.

 

Photos : 1 F-35A israéliens @IAF 2 Le simulateur du F-35  lors du meeting Breitling Airshow à Sion @ P.Kümmerling 3 Rafale, Eurofighter, Gripen @ vue d’artiste