21/05/2020

L’Ukraine prépare l’achat d’un nouvel avion de combat !

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Kiev, prépare la modernisation de sa Force aérienne en vue de se procurer de nouveaux avions de combat. Il s’agit de remplacer d’ici 2030 les flottes de  MiG-29MU2, ainsi que les Su-24 et Su-25 actuellement en service. Les Sukhoi Su-27 « Flanker » modernisés resteront encore en service au-delà de cette date.

Dans un document nommé « Air Force Vision 2035 », récemment approuvé par le Conseil militaire du Commandement de l'armée de l'air des forces armées ukrainiennes, l'Ukraine a précisé son intention de se procurer un avion de chasse multirôle de 4ème génération capable à la fois de protéger l'espace aérien ukrainien contre des avions hostiles et effectuer des frappes sur les positions ennemies.

L'Ukraine achètera de nouveaux avions de chasse en plusieurs phases au cours de la prochaine décennie, avec un appel d'offres pour les premiers lots d'appareil pour 2021 ou 2022,. Seul un petit nombre de jets sera acquis au cours de cette phase, tandis qu'un achat plus important est prévu pour la période 2025-2030. Le pays prévoit un budget de 7,5 milliards de dollars.  

Les fournisseurs potentiels :

Kiev prévoit de se tourner en direction de fournisseurs aux États-Unis et en Europe et au Pakistan/Chine pour examiner les options permettant de répondre à l'exigence.

Les fournisseurs encore non officiels semblent être Lockheed-Martin avec le F-16 Block70/72 « Viper », Saab avec les JAS-39 Gripen E MS21 le consortium sino-pakistanais PAC/CAC avec le JF-17 « Thunder »  Block III. On ne sait pas pour l’instant, si d’autres avionneurs comme Airbus DS, Boeing ou Dassault seraient intéressés par la demande d’offres de l’Ukraine. Pour la première fois, le pays se dirige en direction d’avions non russes, le conflit dans le Dombass et la reprise de la Crimée par ces derniers poussent le pays en direction d’autres fournisseurs.

Photo : MiG-29MU2 ukrainiens @ Theo Van Vliet

 

17/04/2020

Premier ravitaillement en vol entièrement automatique !

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Airbus a réalisé la toute première opération de ravitaillement en vol entièrement automatique (A3R). La campagne d'essais en vol, menée plus tôt dans l'année au-dessus de l'océan Atlantique, a impliqué un avion d'essai de ravitailleur Airbus A330MRTT équipé de la solution Airbus A3R, avec un chasseur F-16 de l'armée de l'air portugaise agissant comme récepteur.

Cette étape importante fait partie de la phase d'industrialisation des systèmes A3R avant sa mise en œuvre dans le développement futur des A330 MRTT.

La campagne a atteint un total de 45 heures d'essais en vol et 120 contacts secs avec le système A3R, couvrant toute l'enveloppe de ravitaillement en vol, alors que les F-16 et MRTT consolident la maturité et les capacités du développement à ce stade. La phase de certification débutera en 2021.

L’A3R :  

Le système A3R ne nécessite aucun équipement supplémentaire sur l'avion récepteur et est destiné à réduire la charge de travail des opérateurs de ravitaillement en vol (ARO), à améliorer la sécurité et à optimiser le taux de transfert de ravitaillement en vol dans les conditions opérationnelles, contribuant à maximiser la supériorité aérienne. L'objectif du système A3R est de développer des technologies qui atteindront des capacités entièrement autonomes.

Une fois que le système est activé par l'ARO, l'A3R fait voler la flèche automatiquement et maintient l'alignement entre la pointe de la flèche et le réceptacle du récepteur avec une précision de quelques centimètres; le bon alignement et la stabilité du récepteur sont vérifiés en temps réel pour maintenir une distance de sécurité entre la flèche et le récepteur et également pour déterminer le moment optimal pour étendre la poutre télescopique pour réaliser la connexion avec le récepteur. À ce stade, le transfert de carburant est amorcé pour remplir l'avion récepteur et une fois terminé et la déconnexion commandée, la flèche est éloignée du récepteur en rétractant le faisceau télescopique et en éloignant la flèche pour garder une distance de séparation sûre. Au cours de ce processus, l'ARO surveille simplement l'opération.

Le système avancé A3R guide la flèche pour se connecter de manière autonome avec le réservoir de ravitaillement de l'avion récepteur. Lorsque le système A3R est activé, un système de commande de vol entièrement automatisé vole et maintient la flèche alignée avec le réceptacle de l'avion récepteur. Lors de l'approche initiale du récepteur, le contrôle de la flèche est effectué par l'opérateur de ravitaillement en vol (ARO) de l'avion-citerne. De nouvelles techniques passives telles que le traitement d'image sont ensuite utilisées pour déterminer la position du réservoir de ravitaillement du récepteur. La poutre télescopique à l'intérieur de la flèche peut être commandée manuellement par l'ARO ou en utilisant un mode de maintien de distance relative ou un mode automatique complet pour effectuer le contact. Le nouveau processus devrait réduire la charge de travail des opérateurs de rampes de ravitaillement, améliorer la sécurité et optimiser le taux de ravitaillement en vol dans les conditions opérationnelles.

L’Airbus A330MRTT : 

L’A330 MRTT (Multi Role Tanker Transport) d’Airbus Military est le seul avion stratégique de ravitaillement et de transport de nouvelle génération, actuellement disponible et opérationnel au monde. L’importante capacité d’emport carburant de base (111 tonnes) de l’avion de ligne A330-200, dont il est dérivé, permet à l’A330 MRTT d’exceller dans les missions de ravitaillement en vol, sans l’adjonction de réservoir supplémentaire. L’A330 MRTT est proposé avec un choix de systèmes de ravitaillement incluant la perche caudale ARBS (Aerial Refuelling Boom System) d’Airbus Military et/ou une paire de nacelles tuyau/panier sous voilure et/ou un système ventral tuyau/panier FRU (Fuselage Refuelling Unit).

Grâce à son large fuselage, l’A330 MRTT peut également servir d’avion de transport capable de transporter 300 soldats ou 45 tonnes de charge utile. Il peut également être décliné en version d’évacuation sanitaire (EVASAN) et recevoir jusqu’à 130 civières.

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Photos : 1 Système de contrôle A3R 2 A330MRTT ravitaillant un F-16 @ Airbus DS

01/02/2020

La Roumanie achète un nouveau lot de F-16 !

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Les ministres de la défense du Portugal, João Gomes Cravinho et roumain Nicolae-Ionel Ciucă ont signé un contrat à la base aérienne de Monte Real le 27 janvier dernier portant sur un lot de 5 Lockheed-Martin F-16 d’occasions. Le contrat est estimé à 130 millions d’euros.

 

Ce lot comprend 4 F-16AM monoplaces et un F-16BM biplace. Ces appareils ont subi le programme de modernisation MLU. Ils devront encore être mis à jour selon la demande est spécification de la Roumanie.  Les cinq nouveaux appareils auront la même configuration M.5.2R que les 12 F-16 existants en Roumanie, mais Bucarest a annoncé que les 17 appareils seront surélevés à un nouveau standard appelé M.6.X par la suite. 

Les quatre premiers devraient être livrés en 2020, et le dernier avion suivra au début de l'année prochaine.

 

Rappel : 

En 2016, la Roumanie a commencé à réceptionner ses premiers avions de combat F-16C/D. Au total ce premier lot portait sur 12 aéronefs. La flotte de 12 F-16 se compose de 9 appareils en provenance du Portugal et 3 de l’US Air Force. Le contrat comprenait également des modifications et des mises à niveau des avions, ainsi que des moteurs supplémentaires de rechanges, le soutien logistique, ainsi que la formation de 9 pilotes roumains et 69 techniciens de maintenance.

Avant la livraison, les appareils ont été modernisés dans le cadre de la norme « Mid-Life Update » (MLU) par la société OGMA-Industria Aeronautica au Portugal.

La Forţele Aeriene Romane (Armée de l’air roumaine, RoAF) dispose de 12 chasseurs F-16C/D Block15 Mid-Life Upgrade (MLU) qui équipent le 53e Escadron de chasseurs à Feteşti.

Jusqu’à 36 avions :

Bucarest espère à terme pouvoir disposer de 36 F-16 C/D « Fighting Falcon » afin de remplacer complètement les derniers MiG-21 encore en service, soit 17 appareils. Ces derniers sont âgés de 44 ans.

En outre, le contrat renforcera les compétences techniques de l’aviation roumaine, selon le ministère de la Défense, notamment en ce qui concerne la possibilité de réviser et de réparer le moteur Pratt & Whitney F100 du F-16 et de moderniser sa plateforme. 

Le pays continue de prospecter les utilisateurs du F-16 en vue de futurs achats.

Photo : F-16 roumain en ravitaillement @ RoAF

03/12/2019

La Roumanie prépare l'achat d'un lot de F-16 !

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La Roumanie est engagée dans une procédure visant à acquérir un nouveau lot d’avions de combat Lockheed-Martin F-16. Les tractations portent actuellement sur cinq F-16 excédentaires auprès du Portugal.

Rappel : 

En 2016, la Roumanie a commencé à réceptionner ses premiers avions de combat F-16C/D. Au total ce premier lot portait sur 12 aéronefs. La flotte de 12 F-16 se compose de 9 appareils en provenance du Portugal et 3 de l’US Air Force. Le contrat comprenait également des modifications et des mises à niveau des avions, ainsi que des moteurs supplémentaires de rechanges, le soutien logistique, ainsi que la formation de 9 pilotes roumains et 69 techniciens de maintenance.

Avant la livraison, les appareils ont été modernisés dans le cadre de la norme « Mid-Life Update » (MLU) par la société OGMA-Industria Aeronautica au Portugal.

La Forţele Aeriene Romane (Armée de l’air roumaine, RoAF) dispose de 12 chasseurs F-16C/D Block15 Mid-Life Upgrade (MLU) qui équipent le 53e Escadron de chasseurs à Feteşti.

Jusqu’à 36 avions :

Bucarest espère à terme pouvoir disposer à termes de 36 F-16 C/D « Fighting Falcon » afin de remplacer complètement les derniers MiG-21 encore en service, soit 17 appareils. Ces derniers sont âgés de 44 ans.

En vertu d’un projet de loi adopté par le gouvernement le 28 novembre dernier, qui doit encore être ratifié par le parlement du pays, quatre avions arriveront en 2020, le dernier exemple étant celui de 2021.

Les cinq nouveaux appareils auront la même configuration M.5.2R que les 12 F-16 existants en Roumanie, mais Bucarest a annoncé que les 17 appareils seront surélevés à un nouveau standard appelé M.6.X par la suite.

En outre, le contrat renforcera les compétences techniques de l’aviation roumaine, selon le ministère de la Défense, notamment en ce qui concerne la possibilité de réviser et de réparer le moteur Pratt & Whitney F100 du F-16 et de moderniser sa plateforme.

Le pays continue de prospecter les utilisateurs du F-16 en vue de futurs achats.

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Photos : F-16 roumains @ RoAF

27/09/2019

US Navy & USAF, le F-35 rate ses objectifs !

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Washington, le Département de la Défense des États-Unis (DoD), a annoncé le 24 septembre dernier que les différentes variantes du Lockheed-Martin F-35 « Lightning II » n’avaient pas atteint, les objectifs fixés de disponibilité au sein de l’US Navy et de l’US Air Force. Il faut se rappeler qu’en 2018, l’ancien secrétaire à la Défense, Jim Mattis,avait demandé que les avions de combat et d’attaque américains devaient dépasser un taux de capacité de 80% d’ici septembre 2019.

La situation au sein de l’US Navy :

Les Boeing F/A-18E/F « Super Hornet » et EA-18G « Growler » en service au sein de la marine américaine ont dépassé le taux de capacité de mission de 80%, conformément à la directive établie. Par contre, le Lockheed-Martin F-35C « Lightning II », n’atteindra pas l’objectif de 80% fixé par le Département de la Défense des États-Unis (DoD) et ceci malgré les promesses de l’avionneur.

Le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, a déclaré à la commission du Sénat américaine sur les forces armées lors de l'audience de confirmation tenue en juillet dernier, que cela résultait en partie de l'insuffisance des approvisionnements en pièces détachées et des nombreux problèmes qui subsistent encore dans l’avion..

De son côté, l’US Navy confirme avoir augmenté les taux de capacité des missions en empruntant les meilleures pratiques du secteur commercial, ce qui a abouti à une maintenance plus efficiente. Les résultats ne se sont pas faits attendre en ce qui concerne les « Super Hornet » & « Growler ». Mais il n’a pas été possible de faire de même avec le F-35.

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Du côté de l’USAF :

L’Air Force confirme une amélioration de la disponibilité de sa flotte d’avions de combat F-15, F-16 et pour attendre également un taux de capacité de mission de 80%. Par contre, le F-22 continue de souffrir d’un manque de capacité de maintenance, aggravé par les dommages causés à la Base aérienne de Tyndall par les effets de l’ouragan Michael en octobre 2018. En ce qui concerne les F-35, les mêmes problèmes sont dénoncés que ceux de la Marine.

Viseur de casque hors prix :

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Le Département de la Défense des États-Unis (DoD) a par ailleurs, demandé une modification du viseur de casque du F-35 à Lockheed-Martin. En effet, des améliorations apportées à ce système qui ne permettait pas de « voir » la nuit correctement et empêchait le pilote de bouger correctement doivent être mises en place.

Ces améliorations seront effectuées à Fort Worth, au Texas et devraient être achevés en décembre 2020. Le casque du F-35, fabriqué sur mesure pour chaque pilote, est connu depuis longtemps pour être un équipement coûteux et il a été révélé, il y a quelques temps, qu’il coûtait environ 400’000 dollars US. Au début de 2018, le prix avait grimpé à 600’000 dollars, selon un rapport de mars 2018 du Project On Government Supervight. À peine 18 mois plus tard, son coût a encore augmenté pour atteindre 737’800 dollars. Ce chiffre est calculé en divisant le prix du contrat par le nombre d’avions (478) dans les lots 12 à 14 du F-35.En conséquence, son coût a grimpé de 23% en un an seulement pour un équipement aussi sophistiqué qu’il soit. Selon une étude du DoD, l’ensemble des casques de F-35 devant être achetés coûtera au moins 1 milliard de dollars.

Le casque utilise six caméras encastrées dans le fuselage de l'avion pour donner aux pilotes une vue à 360 degrés de l'espace aérien environnant, leur permettant notamment de "regarder à travers" le sol de l'avion. De plus, il intègre des fonctionnalités avancées de vision nocturne. L'affichage tête haute se projette directement sur la visière, plaçant des informations telles que l'altitude, la vitesse et les cibles sous les yeux des pilotes.

Un projet de casque similaire destiné au F-15, F-16 de l’USAF et pour l’Advanced Super Hornet de la marine, montre qu’il est possible d’obtenir les mêmes capacités visuelles moitié moins chères.

Photos : 1 F-35@ USAF 2 Super Hornet@ Navy 3 Casque F-35 @ Rockwell Collins