21/10/2011

Eurofighter, Gripen, Rafale le choix avant Noël !

 

 

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Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) soumettra au Conseil fédéral, avant la fin de cette année, la proposition de décision relative au type des nouveaux avions de combat.

Réalisation finale :

La phase final du choix du nouvel avion de combat vient de commencer, sur demande du Département fédéral de la défense (DDPS) les constructeurs aéronautiques, EADS/CASSIDIAN (Eurofighter ), Dassault Aviation (Rafale) et SAAB (Gripen) doivent actualiser leurs propositions au gouvernement suisse d'ici fin octobre, afin que ce dernier puisse effectuer son choix pour l'achat de nouveaux avions de combat. Cette actualisation prévoit une mise à jour technologique ainsi que du prix demandé pour 22 avions de combat avec l’équipement connexe.

Puis, le choix du DDPS sera soumis à la fin de l’année au Conseil fédéral pour validation puis sera entériné par le parlement. L’avion choisi devrait être commandés dans le cadre du programme d'armement 2012 ou 2013.

 

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Le DDPS en position de force :

Les trois constructeurs européens doivent absolument vendre et se retrouve face à une demande claire de la Suisse : 22 avions pour un budget maximum de 5 milliards de francs suisses, des spécificités avancées en matière de technologie et un partenariat cadre en ce qui concerne l’industrialisation et l’entrainement !

Pas de discussion en parallèle comme cela se fait sur d’autres marchés en cours, les trois concurrents connaissent les besoins et les limites de notre offre. Pour eux, il s’agit donc de répondre en tout point au cahier des charges, soit un appareil moderne capable de supériorité aérienne, attaque au sol tactique et capacité de reconnaissance (avion omnirôle) jusqu’en 2040. Partenariat industriel complet dépassant la valeur d’achat et entrainement conjoint.

Partenariat industriel une chance :

Armasuisse, le centre de compétence de la confédération pour les achats d'armes, attend des fournisseurs étrangers qu'ils concluent des achat en Suisse pour le 100% de la valeur des contrats.

Les affaires compensatoires sont les participations industrielles de toutes sortes en relation avec des achats d'armes à l'étranger pour notre armée. On les appelle aussi affaires "offset". C'est par elles que les dépenses d'acquisition d'armes sont balancées. Les offsets ont un grande impact économique, elles permettent un maintien de la compétitivité internationale de l'industrie suisse et contribuent au maintient de la place industrielle Suisse et à la défense de places de travail.

Les offsets directes sont les affaires compensatoires qui sont liées à la participation des entreprisses suisses à la production de biens militaires commandés à l'étranger. Des compétences et du savoir faire sont ainsi acquis, ce qui permet d'assurer l'entretien autonome de ces biens d'équipement, de permettre de garder leur valeur ainsi que de permettre de futures améliorations et contribuer à garder le potentiel industriel essentiel à une défense nationale.

Les offsets indirectes sont les compensations du fournisseur étranger, des contrats à l'industrie civile suisse, accès à des technologies de pointe, développement communs en relation à des transferts de technologie, accès à des nouveaux marchés etc. Nos hautes écoles en profitent aussi, ainsi que leurs étudiants, avec le transfert de savoir-faire et les possibilités de stages.

Les affaires compensatoires sont possibles dans douze branches, parmi lesquelles l'industrie des machines, du métal, électronique, horlogère, automobile, aviation légère et moyenne, informatique ainsi que la coopération avec les hautes écoles et la recherche.

Dans la phase d'évaluation d'une acquisition d'armement, les premiers éléments des offsets sont apportés par l'offre du fournisseur étranger. Ces portefeuilles d'offsets sont ensuite transmis aux entreprises suisses, complétés par armasuisse en matière de prescriptions de sécurité et de politique d'acquisition.

 

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Les programmes d’Offsets concerne plus de 300 entreprises de tous les cantons. Il bénéficierait non seulement aux industries de la défense, de l’aéronautique et du secteur spatial, mais aussi à des entreprises d’un grand nombre d’autres secteurs notamment civil.

Ces perspectives s’adressent également aux acteurs incontournables du processus d’innovation qui se situent en amont de la phase d’industrialisation : les instituts suisses de recherche comme l’ETH Zurich, l’EPF Lausanne ainsi que les universités cantonales. L’approche proposée contribuera à renforcer le «Pôle d’Excellence Aéronautique», réseau d’entreprises industrielles et de centres de recherche avec nos voisins et permettra de renforcer les liens déjà existants en matière de coopération du développement aéronautique.

 

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L’importance du choix, la valeur de l’investissement :

Un avion de combat coûte cher, mais ne voir en cela, qu’une luxueuse dépense est en soi, une grave erreur de jugement ! Un avion de combat représente un investissement à plus d’un titre : la sécurité, pour combler le départ à la retraite des vénérables F-5, appuyer en binôme les F/A-18 et garantir l’avenir des Forces aériennes une fois ces derniers devenu obsolètes.

Mais c’est aussi l’occasion grâce au partenariat exceptionnel en matière d’industrialisation de développer notre industrie et ceci justement, car nous sommes en période d’incertitudes. Jamais notre pays n’a eu, comme c’est le cas aujourd’hui, l’opportunité d’un partenariat aussi large en matière de recherche et développement (R&D). L’informatique, l’optronique, la communication les matériaux composites et la mécanique ne sont que la pointe de l’iceberg qu’un tel contrat peut rapporter non seulement dans le domaine militaire mais civil. N’oublions pas que les brevets qui en découlerons ouvrirons la voie à de nouvelles technologies dans une large palette de domaines.

Le choix du type d’avion de combat sera déterminant en matière de sécurité à l’avenir, mais aussi en ce qui concerne notre industrie et ses places de travail. L’avion devra être le meilleur techniquement et l’offre du constructeur répondre de manière complète et diversifiée en matière d’Offsets.

Le DDPS et le Conseil Fédéral doivent mesurer la responsabilité de leur décision et donner les moyens à notre pays d’aller de l’avant !

 

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Lien récent sur le sujet :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/10/02/d8dc9d4367261c1f838bc8c963734780.html

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/09/14/suisse-le-rafale-en-grand-favori.html

 

 

Photos : 1 badge des pilotes d’essais, réalisation Aviapic.ch (Laurent Baudillon, Christophe Moduli) 2 Rafale @ Dassault Aviation 3 Gripen @ SAAB 4 Eurofighter @ EADS