06/12/2012

L'Eurofighter tire le Meteor

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Après le Gripen et le Rafale, c’est au tour de l’Eurofighter de franchir l’étape décisive du tir d’un missile Meteor. EADS/Cassidian vient de confirmer qu’un appareil Typhoon II à tirer le missile de type BVRAAM Meteor le 4 décembre dernier avec succès.

 

 

Le missile a été éjecter correctement du fuselage d’un l’Eurofighter appartenant à la Royal Air Force. Ce tir s'appuie sur une précédente série d'essais en vol, effectué par BAE Systems partenaires du programme Eurofighter, avec lequel des missiles non motorisés ont été utilisés pour démontrer une séparation sûre avec l’avion lanceur.

 

Ce tir permet la pleine intégration du missile Meteor avec les différents standards du Typhoon .

 

Les essais en vol ont été réalisées avec le support intégré de du centre d’essais en vol de QinetiQ et MBDA à partir d’un polygone de tir  situé à Aberporth au Pays de Galles.

 

Ce vol avec tir réelle était réalisé par le pilote d’essais Steve Long de la RAF, celui-ci à déclaré : « En remplissant ces premiers essais de tir avec le Meteor, le Typhoon a fait un bond en avant significatif dans la capacité opérationnelle. En tant que pilote de chasse, vous voulez finalement la meilleure combinaison possible des armes antiaériennes et de pointe pour assurer le succès de la mission et pouvoir rentrer chez vous en toute sécurité».

 

Le Meteor : 


 

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Le missile Meteor produit par le MBDA  alimenté par statoréacteur est destiné à des missions de défense aérienne. Il va intercepter des cibles à très longue portée. Produit conjointement par l’Angleterre, la France, l’Italie, l’Espagne et la Suède, il est doté d’une zone d'interception assurée nettement supérieure à celle des missiles de même gamme actuellement en service.

 

 

Il sera prioritairement réservé aux missions d'interception à grande distance, au-delà de la portée optique (BVR) de tout type d'aéronefs. Son utilisation sera privilégiée pour les cibles de haute valeur telles que l'attaque à plus de 100 km d'avions radar ou de ravitailleurs.

Ce missile doit pouvoir assurer une efficacité de destruction à des distances aujourd'hui encore importantes, de l'ordre de 50 Nm (entre la cible et l'avion tireur au moment de l'impact). 

A cette fin, le système d'arme comporte :

 

1. Un radar de bord qui doit fournir des informations précises sur la cible avant le départ du missile, et une liaison de données de type Link16 assurant les mêmes fonctions en retransmettant vers l'avion tireur les informations d'un capteur porté par un autre aéronef 

 

  1. Des systèmes d'identification des cibles à des distances compatibles avec la portée du missile.
  2. Une manœuvrabilité suffisante du missile dans toutes les phases de vol, pour toutes les distances de tir, qui doit lui assurer une grande probabilité de destruction des cibles. 

 

La propulsion de ce missile est également un défi technologique du fait du concept retenu : celui d'un statoréacteur. Ce statoréacteur à propergol solide et à poussée régulée (Throttleable Ducted Rocket ou TDR) dans sa phase de croisière comporte un accélérateur à poudre intégré dans la chambre de combustion, ce qui permet de donner une impulsion initiale suffisante pour atteindre une vitesse compatible avec le fonctionnement du statoréacteur.

 

 

Photos : 1 Eurofighter de la RAF tirant le Meteor 2 le MBDA Meteor @ Eurogihter