06/01/2019

Air2030, la grande farce du Parti Socialiste !

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Le Parti Socialiste veut donner de la voix en ce qui concerne le projet Air2030. Pour lui, le modèle proposé par le DDPS est trop cher et ne correspond pas à une armée moderne. Pour cela, le PS propose son propre modèle et nous allons voir, que celui-ci est en soi une vaste fumisterie. Il semble donc bien que PS qui trouvait que la police du ciel était inutile, il y a peu, a retourné sa veste histoire de plaire en vue des prochaines élections Fédérales.

La proposition socialiste :

Pour le PS les avions proposés dans le cadre du projet Air2030 sont trop chers et surtout dépassés ! De fait, les socialistes proposent d’évaluer les avions suivants : le M-346 de l’italien Leonardo, l’Aerovodochody L-159 et le sud-coréen KAI T-50. Ces avions coûtent entre 10 et 20 millions d'euros chacun. À titre de comparaison: les jets que la Suisse souhaite acheter (Rafale, Eurofighter, Gripen, F-35, Super Hornet) coûtent 100 millions et plus chacun selon, le PS. On notera que le PS cherche également à faire patienter jusqu’à l’arrivée des futurs avions comme le Scaf et le Tempest. Le nombre de jets légers devant être achetés "dépend également du type acheté", explique le responsable de la sécurité du PS Zurich, Priska Seiler Graf. "L'ordre de grandeur est une douzaine visant à assurer la sécurité de l'espace aérien dans la force aérienne en attendant le départ à la retraite des F/A-18.

En ce qui concerne le système sol-air, le PS préconise un achat limité à 1,2 milliards de nos francs. Pour ce faire, le SP s’appuie sur une défense aérienne au sol bien plus grande que celle prévue par Parmelin. "Deux cloches de protection" doivent être installées: une pour 1,1 milliard d'euros et distribuée dans tout le pays, à courte et moyenne portée. En outre, une artillerie antimissile guidée d’une portée de 200 kilomètres et pour environ 1,2 milliard de dollars. Au total, le concept de SP coûterait 4 milliards.

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Rappel des besoins pour Air2030 :

L’ensemble de la flotte doit être mesure de réaliser les prestations suivantes : 

  • fournir les prestations journalières de police aérienne, 24 heures sur 24, et imposer les restrictions d’utilisation de l’espace aérien suisse.
  • lors de tensions accrues, intervenir dans un délai de quelques minutes (QRA) dans l’ensemble de l’espace aérien suisse avec des avions de combat en cas de violation de l’espace aérien par des avions civils non coopératifs, des avions militaires de transport, des drones et des avions de combat pénétrant dans l’espace aérien.
  • en situation de défense, en combinaison avec la défense sol-air, empêcher un adversaire, pendant une durée limitée, d’obtenir la supériorité aérienne et, dans le même temps, appuyer l’armée avec du feu opératif au-delà de la portée de notre propre artillerie et avec de la reconnaissance aérienne.

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Données servant de base de calcul pour le dimensionnement de la flotte : la taille de la flotte doit permettre :

  • en situation normale, d’assurer le service journalier de police aérienne ainsi que l’instruction et l’entraînement.
  • lors de tensions accrues, de maintenir une présence permanente dans les airs d'au moins quatre avions pendant au moins quatre semaines.
  • en cas d'attaque armée, d'engager, parallèlement à l’accomplissement des tâches de défenseaériennedes avions de combat pour la reconnaissance aérienne et pour frapper des objectifs au sol. 

Exigences relatives à l’acquisition du prochain avion de combat et d’un nouveau système de défense sol-air. Le paquet logistique doit être dimensionné au minimum pour : 

  • assurer en permanence le service de vol lorsque les frontières sont ouvertes et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger peut être garanti ; 
  • assurer la souveraineté sur l’espace aérien pendant approximativement six mois, de même que l’instruction et l’entraînement lorsque les frontières sont fermées et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger ne peut pas être garanti. 

Les deux systèmes (avions/système sol-air) doivent pouvoir communiquer à travers la fusion des données et permettre de contrer les aéronefs modernes, drones divers, appareils furtifs, missiles balistiques.

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La défense sol-air de grande portée doit être en mesure, seule ou en combinaison avec les avions de combat, de protéger des secteurs et, ce faisant, de combattre en premier lieu des objectifs dans l’espace aérien moyen ou supérieur. La surface à couvrir doit être de 15’000 km système doit disposer d’une grande portée, c’est-à-dire atteindre une altitude d’engagement de plus de 12’000 m (verticalement) et une portée supérieure à 50 km (horizontalement). 

L’affabulation socialiste :

Au vue des exigences du cahier des charges qui est en parfaite adéquation avec les nouvelles menaces, le modèle socialiste est une énorme farce. Pourquoi ?

Les aéronefs proposés par le PS sont issus d’avions formateurs et ne sont pas des intercepteurs multirôle. De plus, ces appareils en version combat  (light attack) sont spécialisés pour l’attaque au sol légère et dans certains cas l’interception à courte distance. Par ailleurs, ces appareils ne disposent pas de radars modernes AESA avec une portée suffisante. Pires, ces avions écoles ne possèdent pas la postcombustion et encore moins le nouveau mode « supercroisière ». Le manque de puissance électronique et de capteurs ne permet pas une une redondance adaptée en mode « Electronic Warfare » 

Incapable d’effectuer la police du ciel !

Les avions proposés par le PS sont incapables de faire la police du ciel en temps de paix, car trop lent, ils ne peuvent rejoindre un avion civil à haute altitude. Le KAI T-50 le pourrait, mais de manière limitée, car sont radar ancien, serait insuffisant dans des conditions climatiques hivernales par exemple.

Exemples concrèts :

Pour Leonardo le concepteur du M-346 LCA (Light Combat attack) l’avion ne peut effectuer la police du ciel que face à aéronefs lents comme des hélicoptères et des avions de tourismes.

Aux Philippines le FA-50, soit la version armée du T-50 de KAI n’est utilisée que pour la lutte antiguerrilas islamistes. Pour la police du ciel, Manille prévoit d’acquérir, des Gripen ou des F-16. 

En résumé :

Les avions proposés par le modèle socialiste sont incapables d’assurer :

Le police du ciel en temps de paix face à des avions civils à réaction.

Incapable de défendre l’espace aérien en temps de crise et de guerre, ils seraient détectés et abattus avant même que le pilote ne puisse voir l’ennemi.

Incapable d’assurer une sécurité aérienne en binôme avec le système sol-air, par manque de puissance électronique.

Ne peuvent assurer une protection en matière de cyberguerre en terme liaison.

Un vol en binôme avec des drones.

Les PS détourne la théorie McCain :

Selon le PS, feu le Sénateur McCain a posé la théorie qu’il faut  un "mélange intelligent" dans la Force aérienne: d'un côté, de gros avions de combat coûteux et de l’autre d’avions légers et peu coûteux.

Ce que le PS ne dit pas, vient du fait que McCain parlait de l’Armée américaine. Hors la Suisse n’a pas le budget militaire des USA et ne participent pas à des « opérations extérieurs ». La comparaison s’arrête là. Quant aux avions légers, le Sénateur McCain faisait allusion aux appareils de type turbopropulseurs spécialisés dans la lutte antiguérillas. Quel intérêt pour notre pays ? Aucun !

En ce qui concerne le système sol-air :

Le PS propose d’acquérir pour 1,2 milliards de nos francs un système sol-air proposé par le DDPS. Sauf que le PS semble ne pas connaître les prix. En effet, pour acheter un système minimal qui comprend 4 lanceurs de missiles et deux centrales radars, il faut compter entre 1,8 et 3 milliards  en fonction du système choisi. Même en choisissant le moins onéreux la facture sera sensiblement plus élevée que celle proposée par les socialistes 

Exemple : La Suède a choisi le plus cher,  soit le Raytheon Patriot PAC-3, soit une facture en Chf de 2,8 milliards.

Le Air2030 ne prend pas encore en compte la défense sol-air courte portée, soit le remplacement des missiles Stinger et radar «PSTAR ». Et pour cause ce remplacement est prévu à partir de 2025 pas avant. Mais les socialistes proposent 1,1 milliards pour ce remplacement, sauf que les systèmes de remplacement ne pourront être testés avant 2023, car ils ne sont pas encore disponibles sur le marché.

Le PS prétend offrir une plus grande protection aérienne sol-air que celle proposée par le DDPS. Mais c’est faux. D’une part, par le manque de moyens financiers et de l’autre un décalage technique par rapport aux systèmes de courte portée encore indisponibles. Le PS néglige également la topographie spécifique de la Suisse qui de part ses montagnes et collines réduisent les capacités de détection en profondeur des radars au sol des systèmes de DSA. Sans oublier que la DSA est une arme de guerre, elle ne peu remplacer la flexibilité d’un avion de combat multirôle.

Le « low cost » inefficace, donc trop cher :

Au total, le concept de parti Socialiste coûterait 4 milliards selon ses dires. Ce modèle « low cost » s’avère inapplicable, inefficace, car ne remplissant pas les exigences même minimales du cahier des charges. Pires, ce modèle serait voué à un échec en terme de fonctionnement et rimerait avec une perte financière.  

La leçon :

La proposition socialiste est doublement dangereuse, d’une part elle pourrait séduire des citoyennes et citoyens qui n’ont pas de connaissance suffisantes dans le domaine aérien, ni en ce qui concerne la culture militaire. Un double danger en vue du futur vote sur l’achat d’avion. De l’autre, il s’agit pour le PS de faire croire que celui-ci est un acteur fiable dans le domaine de la sécurité et ceci en vue des votations fédérales de 2019. Il n’en est rien, le PS a toujours comme but de supprimer l’armée, ce modèle est un trompe l’œil. Par contre, il renforce la conviction que le projet Air2030 est bon et doit être poursuivi sans délai, car celui-ci permet une réelle protection de l'espace aérien tout temps et répond aux besoins de la guerre hybride.

 

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Photos : 1 Hornet & F-5 @ Marc Wenger 2L-39NG, M-346FT, FA-50 du PS3Les avions proposés par le DDPS Rafale, Gripen E, Super Hornet, Eurofighter, F-35

 

 

 

09/12/2018

Les F-35 italiens ont atteint la capacité opérationnelle initiale !

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L'armée de l'air italienne a déclaré que sa flotte de Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » avait atteint la capacité opérationnel initiale (IOC), faisant de cette force la première en Europe à atteindre cet objectif.

L’Aeronautica Militare, prévoit d’acheter 60 avions de décollage et atterrissage conventionnels F-35A et 15 avions de décollage court et à décollage rapide F-35B (STOVL), tandis que la marine, Marina Militare, envisage d’acquérir 15 STOVL F-35B.

Ce succès a été officiellement souligné par le Général Alberto Rosso, chef de l’armée de l’air italienne, lors de la 4ème formation au pilotage du programme de leadership tactique à la base aérienne Amendola en Italie.

"Un jour important pour l'armée de l'air italienne: le premier en Europe à atteindre la capacité opérationnelle initiale du F-35", a-t-il déclaré.

Les F-35 commandés remplaceront les 253 Panavia "Tornado", les "AMX" Fighter Bombers et les AV-8B "Harrier" en service. L'Italie héberge l'unique installation d'assemblage final et de commande du F-35 en dehors des États-Unis. Le centre sert également de centre d'excellence européen pour la maintenance, la réparation, la révision et la mise à niveau de l’avion.

De grosses incertitudes :

Malgré un rôle important dans la production et la maintenance du F-35, le pays s’est montré modéré en ce qui concerne le programme. En juillet 2018, la ministre de la Défense nationale, Elisabetta Trenta, a déclaré que le pays envisageait de limiter la commande totale d'avions et éventuellement de la réduire. Depuis, l'Italie ralentit la livraison de l'avion, dans le cadre d'un effort visant à répartir le coût du programme. Actuellement, six appareils sont en cours de montage au sein de la ligne d’assemblage italienne d’Alenia Aermacchi à Cameri situé près de Novare, qui produit 40% des ailes pour tous les F-35A dans le monde entier, en tant que deuxième fournisseur de source pour Lockheed-Martin. Le coût unitaire initial serait de 106 millions d’euros pour le F-35A produit en Italie. La baisse possible et déjà annoncée en 2015 par lenaicne gouvernement italien du nombre de F-35 pour l’Italie n’est en soi pas une bonne nouvelle pour les coûts de production de l’avion en Italie, ni sur l’avenir de cette chaine d’assemblage. AleniaAermacchi se repose maintenant grande partie sur la  futur maintenance des F-35 en service dans les pays européens pour pouvoir justifier le maintien du site. Le choix de Leonardo d’entrer dans le futur programme Europeén « Tempest » avec les anglais de BAe Systems tent a démontrer que les italiens ne sont que moyennement satifaits du programme F-35. De fait, la participation au « Tempest » permettra d’assurer la survie du site italien, ce que le F-35 ne peut assurer complètement.

 

Photo :Le F-35 associés a l’Eurofighter représente l’avenir de L’Aeronautica Militare @ AM

19/11/2018

La Finlande entame les discussions avec les avionneurs en concours !

 

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La Finlande a entamé les négociations avec les cinq candidats potentiels pour le concours H-X visant à remplacer la flotte de 62 avions de combat  Boeing F/A-18C/D actuellement en service. Le chef de projet Lauri Puranen, a déclaré que les cinq candidats étaient maintenant invités à participer au "dialogue préalable à la candidature".

Selon lui, cela devait permettre aux deux parties de mieux comprendre les paramètres du contrat et la compensation industrielle proposée pour l'industrie finlandaise. En effet, selon la demande du gouvernement finlandais, il existe une obligation de participation industrielle au programme HX Fighter: le programme HX prévoit l'obligation pour les soumissionnaires de participer à l'industrie à un minimum de 30% de la valeur totale du marché. Cela suffira à garantir l'implication significative de la branche de production nationale, à garantir une sécurité d'approvisionnement suffisante et à renforcer les assises technologiques et industrielles de la défense en Finlande

Les cinq candidats :

On retrouve une nouvelle fois les grands classiques du moment, avec le Lockheed-Martin F-35 «Lightning II», le Saab JAS-39 Gripen E MS21,  l’Eurofighter «Typhoon II» T3A/B Block20 et le Dassault Rafale F3-R, ainsi que le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Le Parlement finlandais a décidé qu'il dépenserait jusqu’à 7 à 10 milliards d'euros pour l’achat de nouveaux avions, ce qui fera de cette acquisition le plus gros achat jamais effectué par la Finlande.

Situation des candidats :

Peu d’information a transpirés jusqu’ici en ce qui concerne les offres et la qualité de celles-ci. Cependant, comme il fallait s’y attendre, les avions en course sont très proches les uns des autres du point de vue technique. Selon le ministère finlandais de la Défense, les premières évaluations montrent qu’il n’y pas de favori parmi les candidats et qu’aucun des candidats n'a un statut meilleur ou pire qu’un autre.

Par ailleurs, les avionneurs ont pris très au sérieux la demande finlandaise  et se sont efforcés jusqu’ici de fournir à la Finlande le meilleur package global possible.

La suite du programme :

Des offres préliminaires sont attendues pour la fin janvier 2019, les offres améliorées ayant abouti à une décision finale en 2021. Les livraisons devraient débuter en 2025.

Les grandes lignes du projet :

Le gouvernement finlandais a créé un groupe de travail industriel chargé d'identifier les opportunités de sous-traitance et de co-investissement pour les entreprises locales du secteur de la défense, des technologies de l'information et de la sécurité associées le programme HX. L’initiative gouvernementale vise à mettre en contact les entreprises finlandaises de technologie de pointe avec les possibilités de coopération en matière de sous-traitance et d’investissement dans le cadre des contrats HX-FP.

Le ministère de la Défense devrait assurer la liaison avec les forces de défense finlandaises afin de déterminer comment les sociétés nationales peuvent optimiser leur avantage technologique individuel pour remporter des contrats liés aux besoins de maintenance du cycle de vie des chasseurs.

En particulier, le ministère de la Défense souhaite constituer un vivier d'experts dans les domaines technologiques spécialisés nécessaires à la maintenance et au service des nouveaux avions de combat, en plus de leurs armes et de leurs systèmes d'information.

La Finlande cherche à élargir ses relations de défense avec les États-Unis et d’autres partenaires potentiels.

La Finlande a besoin d'un nombre suffisant soit égal au nombre actuel d’avions, dotés d'une vitesse, d'une portée et d'une puissance de feu suffisantes. Le nombre et les capacités des combattants doivent être suffisants pour pouvoir opérer dans tout le pays, même pendant de longues périodes.

Les opérations aéroportées, la protection de cibles d'importance nationale et les frappes air-sol sont essentielles à la mise en œuvre des opérations des forces de défense. Pour effectuer ces tâches, il faut au moins le nombre actuel de combattants multi-rôles.

Les combattants à rôles multiples jouent un rôle important dans la défense de la Finlande.Ils constituent un moyen de dissuasion pour le recours à la force par l'armée ou une attaque contre la Finlande.

En temps normal, les combattants sont utilisés pour surveiller et sécuriser l'intégrité territoriale de la Finlande. Les chasseurs multirôles protègent l'espace aérien finlandais et défient la suprématie aérienne de l'ennemi. Le contrôle de l'espace aérien finlandais est important, sinon la société sera à la merci des attaques aériennes de l'ennemi.

Les combattants protègent les troupes des forces de défense contre les menaces aériennes. Ils permettent de disperser la flotte de chasseurs et de protéger les unités lors de la mobilisation.

Les capacités des combattants polyvalents en matière de frappes air-sol et air-mer, ainsi que les capacités de surveillance et de renseignement apporteront une valeur ajoutée non négligeable à notre système de défense. Ces capacités vont ralentir et affaiblir l'ennemi et s'attaquer à leurs vulnérabilitéscritiques.

De nombreux facteurs influereont sur la décision finale. Les éléments suivants ont été définis comme des domaines d’importance clé pour la prise de décision:

  • Capacités : La capacité du système à gagner des combats.
  •  Pouvons-nous nous permettre d'acheter, d'utiliser et de développer le système tout au long de son cycle de vie?
  • Sécurité d'approvisionnement et rôle de la branche de production nationale. La facilité d'utilisation du système en temps de paix et de guerre.
  • Impacts de la politique de sécurité et de défense.Impacts potentiels de la sélection sur la coopération de la Finlande en matière de sécurité et de défense.

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Photos : 1 Hornet finlandais @ Ilvoimat 2 les concurrents @ Gérard Famérée

11/11/2018

500'000 heures de vol pour les Eurofighter !

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C’est un nouveau cap que vient de franchir la flotte en service d’Eurofighter « Typhoon II » avec le passage des 500'000 heures de vol. La flotte d’Eurofighter compte aujourd’hui près de 500 appareils en service au sein de sept armées de l’air.

La première tranche de 5’000 heures de vol a été atteinte en novembre 2005, puis les 10’000 heures en août 2006, les 20.000 en mai 2007. En août 2008, la flotte d’Eurofighter « Typhhon II »  a dépassé le seuil des 50.000 heures et les 100.000 heures de vol ont été atteintes en janvier 2011. 

Le franchissement du cap des 500’000 heures de vol souligne le fait qu’aujourd’hui, l’Eurofighter « Typhoon II » est le pilier de la défense aérienne européenne de l’OTAN.

Mais, à long terme, il continuera à être développé pour se défendre contre toutes les menaces pour les décennies à venir. L'avion jouera un rôle clé dans le futur espace de combat et constituera un pilier central de tout futur système aérien de combat européen, en développant et en intégrant des technologies clés qui alimenteront ce futur système.

L'Eurofighter Typhoon a rapidement accumulé des heures sur l'ensemble de la flotte, en particulier ces dernières années, à la suite d'une augmentation du rythme des opérations de maintien de l'ordre et de combat aérien. À l'avenir, l'Eurofighter « Typhoon  II »disposera d'un nouveau radar à balayage électronique, d'une interface homme-machine améliorée et de nouvelles armes.

Eurofighter est le programme de collaboration en matière de défense le plus important et le plus abouti jamais entrepris en Europe. Il a assuré la sécurité, la coopération industrielle et économique et le maintien en puissance à une échelle jamais vue auparavant. C'est le modèle de la future défense et de la collaboration industrielle en Europe.

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En ce qui concerne la motorisation, plus d’un million d'heures de performances moteur ont été réalisées pour l'EJ200, ce qui constitue une réalisation majeure. Grâce à de nombreux déploiements, tant en Europe qu'à l'étranger, nous avons bénéficié d'une fiabilité moteur incroyable.

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Photos :Cérémonie des 500'000 heures chez les utilisateurs @ Airbus DS

07/11/2018

Rafale & Eurofighter, la bonne et la mauvaise nouvelle !

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Les temps sont durs pour les avionneurs européens face à la pression américaine avec le F-35. Les Etats n’ayant pas les mêmes vues stratégiques en matière d’acquisition d’avions de combat, ce qui donnent des sueurs froides aux fabricants du vieux continent. 

La mauvaise nouvelle :

Dans le cadre du remplacement de la flotte de Boeing CF-18 A/B « Hornet » canadiens (article du 31.10.18), l’avionneur français Dassault Aviation a annoncé ce matin se retirer du concours. En effet, selon  Dassault Aviation, il ne serait pas convaincu de pouvoir répondre aux exigences de sécurité requises et ceci en ce qui concerne les systèmes de communications. La France n'appartient pas à l'alliance des "Five eyes" (les "Cinq yeux") formée entre les services de renseignement des Etats-Unis, de l'Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni, ce qui  complique les opérations en matière d’interopérabilité avec  les forces américaines. L’adaptation de ce système sur le Rafale est doublement problématique, d’une part en ce qui concerne d’éventuels surcoûts d’intégration, mais également du côté politique. 

Par ailleurs, il semble bien qu’un avion américain serait à priori privilégié par les canadiens selon Dassault Aviation. Les anglais semblent  maintenir l’offre de l’Eurofighter étant eux-mêmes membres du Club  « Five Eyes ». Reste l’avionneur suédois Saab, qui annonce ce soir être prêt pour l'intégration " 5-Eyes". Mais celà sera-t-il suffisant ?  

La bonne nouvelle :

Les nouvelles en provenance d’Allemagne sont par contre positives en ce qui concerne une nouvelle tranche portant du l’Eurofighter au nouveau standard « T3 ». En effet, le Parlement allemand prépare un programme doté d’un montant de départ de 2,5 milliards d’euros, qui sera complété jusqu’en 2029, en vue de l’acquisition du dernier standard de l’avion européen. L’objectif étant de venir remplacer les derniers Panavia Tornado en service. Le gouvernement allemand semble donc avoir tranché en faveur du jet européen au lieu du Lockheed- Martin F-35A qui était un temps sur les rangs.

Cette décision aura également comme conséquence, le maintien de la ligne de production allemande qui était jusqu’ici menacée de fermeture et portera à un peu plus de 140 le nombre d’Eurofighter en service au sein de la Luftwaffe. Avec une possible nouvelle commande de l’Espagne (article du 4.11.18) l’avenir de l’Eurofighter semble se diriger en direction d’un ciel plus clément.

Photo : Rafale & Eurofighter @ Armée de l’air