04/01/2021

Des GlobalEye supplémentaires pour les EAU !

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Il ne suffit pas d’avoir une puissante flotte aérienne et diversifiée, encore faut-il pouvoir la gérer et la coordonner grâce à une détection lointaine efficace. Les Émirats arabes unis (EAU) l’ont visiblement bien compris, ces derniers viennent d’exercer une option pour acquérir une nouvelle paire d'avions de surveillance avancée de type Saab GlobalEye. 

L’'accord a été annoncé ce 4 janvier, l’avionneur suédois Saab a déclaré l’achat était évalué à un peu plus d'un milliard de dollars. Les deux appareils devront être livrés d’ici 2025.  « Nous sommes fiers que les Émirats arabes unis continuent de faire preuve d'une grande confiance en Saab et en nos solutions », a déclaré le directeur général Micael Johansson. « Le programme GlobalEye fonctionne comme prévu et nous avons une coopération efficace avec le client », ajoute-t-il. 

Rappel :

Les Émirats arabes Unis ont reçu leur premier GlobalEye basé sur une cellule de Bombardier Global 6000 en avril 2020, et un deuxième a suivi en septembre dernier. Le type est équipé d'une suite de capteurs qui lui permettent d'effectuer simultanément une surveillance des menaces aériennes, maritimes et terrestres. Au total les Eau disposeront de 5 appareils Saab GlobalEye.

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Le GlobalEye AEW&C :

Basé sur une cellule de jet d’affaires Global 6000, le « GlobalEye » offre les plus récentes technologies, cet impressionnant biréacteur peut relier Paris à Tokyo sans escale avec huit passagers et de trois à quatre membres d’équipage (en mode jet privé). Il peut franchir 6’000 milles marins (11’100 km) à Mach 0,85 avec jusqu’à huit passagers. De son côté la Société de Défense et de la sécurité Saab a installé sa nouvelle version du système de radar Saab « Erieye ER » intégrant la technologie GaN (nitrure de gallium), le système « Swing Role Surveillance System » (SRSS) capable de détection simultanée et le suivi des cibles multiples dans les airs, sur terre et en mer.

Le système AEW&C « GlobalEye » dispose donc de la nouvelle version du radar « Erieye ER », le SRSS de type AESA qui offre une détection supérieure à 600 kilomètres. Les caractéristiques du système comprennent, la production d'onde adaptative (y compris la compression numérique, codées en phase d'impulsion), le traitement du signal et de poursuite de cible (TWS) tout au long de la couverture angulaire du système à l’aide de fréquences basses et moyennes. Le système permet une capacité de détection avant et en arrière du cap de l'avion.

En matière de détection maritime, le système est couplé avec le radar Leonardo 7500E AESA en bande I (8 à 12,5 GHz) ventral et d’une tourelle électro-optique. Le « GlobalEye » est capable de détecter des navires à environ 400 km et même des contacts plus petits, comme par exemple un jet ski et des bateaux gonflables (CPCR) et un périscope de sous-marin à très longue portée au-delà des 100 nautiques miles. L’ensemble du système est capable de fonctionner dans un environnement de guerre-électronique et de cyberguerre. L’identification de piste aérienne est facilitée par un IFF Mode 5 (ou norme nationale du client).

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Photos : GlobalEye aux couleurs des EAU @ Saab

30/10/2020

Washington avance dans la vente de F-35A aux EAU !

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Le département d'État américain soutient la vente de 50 avions de combat Lockheed-Martin F-35 aux Émirats arabes unis (EAU) dans le cadre d'un contrat d'armement d'une valeur estimée à 10,4 milliards de dollars.

La nouvelle est venue alors que l'administration Trump informait de manière informelle le Congrès de son projet de vendre jeudi aux Émirats arabes unis des F-35. Il fait suite à des semaines de spéculations et de débats en coulisses sur la manière de structurer un accord sur le F-35 à destination des Émirats arabes unis sans nuire à l'avantage militaire qualitatif d'Israël. Si la vente est autorisée par le Congrès et que les Émirats arabes unis choisissent d’acheter le F-35A couvertes par l’accord, obtiendra la parité avec Israël, qui possède 50 avions F-35 « Adir » .

Au milieu des informations selon lesquelles l'administration Trump accélère les ventes de F-35, les principaux législateurs démocrates continuent d'exhorter à une approche délibérée, invoquant des préoccupations pour la sécurité d'Israël et la sécurité de la technologie sensible de l'avion de combat.

L'exportation de cet avion nécessite un examen très attentif et le Congrès doit analyser toutes les ramifications. Accélérer ces ventes n’est dans l’intérêt de personne. » Les consultations ont eu lieu quelques jours après qu'Israël a déclaré la semaine dernière qu'il ne s'opposerait pas à la vente par les États-Unis de « certains systèmes d'armes », généralement considérés comme des F-35. Cela faisait suite à un accord entre Israël et les États-Unis pour améliorer ses capacités afin de préserver son avantage.

Des F-35 bridés :

Le Congrès veut connaître de quelle manière les F-35 potentiellement destinés aux EAU seront bridés électroniquement pour les rendre moins performants que ceux en service en Israël. Mais il se peut aussi qu’un autre dispositif puisse être installé à bord des F-35 des EAU. Ce dernier pourrait avoir comme effet de réduire les capacités de furtivité de l’avion.

Pour le Congrès, il s’agit également d’avoir les garanties nécessaires à ce que la technologie du F-35 soit également être protégée de ses plus grands adversaires mondiaux. La Russie et la Chine étant actives dans la région, le peuple américain aura besoin d’assurances irréprochables que les capacités militaires les plus avancées seront protégées. 

Rappel : 

La sophistication technique du F-35 qui intéresse énormément les clients potentiels est intimement liée à ses systèmes de mission et à sa puissance de traitement. C’est cette puissance de calcul intégrée dans le F-35 qui le rend, si efficace dans l’analyse des données qui vont permettre d’obtenir une vision de la situation quasi parfaite. Cette même puissance et au cœur du système en réseau qui apporte les véritables changements de la gestion du combat aérien. Mais qu’en est-il de la valeur du F-35, si ce système si performant est « ainsi bridé » pour les clients étrangers de l’avion ? Certes, il restera plus performant que d’autres appareils plus anciens, mais qu’adviendra-t-il, lorsque la concurrence mettra prochainement sur le marché des aéronefs disposant d’une capacité de calcul équivalente ? 

Photo : F-35 au décollage en soirée dans le désert @ IAF

 

 

21/08/2020

Washington envisage bien de vendre des F-35 aux EAU !

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Je vous en parlais hier, la vente possible de F-35 aux EAU semble bien devenir le nouveau feuilleton du moment. Le président Donald Trump a déclaré que les États-Unis envisageaient de vendre des avions de combat américains F-35 aux Émirats arabes unis malgré les objections israéliennes.

Le président américain a déclaré aux journalistes lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche que les Emiratis avaient exprimé leur intérêt à acheter "un certain nombre" d'avions de combat furtifs. Il a déclaré qu'une telle vente était "à l'étude" étant donné la nouvelle dynamique entre Israël et les Emirats Arabes Unis depuis que les deux nations ont convenu de normaliser leurs relations la semaine dernière.

Du rififi à Tel Aviv :

Dans un premier temps les israéliens par l’intermédiaire du premier Ministre Netanyahu auraient vaguement acquiescés en faveur de cette vente. Mais ce semblant d’accord aurait été exécuté dans le dos de l'establishment de la défense israélien et a gardé le ministre de la Défense Benny Gantz et le ministre des Affaires étrangères Gabi Ashkenazi, tous deux anciens chefs militaires, dans l'ignorance.

Hier soir, c’est un autre son de cloche qui est apparu avec une totale opposition du premier Ministre Netanyahu. Celui étant opposé à la vente malgré l'accord historique des Émirats arabes. Le maintien de la suprématie militaire régionale d'Israël est une caractéristique de la politique israélienne depuis des décennies, et Israël a utilisé ses liens étroits avec Washington pour s'assurer que certaines armes sophistiquées ne sont pas vendues aux pays voisins.  

Cette réaction semble du coup refroidir l’engouement de la signature du traité de Paix du côté israéliens. On ne sait pour l’heure comment les EAU vont réagir à un « véto » israélien et comment les USA vont pouvoir se sortir de ce qui ressemble à un bel embrouillamini ?

Photo : F-35 survolant le désert@ USAF

 

20/08/2020

Des F-35 pour les EAU ?

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La normalisation des relations entre les Emirats Arabes Unis (EAU) et Israël permettra-t-elle à Washington de vendre des F-35 ? La question est ouverte. Selon plusieurs journaux israéliens parus ce mercredi, la normalisation entre les deux pays permettrait d’ouvrir la voie à un l'accord négocié par les États-Unis la semaine dernière qui comprenait un libellé pour fournir à la nation arabe du Golfe des systèmes d'armes avancés, y compris des F-35 américains.

Il semble le premier ministre israéliens Netanyahu a donné son approbation à l'accord sur les armes entre les États-Unis et les Émirats arabes unis dans le cadre de l'accord visant à former des relations diplomatiques israélo-émiriennes, un développement qui pourrait voir l'avantage militaire d'Israël dans la région sensiblement compromis.

Il semble donc, que les Émirats arabes unis seraient depuis longtemps intéressés par l'acquisition d'avions de combat F-35 de fabrication américaine et de drones d'attaque comme ceux que possèdent les Israéliens.

Discorde politique en Israël ?

De son côté, le Premier ministre suppléant Benny Gantz a semblé remettre en question cette décision en affirmant vouloir maintenir à tout prix l'avantage militaire qualitatif d'Israël dans la région. Bref, il semble que rien n’est encore fait, mais que des tractations de couloirs se déroulent en ce moment en vue d’une possible vente d’armes américaines. Cette question brûlante est également au menu des discussions au sein de l’Etat Hébreu qui joue ici une carte politique sans précédent dans la région.

Les Etats-Unis ont joué une carte importante dans les négociations entre les deux frères-ennemis avec comme contrepartie l’objectif d’une importante vente d’armes aux EAU brûlant du même coup les espoirs européens de venir se placer à nouveau dans le petit Émirats.

Le vrai du faux ?

20.08.20 Dans un communiqué le gouvernement israéliens semble maintenant vouloir réfuter toute autorisation de vente du F-35 aux EAU. . Mais de son côté l'Emirat confirme être en discussion sur une telle vente. Les services diplomatiques de la Maison Blanche ont-ils été un peu trop optimistes sur ce dossier, élection en cause ? Vrai ou faux, ce petit feuilleton risque bien de faire parler de lui durant les prochaines semaines.

Rappel : 

Israël et les Émirats arabes unis ont annoncé jeudi l'accord négocié par les États-Unis, affirmant qu'ils établissaient des relations diplomatiques complètes en échange du gel des plans d'annexion de certaines parties de la Cisjordanie. Israël avait auparavant prévu d'aller de l'avant unilatéralement avec l'annexion de la vallée du Jourdain et des colonies, sur la base du plan de paix américain.

L'accord fait des Émirats arabes unis le troisième pays arabe, après l'Égypte et la Jordanie, à avoir des relations diplomatiques pleines et actives avec Israël. La déclaration conjointe de jeudi a déclaré que des accords entre Israël et les EAU étaient attendus dans les semaines à venir concernant des questions telles que le tourisme, la sécurité et le commerce.

Suite à la signature de l’accord, les EAU ont autorisé les avions civils israéliens à traverser leur espace aérien, une grande première dans la région.

Lockheed Martin en position de force:

Si le contrat se concrétise, le F-35 viendra renforcer la flotte de F-16 des EAU. Le pays avait créé la surprise en 2013 en choisissant encore ue fois le Lockheed-Martin F-16E/F « Desert Falcon » Block60 comme avion de combat. Le contrat prévoyait l’acquisition de 25 F-16 pour un montant estimé à 5 milliards de dollars. Il s’agissait d’une seconde tranche de cet avion, qui équipe déjà l’armée de l’air des EAU. La Force aérienne des EAU connait bien le F-16, qu’elle en utilise depuis les années 2000, avec 54 F-16E Block 60 et 24 F-16F Block60.

En paralèlle, le pays a modernisé ses Mirage 2000, mais semble définitivement tourner le dos au Rafale.

Photo : F-35 dans le désert israélien @ IAF

 

 

 

 

 

29/04/2020

Les EAU réceptionnent le premier GlobalEye !

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L’avionneur suédois Saab a livré le premier avion de surveillance d’alerte précoce « GlobalEye » aux Emirats Arabes Unis ce 29 Avril à 2020. Les Emirats arabes unis (EAU) ont commandé trois avions « GlobalEye », avec le contrat initial signé à la fin de 2015. En novembre 2019, le pays a également annoncé son intention d'achever une modification du contrat pour l'achat d'un deux systèmes supplémentaires.

« La livraison du premier « GlobalEye » est une étape importante pour Saab, mais aussi une étape importante dans l'histoire de l'alerte précoce et de contrôle aéroporté. Nous avons établi une nouvelle norme pour le marché et je suis fier de dire que nous avons livré la solution la plus en pointe en matière de surveillance aérienne  dans le monde aux Emirats arabes unis », dit Micael Johansson, président-directeur général de Saab.

Le GlobalEye AEW&C :

Basé sur une cellule de jet d’affaires Global 6000, le « GlobalEye » offre les plus récentes technologies, cet impressionnant biréacteur peut relier Paris à Tokyo sans escale avec huit passagers et de trois à quatre membres d’équipage (en mode jet privé). Il peut franchir 6’000 milles marins (11’100 km) à Mach 0,85 avec jusqu’à huit passagers. De son côté la Société de Défense et de la sécurité Saab a installé sa nouvelle version du système de radar Saab « Erieye ER » intégrant la technologie GaN (nitrure de gallium), le système « Swing Role Surveillance System » (SRSS) capable de détection simultanée et le suivi des cibles multiples dans les airs, sur terre et en mer.

Le système AEW&C « GlobalEye » dispose donc de la nouvelle version du radar « Erieye ER », le SRSS de type AESA qui offre une détection supérieure à 600 kilomètres. Les caractéristiques du système comprennent, la production d'onde adaptative (y compris la compression numérique, codées en phase d'impulsion), le traitement du signal et de poursuite de cible (TWS) tout au long de la couverture angulaire du système à l’aide de fréquences basses et moyennes. Le système permet une capacité de détection avant et en arrière du cap de l'avion.


En matière de détection maritime, le système est couplé avec le radar Leonardo 7500E AESA en bande I (8 à 12,5 GHz) ventral et d’une tourelle électro-optique. Le « GlobalEye » est capable de détecter des navires à environ 400 km et même des contacts plus petits, comme par exemple un jet ski et des bateaux gonflables (CPCR) et un périscope de sous-marin à très longue portée au-delà des 100 nautiques miles. L’ensemble du système est capable de fonctionner dans un environnement de guerre-électronique et de cyberguerre. L’identification de piste aérienne est facilitée par un IFF Mode 5 (ou norme nationale du client).

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Photos : GlobalEye destiné au EAU @ SAAB